Une vive lumière dorée se répandit soudain dans le ciel. Tel un astre radieux, Aiko brillait d'une étincelante clarté tandis que son sabre dégainé brûlait d'une flamme d'or. Shinji recula, indécis quand à la conduite à adopter. Il était certain que son adversaire était un Arrancar, pourtant, celui-ci venait d'utiliser un Shikai ! Il décida de ne pas essayer de comprendre. Son objectif était Aizen, et ce garçon était un obstacle. Il était de plus pris dans l'illusion, et le mettre hors de combat ne sera sans doute pas difficile. Shinji mit son masque, déterminé à en finir d'un seul coup, et chargea, le sabre pointé vers la tête de son ennemi. Il avait constaté l'incroyable solidité de l'armure, et comprit qu'un coup direct à la tempe était le seul moyen d'en finir rapidement.

La lame siffla en traversant l'espace qui la séparait de sa cible. A cet instant, le garçon ouvrit les yeux. Des yeux ou le gris se retrouvait cerclé d'or.

Un réflexe incontrôlé lui fit stopper son mouvement, le tranchant du sabre à moins d'un pouce de la tempe, et dévia le coup en mouvement de parade. Une douleur cuisante accompagné d'une sensation de brûlure fleurit soudain dans son système nerveux. Il baissa les yeux et vit que la lame flamboyante était logée dans son épaule droite, et que son sabre, était coupé net à partir des deux tiers. Le morceau de lame tombait en miroitant, et Shinji s'arracha au sabre qui le transperçait. Son opposant ne réagit pas, ses yeux paraissant fixé en un point qu'il était le seul à voir. Shinji grimaça en remuant le bras, mais constata avec soulagement qu'il pouvait encore le bouger sans trop de problème. Il n'avait rien vu venir. Il avait la certitude que si Aiko décidait de l'achever maintenant, il le ferait sans difficulté. La situation s'était inversé en un instant. Son illusion aurait du pourtant le désorienter assez pour éviter ça ! Soit elle n'avait plus d'effet, soit son adversaire avait les capacités pour se battre malgré elle. Il penchait nettement pour la première solution. Un sourire en coin, capté du coin de l'œil, le mit dans une rage folle. Aizen souriait, de ce sourire supérieur qu'il avait arboré cette funeste nuit d'il y à cent ans, alors qu'il s'apprêtait à l'achever. Ce sourire arrogant qui exprimait sa supériorité sur tout ceux qui l'entouraient, et qu'il n'avait jamais supporté !

Il se fit violence pour se concentrer sur son vis à vis actuel, dont l'attention semblait de nouveau braquée sur lui. Il serra les dents et les mains sur la poignée de son sabre. Le prochain assaut allait être dévastateur...

Je ne me suis jamais senti aussi vivant. C'est la première chose qui m'a traversé l'esprit, alors que l'énergie de mon sabre déferlait en moi. En un instant, tout s'était éclaircis. Je ressentais une formidable puissance irradier, non pas brutalement comme le faisait le pouvoir de Blanc, mais avec douceur et fermeté. Je ressens chaque détail avec une précision quasi surnaturelle, les sons sont plus présents, le contact lisse du vent, et l'aura spirituelle de chacun de ceux qui m'entouraient. Lorsque j'ai ouvert les yeux, j'ai vu clair. L'illusion, dispersé en lambeaux, me révélait l'assaut. J'avais alors, le plus simplement du monde, avancé ma lame pour l'arrêter. Le feu doré avait tranché net la lame du Zanpakuto, et s'était frayé un chemin droit à travers la chair de l'autre. Maintenant, il m'observait, plein de méfiance. Je sent père qui se bat lui aussi. Je ne dois pas le décevoir, je ne dois pas perdre ici, après tout ce qui a été fait. Le feu qui brûle en moi s'attise, et je décide de le modeler sous une forme plus propice au combat. En un instant, la flamme qui léchait mon sabre devint un fourreau de lumière, une lame par dessus la lame. Je ma lance à l'assaut, parcourant en l'espace d'une fraction de seconde l'espace qui me sépare de Shinji, et donne un puissant coup de taille, sans lui laisser la possibilité de réagir. Ma lame est soudain ralentie par quelque chose, et je bat en retraite grâce au Sonido pour évaluer la situation. Une sorte d'épais mur d'énergie rouge se trouve devant Shinji, qui n'a pas bougé d'un pouce.

Un homme, exceptionnellement grand et large, se plaça à ses côtés. C'était lui qui avait dressé cette barrière, j'en suis sûr. Il fait plusieurs gestes et un immense cube vert m'entoura, avant de commencer à s'épaissir et à grandir tandis qu'il récitait les paroles de son sortilège. Ce n'est pas ça qui m'arrêtera et je sais parfaitement pourquoi. Lorsque mes lames dorées frappent quelque chose, les particules spirituelles qui les constituent s'affûtent selon la dureté de l'obstacle. Je tend le bras droit, et une épée d'énergie dorée l'entoure, me dotant d'une deuxième arme. Je fonce en direction d'une des faces du cube, et abat de toute mes forces un coup croisé. Le sabre et l'épée d'or crissent sur la paroi de Kidou, avant de la transpercer comme du beurre, sous le regard abasourdis de Shinji et de son comparse. Je recule soudain, une idée en tête. Pourquoi me tailler une ouverture quand je peux en faire une très grande très facilement ? Je pense à père, et je le repère face à un de ceux qu peuvent mettre un masque. Je dois le rejoindre. La lumière dorée qui m'entoure s'accroît soudain, je croise mes deux lames, et une lumière dorée se met à luire, se concentrant un instant avant de partir en un Celo dévastateur. La paroi, déjà mise à mal, est percé comme de la neige face à un couteau chauffé à blanc. Les deux hommes esquivent de justesse, et je ressors du sortilège tandis qu'il se désagrège. Shinji me barre le passage, le masque réparé, et tente de me frapper. J'accélère brutalement pour passer derrière lui et le frapper au passage, ouvrant une large plaie dans son dos. Un crépitement m'avertis soudain, et je vis l'homme immense, les deux paumes pointés vers moi, finir une incantation.

« Hado n°88, Hiryugekizokushintenraiho ! ».

Un énorme rayon de foudre et de feu mêlé fusa dans un fracas de tonnerre. Incapable de l'éviter, je sens la voix de Akarui hāto qui me chuchote un nom. Je lui fais confiance, et je concentre mes particules dorée pour qu'elles obéissent à l'ordre.

« Hoshi no koa ! »

Immédiatement, l'aura qui m'entoure semble se cristalliser, et lorsque l'attaque va me toucher, je suis littéralement enchâssé au centre d'une étoile à six branches dorée de plusieurs mètres de diamètre. Le rayon percute l'obstacle, mais les branches de l'étoile semblent trancher et disperser le faisceau, qui va frapper un peu partout le sol et le ciel. L'étoile se craquelle et éclate en poussière, qui m'imprègne de nouveau de sa lumière dorée. J'esquive un coup porté dans mon dos par Shinji, sa pression spirituelle ayant trahi sa position, et je l'agrippe par le col pour l'envoyer bouler sur son partenaire, qui créé aussitôt une barrière pour le cueillir sans le blesser. Je me prépare à les achever, comprenant qu'ils continueront à m'attaquer tant que serais entre Aizen et eux. Tout se brouille soudain. Je tente de me ressaisir, mais une insupportable douleur s'empare de moi, et je sombre dans les ténèbres.

Un frisson parcourut l'échine de Kaito. Il se retourna brutalement, et découvrit Aiko en train de chuter, son aura dorée qui resplendissait un instant auparavant scintillant à peine à présent. Un sifflement suivit d'une brusque traction lui apprit que son adversaire, un homme efféminé dont l'arme était devenu un long fouet, à présent enroulé autour de son bras. Le masque qu'il portait faisait penser à un bec de corbeau, mais cela n'enlevait rien à la force qu'il en retirait.

« hé bien, tu tourne le dos à ton ennemi ? Tu ne devrais pas... » Commença le Shinigami.

Il ne parvint pas à prononcer un mot de plus. Kaito, voyant son fils tomber, et celui qu'il combattait s'apprêtant à l'achever, réagit au quart de tour. Il brisa en morceau le fouet qui le retenait et se transforma en un vague de lumière argenté, qui traversa les cieux en un éclair. Shinji fut frappé avec une telle violence par le torrent qu'il entendit distinctement ses os se briser, et l'impact le projeta jusqu'au sol, ou il creusa un trou de plusieurs mètres de profondeur. Il généra un immense bouclier autour d'eux de lui, oubliant tout le reste, prit Aiko dans ses bras et l'examina fiévreusement. Il ressentit la familiarité de l'aura dorée, crut plonger dans le cœur d'Aiko et comprit alors : Aiko se servait de ses émotions, de ses sentiments, il les consumaient en un brasier de volonté, de vie pour dépasser ses limites. Il avait dépensé sans compter, et son corps n'avait pas supporté un tel pouvoir. Il devait agir, et vite. Il plaça sa main sur la poitrine de son fils, et un flot de pouvoir passa de lui à son fils, qui commença à reprendre des couleurs. L'aura dorée commença à pulser, sa radiance se restaura, et Aiko commença à remuer. Kaito ne relâcha pas ses efforts, et intensifia ses efforts d'une magistrale poussé de reiatsu, qui fut gloutonnement absorbé. Le bouclier tinta, mais il n'en avait cure. Si Aiko générait un pouvoir capable de transpercer n'importe quel obstacle, ses particules spirituelles à lui, soumise à une pression, se densifiait pour tenir le choc. Rien ni personne, pas même Dieu en personne, ne pouvait franchir sa barrière tant que lui même continuait de la maintenir.

« Réveille toi Aiko. Réveille toi... j'ai besoin de toi. » Murmura t-il avec tendresse.

Aizen observait avec intérêt la scène. Il n'accordait aucune importance aux émotions qui s'en dégageaient, analysant avec froideur chaque paramètre de la situation et les réorganisant dans son esprit subtil et efficace. Le père, en premier lieu, avait attiré son attention. Cet homme avait accomplis l'impossible, en dominant ses instincts et en parvenant à rester lui même après sa transformation en Hollow, et avais franchis chaque étape de l'évolution jusqu'au rang de Vasto Lorde, dans le seul but de continuer à veiller sur son enfant. Il n'avait connaissance d'aucun précédent de ce genre, et il ne parvenait pas à comprendre comment cela avait pu se produire. Fascinant était le seul mot qui lui venait à l'esprit. Et ce pouvoir, dont il avait pu constater la puissance défensive, supérieure même à celle du rejet de l'humaine nommé Orihime, n'étais pas le moins intéressant. Le fils, ensuite, encore plus complexe. Un simple humain à l'âme plus puissante que d'ordinaire, qui possédait, invisible, la capacité de faire sien les particules spirituelle aux alentours. C'était bien supérieur encore aux techniques Quincy, qui se contentaient d'utiliser cette énergie. Lui les absorbait définitivement, évoluant sans entrave. La présence de son Père, qui lui fournissait inconsciemment le réservoir rêvé pour se nourrir, puis son arrivé au Hueco Mundo, avait encore augmenté l'efficacité de ce don quasi-divin. Sa transformation l'avait persuadé qu'il tenait la un être d'exception. Transcendant les limites du Hollow et de Shinigami, il avait harmonisé les deux pouvoirs en lui, et reléguaient les Arrancars au rang d'expériences grossières. Il lui faisait songer à Kurosaki Ichigo. Quelle révélation pourrait-il tirer d'un combat entre ces deux là ? Il nota cet idée dans un recoin de son esprit, et tourna son entière attention sur le cadre global du combat. Ses Espadas avaient échoués. Stark, Barragan étaient morts. Hallibel ne pouvait rien faire. Il était temps de passer à autre chose. Il s'élança et trancha l'Espada n°3. Celle-ci, incrédule, devint furieuse et frappa. A l'endroit exacte ou Aizen lui avait, par l'intermédiaire de Kyôka Suigetsu, fait croire qu'il se trouvait. Il la frappa une deuxième fois, et elle chuta vers le sol de la Fausse Karakura, ou elle s'écrasa lamentablement. Il Se replaça au côté de ses sbires, indifférent aux regards horrifiés des Shinigamis. L'issue de la bataille ne changeait pas. Il était déjà vainqueur. Et il n'avait plus qu'à le leur montrer.

J'émerge lentement de l'obscurité. Je sens quelque chose qui coule en moi, quelque chose de chaud, de réconfortant, et surtout, quelque chose de très puissant. Je rouvre les yeux, et je vois père, la main sur ma poitrine, qui me communique un flot de reiatsu. Lorsqu'il aperçoit mon réveil, il interrompt son transfert et me relève avec vigueur. Je me remet debout, cherchant à comprendre les changements que je perçois confusément par l'intermédiaire des pressions spirituelles environnantes. Une pression sombre et violente, celle d'un être rempli de rancœur et de haine, me frappe de plein fouet. Je regarde à travers le champs de force argenté et j'aperçois une hideuse créature, immonde hybride de mouche et de grillon. Je frissonne de dégoût devant ce spectacle, et j'aperçois Gin, qui ferraille avec un des types qui peuvent porter un masque. Aizen, lui, est posé tranquillement, à regarder le spectacle.

Il me répugne vraiment. Soudain, un Shinigami parvient à terrasser l'insecte, qui rétrécit à vue d'œil pour devenir... Tosen ! Je perçois soudain un bref mouvement. Aizen fait le geste d'écraser quelque chose. Un hurlement de rage bestial se fait entendre, et je vois le capitaine à tête de renard hurler de rage. La ou se tenait auparavant couché Tosen, il n'y a plus qu'une taches rougeâtre. Je réprime un haut le cœur. Ce salopard d'Aizen n'a pas hésité à assassiner froidement l'un de ses alliés. Je vois père soudain fléchir les genoux, comme prêt à bondir, mais le ciel se fissure soudain, et jaillissant de la déchirure, apparut... Ichigo ? Il lança un énorme croc de puissance noir, et j'eus un espoir qu'il puisse avoir réussi. Mais lorsque l'attaque se dissipa, Aizen était là, goguenard et supérieur. Je remarque un petit rectangle de lumière à la base de son cou et je comprend instantanément. Il s'était préparé à un coup comme ça.

« Tiens toi prêt. Me dit soudain père.

- Quoi ? Je veux dire, Ok.

Il fais un geste et le champs de force disparaît d'un coup. Je me rend alors compte que nous sommes encerclés par pratiquement tout les Shinigamis de ce foutu champs de bataille, exception faite de celui qui se bat contre Gin. Ça s'annonce mal. Père me barre la route et s'avance, faisant converger tout les regards vers lui. Il me lance un regard malicieux.

Aiko ? Tiens toit bien.

- Heu, tu est sûr ? Je ne le sens pas du... »

Une possibilité me traverse l'esprit. Oh purée, je ferais mieux de faire ce qu'il dit. Je me roule en boule et je me prépare à contenir le choc. Les Shinigamis, intrigués, se tiennent sur leurs garde. Père sort lentement son sabre, qu'il n'a pas dégainé une seule fois depuis qu'il l'a acquis. Il le brise en deux, en annonçant calmement :

« Protège, Plateado Paladin. »

Une véritable onde de choc explosa à partir de lui, repoussant tous ceux qui se trouvaient trop près. Malgré le fait que je m'attendais à quelque chose du genre, j'eus un mal fou à ne pas m'envoler comme un fétu. Lorsque la poussière retombe, je jette un œil. Je lâche un hoquet de surprise. Père est devenu... Encore plus impressionnant. Son armure est redevenu complète, une succession de plaques argenté qui le couvrent entièrement,. Le heaume de sa tête n'a cependant pas de visière, dévoilant son visage inchangé. Il porte cependant un énorme bouclier argenté, presque aussi grand que lui, au bras gauche, et la poignée d'une épée dépasse du haut du bouclier. Mais surtout, c'est la magnifique aura argentée qu'il arbore, semblable à la mienne, mais tellement plus majestueuse ! On dirait l'un de ces antiques chevaliers occidentaux, prêt à livrer bataille, leurs armes et armures brillants au soleil.

Il dégaine lentement son arme, et la pointe en direction des Shinigamis. Chose étrange, je ne ressens absolument plus sa pression spirituelle. Les Shinigamis sont visiblement terrifiés. Même si ils tentent de le cacher, ils craignent père, et cela se voit dans chacun de leurs geste, depuis celui qui serre nerveusement son arme à celui qui recule imperceptiblement. Père prépare alors un coup, et les Shinigamis reculent de concert. Et soudain, il disparut purement et simplement. J'entends soudain un claquement de métal contre métal et je cherche la source des yeux. Lorsque je vois la scène, mon cœur manque un battement. Père se tient face à Aizen, et ce sont leurs armes qui sont entrecroisés. Une fine ligne rouge sur le cou d'Aizen témoigne que père à bien faillit en finir.

« Alors comme ça, tu me trahis... Tu tiens réellement à mourir ? Demande Aizen, impassible.

- Cause toujours, je sais que tu n'est pas sûr de toi ! Riposte père. Tu le sens n'es ce pas ? Ma puissance... Auparavant, jamais je n'aurais pu ne serais ce que parvenir devant toi sans que tu ne dévie le coup. Mais maintenant, tout à changé...

Il appuie brutalement sur la lame, et Aizen est forcé de reculer, sous le regard ébahis de tous. Le renégat a perdu son sourire. Il a perdu sa belle assurance, et il se donne visiblement du mal pour ne pas être rejeté en arrière.

- Tu n'aurais pas du faire de moi un Arrancar, Aizen ! Tu m'a menacé, soumis à cet immonde chantage, dans le seul but d'avoir un pion de plus à ton service. Je vais te battre ici et maintenant, avec le pouvoir que tu m'a si gentiment donné !

Un cliquètement sec signale le désengagement. Aizen à battu en retraite, et se tient entièrement concentré, face à père.

- En effet. Ta force a surpassé mes prévisions. Tu est effectivement plus puissant que n'importe quel être présent sur ce champs de bataille. Mais je ne peux pas perdre. Si tu m'attaque une fois de plus, tu perdra.

La menace claque dans l'air, tel un fouet d'épine. Père place son bouclier devant lui, prêt à repartir à l'assaut. Je le sens pas. J'ignore pourquoi, mais je sens qu'Aizen ne bluffe pas. Père charge soudain, et Aizen cesse de tenir son sabre à une main pour chercher quelque chose dans sa poche. Père frappa, une fois, deux fois, les coups s'enchaînèrent, alternant bouclier et épée, trop vite pour que je puisse le percevoir. Aizen parvint à résister, et il plaqua soudain sa main, celle qui tenait quelque chose d'indistinct, sur la poitrine de père.

- Non... Ça n'aura aucun effet sur moi !

- Sauf si j'ai pris la précaution de le faire spécialement pour toi... Sayonara, Sonoda Kaito. »

Une énorme cube noir encercla soudain père, et dans un affreux bruit de succion, il disparut. Je reste quelque seconde ainsi. Père avait disparu. Comment ? Comment ?

« Très intéressant, cette Caja Negacion. Elle emprisonne un Hollow dans une dimension parallèle dont il est impossible de s'évader. Naturellement, elle n'aurait eu aucun effet sur quelqu'un d'aussi puissant que ce cher Kaito, si je ne l'avais pas fait moi-même...

Le petit discours d'Aizen atteint son but. J'ai l'impression que mon cœur tombe en cendre. J'ai du mal à ne pas tomber à genoux. Les Shinigamis, spectateurs, reprirent leurs esprits, et se dressèrent face à Aizen. Je n'y fais même pas attention.

- Aiko, j'ai une offre à te faire. Fit-il de sa voix doucereuse.

Je me redresse. Sa dernière ''offre'', je m'en souvenais encore. Mais ais-je le choix ?

- Si tu élimine tout ces Shinigamis, dit-il en désignant le groupe qui lui faisait face d'un geste de la main, je ferais revenir Kaito. Ton choix ?

Mon cœur accélère dans ma poitrine. Un choix. Des vies pour une vie. La seule qui compte à mes yeux. Il n'y a qu'une seule réponse possible. Je lève mon sabre, me met en garde et murmure avec résignation.

- J'accepte... »