Thor, cher frère,

Je suis certain que maintenant que tu crois à ma mort, sublimement mise en scène par ailleurs, tu dois être le plus heureux des asgardiens, quoique je doute que tu en sois encore un. Tu te comportes trop comme ta charmante et intelligente mortelle. Tant pis, si tu es heureux sans ma personne, je ne ferais plus parler de moi autour de toi.

Je veillerais sur toi sous la forme du Père de toute chose, même si cette forme me déplaît fortement.

Je n'ose même pas imaginer la douleur d'Odin dans son corps ! Et toi, comment trouves-tu ce vieux fou ?

En ce qui me concerne, Thor, et malgré tout ce que tu peux penser, je suis bien redevenu le petit frère que tu as connu. Mes mots étaient sincères lorsque je suis mort. Je t'aime, grand frère. J'ai été fou de croire que j'aurais pu être ton égal, mais cette folie me va si bien, en même temps.

Nous nous reverrons peut-être un jour, Thor. En attendant, ne fais pas trop d'avances à ta mortelle, il parait qu'ils peuvent avoir des maladies ! Et n'oublie pas que si tu as besoin de jeux de tricheries ou de blagues, je serais là pour t'enseigner cet art délicat qui me caractérise tant et qu'on se plaît à montrer dans les ouvrages de Midgard.

Loki, le Dieu des Mensonges, fier de l'être.