Hum. Oui *baisse la tête, honteuse* il se pourrait que... OH MON DIEU je suis restée si longtemps hors de ce fandom que je me fais peur. Beuh.
Disclaimer: Non, la description de la pension Vauquer dans le Père Goriot (qui appartient à Honoré de Balzac) n'a rien à voir avec Bleach, qui appartient à Tite Kubo. Et moi, je suis juste une fille sortie de nulle part qui manipule des personnages pour m'amuser. HAHA.
Note de l'auteur: Hé non, je ne suis pas morte. Pas encore. Attendons la semaine prochaine quand les résultats du bac de français seront affichés. Bref... Je suis extrêmement désolée de ne pas être retournée sur ce fandom (je ne peux pas dire sur ff. net, puisque techniquement j'y étais. Buvant des litres de fanfictions en anglais chez les Gleeks. Je ne me sens pas traître du tout), je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je crois m'être soudainement rendu compte que j'avais un examen à la fin de l'année. Bon, c'est fini maintenant, alors profitons de notre jeunesse jusqu'à l'année prochaine! En espérant qu'il n'y ait pas de fraudes qui font perdre l'exercice le plus simple en maths, j'ai nommé, LA PROBA. Bref. HAHA. Tuez-moi. J'ai honte de moi. Aussi, merci pour vos reviews, elles m'ont rendue totalement heureuse, voire plus, m'ont fait rire, sourire... AHLALA. Désolée pour celles (ceux?) qui attendaient du lemon, il n'y en aura pas. Pas dans cette fiction. Si je fais une traduction, peut-être. Et encore. BREF. Non, je vais jouer la carte du Ichihime pour me faire haïr. MOUHAHAHAH. Et aussi... Le prochain chapitre (oui, je le publierai après la Japan Expo de toute façon. JE POWAAA)... Deux nouveaux personnages qui ne servent à rien (mais comme j'ai écrit une préquelle... (ce mot n'existe pas en français, bien évidemment, mais je m'en fiche, PLUS DE FRANCAIS HAHAHAHA - non je ne suis pas hystérique)) et Toushiro le retour. Ouais, d'accord, il n'est pas encore parti. MAIS IL VA PARTIR. Enjoy! (puis-je encore demander cela? Après DEUX MOIS? Mon dieu, j'ai même perdu le compte des semaines. Avant je savais.)
Réponse aux reviews anonymes (nyaaah):
shili: Merci pour ta review! Oh oui, il s'en passe des choses! Et bon, Ichigo... Je l'ai peut-être fait un peut trop débile? Et aveugle? Enfin, toujours est-il que je n'ai pas trop pris la fin au sérieux... Contente de voir que ça t'a fait rire. En espérant que tu lis encore cette immonde chose nommée fanfiction non mise à jour depuis 2 mois T_T
mlle driiiing: Wow. Ta review est tout simplement ADORABLE. Merci beaucoup :) haha non, pas de lemon, je ne veux pas m'aventurer là-dedans, j'y connais rien (même si j'en lis beaucoup) et je n'ai pas trop envie de tomber dans le vulgaire ou le cliché (j'essaie déjà de ne pas le faire quand mes personnages s'embrassent alors...), peut-être quand j'aurais... mûri? Je ne sais pas trop. Ne meurs pas en te déshydratant! Ce serait une mauvaise idée! Et je dis que les armes sont dangereuses! Personnellement, je ne dirais pas non pour un zanpakutô... Hum. C'est classe, un zanpakutô. Les crises cardiaques... Non mais oh! Je m'inquiète là. Cette fanfiction nuit gravement à ta santé... (ok, elle nuisait à la mienne quand je l'écrivais aussi... J'étais accro à mon ordinateur à ce moment là et je m'extasiais sur tout et n'importe quoi, pourvu que ça figure dans cette fic) Je suppose que l'émotion retombe un peu (beaucoup) après deux mois, mais j'espère que tu vas lire ce chapitre!
Shach. Chan: Merci beaucoup pour ta review! Je suis contente de voir que le dernier chapitre t'a plu. Bon, d'accord, je n'ai pas publié la suite rapidement... (HUM) et il n'y a pas de lemon... Par contre, techniquement, il y a l'après lemon (oui genre on se réveille en pleine nuit à côté de quelqu'un HAHAHA)... enfin, ça ne veut vraiment rien dire, c'est juste que je délire pour rien. Enfin bon. Si tu lis encore, voilà la suite (roulements de tambour...).
Chapitre 10:
Ichigo était dehors, toujours traumatisé. Apparemment, Toushiro faisait beaucoup plus jeune que son vrai âge. Il avait l'air très renseigné sur la « chose », pour un gamin de dix ans.
Une jeune fille apparut devant lui, et il ne put s'empêcher de repenser à ce qu'il avait vu. Il rougit.
— Kurosaki-kun ? Que fais-tu devant chez moi ?
— I… Inoue… Ça te dirait de dormir chez moi, ce soir ? Je ne crois pas que tu pourras rentrer chez toi.
— P… Pourquoi ? demanda la jeune fille, plus rouge qu'un champ de coquelicots.
— Heu… Toushiro et Rangiku-san utilisent ton appartement pour faire… Des choses qui ne nous concernent pas, murmura Ichigo, de plus en plus écarlate.
— Je ne sais pas si je peux… Enfin, je…
Un gémissement retentit, et Inoue secoua vivement la tête, prenant la couleur d'un panier de tomates.
— Allons-y, Kurosaki-kun. Il ne faut pas les déranger.
Ichigo sourit, et invita Orihime à le suivre. Heureusement que Rukia ne dormait plus chez lui, sinon la pauvre Inoue aurait dû chercher où loger cette nuit. Rukia aurait sans doute proposé son placard, mais Inoue était trop grande, et elle aurait été serrée.
— Zut, s'exclama Orihime au bout de quelques minutes de marche. Je n'ai rien pour dormir cette nuit.
— Pas grave, je te prêterai quelque chose. Un t-shirt long ou un truc dans le genre.
— Je vais vous embêter…
— Mais non, assura Ichigo. Mon père et mes sœurs vont être enchantés de te voir.
Ils arrivèrent enfin chez Ichigo. Celui-ci poussa la porte sans se poser de questions, et Inoue entendit un bruit mat et un petit cri.
— IIIccchhhiiigggoooo ! hurla un homme, sortant de derrière la porte, le nez ensanglanté. Tu es enfin rentré ! Il paraît que tu as séché les cours, et que tu es parti avec une fille très charmante…
Ses yeux se posèrent sur Orihime, rougissante.
— Je suis désolée, commença-t-elle, je…
Le père d'Ichigo se jeta sur elle pour l'embrasser.
— Enfin, mon fils ramène une fille digne de ce nom ! Bienvenue, Oruhimi…
— C'est Orihime, corrigea Ichigo sur un ton agacé. Viens, Inoue, tu vas t'installer dans la chambre de mes sœurs.
— Non, non, interdit une voix. Ichi nii, tu vas l'installer dans ta chambre. C'est ton invitée, et puis on n'a plus de place.
— Je me ferais toute petite… chuchota Inoue, embarrassée.
— Tu veux qu'elle voie ma chambre en désordre, Karin ? Il ne faut pas la traumatiser !
— Il est temps d'assumer, mon fils, déclara solennellement Isshin.
— Bon… Viens, Inoue.
Il la prit par la main, et elle prit une teinte encore plus rouge, si cela était possible. Isshin leva le pouce en l'air, Karin leur fit un clin d'œil, et même Yuzu, qui préparait le dîner, leur adressa un sourire.
Ichigo, plutôt gêné, montra sa chambre à Inoue, pas plus à l'aise.
— Tu dormiras sur mon lit, si tu veux.
Inoue ressemblait à une tomate trop cuite, et de la fumée sortit par ses oreilles.
— Tu es sûr, Kurosaki-kun ? Je peux dormir par terre.
— Non, tu es mon invitée, tu dois être à ton aise. Tu mettras… Tiens ! Attrape !
Il lui lança un t-shirt qui semblait lui appartenir. Inoue n'en croyait pas ses yeux. Tous ses rêves allaient devenir réalité ! Elle pourrait voler dans un champ de fleurs avec lui, tenant une plume dans chaque main, tentant de remporter le premier championnat de tennis où la raquette était une plume, inventant une arme utilisant ce genre de duvet… Se faisant menacer avec leur propre invention.
— Nooon ! Kurosaki-kun !
— Qu'y a-t-il ? s'enquit le jeune homme.
— N… Non, rien, je… rêvais de plumes.
— Ah… Tu viens manger ?
Orihime acquiesça. Elle descendit avec lui, encore accaparée par son rêve. Ichigo freina brusquement, et elle ne le vit pas. Elle lui rentra dedans, tout simplement. Ils tombèrent sur le sol.
— Aïe… Ça va, Inoue ?
Orihime se releva et remarqua qu'elle était allongée sur Ichigo. Elle se mit rapidement sur ses pieds et hocha la tête.
— Vous venez ? s'impatienta Isshin. À moins que vous n'ayez des choses importantes à vous dire, ou à vous faire…
— Ta gueule ! s'énerva Ichigo.
Il prit Inoue par la main et l'entraîna dans la salle à manger. Yuzu avait installé le repas, tout le monde était assis, ils n'attendaient qu'eux. Orihime se mit à côté de Karin, tandis qu'Ichigo prenait place à ses côtés.
— Orihime, depuis quand connais-tu onii-chan ? demanda poliment Yuzu en la servant.
— Oh, eh bien… Euh… Depuis le début du lycée, je crois, hasarda la jeune fille.
— C'est une bonne chose que tu sois chez nous, soupira Isshin. Ichigo a un problème avec les filles. Je croyais sincèrement qu'il n'allait jamais nous ramener une jolie jeune femme comme toi…
— Tais-toi, espèce de malade ! dirent Karin et Ichigo d'une même voix, alors que Yuzu secouait la tête.
— Masaki ! geignit le vieux fou. Pourquoi mes enfants sont-ils aussi méchants ?
— Parce que tu n'es qu'un débile, asséna Karin, et que tu parles avec un poster de maman. Je t'ai dit de l'enlever…
Isshin n'écouta pas et se mit à pleurer comme un enfant. Inoue resta interdite devant le spectacle de la famille d'Ichigo. Eux aussi avaient une blessure profonde. Ils parvenaient à la cacher sans grande peine. Elle était heureuse. Heureuse d'être avec eux, de voir Ichigo vivre pleinement sa vie, malgré tous ses problèmes.
Le dîner se finit dans un délire général, et Ichigo proposa à Orihime de monter dans sa chambre, si elle tenait à sa vie. La jeune fille obtempéra. Ils se retrouvèrent rapidement dans la chambre du jeune homme, fermant à double tour, au cas où.
— Prends mon lit, Inoue.
— Mais, protesta faiblement Orihime, tu es sûr que…
— Prends-le.
Inoue acquiesça, et s'assit sur le lit, regardant Ichigo qui ne savait plus où se mettre.
— Tu veux que je sorte ? proposa-t-il.
— Euh, oui, Kurosaki-kun, si ça ne te dérange pas…
— Non, et puis, si tu dors ici, c'est un peu de ma faute. Alors je ne peux pas me plaindre.
Il sortit avec un grand sourire aux lèvres et ferma la porte. Orihime souffla enfin. Elle avait du mal à se comporter comme elle voulait avec lui. Elle prit le t-shirt long qu'il lui avait donné et le regarda sous toutes les coutures. Il était à Kurosaki. Il sentait comme Kurosaki. Elle le serra contre son cœur. Puis elle se décida à se déshabiller. La porte s'ouvrit à ce moment. Inoue hurla.
— D… Désolé, Inoue, j'avais oublié quelque chose, je croyais que tu m'avais entendu te demander si je pouvais entrer, s'excusa Ichigo, cramoisi.
— N… Non, j'avais la tête ailleurs… Désolée.
— Ce n'est rien…
Ichigo s'empara rapidement de ce qu'il avait oublié, et referma la porte aussi sec. Orihime n'osait plus bouger. Kurosaki l'avait vue en sous-vêtements ! Elle avait du mal à y croire. Elle se vêtit du t-shirt. Il lui allait plutôt bien. Une affreuse pensée lui vint à l'esprit. Elle ressemblait à sa petite amie, comme ça. Elle se mit à rougir violemment.
— Je peux entrer ? demanda la voix de Kurosaki. Tu as fini, Inoue ?
— Oui.
Il poussa lentement la porte, de peur de revoir ce qu'il avait aperçu – ce dont il avait profité. Il entra dans sa chambre comme s'il était un étranger. Inoue était allongée sur le lit, la couverture remontée jusqu'aux yeux. Ce qu'on pouvait voir d'elle était complètement rouge. Ichigo sortit un futon et se posa dessus.
— Tu as quelque chose à me dire, Inoue ? s'enquit-il, soudainement attentionné.
— N… Non ! Je… Rien, Kurosaki-kun.
— Tu as l'air d'avoir de la fièvre…
Il se leva et s'approcha d'elle. Il colla son front contre le sien.
— Tu es brûlante ! s'inquiéta-t-il. Je suis sûr que tu es malade !
— … Je ne sais pas, Kurosaki-kun…
Dans un élan de folie, Orihime rapprocha son visage de celui d'Ichigo.
— Que fais-tu ? s'étonna le jeune homme.
Elle scella leurs lèvres. Les siennes étaient brûlantes, celles d'Ichigo ne tardèrent pas à rejoindre la température de leurs jumelles. Inoue voyait les yeux chocolat d'Ichigo écarquillés. Il ne s'attendait pas à ça. Mais à quoi ? Elle se rendit compte qu'elle l'embrassait avec passion. Ses idées étaient confuses, mais elle savait qu'il fallait qu'elle arrête ce baiser. Alors qu'elle tentait de terminer leur étreinte, à sa plus grande surprise, Ichigo ne la lâcha pas, il l'empêcha de briser ce moment et renforça leur lien en commençant un doux ballet avec leur langue. Le cœur d'Orihime rata un battement. Ils n'avaient jamais été aussi proches que cette nuit, et elle sentait enfin que ses sentiments ne se cognaient pas contre un mur de pierre, mais étaient soutenus depuis le début par d'autres sentiments égaux. Ils commençaient à manquer d'oxygène, aussi ils interrompirent le baiser.
— Inoue… murmura Ichigo. Tu crois que… Que ce que nous venons de faire marque le début de quelque chose ?
— Je crois bien que oui. Je suis désolée, Kurosaki-kun, je me suis emportée.
— Non, ne sois pas désolée. Tu devrais te réjouir. N'est-ce pas un doux sentiment, que de savoir que l'être que l'on aime nous aime en retour ?
Orihime comprit la profondeur des paroles d'Ichigo. Elle conclut qu'il ne ressentait pas n'importe quoi pour elle. Rangiku avait raison. Il devait sans doute avoir besoin de Rukia et d'elle pour avancer. Mais le simple fait qu'il ait besoin d'elle, alors qu'elle n'était pas un shinigami, qu'elle ne l'avait pas aidé à devenir plus fort, qu'elle était faible, prouvait, d'une certaine façon, qu'il tenait plus à elle qu'à Rukia. Cela la réjouissait plus que tout. Il avait raison.
Elle ferma les yeux, alors qu'Ichigo caressait ses cheveux.
— Bonne nuit, Orihime… murmura-t-il avec une tendresse infinie.
— Bonne nuit, Kurosaki-kun…
Ichigo voulut protester, mais la jeune fille s'était déjà endormie. Il s'allongea sur son futon et contempla le visage innocent d'Orihime. Elle était si candide qu'il en avait la nausée. Mais il savait qu'elle n'était pas idiote et qu'elle possédait beaucoup plus d'intuition et d'intelligence qu'on ne lui accordait.
Ses yeux se fermèrent tous seuls. Il s'endormit, un sourire aux lèvres.
Toushiro se réveilla, haletant. Il sentit la présence réconfortante de Matsumoto. Il avait fait un cauchemar affreux, et le corps chaud de son amante le rassurait. Il passa une main dans les cheveux de la jeune femme. Cette même main qui retourna aussitôt sur sa gorge, après qu'il eut étouffé un gémissement. Sa soif était toujours là, grandissant à chaque instant. Il détourna les yeux du cou tentant de son vice capitaine.
Il se leva brusquement, repoussa les bras de la femme blonde qui l'enlaçaient. Il fallait qu'il sorte. Sa raison le quittait peu à peu, le poison prenant de plus en plus le dessus, volant ses derniers restes d'humanité. Il griffonna quelques mots sur une feuille, puis sortit dans la rue.
— Petit, que fais-tu dehors à cette heure ?
Toushiro se tourna vers la source de cette demande. Une femme à l'air hagard. Elle avait l'air d'être mal en point.
— Quelle heure est-il ? fit froidement le jeune garçon.
— Il doit être deux heures du matin. Tu ne devrais pas être ici, petit. C'est dangereux.
Toushiro ne put s'empêcher de sourire. Dangereux ? Il l'était cent fois plus.
— Ecoute-moi… Si tu restes ici, tu vas vraiment mourir.
Le jeune capitaine éclata de rire. Il était déjà mort. C'était l'état de la femme qui l'inquiétait. Elle semblait ne pas avoir toute sa raison.
— Je vais vous laisser, madame…
— Non ! supplia-t-elle. Ne me laisse pas seule, petit…
Elle s'était agrippée à son bras, le regard vague.
— Pas seule… répéta-t-elle.
Toushiro comprit enfin. C'était une âme. Il devait procéder à son enterrement, mais cela signifiait sortir de son gigai et s'exposer aux parfums tentants de tous les esprits présents. Il inspira profondément et prit un Soul Candy. Aussitôt, son âme se sépara du corps artificiel. Il lança un regard impérieux au nouvel habitant du gigai.
— Fais de ton mieux pour te comporter comme moi, ordonna-t-il.
— Bien !
Le corps disparut. Toushiro tourna ses yeux bleu-vert vers l'esprit de la femme. Elle semblait encore plus perdue. Il fronça les sourcils. Son sang-froid était rudement mis à l'épreuve. Les odeurs qui l'entouraient avaient un parfum tentant… Si tentant.
— Qui es-tu, petit ? Tu es dangereux ?
— Non, mentit l'enfant. Je dois… T'emmener dans un endroit où tu n'auras plus peur.
La femme le regarda sans comprendre. Il ne lui laissa pas plus de temps et se saisit de son zanpakutô pour appliquer la poignée sur son front. L'âme disparut rapidement.
— Bon voyage…
Il soupira. Encore du temps perdu. Il se dirigea vers le magasin d'Urahara. Pas besoin de traîner. Il fallait juste le soigner, et ensuite, il pourrait s'amuser à faire des choses futiles, comme « jouer » avec Matsumoto.
Il arriva devant le magasin et y entra sans plus attendre.
— Urahara-san ?
— Oh, Hitsugaya-san, se réjouit une voix. Vous êtes ici… Pourquoi ?
— Vous devez tout mettre en œuvre pour me sauver, conseilla le garçon. Je me suis surpris à vouloir mordre Matsumoto il y a quelques minutes. Je sens le poison se répandre dans mon corps à une vitesse folle. L'humain en moi disparaîtra bientôt.
Urahara secoua la tête.
— Vous rendez-vous compte de ce que vous dites ?
— Oui. Je sais que c'est vrai.
— Puis-je vous faire une prise de sang ?
L'enfant hocha la tête. Urahara sortit une seringue et la planta dans le creux du bras du plus jeune. Celui-ci grimaça légèrement. L'odeur du sang demeurait excitante, bien que ce fût le sien.
— Qu'avez-vous fait de votre gigai ? demanda Urahara tout en analysant le liquide rouge, le plus naturellement du monde.
— Je l'ai laissé… Avec une âme modifiée… haleta le jeune garçon.
— Même votre propre sang réveille vos instincts vampiriques ? s'étonna le scientifique.
— Je crois bien que oui…
— Intéressant… Alors ce serait vrai… Vous n'aurez bientôt plus rien d'humain… Votre sang révèle des choses importantes… Vous semblez avoir une importante carence en fer, et en plusieurs nutriments essentiels. Je n'ai jamais vu des quantités si basses, cela pourrait donc expliquer votre besoin de boire du sang.
Toushiro écoutait avec patience le discours d'Urahara. L'odeur du sang s'estompait à peine, il avait envie de se mordre pour se rassasier.
— Hitsugaya-san…
Les yeux du jeune garçon avaient repris une teinte rouge, et il semblait avoir du mal à se contrôler.
— Hitsugaya-san… Je vais mettre au point un gigai permettant de réfréner vos instincts. Vous pourrez vivre plus facilement. Voulez-vous que je vous donne à boire ?
Toushiro écarquilla les yeux, puis acquiesça. Il n'était pas en position de refuser. Urahara disparut puis revint rapidement avec un bol contenant le liquide tant désiré.
— Tenez, murmura-t-il.
Le garçon but le sang avec avidité. Son corps frissonnait de plaisir à chaque gorgée.
— Vous voulez vous enfuir, n'est-ce pas ?
L'intéressé resta interdit, puis hocha la tête.
— Je dois m'en aller. Rester loin de tout ce qui concerne de près ou de loin la Soul Society.
— Je vais vous aider. Attendez juste un instant.
L'ancien capitaine de la douzième division retourna dans l'arrière-boutique. Toushiro secoua la tête. Il était tombé bien bas.
Matsumoto ouvrit les yeux. Elle était encore fatiguée des évènements de la veille. Elle chercha le corps de son capitaine à tâtons. Sa main rencontra une petite feuille. Elle s'en saisit, et la lut sans attendre.
Matsumoto,
Je m'en vais.
Ne cherche pas à me retrouver, ou tu le regretteras.
Hitsugaya Toushiro
La jeune femme n'en croyait pas ses yeux. Il était parti ? Alors qu'elle commençait à sangloter, la porte s'ouvrit brusquement sur un garçon de petite taille aux cheveux blancs et aux yeux verts.
— Taichou ! s'exclama-t-elle. Vous avez menti ! Vous êtes ici, et… Taichou ?
Le garçon la regardait avec un air glacé, figé. C'était comme s'il n'était plus lui-même. Le poison avait-il eu des effets encore plus néfastes que prévu ? Les idées de Matsumoto s'embrouillaient.
— Matsumoto, que fais-tu allongée comme ça ? demanda-t-il froidement. Tu pourrais te lever, idiote.
Le vice capitaine de la dixième division faillit éclater de rire. Cette voix n'appartenait pas à son capitaine ! Elle était soulagée. Mais la réalité la rattrapa bien vite. C'était une âme modifiée qui se trouvait devant elle. Son capitaine était parti pour de bon.
— Si tu n'es pas mon capitaine, où est-il ?
— Je… Je ne sais pas, avoua l'âme modifiée d'un air déçu, sans doute à cause de la perspicacité de Matsumoto. Il est parti tôt ce matin, quand il faisait encore nuit. J'ai attendu son retour sur le toit, mais il n'est jamais revenu.
— Oh, le sale gamin, s'écria-t-elle. Je lui ai pourtant dit que je serais toujours là pour lui !
— Mais peut-être qu'il est parti pour vous protéger… hésita l'âme.
— Quelle drôle de protection, alors ! Eh bien tant pis ! Je vais le laisser tomber, et on…
Matsumoto s'interrompit, des larmes coulant sur ses joues.
— Pourquoi faut-il toujours qu'il me laisse tomber ? … Il est au magasin d'Urahara. Je le sais.
Elle se précipita vers le bâtiment, ignorant l'heure. Elle devait le retrouver. Elle arriva au magasin quelques minutes plus tard, suivie de l'âme modifiée. Urahara semblait l'attendre. Il sourit en la voyant.
— Matsumoto-san, ça va ?
— Où est-il ?
La voix de la jeune femme était dure.
— De quoi parlez-vous ? s'étonna Urahara.
— Où est mon capitaine ? hurla Matsumoto. Où est-il ?
Urahara repoussa la vaine tentative d'agression de Matsumoto avec sérieux.
— Matsumoto-san, gardez votre calme. Vous devez retourner à la Soul Society. Maintenant. Ne résistez pas. Yoruichi ? appela-t-il.
— Kisuke ? répondit une voix avec espièglerie. Tu veux quelque chose ?
— Amène Matsumoto à la Soul Society, s'il te plaît. Je ne peux pas vraiment y aller, et je n'ai pas confiance en elle.
— Ok !
Une jeune femme brune apparut sous les yeux des personnes présentes. Elle sourit franchement à Urahara, puis prit la main de Matsumoto.
— Nous devons y aller, chuchota-t-elle. Tu dois rentrer. Tout le monde va s'inquiéter, si tu restes.
Urahara ouvrit un portail vers la Soul Society. Yoruichi entraîna Matsumoto à l'intérieur. Elles disparurent toutes les deux.
Urahara soupira, et tourna la tête vers un endroit dans la pièce.
— Vous pouvez sortir, Hitsugaya-san.
Une petite silhouette parut. C'était Toushiro dans un gigai.
— Voilà une nouvelle enveloppe corporelle. Je l'ai conçue uniquement pour vous. Un gigai permettant de contrôler vos instincts. Qui prend l'apparence de l'âme se trouvant à l'intérieur.
— Que voulez-vous dire par là ?
— Vous ne pourrez pas l'utiliser avec une âme modifiée, puisqu'il prendra l'apparence de cette âme.
— Je vois. Alors je peux m'en aller.
— Oui.
— Merci pour tout, lança Toushiro. Vraiment, merci.
L'enfant disparut sous le regard soulagé d'Urahara. Il allait partir seul. Ce serait dur pour lui, mais aussi mieux pour tout le monde. Il avait pris la bonne décision.
Hum. Voilà. Je ne sais même plus ce que j'ai écrit, mais ce n'est pas grave. C'est très différent du dernier chapitre, puisqu'on voit du mièvre naïf et innocent avec Ichigo et Orihime. Je voulais juste m'amuser avec le couple (et les faire passer par différentes teintes de rouge, et accessoirement, les faire bégayer comme jamais), et la famille Kurosaki. A vrai dire, on ne les reverra plus jamais dans la fiction, donc... Enfin bon, prochaine étape, des centimètres en plus, des personnages en plus, un joli combat et le retour de Renji qui se pose des questions inutiles... HAHAHAHA. Ne me haïssez pas. Une petite review, s'il vous plaît?
Il y a des bestioles qui se baladent sur mon écran. Des mini Vocaloid, un mini Aizen, Gin, Ichigo, les membres de K-ON, et Dave Karofsky et Kurt Hummel (oui, Glee... HAAA)... C'est trop mignon. Inutile, mais mignon. Vive les shimeji!
