Réponse aux reviews : Vous vous êtes déchaînés sur ce chapitre là !!! Plus de 20 reviews !!!Lemoncurd est au bord de l'hystérie C'est de la folie furieuse, un nouveau record qui explose ! J'en suis très flattée et grâce à Grafield, j'ai eu ma 100 ème review, mas ce chiffre est déjà bien dépassé : merci !!!!

Merci aussi à ma beta que j'ai révéillé hier et ce matin pour la faire travailler sur ce chapitre et qui m'a aidé à l'amméliorer .

Merci aussi à BlackNemesis de m'avoir fait découvrir la chanson de ce chapitre.

JOYEUX NOEL A TOUS!!!

Aileen : merci pour tes compliments et j'espère que l'histoire continuera à te plaire

BlackNemesis : Raaaaaaaaaaaaaah, c'est toujours un plaisir de te lire !!! Oui, Harry se sent trahi mais en même temps il n'a jamais arrêté de ne faire que ce qu'il veut.

Melantha-Mond : La surprise, c'est l'effet recherché, si tout le monde avait deviné où je voulais en venir dès le chapitre 1 j'aurais été frustrée ! En fait j'ai inversé beaucoup de choses dans cette histoire : c'est Harry le « méchant garçon » et Drago le droit et leur histoire d'amour commence par la fin. Bonne lecture et j'epère que tu continueras à apprécier !

Lyna-Shy : Merci d'avoir pris la peine de reviewer cette fois alors, la review c'est l'opium de la fanfiqueuse !!!! La suite est toujours aussi régulière et ce chapitre particulièrement chargé en actions et révélations.

Vif d'or : Coucou ! J'ai vu dans les rar de Blacknemesis que tu allais écrire ? Je suis curieuse de te lire ! Oui Drago a une bonne excuse, en même temps après tout il ne l'a poussé qu'à faire la carrière qu'il voulait faire au départ (Auror) et je doute que s'il lui avait demandé de tuer des innocents il aurait accepté.

Lalouve : Ben Drago « manipulait » Harry avant de devenir son amant et encore c'est pas vraiment de sa faute comme on le découvrira d'ici peu. La suite est juste en dessous. Sinon, pourquoi Lalouve comme pseudo ? Je te pose la question parce que je suis fan de loups et administratrice d'un forum sur le sujet…

Grafield : Kikou petit être sensible !!! Bon ben finalement c'est toi qui m' as refilé des idées ! D'ici que je poste la suite du as dû recevoir ton piti cadeau. Ravie de t'avoir mis une chanson en tête, et une bonne en plus. C'est sûr que leur histoire n'est pas simple mais quand l'auteure veut, elle peut, c'est tout l'intérêt d'écrire : c'est toi qui décide de les tirer dans la m… dans laquelle tu les a toi-même mis hé hé ! Oui, Drago est parfait et j'aime pas qu'on le critique, c'est fascinant la facilité avec laquelle certains le traite de salaud alors que c pas lui le tueur psychopathe !!! Mon Drago ne sera jamais mielleux, il restera, enfin je l'espère, crédible jusqu'au bout. Pour les rapprocher, je m'en charge, rassure toi, j'espère que grâce à ma correctrice ça continuera à être crédible, il y a de l'explication dans l'air !!!

Minerve : Pourquoi Harry est tombé amoureux de Malefoy ? Bonne question… parce qu'il se croyait méchant donc il voulait être avec un type qu'il considèer comme méchant ? Parce que Drago a un joli petit corps ? Parce qu'il est aussi paumé que lui dans le fond ? Choisis ta version…

Alinemcb54 : merci !

Shetane : La suite de suite, on va bien voir comment Harry réagit…

Lunenoire : merci d'avoir pris la peine de reviewer chaque chapitre !!! Chapeau pour avoir trouvé où je voulais en venir… j'ai un peu beaucoup inversé les rôles dans cette fic en fait !

Smirnoff : Merci pour toutes tes reviews sur toutes mes fics !!! Le retournement de situation est loin d'être fini et la fic aussi, rassures-toi.

Marie : ce chapitre s'appelle en effet Kill me mais c'est pas encore la fin : 13 chap en tout et un épilogue en prime donc ne prépare pas tes mouchoirs

Black Sharne : Ouaip, j'aime pas attendre la suite des fics, alors comme on m'a appris « ne fait pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse »… et puis comme ça on est plus sereine dans l'inspiration. Merci de tes encouragement.

Melusine2 : Merci d'avoir compris que Drago cache ses sentiments, ça me console de ceux qui le traitent de salaud

Ornacula : Dray, comme tu l'appelle, n'a pas manipulé Harry pour le plaisir, il y a été plus ou moins forcé. Il ne fout pas tout en l'air, c'est la situation dans laquelle ils étaient depuis le début tous les deux qui était faussée, et qui l'a poussé à partir comme un voleur. Personnellement je plains les deux.

Fleur Fanée : ma petite phrase qui se veut drôle t'a plû ? Tant mieux ! Sinon pour répondre à ta question : 13 chapitres et un épilogue

Littlething : Arrêté à un moment sadique ? c'était pas volontaire…cette fois ! Je suis désolée que tu me haisse, je suis très déçue. Tu veux me casser les dents ? Faut m'attraper d'abord !!!hin hin !

Celine s/Line /cline : J't'aime bien mais (c pas agressif hein) je te defend d'insulter MON Malefoy, ok? Non mais !;-) Harry assasin, tout le monde dit ok, par contre que Drago soit intermédiaire du Ministère et tout lui retombe dessus ! C'est pas juste !

Chapitre 9

Kill me

Il y a mourir dans " je t'aime "
Il y a je ne vois plus que toi
Mourir au monde, à ses poèmes
Ne plus lire que ses rimes à soi

Un malhonnête stratagème
Ces trois mots là n'affirment pas
Il y a une question dans " je t'aime "
Qui demande " et m'aimes-tu, toi ? "

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

J.J. Goldman, Sache que je

A ma grande surprise, il ne paraissait pas coupable le moins du monde. Mais pourquoi m'attendais-je à cette attitude de sa part ?! Il avait toujours été le parfait petit salaud et je ne sais comment j'avais réussi à me persuader du contraire.

Il m'a demandé d'une voix posée combien de temps encore il me faudrait pour me rendre compte que je ne faisais comme toujours que ce que je voulais, que mes désirs étaient toujours exaucés parce qu'il se trouvait toujours quelqu'un pour me l'apporter sur un plateau et rajouta qu'il regrettait que ce fut à lui de tenir ce rôle cette fois.

« Malefoy, tu peux tourner ça comme tu veux, tu ne seras jamais qu'une belle ordure ! » répondis-je plein de fureur

Drago, qui jusqu'ici avait gardé son self control si prodigieusement agaçant se mit à bouillir. Je ne l'avais jamais vu avec une colère si franche sur le visage, pas de piques acérées lancées derrière un visage impassible d'un ton glacé, une rage pure qui embrasait son visage tel que je ne l'avais jamais vu.

« Jusqu'à quand », me dit-il, « vas tu m'appeler Malefoy et me considérer uniquement comme le fils d'un Mangemort ? Jusqu'à quand garderas-tu une vision aussi manichéenne des choses ? Du temps de Poudlard tu jouais à être le parfait petit chevalier servant de la magie blanche et à présent tu te persuades que tu es mauvais alors qu'en fait les deux images que tu t'es donné sont fausses. Il vaudrait mieux que tu acceptes ton bon comme ton mauvais côté, tu es comme chacun de nous un mélange de bravoure, de violence, d'altruisme et d'égoïsme, mais tu es surtout l'être le plus borné que j'aie jamais connu. Tu ne vois toujours qu'une version des choses : la tienne ou celle de tes amis. Il a suffit que l'on t'apprenne que Voldemort venait de Serpentard pour que tu regardes tous les membres de cette maison comme de parfaites crapules et que tu te persuades d'être le défenseur attitré du monde sorcier. Et une fois de plus tu n'as vu que ce que tu voulais voir.

Crois tu être le seul à avoir été manipulé ? Penses tu vraiment que je suis venu jusqu'à toi pour le plaisir de te rouler ? Qu'avais-je à gagner à venir te voir ? J'ai dû venir te réclamer moi-même la mort de mes parents parce que ces bons à rien du Ministère étaient trop lâches pour le faire eux même alors ils ont trouvé une parade, un moyen de pression et j'ai dû m'exécuter pour qu'ils me fichent la paix. Alors que toi tu as accepté ma proposition pour assouvir ta passion du meurtre puis usé de mon corps pour te libérer de ta colère : qui est la victime de nous deux dis moi ?

Et tu oses te plaindre que l'on se soit servi de toi alors que tu n'as pas hésité à acheter les faveurs d'un homme ? Lui aussi tu l'as pris sans précautions ? As tu songé ne serait ce qu'une minute aux maladies mortelles que tu aurais pu me transmettre ? Mais cela, tu t'en moques, après tout il ne s'agit que de MA vie.

Si tu es si sûr d'avoir été honteusement manipulé, si je suis l'ordure que tu dis,qu'attends-tu pour me tuer ? »

J'étais dans un tel état d'exaspération que je me jetais sur lui pour lui prouver qu'il était en effet temps, le fis tomber à terre d'un coup de poing pour ensuite l'étrangler, assis sur lui. J'imaginais déjà son regard devenir blanc, son visage s'empourprer par le sang bloqué, mais je me trouvais face à un regard déterminé qui me fixait sans que son corps ne proteste alors que j'étais entrain de l'asphyxier.

Et je desserrais brusquement mon étreinte.

Il voulait que je le tue.

J'étais venu pour comprendre pourquoi il m'avait laissé seul, pour lui dire à quel point je souhaitais qu'il reste avec moi, et je venais d'essayer de le tuer alors que tout ce que je voulais c'était le revoir, je ne savais plus ce que je devais faire, je ne savais plus où j'en étais, je ne savais plus qui j'étais.

Si : un monstre, réellement, un danger permanent pour ceux que j'aimais, j'étais incapable de réagir de façon logique et réfléchie. J'en avais assez de tout détruire autour de moi. J'en avais assez de moi.

Je me relevais, tournant le dos à Drago, sortis ma vendetta de ma poche, et eu juste le temps d'amorcer un geste pour le planter en moi avant que Drago, avec une rapidité surprenante, ne se relève, m'encerclant de ses bras, m'obligeant à baisser les miens en me broyant presque la main pour que je lâche mon couteau. Je me débattis mais Drago me retenait avec une force incroyable. Je ne réussi qu'à nous faire tomber assis au sol sans que pour autant il ne lâche prise. Je tentais de mes mains de détacher ses bras qui encerclaient ma poitrine, enfonçant mes ongles dans sa chair mais il ne fit que grogner, me maintenant plus fermement encore. J'étais surpris qu'il y parvienne si facilement, je ne l'avais jamais considéré comme un adversaire vraiment valable, comme mon égal, j'étais persuadé de ma supériorité face à lui. Après tout face à moi il s'était plus souvent vanté du clan de son père que de sa propre personne. Je le voyais comme quelqu'un qui se retranche derrière la force des autres et pourtant il était là, silencieux au lieu d'appeler à l'aide, à subir ma révolte, à m'empêcher de me donner la mort, à tenir à me voir vivre malgré tout ce que je lui avais fait. Je le croyais lâche et pourtant c'était lui qui a cette heure était le plus courageux de nous deux, qui supportait une fois de plus la souffrance que je lui imposais, qui l'acceptait comme s'il savait que c'était tout ce que j'étais capable de donner.

Et je craquais. Je me mis à pleurer sans pouvoir me retenir, je n'étais plus ni un monstre, ni un sorcier, je n'étais plus qu'une blessure béante et les bras qui m'entouraient fermement étaient la dernière chose qui me retenaient à la vie.

Drago me laissa sangloter tout mon saoul et quand je me calmais il me dit d'une voix posée que c'était le résultat de l'enseignement déplorable de la plupart des enseignants de Poudlard : ils ne m'avaient jamais encouragé à maîtriser mes pulsions et mes sentiments sous prétexte que c'étaient eux qui m'aideraient à combattre le Lord Noir, me félicitant presque quand je me laissais aller à une telle attitude. Il desserra son étreinte et se releva, prenant soin de ne pas me regarder. Etait-ce par mépris ou par tact, m'évitant l'humiliation de montrer un visage baigné de larmes ?

Je me levais à mon tour, ne sachant que dire. J'essuyais ma figure d'un revers de manche. J'avais l'impression qu'il n'y avait qu'un adulte dans cette pièce et ce n'était pas moi.

Il rompit le silence en m'annonçant qu'il était grand temps que je parte à présent. Je m'approchais de lui et il évitait encore mon regard quand je lui demandais pardon. Comme il ne me répondit pas, j'insistais, me rapprochant encore.

Il recula vivement et tout en continuant de regarder ailleurs que devant lui me dit de partir d'un ton un peu plus ferme.

Le mot rupture n'était pas prononcé mais je savais que si je quittais cet endroit, je ne le reverrais plus jamais. Je ne comprenais pas encore vraiment pourquoi il m'était si capital de le voir, comment j'avais pu m'attacher à lui de cette manière, pourquoi il m'était si nécessaire et me donnait le sentiment d'être autre chose qu'une solution finale qui avait achevé son travail, comme si le blesser puis tenter de me faire pardonner avaient été le seul moyen que j'avais trouvé de me rapprocher de lui et me sentir vivant. Pourtant je savais qu'il étais autre chose qu'un moyen de me sentir bien puisque je voulais aussi son bonheur bien que je doute que je sois celui qui serait capable de le lui apporter et avant de réfléchir vraiment à ce que signifiait mes mots, comme s'ils allaient suffire à tout effacer, je fis une chose profondément stupide : je lui dis que je l'aimais.

Mes mots lui arrachèrent un rictus qui me glaça le sang. Puis il ferma l'espace d'un instant les yeux et répondit d'une voix blanche « tue-moi ». Comme j'insistais en lui expliquant que je ne comprenais pas sa réaction il me dit que justement, ce que je venais de dire ne faisait que prouver que mes mots n'avaient aucun sens : je ne pouvais rien ressentir de tel puisque je ne le comprenais pas, je ne le connaissais pas.

Je tentais de répliquer en lui disant que lui aussi ne me connaissait pas et il me dit en me regardant enfin qu'il me connaissait bien plus que je ne le croyais et que je ne devrais même pas en douter vue la facilité qu'il avait toujours eu à tomber juste dans les insultes qu'il me lançait à l'époque de nos études communes, et je devais bien reconnaître que sur ce point il avait raison même si je n'avais aucune envie de me rappeler ce Drago là au moment où tout ce que je souhaitais c'était qu'il me revienne. Mais m'avait-il jamais appartenu ?

Je voulais le persuader du contraire mais j'avais peu d'arguments. J'étais pourtant sûr de ce que je ressentais. A-t on réellement besoin de tout savoir sur l'autre pour que des liens se créent ? Je n'en suis pas persuadé mais Drago l'était. Je me contentais donc de lui dire que je voulais juste qu'il m'accepte comme le sale petit con que je savais être devenu.

Il me fit alors une proposition.

Je ne devais le voir sous aucun prétexte pendant 40 jours.

40 jours pendant lesquels le seul échange qu'il m'autorisait serait des lettres : si je voulais le connaître, je n'avais qu'à l'interroger.

Il exigeait aussi que j'accepte qui j'étais et apparemment il en avait une idée bien précise : je devais reprendre contact avec mes anciens amis. Il disait que si je persistais à rester dans mon isolement, je ne le supporterais plus comme seul contact avec l'extérieur, et que quand j'aurais enfin revu ceux qui m'étaient chers, je me rendrais compte que je ne m'étais entiché de lui pour tromper ma solitude et que je regretterais de lui avoir dit ces mots.

Je lui demandais si, au bout de ces 40 jours, ayant respecté ses conditions, il m'accepterait. Il me répondit que oui mais qu'il était sûr que cela ne se produirait pas.

J'étais prêt à tout pour être de nouveau avec lui et cette fois j'acceptais de me plier à ses exigences en toute connaissance de cause. Je me demandais pourquoi il souhaitait tant me voir recréer des liens avec des gens qu'ils méprisaient. Je tenta de me rapprocher de lui pour lui dire au revoir mais il me repoussa fermement.

Quand je quittais ce bureau, je vis dans la vitre qui servait de cloison à côté de la porte le reflet de Drago qui esquissait brièvement des signes incompréhensibles pour moi mais que j'imprimais dans ma mémoire : il avait mis un doigt sur sa poitrine puis joint ses points devant lui, les frottant l'un contre l'autre et enfin m'avait désigné du doigt