J'dis bonjour bande de gens~ Comment allez-vous? Moi je vais très bien (comme toujours a vrai dire) bien qu'un peu fatiguée par le travail de seconde. Si vous voulez un conseil, n'acceptez SOUS AUCUN PRETEXTE d'entrer dans un Lycée international! C'EST HUIT HEURES DE PLUS PAR SEMAINE! Et tout ça pour quoi? Pour entrer à Cambridge! Mon dieu en plus je veux faire médecine légale... Je me suis tirée une balle dans le pied là je crois TT_TT
Et c'est parce qu'en cour je me fais chier (un peu comme tout le monde quoi...) et qu'entre deux tirades inintéressantes des professeurs je rêvasse en observant les nuages que je me suis sentie inspirée par mon petit Bastinou~ Alors voilà! Bon c'est cour mais c'est écrit en cours! 8D *badumtss*
Bonne lecture~
Un doux sourire éclaira le visage rêveur du blond. La promenade était vraiment belle aujourd'hui, le printemps arrivait, les fleurs embaumaient la brise d'un délicieux parfum. Les teintes mordorées du soleil couchant se reflétaient dans le Loir faisant étinceler l'onde. Le feuilles d'un saule caressaient amoureusement le lit du cour d'eau, celles du marronnier chantaient. Le fleuve semblait crépiter sous l'astre lumineux, miroitant sa splendeur dans les yeux bleu délavé du jeune homme. Bastien aimait cette atmosphère paisible propre à sa cité.
Le gentil blondin appréciait ces petites balades le long du fleuve qui traversait le parc de sa petite ville, il en profitait pour s'égarer dans les méandres de son esprit rêveur. Tout lui paraissait alors empli d'un bonheur infini, la nature résonnait en coeur avec son âme incomprise, chaque détail était rempli d'un lyrisme insoupçonné. Le représentant de Vendôme était un grand romantique.
Il passa sous un grand chêne, le soleil mourant perçant difficilement entre son feuillage comme essoufflé. Vendôme posa d'abord timidement sa main contre le tronc frais de l'arbre centenaire puis petit à petit s'enhardit à l'enlacer, posant sa joue contre son vielle ami. Du bout des doigts il dessina les creux sculptés par le temps dans le bois tandis que cette odeur si particulière emplissait ses narines. Apaisé, il ferma les yeux, se concentrant sur les sensations. Le vent du soir faisait frissonner son échine, des mèches rebelles lui chatouillaient la nuque. Il se sentit petit, si petit dans cet univers qui lui donnait le vertige. Pourtant, il n'avait pas peur. L'arbre avait une chaleur toute maternelle et son aura familière lui réchauffait le coeur. Le grand chêne avait toujours été là, il lui semblait éternel, si bien ancré dans la terre. Pour l'enfant timide et gauche qu'il avait été l'arbre avait fait figure d'un semblant d'image parentale, inébranlable et rassurante. C'était une mère douce, un père fort, un foyer chaleureux. Tout ce qu'il n'avait pas eu le droit en tant que représentant. Les nations et les régions ont des frères, des soeurs, des parents, une famille… Mais qu'avait il? Rien. Rien d'autre que le grand chêne. C'était toute sa vie et bien plus encore.
Proust avait sa madeleine, lui a son chêne.
Ah la la, merci à mon professeur de français pour avoir parlé de Proust :D
*Si toi aussi lorsque tu écris 'Proust' l'ordinateur écrit 'Prout'*
Review? :3
