Hello !

Après tout ce temps, je profite de mes vacances pour avancer dans mes fictions. Avec celle-là, ce n'est pas bien difficile, car en réalité j'avais déjà quelques chapitres d'avance...

Je suis profondément désolée pour toute cette attente, avec la reprise des études, difficile de trouver du temps pour moi et mes fictions... J'espère que cela vous plaira toujours autant...

Merci pour vos reviews, elles me font toujours autant plaisir ! :)

Bonne lecture !

Comment les ennemis d'hier deviennent les alliés d'aujourd'hui

Je dois l'avouer. J'ai vraiment mal dormi. L'attitude de Rogue, Rosier et Wilkes lorsqu'ils sont montés au dortoir m'a clairement fait comprendre que ma vie était effectivement en danger. Bon, j'exagère peut-être un peu. Quoique… Bref, je n'ai pas pu fermer l'œil de la nuit, sursautant au moindre petit bruit, ou faisant des cauchemars mettant en scène ma propre mort. Au petit matin, ma décision est prise : j'allais dire aux Maraudeurs de ne plus jamais m'adresser la parole, ou du moins de ne plus le faire en public. Je ne tiens pas à mourir jeune, moi.

A peine entré dans la grande salle, Scottie me fait de grands gestes de la main. J'hésite à aller le voir, toutefois il est mon petit frère, alors je doute qu'on puisse me reprocher quoi que ce soit. Je m'approche, le salue ainsi que ses amis puis aperçois les quatre imbéciles qui font leur entrée. Je ne leur laisse pas le temps de s'asseoir et je m'avance jusqu'à eux, les empêchant d'aller plus loin.

- Tiens, Bryce ! s'exclame Potter. Ça va ?

- Pas vraiment.

- Quelque chose ne va pas ? me demande Lupin.

- Rien de bien grave, dis-je avec sarcasme.

- Alors, pourquoi fais-tu cette tête ? s'enquit Black.

- Dorénavant, ce serait bien que vous m'oubliez. Vraiment.

Ils se regardent, perplexes.

- Quelque chose s'est passé, dans la salle commune de Serpentard ? questionne à nouveau Lupin.

- Ils t'ont fait des remarques quant au fait que tu aies mangé avec nous ? ajoute Pettigrow.

- Quelle bande d'abrutis ! s'exclame Black. Qu'est-ce que ça peut leur faire ?

- Pour une fois qu'un Serpentard n'est pas aussi idiot qu'eux ! renchérit Potter.

- Personne ne m'a fait la moindre remarque. De toute manière, j'avais quand même l'intention de vous demander de me laisser en-dehors de votre petite bande.

Je ne leur laisse pas le temps de me rétorquer quoi que ce soit et je me dirige vers la table de ma maison. Je vois les regards de mes camarades de dortoir posés sur moi, cependant ils ne sont plus haineux, juste curieux. Bien qu'ils n'aient rien entendu de ma conversation avec les Gryffondors, ils ont du comprendre que ce n'était pas une simple discussion amicale. Je soupire de soulagement. Il est peut-être trop tôt pour penser cela, tant pis, j'aime me dire que je vais enfin retrouver une vie tranquille…

Mais il était effectivement trop tôt. Même si mes camarades de Serpentard m'ont demandé de confirmer si j'avais ou non envoyé promener les Maraudeurs, ils ont rapidement conclu que je leur avais menti lorsque tous se sont retrouvés avec des parchemins se transformant en animaux intempestifs dès qu'ils les touchaient… tous, sauf moi, évidemment. Inutile de chercher les coupables bien loin : les quatre imbéciles ont admiré leur œuvre tout en s'étouffant de rire. Potter m'a même fait un signe de la main, qui voulait sûrement signifier que je n'avais plus rien à craindre. Désespéré, je me suis tourné vers le mur et m'y suis appuyé, la tête cachée dans mes bras.

Et ce n'était pas terminé. Quelques sorts par ci, quelques sorts par là… Le seul épargné étant toujours ma personne, je sens bien que mes semblables de Serpentards commencent à jaser. Exaspéré, je me décide à avoir une conversation avec ces quatre imbéciles qui, ennemis ou alliés, me causent définitivement plus de soucis qu'autre chose. Me rappelant que Lupin a été absent en cours cette après-midi, je me rends à l'infirmerie, où je retrouve effectivement mes problèmes, autour de leur ami endormi.

- Tiens, Bryce ! s'exclame Potter. Tu viens nous remercier ?

- Vous remercier de quoi ? je rétorque.

- Bah, de ce qu'on a fait.

- Oh, tu veux parler de votre entreprise pour monter tous les Serpentards contre moi, j'imagine ? Alors, oui, merci, ma vie s'en porte incroyablement mieux, à présent.

- Mais qu'est-ce qui te prend ? s'énerve Black. On essaye juste de te rendre service !

- Si vous tenez tant que ça à me rendre service, oubliez-moi ! C'est tout ce que je vous demande !

- Non mais, je rêve ! On t'aide, et c'est tout ce qu'on récolte ?

- Je ne vous ai jamais demandé de m'aider !

- C'est dans nos principes, réplique Potter. On ne va pas laisser un innocent se faire avoir par les Serpentards !

- Je SUIS un Serpentard !

- Mais t'es différent des autres, dit Pettigrow.

- Je m'en fiche bien ! Sortez juste de ma vie et mêlez-vous de vos affaires !

- Alors, tu vas les laisser te marcher dessus ? dit Black en crachant presque ses mots. Tu ne vas même pas bouger le petit doigt ? T'es vraiment qu'un lâche…

- Je te signale, Black, qu'avant que vous ne commenciez à me faire chier, tout se passait très bien pour moi. On me fichait la paix, et c'est tout ce que je demande.

- Mais s'ils te menacent… tente Potter, en vain puisque je lui coupe la parole instantanément.

- Personne ne m'a menacé ! Certes, ils ont eu une attitude froide envers moi et m'ont lancé des regards meurtriers après que j'ai mangé à votre table, mais tout s'était arrangé hier matin après que je vous ai demandé de m'oublier… Ce que vous n'avez pas fait, et me voilà à présent avec je ne sais combien d'apprentis Mangemorts sur le dos !

Mes paroles semblent les prendre au dépourvu, et ils se jettent des regards légèrement gênés. Finalement Potter s'approche de moi et m'attrape par les épaules. Merlin, lui aussi est plus grand que moi.. ! Suis-je si petit que ça ?

- Alors, c'est ça ? dit-il.

Je le regarde sans comprendre.

- On ne pensait pas que c'était aussi sérieux. On est désolé.

Mes yeux s'ouvrent grands sur la surprise. Potter s'est excusé au nom de tous ? Je ne rêve pas, n'est-ce pas ?

- On ne s'était pas rendu compte que c'était une question de vie ou de mort pour toi, ajoute Black. On aurait dû y penser, moi le premier…

Un petit espoir s'immisce en moi. Ont-ils enfin compris ?

- Mais ne t'inquiète pas, tu n'auras plus de problèmes, dit Potter.

Vraiment ? Alors, ça veut dire que… ?

- On se fera plus discret, dorénavant.

- Pardon ? je murmure, confus.

- A présent, tu n'as plus aucun soucis à te faire, explique Black. On te vengera à chaque fois qu'ils s'en prendront à toi, mais on le fera discrètement.

- On sera tes gardes du corps invisibles ! ajoute Pettigrow.

Ils me sourient tous, fiers d'eux. Quant à moi, je garde la bouche ouverte, abasourdi. Ils n'ont rien compris. Ma parole, ils sont encore plus bouchés que McCarthy ! Furieux, je me dégage de l'étreinte de Potter et quitte précipitamment l'infirmerie. J'ai malheureusement le temps d'entendre Pettigrow dire : « Le pauvre, il a vraiment l'air d'être terrifié ».

Mais qu'ai-je fait pour mériter cela, Merlin ? Toi aussi, tu détestes les Serpentards à ce point ?