/Marathon Faradien - Day 13/

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« So was I »

Texte n°8 –

Tout va bien, Bucky


Steve dormait profondément, lorsqu'il sentit un poids se jucher sur lui. L'esprit embrumé par le sommeil, il entrouvrit difficilement les yeux, mais le temps que sa vision ne s'adapte à l'obscurité de la chambre, un poing de métal se resserra autour de sa gorge.

Bucky. Captain America distingua rapidement les contours de la silhouette de son meilleur ami au-dessus de lui. Le brun avait le souffle court et son corps tremblait, bien que le bras d'acier était ferme.

- Bu... cky ? murmura Steve, sa voix étouffée par l'étranglement.

Le poing autour de sa gorge eut un sursaut, le corps fut parcouru d'un violent frisson, et la tête du Winter Soldier se détourna un instant. Bucky Barnes resta décontenancé pendant un petit moment, en proie à des émotions contradictoires. Son souffle était de plus en plus saccadé, comme s'il luttait contre lui-même.

Finalement, les dernières traces du conditionnement d'HYDRA sautèrent, et la prise sur la gorge du blond se desserra brusquement. Bucky se releva précipitamment, honteux, et Steve se redressa pour faire face à son meilleur ami.

- Steve..., fit Bucky dans un souffle. Steve, je suis tellement désolé. Je... je ne voulais pas... je n'ai pas pu...

- Ce n'est rien Buck, ce n'est rien...

Steve l'attira contre lui, et Bucky posa sa tête sur son épaule. Captain America sentit une larme mouiller son épaule nue, et son cœur se serra. Il se sentait mal. Ce n'était pas la première fois que ce type d'incident se produisait, et chaque fois qu'il était confronté à une situation comme celle-ci, Steve réalisait avec violence le cauchemar que Bucky avait vécu pendant des décennies. Cela le mettait en colère, et il était tellement malheureux qu'il n'avait même plus de mots pour décrire sa douleur de voir son meilleur ami d'enfance dans un tel état.

- Je suis... désolé..., sanglota Bucky.

- Tout va bien Bucky. Tout va bien.

Les deux hommes restèrent un long moment dans cette position. Le corps de Bucky était parcouru de tremblements incontrôlables, et Steve ne pouvait rien faire de plus que le tenir serré contre lui. Il se sentait totalement désœuvré, de ne pas pouvoir aider Bucky. Il passa ses doigts dans les longs cheveux, murmurant des paroles de réconfort. Jamais il n'aurait cru voir un jour l'homme qu'il aimait être aussi brisé, et perdu, et rongé par la culpabilité. Si je retrouve certains des salauds qui lui ont fait ça, ils vont souffrir.


Je me tromperais si je déclarais le fandom Captain America officiellement en dépression ? Mon pauvre bébé Bucky o.o Je ne serais même pas choquée si Steve disait la dernière phrase du texte dans le prochain film.

C'est pour le moment le dernier texte que j'ai écrit. Pas du tout d'inspiration pour le n°9, alors si jamais vous avez des requêtes, n'hésitez pas à me les indiquer dans les reviews :) A bientôt !