Mike était resté sagement au repos dans sa chambre, pour se remettre de son marathon Erenien. Mais maintenant il se sentait à nouveau en pleine forme, et il n'allait pas abuser plus longtemps de la gentillesse d'Erwin qui lui avait apporté ses repas. Déjà que c'était grâce à lui que Mike ne s'était pas réveillé tremblant de froid après une nuit sur le carrelage gelé de la douche. Heureusement que c'est lui qui les avait découvert, Mike aurait été plus gêné que ce soit par quelqu'un d'autre que son meilleur ami. Et il préférait son intérêt somme toute professionnel pour l'endurance dont avait fait preuve Eren, que l'enthousiasme psychotique qu'aurait manifesté Hanji.

Alors qu'il arpentait calmement les couloirs, il eut un vertige. Pourtant il était pleinement reposé ! Un frisson de chaleur le parcouru et il sentit son propre corps se répandre en phéromones. Alors qu'il pensait enfin pouvoir aller prendre l'air, voilà que ses propres chaleurs débarquaient ! Étrange comme il était plus à même d'anticiper celles d'Erwin que les siennes. Enfin, l'important était maintenant de trouver un partenaire pour rendre le passage de la crise agréable. Il aperçut Mikasa au bas de l'escalier. Elle ne fit que passer et Mike n'essaya pas de la rattraper. Comme Erwin, il préférait éviter la gent féminine et les possibles problèmes de contraception. Par contre, la silhouette qui s'encognia rapidement au bas de l'escalier, visiblement engagée dans une filature secrète de Mikasa, était assez mâle à son goût.

C'est un Jean fébrile qui sursauta quand une main s'abattit sur son épaule, alors qu'il suivait Mikasa à la trace, prêt à saisir sa chance. Le nez qui vint caresser sa nuque en le reniflant le renseigna sur l'identité de la personne derrière lui. Mais il n'osa pas se retourner, effrayé de se retrouver face à un regard fiévreux au lieu de la figure flegmatique bien connue. Mais essayer d'ignorer quelque chose ne le faisait pas disparaître pour autant, et Jean s'en rendit compte alors que de grandes mains caleuses se glissaient sous sa chemise pour lui caresser les pectoraux. Une soudaine panique le prit en se rendant compte qu'ils étaient dans une zone de passage et que n'importe qui pourrait avoir le spectacle de sa soumission.

- Non, pas ici !

Sa supplique fut entendue car il fut saisi et emmené dans une pièce proche. Alors que la porte se refermait sur eux, Jean se rendit compte qu'il avait malgré lui accepté d'aider son supérieur, vu qu'il avait réclamé de le faire en privé mais non pas d'être relâché ! Difficile à présent de rectifier le tir vu comme Mike semblait avoir perdu tout sens de réflexion, ses yeux ne semblant plus rien voir en dehors de la peau que ses mains découvraient. Jean perdit cependant vite le fil de ses pensées, comme le moindre recoin de son corps était cajolé. Le massage érotique le porta vers les cimes du plaisir et les attentions ne s'arrêtèrent pas là, et même après que sa préparation soit finie.

Alors que Mike le pénétrait par des à-coups délicats et précautionneux, il continuait à le caresser de tout son corps, frottant délicieusement son ventre contre le pénis de Jean, massant sa nuque d'une main, malaxant son dos de l'autre, lui suçotant le cou et prenant toujours de profondes inspirations, comme si l'odeur de Jean était la saveur la plus exquise du monde. Toutes ces attentions firent venir une deuxième fois le jeune homme, alors que son compagnon résistait à la pression soudaine, arrêtant un moment ses mouvements, avant de reprendre quand le corps sous lui se fut détendu. Sentir à nouveau le plaisir naître dans sa prostate alors qu'il était encore sous le coup de sa libération précédente noya Jean dans un nouvel océan de félicité où sa conscience se perdit. Son esprit enregistra à peine son nouvel orgasme et la fontaine blanche qui se déversa sur sa poitrine, alors que Mike s'était retiré pour jouir à son tour.

Jean planait encore à moitié quand Mike le rhabilla correctement après avoir essuyé les traces de ses chaleurs. Après quoi le géant lui caressa les cheveux comme à un enfant qu'on félicite avant de quitter la pièce avec un signe de tête. Sentant que tout son corps semblait s'être transformé en chamallow suite au plaisir ressenti, Jean dut renoncer à reprendre son activité précédente. Il n'était pas sûr de pouvoir tenir sur ses jambes avant un moment, et ce n'était pas à cause de courbatures. Il essaya de penser à autre chose alors que le souvenir de l'étreinte faisait tressauter son bas-ventre. Il avait déjà assez joui pour aujourd'hui !

Inktober 10 : Mike x Jean

A SUIVRE

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Iroko

Blabla : Je commence à bien aimer jouer avec Mike ^^ et à malmener ce pauvre Jean XD