Bonjour à toutes ! Tout d'abord je m'excuse pour ne pas avoir répondu aux reviews, je n'ai pas été beaucoup chez moi récemment et lorsque j'avais accès à l'ordinateur j'ai préféré continuer à écrire. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop !
Je dédicace ce chapitre à ma frangine qui me tanne à chaque fois pour que j'écrive la suite !!! Mais heureusement qu'elle est là pour me booster !
Bon assez de blabla, je vous laisse lire…
X.
Ma journée à Biloxi avait été riche en péripéties, et c'est exténuée que je montai me coucher. Il régnait une chaleur lourde dans ma chambre, et je décidai d'ouvrir la fenêtre en dépit des innombrables moustiques qui peuplaient les bayous tout proches. Je tombai comme une masse sur l'édredon épais et m'endormis presque aussitôt, bercée par le chant apaisant des grillons qui s'en donnaient à cœur joie dans le vaste jardin du domaine.
Le lendemain matin, je fus réveillée par le clapotis des gouttes de pluie contre le toit de tôle de la vieille cabane de jardin. Le parfum acre de la terre détrempée vint me chatouiller les narines et je pris une profonde inspiration, me délectant de cette odeur qui me rappelait mes cavalcades à travers les champs de coton durant mon enfance. Je me souvenais de la mine désapprobatrice de Renée lorsqu'elle me voyait rentrer avec de la boue jusque dans mes cheveux, de ses remontrances qui ne m'empêchaient pas cependant de recommencer lorsqu'une nouvelle averse menaçait…
Le cocorico d'un coq me ramena à l'instant présent. Je constatai avec soulagement que la chaleur de ces derniers jours avait laissé la place à une fraicheur agréable et bien plus confortable. Ravie de ce répit dans cet été caniculaire, je m'étirai langoureusement en songeant à la merveilleuse journée qui m'attendait. La perspective de revoir Mike m'emplissait de joie mais me rendait nerveuse tout à la fois. En effet, j'aimais sa compagnie, c'était quelqu'un de plaisant avec qui il était agréable de discuter, mais d'un autre côté, je ne savais comment amener la conversation sur Edward Cullen sans paraître trop indiscrète. Ce qui s'était passé entre eux la veille m'obsédait, Edward n'avait pas même cherché à dissimuler l'antipathie et le ressentiment qu'il éprouvait envers Mike, comme s'il connaissait ce dernier depuis des années…
Durant le déjeuner, Renée m'assaillit de questions concernant ma nouvelle rencontre. Je lui répondis brièvement, laissant le soin à Jessica de s'étendre plus en détail sur sa physionomie ou son charisme qu'elle jugeait incomparable.
« Pourquoi ne m'a-t-il pas invitée moi aussi ? » ronchonna cette dernière lorsqu'elle apprit que j'avais rendez-vous avec Mike.
Je levai les yeux au ciel.
« Parce que tu n'as que quinze ans, voilà pourquoi, » rétorquai-je.
« Seize ! » s'exclama-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, boudeuse.
« Je te ramènerai des pop-corn, » la taquinai-je.
Elle me lança un regard assassin auquel je répondis par un sourire innocent.
« Ca me rappelle ma jeunesse, » murmura Renée songeuse.
Charlie leva le nez de son journal, les sourcils froncés, se demandant ce que sa femme pouvait bien avoir en tête. Celle-ci l'ignora et continua :
« Il y avait un camp de militaires près de là où nous vivions… j'ai fait tourné plus d'une tête, et des hauts-gradés en plus ! Je passais des heures à discuter avec eux…»
Elle gloussa , les yeux dans le vague, visiblement perdue dans ses souvenirs. Charlie toussota.
« Je comprends mieux maintenant pourquoi aucun ne t'a demandé en mariage, » bougonna-t-il.
Renée le fusilla du regard. Il l'ignora et replongea dans son journal sans tenir compte de ses lamentations. Je baissai les yeux sur mon assiette, peu désireuse de prendre part au conflit. J'engloutis le reste de mon repas et m'esquivai rapidement afin de rejoindre Mike.
Nous avions prévu de nous retrouver devant la cathédrale de la Nouvelle-Orléans car nous souhaitions boire un verre avant d'aller au cinéma. J'arrivai en avance, et ce malgré les remontrances de Renée qui estimait qu'une femme se devait d'être en retard lors de son premier rendez-vous. Les rues, d'ordinaire animées, étaient vides, sans doute à cause des trombes d'eau qui tombaient depuis l'aube. Les rares passants s'étaient abrités sous les nombreuses arcades des maisons coloniales, attendant une accalmie qui n'avait pas l'air de vouloir venir.
Je courus à mon tour m'abriter sous un balcon près de la cathédrale et jetai un coup d'œil aux alentours, mais il n'y avait personne. J'ôtai ma capuche et mes cheveux retombèrent sur mes épaules, épars, complètement trempés. Je passai une main dedans afin d'essayer de les démêler un peu, peine perdue. Je soupirai bruyamment en maudissant cette pluie qui ne semblait pas vouloir s'arrêter lorsque je sentis deux mains puissantes m'enserrer la taille. Je sursautai et me tournai vivement. Mike se tenait devant moi et me souriait avec malice.
« Tu as réussi à te libérer de ta sœur ? » demanda-t-il d'un ton taquin.
Je me souvins alors de la manière dont s'était comportée Jessica la veille et me mordis les lèvres, embarrassée.
« Mike, je suis vraiment dés… » commençai-je.
Il posa son index sur ma bouche.
« Tu n'as pas à t'excuser, tu sais. Elle est jeune, ça lui passera, » me dit-il sans se départir de son sourire affable.
J'acquiesçai, même si je savais que la stupidité de ma sœur n'était pas due à son âge.
« Alors on va le boire ce verre ? » me demanda-t-il d'un ton plein d'entrain.
Il ôta son blouson qu'il brandit du bout des bras par-dessus sa tête et m'invita à m'abriter en dessous. La promiscuité dans laquelle nous nous trouvions me troubla malgré moi, je pouvais presque sentir la chaleur de son corps, sans compter le parfum de sa veste qui m'enveloppait et m'enivrait complètement. Nous marchâmes, et je trébuchai à plusieurs reprises, jusqu'à une ruelle excentrée du quartier français, dans un café méconnu des touristes mais qui était réputé dans toute la région pour ses beignets succulents. Il possédait un petite cour intérieure qui était en grande partie abritée de la pluie grâce aux arcades qui en faisaient le tour. Sur les murs grimpaient des rosiers aux fleurs odorantes. En son centre trônait une ravissante fontaine qui ajoutait encore au romantisme du patio.
Nous nous installâmes à l'extérieur. Il n'y avait personne, hormis un jeune couple occupé à se couver des yeux sans se soucier le moins du monde de notre arrivée. Le temps en compagnie de Mike s'envola à une vitesse alarmante. Il me posa pleins de questions sur ma vie, mes projets,… C'était quelqu'un qui s'intéressait aux autres, et je devais bien avouer que son intérêt pour moi me flattait énormément. Il me parla ensuite de lui, de sa vie en tant que militaire, de son enfance en Californie… en entendant le nom, je ne pus m'empêcher de sourciller.
« Ca fait longtemps que tu connais Edward Cullen ? » me demanda-t-il brusquement.
Mon sourire s'évanouit instantanément à la mention du personnage. Prononcer son nom avait suffi à rompre le charme.
« Depuis un peu plus d'une semaine, » lui répondis-je. Et depuis bien trop longtemps à mon goût, pensai-je avec amertume.
« Je le connais depuis toujours. Nous jouions ensemble lorsque nous étions petits. »
J'écarquillai les yeux, stupéfaite par cette révélation pour le moins étonnante. J'avais imaginé bien des scénarios mais pas celui-là.
« M… mais » bégayai-je.
Il hocha la tête sans se départir de son sourire aimable.
« Oui je comprends ta surprise étant donné la froideur de nos retrouvailles hier. »
J'opinai imperceptiblement, impatiente de connaitre les détails de leur différend. Qu'est-ce qui avait pu amener ces deux-là à se montrer aussi glacials l'un envers l'autre ? L'affaire devait être bien grave.
« As-tu… » Mike parut hésiter un instant « Connais-tu bien Edward ? » me demanda-t-il avec prudence.
La vision des baisers que nous avions échangé me traversa immédiatement l'esprit et je remuai sur ma chaise, soudain mal à l'aise. Je serrai les dents.
« Plus que je ne l'aurais souhaité, » répondis-je d'un ton sec qui laissait peu de doute concernant mon opinion sur le personnage.
Mike se détendit immédiatement. Il me lança un regard complice. Visiblement, il savait ce que je laissais entendre derrière ces paroles. Encouragée, je continuai :
« J'ai passé trois jours à Miami avec lui et je l'ai trouvé extrêmement… »
Orgueilleux, insupportable, exécrable, arrogant, dédaigneux, méprisant, odieux… J'hésitai un moment sur l'adjectif qui le caractérisait le mieux. J'optai pour la modération :
«… désagréable, » finis-je par dire.
« Je suis totalement d'accord avec toi… Il a l'intention de rester longtemps à la Nouvelle-Orléans ? »
« Au moins jusqu'au mariage de l'un de nos amis, après je ne sais pas, » confessai-je.
Je baissai les yeux, soudain fascinée par mon verre, avant d'ajouter :
« Je… j'espère que ça ne va pas bouleverser tes plans et que tu vas rester un moment dans la région. »
A peine avais-je terminé ma phrase que je sentis le rouge me monter aux joues face à l'audace de mes paroles.
« Merci, » chuchota Mike, la joie perçant dans sa voix grave. Je levai les yeux et croisai son regard bleu clair qui me scannait avec intensité. Nous restâmes un moment à nous dévisager sans oser le moindre geste. Ce fut lui qui rompit le premier le silence :
« De toute manière, s'il ne veut pas me voir, c'est à lui de partir, pas à moi. Je n'ai aucune raison de l'éviter, » déclara-t-il en haussant les épaules avec dédain.
Je le regardai sans comprendre. Il prit une profonde inspiration et commença son récit.
« Son père était l'un des hommes les plus généreux que j'ai connus, il était vraiment bon. Il employait mon père qui était le gardien de la villa qu'il habitait à Beverly Hills, et c'est dans cette maison que j'ai grandi. Monsieur Cullen s'est très vite attaché à moi, il me considérait comme son fils, m'aimait comme son fils. Lorsque mon père est mort, j'avais à peine dix-huit ans. Monsieur Cullen m'a alors pris sous son aile.
« Il savait que j'avais toujours voulu être journaliste, c'était mon souhait le plus cher d'entrer dans cette profession, mais les études dans ce domaine étaient bien trop onéreuses pour moi. Dans sa grande bonté, il a financé l'une des plus prestigieuses écoles de la côte ouest, et m'a également procuré un logement gratuitement, un loft qu'il possédait en plein cœur de San Francisco. »
Il s'arrêta un instant et son regard habituellement plein d'entrain se voila.
« Malheureusement, il est mort peu de temps après d'une crise cardiaque. Edward, qui était jaloux de la tendresse et de l'attention que son père avait pour moi, a immédiatement arrêté de financer mon école et m'a expulsé de l'appartement qui lui revenait de droit. J'ai dû me débrouiller et tracer mon propre chemin en oubliant tous mes rêves. »
Je restai muette, stupéfaite par cette révélation. Je détestais Edward mais jamais je ne l'aurais cru capable d'une telle bassesse. Comment pouvait-il briser l'avenir d'un homme avec autant de cruauté ? Et de quel droit ?
Mike me regarda avec une sérénité et une résolution qui me mirent hors de moi. Il ne méritait pas d'être traité de la sorte. Je serrai les poings à m'en faire mal.
« C'est injuste! Il faut te venger, raconter ce qu'il t'es arrivé à la presse, le discréditer ! » m'écriai-je avec une ferveur que je ne me connaissais pas.
Il secoua la tête.
« Un jour il le sera, mais pas par moi. Je ne salirai pas le nom des Cullen, ne serait-ce que pour la mémoire de son père,» me répondit-il calmement.
Sa modestie et sa gentillesse concernant toute cette affaire étaient remarquables.
« Je t'admire, tu es bien plus modéré que je ne le serais dans la même situation, » lui confiai-je.
Il haussa les épaules comme s'il ne méritait pas un tel compliment.
« Je ne suis pas quelqu'un de rancunier, » me dit-il avec un sourire. « Et puis, tout n'est pas si mal. J'ai trouvé un métier passionnant, mes camarades sont sympathiques, et j'ai fait des rencontres plutôt agréables… »
Il prit son verre et but une gorgée en me regardant d'un air entendu auquel je répondis par un sourire timide.
« Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Comment Jasper Hale peut-il être ami avec un tel homme ? C'est quelqu'un d'extrêmement charmant et sympathique… Je suppose qu'il ne doit pas être au courant de cette affaire, je ne vois pas d'autre explication. »
« Probablement… Et puis Edward est quelqu'un qui sait se montrer très agréable parmi ceux qui sont de la même classe sociale que lui. »
Je hochai la tête. Cette déclaration n'était pas surprenante. Une ultime question me brûlait les lèvres et je me décidai à la poser.
« Quand nous étions à Miami, Edward téléphonait à sa sœur deux fois par jour. Il paraissait très proche d'elle. Elle… elle est comment ? »
Mike détourna le regard et se renfonça dans sa chaise. Un éclair de tristesse passa sur son visage.
« Vanessa était une enfant facile à vivre et agréable. Elle m'adorait et je passais beaucoup de temps à jouer avec elle. Malheureusement, en grandissant elle est devenue comme son frère : fière et arrogante. Mais je ne l'ai pas vue depuis la mort de son père, elle a peut-être changé. Elle doit avoir seize ans maintenant. »
Il attrapa son verre et le finit en quelques gorgées. Plus je l'observais et plus l'estime que je lui portais s'accroissait. Je ne pouvais m'empêcher d'admirer la manière dont il prenait toute cette histoire et comme il s'en était admirablement bien sorti malgré tout ça.
Il jeta un coup d'œil à sa montre.
« On ferait mieux d'y aller si on ne veut pas rater la séance, » dit-il en attrapant son portefeuille.
Il insista pour me laisser choisir le film, malgré mes véhémentes protestations. J'optai pour une comédie qu'Alice était allée voir avec Jasper et qu'elle m'avait recommandé.
Lorsque nous entrâmes dans la salle, la plupart des spectateurs étaient déjà installés. Il n'y avait presque que des couples, ce qui me mit immédiatement mal à l'aise.
Je ne parvins pas à suivre le film, j'avais l'esprit bien trop occupé à ressasser la conversation que je venais d'avoir avec Mike. Mike qui était assis juste à côté de moi, duquel j'étais séparée par un simple accoudoir… J'avais terriblement envie de me blottir dans ses bras, de le réconforter, d'enfouir mon visage au creux de son cou et de respirer son parfum frais… Troublée, je tâchai de me concentrer sur le film et d'ignorer mon voisin qui avait posé sa main sur l'accoudoir, paume vers le ciel…
Lorsque les lumières se rallumèrent, je poussai un soupir de soulagement. Nous nous levâmes, puis Mike se tourna vers moi en attendant que l'allée se libère.
« Tu as aimé ? » me demanda-t-il.
Ses paroles m'arrachèrent à mes pensées.
« Aimé quoi ? » m'exclamai-je en sursautant.
Il me lança un regard aussi surpris qu'amusé.
« Le film ! Enfin Bella quoi d'autre ? »
« Non… enfin oui je… j'ai aimé, » balbutiai-je en portant mes mains à mes joues brûlantes afin de dissimuler mon trouble. Il ne renchérit pas, ce à quoi je lui fus reconnaissante.
Il me raccompagna jusqu'à ma voiture qui était garée à quelques rues du cinéma. La pluie avait enfin cessé, mais des nuages gris voilaient toujours le ciel. Au moment de nous quitter, je pris mon courage à deux mains et l'invitai à venir me rendre visite à la plantation dès qu'il le pourrait. Nous fixâmes la date à la semaine suivante. Lorsqu'il me prit dans ses bras pour me dire au revoir, un frisson me parcourut l'échine. Mais il me relâcha presque aussitôt, à mon grand regret. Ces quelques jours sans le voir promettaient d'être très longs…
De retour à la plantation, Alice se précipita à ma rencontre. Elle trépignait d'impatience à l'idée de connaitre tous les détails de mon rendez-vous. Nous allâmes directement dans la chambre en prenant soin d'éviter Renée qui somnolait dans le salon. Jessica et Lauren étaient sorties et Angela était à son cours de solfège. Nous serions tranquilles pour discuter. Une fois la porte de ma chambre fermée, je lui racontai sans attendre tout ce que Mike m'avait révélé au sujet d'Edward.
« Je ne peux pas le croire, Bella ! » s'écria-t-elle en se levant brusquement du lit sur lequel nous étions assises. Elle se mit à arpenter la pièce d'un bout à l'autre, songeuse. Je la suivis du regard. « Edward ne peut pas faire une telle chose ! Et puis comment son ami le plus proche pourrait-il ignorer une histoire pareille ? »
Je secouai vigoureusement la tête.
« C'est évident, Edward a caché la vérité à son ami. C'est bien plus probable que d'imaginer que Mike aurait pu inventer tout ça, » affirmai-je avec conviction.
« Mais on ne le connait que depuis hier, on devrait peut-être rester prudentes face à ses confessions. »
« Ecoutes, tu sais que je n'accorde pas ma confiance facilement, mais cette fois, on ne peut pas douter de sa sincérité. Il m'a donné tant de détails dans son histoire que je peux pas croire qu'il ait pu l'inventer. Et puis il avait l'air vraiment honnête,» m'écriai-je avec véhémence. « Si il a menti, alors laissons Edward le contredire lui-même. »
Alice s'arrêta et me dévisagea d'un air curieux. Puis elle revint s'asseoir à mes côtés, soudain souriante.
« Je crois que tu aimes beaucoup ce Mike, » me dit-elle d'une voix enjouée.
Je détournai le regard.
« Oui, il est vraiment pleins de qualités. Je ne vois pas comment on peut ne pas l'apprécier, c'est une personne avenante et sympathique. Il a vraiment souffert de cette histoire et malgré ça il reste enjoué et optimiste,» confessai-je, un sourire béat sur le visage.
« Et puis il est plutôt beau garçon, » renchérit Alice en me faisant un clin d'œil complice.
Nous éclatâmes de rire face à cette observation judicieuse.
«Tu vois Jasper ce soir ? » lui demandai-je lorsque nous nous fûmes calmées.
Alice parut embarrassée et se mit à tortiller une mèche de ses cheveux autour de ses doigts.
« Il préfère ne pas sortir. »
Je fronçai les sourcils.
« Qu'est-ce qui se passe ? » la pressai-je, soudain inquiète.
« Rien de bien important… Hier, pendant que nous nous promenions, des paparazzi nous ont surpris et ont pris des photos. »
« Après tout rien d'étonnant, Jasper est célèbre. »
« Mais je… j'ai peur de ce qui va se passer quand il va rentrer à LA, » murmura-t-elle d'une voix chevrotante. Je la pris dans mes bras pour la réconforter.
« Alice, Jasper tient beaucoup à toi, je suis sûre que tout ira bien, » tentai-je de la rassurer.
Mais au fond de moi, je savais que ses peurs n'étaient pas totalement infondées. Nous n'étions plus qu'à deux jours du mariage de Carlisle et Esmée, et bientôt Jasper serait obligé de rentrer en Californie… Et Edward avec lui…
Je sais, il n'y a pas beaucoup d'Edward dans ce chapitre, mais je me rattrape dans le prochain, promis !! Le prochain promet d'être croustillant, ça sera enfin le mariage de Carlisle et Esmée…
Sinon le secret de Mike vous en pensez quoi ? J'attends vos reviews !!
