Coucou ~
Voilà le chapitre 9
Tournons-nous vers Laï, sa famille, et son passé ~
Bonne lecture!
Chapitre 9: Un puzzle de famille
1er Septembre
Je me levai très tôt pour préparer ma valise ; mes livres, mes parchemins et autres trucs se rejoignirent à l'intérieur. Je mis les tablettes de chocolat dans mon sac, ainsi que ma baguette et mes plumes pour écrire. Je mangeai rapidement mon petit-déjeuner, je mis ma valise dans la voiture, je montai avec le reste de mon croissant et nous partîmes vers la gare King's Cross.
Il était dix heures du matin quand nous arrivâmes au quai où quelques élèves et parents se trouvaient déjà. Je vis une famille de têtes blondes, les Malefoy. Drago m'aperçut et me fit un petit sourire en coin, auquel je répondis d'une petite inclinaison de tête. Maman me jeta un étrange regard qui voulait dire: "Tu vas m'expliquer pourquoi tu salues Malefoy, toi." Je lui fis un sourire.
Une fois mes parents embrassés, mes affaires dans le porte-bagage et Sakura blottie contre moi, je pus enfin m'affaler, dans le confortable siège du Poudlard Express.
J'avais le cœur déchiré entre la peine de ne plus être en vacances et la joie de retourner à Poudlard, retrouver les fantômes, les tableaux qui parlaient, les cours de sorcellerie, les potions... La normalité des moldus me paraissait bien fade comparée au dynamisme de Poudlard. Même si j'allais me faire passer un sacré savon par le Maître des vêtements en noir.
Le train allait démarrer d'un instant à l'autre, et je jetai un œil sur le quai à travers la vitre ; J'avais entre-aperçu la joyeuse meute des rouquins, communément appelée la Famille Weasley, sans pour autant repérer Ron et Harry. Voilà qui me désolait un peu, surtout que le Poudlard Express commença à s'ébranler, le cliquetis et crissement des roues signalant leur peine à lancer un tel monstre de métal. Je fis signe à mes parents, encerclés par la foule, avant de revenir à mon siège. J'étais seule dans le compartiment, avec Sakura, mais pas pour longtemps : à travers la porte du compartiment, je vis la frimousse d'une certaine Gryffondor qui fixait la mienne avec un sourire.
*Et voilà la compagnie !* pensai-je avec joie.
Hermione s'installa en face de moi, commençant déjà à raconter je-ne-sais-quoi ; certainement ses vacances.
Je me rappelai alors que Hermione était une née-moldue ; avait-elle raconté à ses parents sa première année, et, si oui, comment avaient-ils réagi ?
- Euh, Hermione ? commençai-je avec hésitation, sans savoir si ça n'allait pas la mettre mal à l'aise. Tes parents se sont bien... Habitués à ton statut... ?
Hermione fut sur le moment interloquée, mais accepta de me raconter sa situation. Moi qui avait deux parents sorciers, je me demandais bien comment on pouvait vivre sans un petit sort de récurvite, ce genre de corvées ménagères qu'on expédiait grâce à la magie. Exceptées les fois où l'on oubliait sa baguette au fond du jardin. Comme moi. Au bout d'un petit moment, le sujet de ses parents moldus partit à la trappe, et Hermione resta pensive en regardant par la fenêtre.
Sakura, sans doute ankylosée après sa petite sieste, s'étira de tout son long et ses griffes se prirent dans le tissu de mon sac, ce qui l'a fit miauler au secours. Un instant après, où elle m'arracha de la peau alors que je l'aidai à enlever ses griffes de là, le sac finit par terre et les tablettes de chocolat que j'avais pris soin d'emmener avec moi pour les jumeaux Weasley s'éparpillèrent.
- Tu comptes faire de l'exportation illégale ? fit Hermione en riant, tandis que je les ramassais.
- Tu n'as aucune idée du temps que les jumeaux Weasley ont passé à me harceler pour que j'en amène.
Au final, une des tablettes de chocolat suisse ne retrouva pas l'intérieur de mon sac, mais bien celui de nos estomacs ; j'étais contente d'en partager avec une amie.
Les vacances refirent leur apparition dans la conversation, puisque Hermione semblait s'intéresser aux miennes. Je lui décris brièvement mes retrouvailles avec mes amis, ma famille, et ma tristesse à l'idée de ne les revoir que juillet prochain.
- Oh, et, devine qui va bientôt avoir une bouche en plus à nourrir de chocolats ? lançai-je avec un petit sourire.
- Ah oui, c'est vrai, tu vas être grande sœur! Quelle chance, j'aimerais ne pas être fille unique... répondit Hermione.
Je soupirai. Le fait d'avoir un truc qui pleure sans arrêt me rendait inquiète. Et si je n'arrivais pas à m'en occuper quand mes parents sont dehors? Je pris un air dépité. Heureusement que Hermione ne s'en rendit pas compte.
D'ailleurs, mon amie semblait intéressée par la nouvelle, aussi la discussion s'orienta sur nos enfances. Je me sentais un peu mal à l'aise de parler de ça, mais Hermione insistait.
- Je t'assure Hermione, ça n'a rien de passionnant, me bornai-je à répéter.
Malgré tout, elle s'obstinait, prétextant qu'elle m'avait raconté la sienne et que, par conséquent, je devais faire de même, et je craquai.
- Bon, bon, d'accord! Que veux-tu savoir?
Elle me regarda, visiblement étonnée.
- Ben, ta vie en Suisse, tes parents, ton déménagement... tout quoi!
Je poussai un long soupir. Mon enfance était tellement ennuyante et triste que je détestais la raconter. Les grands yeux d'Hermione me firent l'effet d'un booster et je me mis à parler.
26 juin 1980
Clinique Sonnenhof
Des cris se firent entendre, une femme, un linge sur elle, les jambes écartées, hurlait à l'agonie. Son ventre rond commençait à s'aplatir. Un médecin et des infirmières couraient partout, entouraient la jeune femme, transportant des éponges, des petits linges, des machines et de l'eau chaude. Le médecin, entre les jambes de la femme, les mains tenant quelque chose, déclara:
- J'ai la tête, allez-y! Poussez!
La femme poussa de toute ses forces et hurla. Le ventre s'aplatit et un autre cri retentit. Un cri de nouveau-né. Un bébé venait de naître et les infirmières s'occupèrent de lui pendant que la femme rassemblait ses esprits avec le peu de forces qui lui restait. Elle était fatiguée et le bruit du bébé la soulageait. Il était vivant. Quelques minutes passèrent et le médecin donna le bébé à la femme.
- C'est une fille. Félicitations!
Elle sourit, prit l'enfant dans ses bras et regarda son mari, debout à ses côtés. La fille avait les yeux ouverts et observait la femme avec attention avant de faire un sourire. L'homme caressa tendrement la tête de sa fille.
- Une idée de prénom? S'enquit la femme.
- Je ne sais pas. Elle est si parfaite qu'elle a l'air artificielle.
Un éclair de génie lui traversa l'esprit.
- Artificiel. En anglais, Artificial et en le mettant en verlan, Laïcifitra. Elle va s'appeler comme ça.
Sa femme le regarda d'un air étrange.
- Tu es sûr? D'accord. Laïcifitra...
Elle la serra contre elle avec douceur.
Les années passèrent et Laïcifitra grandit. Sa magie se manifestait par moments, elle se mettait à voler, cassait des objets et faisait trembler sa maison rien qu'en criant.
1 septembre 1986
Elle avait atteint l'âge de six ans et elle devait aller à l'école enfantine moldus. Même les sorciers devaient y aller, incognito. Laï n'était pas vraiment aimée des autres élèves, personne ne lui parlait si il n'y était pas obligé. Les amis n'existaient pas et elle passait ses récréations sous un arbre, seule, dans ses tristes pensées. Elle se haïssait et se maudissait de ressembler à un boudin selon elle, d'être trop différente des ses camarades et de ne voir personne de sang sorcier.
Sa rencontre avec les autres enfants ne s'était pas vraiment bien passée. Ils n'avaient pas bien vu l'arrivée timide de Laï, puis des rumeurs grotesques circulaient à son sujet. Personne ne lui avait jamais parlé mais ils pensaient tous la connaître par le biais de ces rumeurs. Les enfants se moquaient d'elle à la récréation, lui jetaient des bouts de papier mâché sur la tête en cours, la poussaient aux portes de l'école et le pire, ils faisaient tout leur possible pour la pousser à bout, qu'elle se mette à pleurer, signant leur victoire. C'était son quotidien et elle essayait d'être le plus loin possible d'eux dès les moments de temps libre. Elle faisait également son possible pour ne plus ressentir les émotions et encore moins les leur montrer. Son cœur se refroidissait de plus en plus et elle avait gelé ses larmes. Une grande peur était arrivée, venant de son père, un jour d'hiver. Elle avait l'habitude de ses sauts d'humeur. Il pouvait passer des rires aux larmes, passant par une colère noire en quelques heures. Pourtant, elle n'avait jamais compris le fait que sa mère sortait à peine dans le jardin, ses bleus qui apparaissaient de façon mystérieuse sur son corps et sur sa réticence à aller voir des autres personnes. Et ce jour de janvier lui avait donné un bout de vérité.
16 janvier 1988
Laïcifitra était dans sa chambre, elle pleurait en silence à cause des autres enfants qui lui avaient renversé de la colle sur ses cheveux. Sa magie faisait voler certains objets dans la pièce sur le coup de ses émotions. Elle était fragile, ronde, trop gentille et cela avait causé sa perte. Elle était dans ses pensées quand elle entendit un haussement de voix qui venait d'en bas. Piquée par sa curiosité, elle se leva et descendit doucement les escaliers qui menaient au salon. Elle s'arrêta à mi-hauteur pour regarder ses parents se disputer violemment.
- ...ça ne peut plus durer, Philipp! Laï devient de plus en plus froide avec les gens, les professeurs ne font rien pour arranger la situation, tu sais très bien qu'elle est très émotive et tu laisses couler comme si de rien n'était?! C'est pas possible que tu sois aussi con!
- Tu viens de me traiter de quoi?
Sa voix était calme, trop calme pour l'ambiance de la conversation.
- De con! Tu es un incapable! Un idiot qui ne soucie pas des problèmes de sa fille et qui ne pense qu'au foot!
Laï vit son père lever la main et gifler sa mère si violemment qu'elle en tomba. Elle hurla à la douleur, se tenant la joue endolorie et fusilla Philipp du regard. Celui-ci était toujours calme et il souriait à pleines dents.
- Tu me traites encore une fois d'idiot et l'Avada te tendra les bras. Mais bon, je veux bien laisser Laï aller à Poudlard pour te faire plaisir et je veux qu'elle devienne une sorcière puissante, froide et cruelle. Je veux la voir pratiquer la magie noire dans les duels. Si tout ce que tu dis est vrai sur l'enseignement.
- Tu es ignoble...
- Silence, femme! - il hurlait et avait donné un coup de pied dans les côtes de Jane - Si tu veux la garder en vie, fais ce que je te dis et ne l'aide en aucun cas. Fais aussi en sorte qu'elle ne remarque rien.
Il avait donné un dernier coup de pied avant de lancer un bonne nuit à sa femme. Laï remonta à toute vitesse dans sa chambre, choquée par le comportement de son père, de ses menaces envers sa mère. Son petit monde s'écroula sous le poids de la scène. Même sous le toit de sa maison, elle n'était plus en sécurité. Elle se demanda si il était capable de lever la main sur elle, de faire du chantage à sa femme avec la vie de sa fille. Elle commença à avoir peur, peur de son père et de ses sauts d'humeur.
Les jours qui avaient suivi cet incident n'étaient pas les mêmes pour elle. Elle ne regardait plus son père dans les yeux, les évitait le plus possible. Même les vacheries de ses camarades ne l'affectaient plus de la même manière. Elle savait qu'elle ne serait entendu de personne.
1er septembre 1990
Le jour où toute une bande d'enfants sorciers étaient arrivés et avaient très vite pris Laï avec eux. Ils discutaient, apprenaient à se connaître et jouaient tous ensemble. Cette date changea la vie de Laï définitivement. Elle était un peu moins froide et ses amis y étaient pour beaucoup. Ses talents de musicienne les avaient étonnés et ils étaient heureux de pouvoir chanter et danser avec de la musique. Elle avait enfin commencé à prendre du plaisir de venir à l'école et fuir l'ambiance de la maison.
15 mai 1991
Encore des années avaient passé et Laï avait dix ans. Elle avait grandit. Ses cheveux châtain clair avaient pris de la longueur et arrivaient jusqu'au milieu de son dos. Elle était toujours très timide et sa curiosité avait augmenté de façon incroyable. Elle s'acceptait comme elle était et ses talent de musique et de cuisine s'étaient renforcés. Sa maîtrise du français et de l'allemand impressionnait toujours et, avec sa mère qui lui parlait un peu anglais, ses notions d'anglais devenaient meilleures. Ce jour-là, elle revenait de l'école et ses parents la regardaient arriver. Elle avait accéléré le pas.
- Coucou, pourquoi vous êtes là?
- On aimerait t'annoncer quelque chose. Avait commencé Philipp.
- On va déménager. Avait continué Jane.
Laï resta sans voix. Déménager? Partir sans jamais revoir sa famille et ses amis? Elle prit peur et elle se réfugia dans sa chambre, au milieu de ses peluches.
Laï resta pendant plusieurs heures seule dans sa chambre. Elle ne voulut voir personne, pas même Laeticia, sa meilleure amie. Elle ne voulait pas partir du village, du canton et même du pays. Elle avait enfin des amis et ses parents voulaient lui en priver une fois de plus. Jane lui avait répété des centaines de fois, sa fierté d'être Anglaise et le fait d'y retourner lui mettaient un brin d'arrogance dans la voix. Elle parlait tout le temps de Poudlard, que c'était la meilleure des écoles magiques, que BeauxBâtons ne valait rien avec leur système et que Durmstrang n'étaient que pour les hommes. Laï lui avait plusieurs fois demandé pourquoi ne pas l'envoyer à BeauxBâtons, mais sa mère restait silencieuse à ce sujet.
Début juin 1991
Le jour du déménagement était arrivé et Laïcifitra s'était enfin résolu à partir malgré un pincement au cœur de ne plus revoir Laeticia et les autres. Ils lui avaient fait comprendre qu'ils ne l'oublieraient pas et que durant les moments où elle serait ici, ils fonceront l'étreindre. Elle pleura et prit la résolution de s'entraîner à fond, d'étudier et de toujours penser à eux, une minute par jour. Elle et ses parents prirent l'avion direction Heathrow pour commencer leur nouvelle vie sur le sol anglais.
1er Septembre 1992
Je regardai Hermione qui avait des étoiles dans les yeux. Est-ce qu'elle était triste pour moi? Je n'en savais rien.
- Voilà en quelques mots, mon enfance. Je ne vais pas m'étendre plus que ça sur les quatre années d'enfer. Je ne veux pas non plus de ta pitié, s'il te plait.
Je replongeai dans mon mutisme et mes pensées, tandis qu'Hermione resta aussi silencieuse. Quelques minutes passèrent ainsi, quand je marmonnais dans ma barbe inexistante.
- Tu as dit quelque chose, Laï? Me demanda Herm'.
Je relevai ma tête dans sa direction et je hochai la tête.
- Je me disais que... que...
Je me tus.
- Laï, tu peux tout me dire, tu le sais.
Hermione avait une voix suraiguë. Pleine de crainte. Comme moi, en cet instant. Elle se leva brusquement et me fit un câlin. Je hurlai, me retirai de son étreinte et m'éloignai d'elle le plus possible.
Nous nous fixâmes du regard quelques minutes, sans rien dire.
- Qu'y a-t-il? Je t'ai fais mal?
- N-non, mais c'est que... J'ai peur des mouvements brusques. Évite de refaire ça, s'il te plait.
Elle me regarda.
- A cause de ton père? Et tu as peur qu'il t'arrive pareil, c'est ça?
Je hochai la tête. Elle me fit à nouveau un câlin mais j'y étais préparée. Je la laissai faire.
- On devrait se changer.
Hermione hochai la tête et nous nous changeâmes. Le silence régnait dans notre compartiment. Je me repassai tout ce que je venais de raconter et une question me vint en tête : pourquoi Papa réagissait-il comme ça? Il était bipolaire, oui. Mais cet état justifiait-il cette violence? Je devrais faire des recherches sur le sujet. Peut-être dans la bibliothèque...
- Dis, t'as vu Harry et Ron? Demandai-je pour changer de sujet.
- Non, pas que je me souvienne. J'espère qu'ils ont pu prendre le train.
- Mouais, je l'espère aussi. Et si non, ben, qu'ils arrivent sain et sauf à l'école.
- Et qu'ils ne se fassent pas choper par Snape, haha.
Je pouffai de rire avec Hermione. Il était vrai qu'il ne pouvait pas supporter Harry plus qu'un cours et il faisait exprès de lui mettre des mauvaises notes en potions, car il trouvait toujours des excuses bidons pour le faire.
Le voyage se passa dans une meilleure ambiance qu'au début. Les jumelles Patil nous avaient rejoint pour le reste du trajet jusqu'aux portes de Poudlard. Nous suivîmes les autres années qui montaient dans des carrioles qui roulaient toutes seules. Durant ce moment de voyage, je me mis pleins d'hypothèses en tête à ce sujet. Des théories que je gardai pour moi, elles me prendraient pour une tarée qui n'a rien à faire de sa vie. Nous nous assîmes à nos tables respectives et la cérémonie des nouveaux premières années commença. Il n'y avait toujours pas de trace de Ron et Harry et je voyais bien Hermione s'en inquiéter, depuis là où je me trouvais. J'osai jeter un regard vers la table des professeurs et je fus surprise de ne pas voir Snape. Où est-ce qu'il était encore passé? Padma me secoua l'épaule pour attirer mon attention, ce qui marcha à merveille.
J'avais fini de manger mon repas, Padma et moi nous mîmes en route vers la salle commune avec les autres Serdaigles. L'énigme de la porte résolue, nous entrâmes dans notre nid confortable, montâmes les escaliers vers notre dortoir et allâmes nous changer pour dormir. Je me mis sur mon duvet quand Padma me sourit.
- J'ai un bout de salade coincé entre les dents? Demandai-je.
- Non, non. Pourquoi tu fixais la table des profs?
Je devins légèrement rouge.
- C'était pour les compter. Il m'a semblé en manquer, d'ailleurs.
Elle me regarda avec perplexité avant de hausser les épaules et me souhaiter une bonne nuit. Je lui souhaitai également une bonne nuit, je caressai rapidement une Sakura endormie dans un coin de mon lit, je posai ma tête sur le coussin et le sommeil me gagna.
J'espère que ça vous a plut et les reviews font toujours plaisir ^^
