Voici un nouveau chapitre. Merci pour toutes vos reviews, merci de me lire. En espérant que ce chapitre vous plaira toujours autant que les autres.

Bonne lecture !

Disclaimer : Malheureusement rien n'est à moi.


Chapitre 9

« Allo ? »

« Tony ! Je suis tellement heureuse de t'entendre ! »

« Abby ? » Il ne parvenait pas à croire qu'elle voulût encore lui parler après tout ce qui était arrivé. « Je suis désolé pour toute… cette pagaille. »

« Je sais. Vous n'y êtes pour rien. » Il fronça les sourcils. Se pourrait-il… ?

« Tu veux dire qu'on peut rentrer ? »

« Quoi ? Non ! Surtout pas ! Ils vous arrêteraient immédiatement ! » Il soupira. Il se doutait bien que c'était trop beau pour être vrai. Ziva grimpa à ce moment-là dans la voiture et fronça les sourcils.

« Qui ? » demanda-t-elle.

« Abby, pourquoi m'appelles-tu ? » Ziva sourit légèrement. Abby lui avait vraiment manqué à elle aussi.

« Pour te dire que je sais que vous êtes innocents. Même si toutes les preuves conduisent vers vous, je ne les crois pas. Je suis à cent pour cent avec vous. »

Il sourit et ferma les yeux. Ça faisait du bien d'entendre quelqu'un dire qu'il les croyait innocents. Ils avaient fini par perdre tout espoir de les convaincre un jour.

« Merci Abby. »

« Je vais faire tout mon possible pour vous couvrir si jamais on tombe sur une piste qui pourrait mener jusqu'à vous. Même si je ne sais pas où vous êtes. »

« Pas à la porte d'à côté. Abby, est-ce que Gibbs sait pour le réseau de Bachir ? »

« Ne me dites pas que vous en faites vraiment partie ? » s'exclama-t-elle, horrifiée.

« Non, non, Abs. Mais on pense que Bachir est derrière tout ça. »

« Tu veux dire que vous allez vous infiltrer ? » Il sentait clairement l'excitation dans sa voix. Il eut un sourire. Entendre Abby lui faisait plus de bien qu'il ne l'aurait cru.

« Sous-couverture pendant une cavale, ouep, Abs. »

« Tu veux que je vous aide ? Je pourrai vous faire des papiers que j'enverrai à une boite aux lettres quelconque. Je serai votre espionne dans l'agence-même ! »

Il rit devant l'enthousiasme dont elle faisait preuve. Ziva lui fit signe. Elle souhaitait parler à Abby également.

« Abby, je te passe quelqu'un. » Il donna le portable à l'Israélienne.

« Abby ? »

« Ziva ! Comme je suis heureuse de te t'entendre toi aussi. Tout le monde croit que vous êtes des criminels, que tu es redevenue l'assassin que tu étais, mais personne ne m'écoute quand je leur dis que c'est faux. Tu ne peux pas savoir à quel coin je voudrais que tu leur montres de quel bois tu te chauffes ! »

« De quel bois je me chauffe ? Qu'est-ce que ça veut dire ? » A côté d'elle, Tony éclata de rire devant l'incompréhension de Ziva face à cette expression.

« Voyons, mon cœur, ça veut dire qu'elle veut que tu montres à quel point tu es forte, de quoi tu es fait. » murmura-t-il, sans perdre son sourire.

« Oh ! » Elle eut un sourire. « Eh bien Abby, ce serait volontiers, mais je n'aimerais pas finir en prison juste pour leur montrer de quel bois je me chauffe. »

« Oh, Ziva ! Je suis tellement désolée pour vous deux ! C'est tellement injuste ! Je suis sûre que ce n'est même pas une de vos armes qui est à l'origine de la balle dans cet avocat. »

Ziva se mordit la lèvre. C'était une de leur arme qui avait effectivement servi à tuer cet homme, qui, apparemment était un avocat. Comment pouvait-elle dire à Abby que l'arme de Tony avait servi dans un meurtre ?

« Ziva ? » l'appela la jeune femme.

« Oui ? »

« Pourquoi n'as-tu rien dit ? Non ! Ne me dis pas… Une de vos armes ? »

« Celle de Tony, qu'il a avec lui. »

« Alors c'est ton arme que j'ai ? »

« Oui, Abby. »

« Pourquoi Tony ? »

« Un homme l'a attaqué par derrière et lui a pris son arme pour tirer avant de la lui rendre, » expliqua Ziva.

« Pauvre Tony. Et son poignet ? »

« En voie de guérison, ne t'en fais pas, Tony va très bien. »

« Il est entre de bonnes mains, » confirma Abby. « Quelqu'un approche, je dois vous laisser. Et n'oubliez pas, je suis totalement avec vous. »

« Merci Abby. »

Elles raccrochèrent. Ziva tendit le portable à Tony, qui le récupéra. Ils échangèrent un sourire. Leur conversation avec Abby leur avait fait du bien. L'espoir qu'ils avaient perdu étai revenu : c'était bon de savoir que quelqu'un était toujours de leur côté.

« Elle m'avait vraiment manqué. »

« A moi aussi. »

Il soupira et son regard se porta sur la route en face d'eux.

« Il va falloir qu'on reprenne la route. »

« Tony. »

Il tourna la tête vers elle. Il haussa un sourcil et elle se rapprocha légèrement. Elle déposa un baiser sur sa joue et resta un peu plus longtemps que nécessaire, mais aucun d'eux n'allait s'en plaindre.

« Je suis heureuse que tu sois toujours avec moi, » souffla-t-elle lorsqu'elle s'éloigna.

Il ne tint plus. Il attrapa le visage de Ziva et l'embrassa. Celle-ci d'abord surprise, finit par répondre à son baiser. Et ils s'embrassèrent comme si leur vie en dépendait, comme si c'était la dernière fois, parce que rien ne leur garantissait que ce ne fût pas le cas. Tout pouvait leur arriver et il voulait en profiter. Il n'y avait plus Gibbs, plus de règle, plus de menace avec le père de Ziva. Plus rien. Juste eux deux, seuls.

Ils s'éloignèrent à bout de souffle, front contre front. Leurs yeux étaient fermés, mais un même sourire étirait leurs lèvres.

« Allons trouver un motel à Atlanta, » souffla Tony.

Ziva ouvrit les yeux et les posa sur l'italien. Il lui fit un immense sourire auquel elle répondit volontiers. Se séparant, elle démarra la voiture. Tous deux étaient pressés d'arriver pour finir ce qu'ils avaient commencé.


Abby se retourna brusquement dès qu'elle eût raccroché. Elle se calma rapidement, laissa son excitation retomber du mieux qu'elle put et se prépara à faire face qui que fût la personne qui approchait.

Elle avait adoré pouvoir parlé à Tony et Ziva, les entendre lui avait fait tellement de bien. Ils avaient réussi à la rassurer et maintenant elle était sûre d'une chose : elle ne laisserait personne les envoyer en prison pour quelque chose qu'ils n'avaient pas fait. Pas même Gibbs.

Et quand elle pensait au loup, il apparaissait.

Elle lui fit un sourire. « Gibbs ! Je n'ai même pas eu le temps de regarder tout ce que vous m'avez apporté. Je sais que je suis rapide, mais là tu attends trop de moi. »

« Tu viens de passer un appel. »

« Quoi ? Tu viens me voir parce que j'ai téléphoné ? J'ai appelé les nonnes pour leur dire que je ne serais pas là ce soir pour notre partie de bowling, » mentit-elle.

« McGee était entré de s'informer sur le numéro que Tony avait utilisé. Il cherchait la liste d'appels pour voir s'il trouvait un indice sur l'endroit où ils étaient partis. »

« Il a trouvé ? » demanda-t-elle, faussement pleine d'espoir. Elle avait voulu durant un temps les retrouver, mais maintenant elle ne voulait pas les retrouver. Pas encore. C'était trop tôt.

« Non. Il était en train de regarder quand un numéro s'est ajouté. Celui de ce labo. »

Elle ne dit rien, se contentant de regarder l'ancien marine, qui la fixait sans ciller. Il attendait une réponse. Elle n'en avait pas à lui donner. Elle se tourna vers le carton de preuves et attrapa l'arme, sous les yeux de Gibbs, qui restait immobile. Elle enfila des gants et la sortit prudemment. Elle l'examina, puis ses yeux se posèrent sur son numéro.

« Ziva. »

« Abby. Que t'ont-ils dit ? Où sont-ils ? »

« Je ne sais pas où ils sont Gibbs. Ils m'ont dit qu'ils étaient innocents et je les crois. Même si je suis la seule à le penser. »

« Abs… »

Elle secoua la tête et posa l'arme, s'attaquant à l'indice suivant.

« J'ai du travail. »

Gibbs comprit le message et partit, non sans avoir lancé un dernier regard à la jeune femme. Il aurait voulu la protéger, mais il ne savait pas de qui il devait la protéger. De Tony et Ziva et des mensonges qu'ils lui avaient peut-être dits ? Ou d'eux qui cherchaient à tout prix à les arrêter alors qu'ils étaient peut-être innocents ?


Durée de la cavale : 13 jours

La rue était bondée. Mais ce n'était pas par des personnes faisant les boutiques, ou se dépêchant d'aller travailler. La rue était pleine de prostituées, de dealers et de SDF. Cet endroit respirait la misère et la criminalité. Ce n'était qu'une des nombreuses rues au paysage semblable. Un exemple de ce qu'il se passait dans toutes les villes des Etats-Unis. Et dans celles du monde entier aussi. Drogue, alcool, prostitution et misère qui se mélangeaient dans des lieux comme ceux-là.

Tony et Ziva échangèrent un regard tandis qu'ils avançaient vers un homme qu'ils savaient faire partie du réseau de Bachir. Ils évitèrent de poser le regard sur les personnes autour d'eux, d'agir comme les agents qu'ils étaient devant la drogue qui circulait.

Tony ne prêta pas la moindre attention aux prostituées qui lui demandaient s'il voulait de la compagnie. Ziva se retint de réagir tout du long, créer une scène était la dernière chose dont ils avaient besoin. Ne t'abaisse pas à un niveau aussi bas, se répétait-elle à chaque fois qu'une prostituée s'arrêtait à leur hauteur.

Enfin, ils arrivèrent à l'homme qu'il cherchait. Cameron Jones. Plusieurs antécédents, sur lesquels ils avaient préféré éviter de s'attarder lorsque les mots « suspecté de viol et homicide » leur avaient sauté aux yeux. Il y avait des choses qu'ils préféraient ignorer sur les personnes qu'ils allaient devoir fréquenter.

« J'peux vous aider. »

« Ça dépend. Tu fais bien partie du réseau de Bachir ? »

« Vois pas de quoi tu parles. »

« Si jamais tu le croises, dis-lui que Jack Freene a entendu parler de lui. »

« Jack Freene ? Connais pas. » L'homme commençait à énerver els deux agents. Il se moquait très clairement d'eux, mais Tony n'allait pas se démonter aussi facilement.

« Aussi connu sous le nom de Peoria Freene. Il saura qui je suis. »

Sur ces mots, Tony attrapa Ziva par la taille et s'éloigna. Cette dernière le regarda, levant un sourcil interrogateur. Il lui fit un sourire énigmatique et leva la main, commençant à décompter. Lorsqu'il baissa son dernier doigt, ils entendirent Jones les appeler. Elle sourit : l'italien était vraiment doué.

« Mmh ? » fit Tony en se retournant.

« Le Peoria Freene ? »

« Sept ans, six cent quatre-vingt trois femmes. »

L'homme écarquilla les yeux tandis que Ziva retenait sa colère. La seule couverture que Tony avait trouvée était en rapport avec sa précédente cavale. L'homme qui était à l'origine du trafic de femmes à Peoria avait été retrouvé mort deux mois après le départ de Tony et avait pu être identifié. Personne ne savait que le Karl Bruckenborv était en fait le Jack Freene, que les trafiquants avaient longtemps admiré. Personne ne savait ce qu'il était devenu. C'était parfait pour eux.

« P't'te que Bachir l'saura. »

« J's'rais dans le coin. »

Sur ces mots, ils repartirent, pour de bon, cette fois. Ils quittèrent la rue et semblèrent enfin pouvoir respirer. Ziva héla un taxi.

« Tu crois que ça suffira ? » l'interrogea-t-elle en entrant dans le véhicule.

« Je l'espère. On aura du mal à trouver autre chose maintenant qu'un des sous-fifres a vu notre visage. »

« Je n'aurais pas dû venir. Ça nous aurait laissé une autre chance si Jack Freene ne marche pas. »

« Il marchera. Crois-moi. »

« Que fait-on maintenant ? »

« On trouve un appart en ville. Tu trouves un boulot et je m'occupe de tout le côté couverture. »

« Je veux participer, T… Tyler. » Elle se mordit la lèvre. Pourquoi avait-elle sorti un nom pareil ? A voir l'expression de Tony, lui aussi n'aimait pas.

« Tu participeras Zoé. » Elle grimaça.

Comment Tony faisait-il pour toujours parvenir à trouver ce que tous détestaient ? C'était un véritable mystère. Mais d'un autre côté, Tony parvenait aussi à trouver ce que tous aimaient. Ce n'était qu'un juste équilibre entre les deux.

Elle sourit et approcha son visage du sien. Ils se fixèrent quelques secondes avant de s'embrasser.

Jamais elle ne s'était sentie aussi bien. Même s'ils étaient en cavale, même si le monde semblait après eux, elle était bien, elle était heureuse, parce que la seule chose qui comptait était qu'ils étaient ensemble. Et ils n'avaient pas à s'en cacher ou n'avaient plus à faire semblant.

Et elle réalisait peu à peu qu'elle aimait l'italien, mais ça ne l'effrayait pas. Au contraire, elle adorait ça.


Gibbs jeta un coup d'œil aux informations qu'ils avaient récupérées chez John Smith. Il n'y avait en fin de compte pas grand-chose. Ils avaient identifié l'arme comme étant celle de Ziva et savaient également que ce n'était pas avec celle-là que les balles avaient été tirées. Ce qui ne laissait que l'arme de Tony.

Suite aux informations relativement importantes sur Azel Bachir, ils avaient cherché un lien entre lui et les trois avocats retrouvés morts. Et ils l'avaient trouvé.

Alexandre Duke avait été l'avocat d'une victime de viol dont le principal suspect était un des principaux sbires de Bachir. Pas un des principaux sbires : c'était son bras droit. L'affaire était en cours et en passe d'être gagnée par la victime. Tuer l'avocat était une bonne façon de s'assurer que personne ne terminerait en prison et de faire taire la victime définitivement : elle aurait bien trop peur de se faire tuer à son tour si elle continuait ses poursuites. Elle l'avait compris puisque l'affaire avait été abandonnée par demande de la victime. Affaire classée.

Michaël Kohl et Henry Lydecker étaient deux avocats qui travaillaient avec les polices des différentes villes concernées par le réseau, afin de monter un dossier qui mènerait en prison toutes les personnes en faisant partie. Leur dossier avançait plutôt bien, malgré le fait qu'ils étaient les seuls à vouloir tremper dans cette histoire avec ces polices. De toute évidence, ils en avaient payé le prix.

Ils avaient le lien entre les avocats et Bachir. Ils avaient un lien entre Bachir et les deux agents. Mais ce lien n'était pas assez important pour être le bon. Il devait y avoir autre chose. Gibbs se doutait que ses agents ne se seraient pas alliés avec un homme qu'ils avaient poursuivi dans le passé. Il y avait autre chose, mais il ne trouvait simplement pas quoi.

Il souffla et se leva. Il avait besoin d'un nouveau café et d'une discussion avec Ducky : il avait toujours les réponses qu'il ne trouvait pas.

Il se dirigea vers l'ascenseur et y pénétra, appuyant avec un peu plus de force que nécessaire sur le bouton de l'autopsie. Les quelques secondes dans l'habitacle lui semblèrent durer une éternité durant laquelle il se reposa les mêmes questions et continua à n'obtenir aucune réponse.

Mais les portes s'ouvrirent et il put entrer dans la salle d'autopsie où il trouva Ducky, occupé sur un corps. Il s'approcha et s'arrêta à hauteur de la table, s'appuyant contre, face au médecin légiste. Ce dernier ne leva pas les yeux, amis l'agent sut qu'il savait qu'il était là.

« Le lien entre Bachir et Tony et Ziva n'est pas clair. »

« Pourquoi cherches-tu un lien autre que celui qui semble évident Jethro ? »

« Que veux-tu dire ? »

« Bachir a peut-être simplement cherché à tuer cet avocat et en les reconnaissant a décidé de faire d'une pierre deux coups et de les piéger. »

« Bachir ne les aurait pas laissé en vie. Ils seraient morts à l'heure qu'il est. »

« Sauf si Bachir ne parvient pas à les trouver. Pourquoi nous échapperaient-ils, mais n'échapperaient-ils pas à eux ? »

Gibbs contempla cette simple question. Pourquoi supposait-il qu'ils seraient morts si Bachir avait cherché à les piéger alors que personne ne parvenait à les retrouver ? Peut-être parce qu'il ne voulait pas croire qu'ils avaient préféré se débrouiller seuls plutôt que de lui demander son aide. Ils n'avaient pas eu assez confiance en lui pour lui demander de les aider à se tirer du pétrin dans lequel ils s'étaient encore fourrés. C'était pour ça qu'il préférait les croire avec Bachir ou morts : il en voulait pas affronter cette réalité.

« Ils peuvent aussi être avec lui. »

« Très improbable, Jethro. Toi et moi savons que Ziva et Tony ne s'allieraient pas avec un criminel tel que lui. »

« Je crois que je ne sais plus rien les concernant. »

Ducky haussa un sourcil amusé. Ce n'était pas dans le genre de Gibbs d'avouer ce qu'il pensait et ressentait. Il devait réellement se sentir impuissant.

« Tu peux être sûr d'une chose, Jethro. »

« Laquelle ? »

« Tes agents reviendront sains et saufs avec la preuve qu'ils étaient innocents depuis le début. »

« Tu les crois innocents. »

« Je ne les crois pas innocents, je les sais innocents. Là demeure toute la différence. »

« Pourquoi ? »

« Je te l'ai dit. Tony et Ziva ne s'allieraient jamais avec un criminel, même si leur vie en dépendait. C'est quelque chose dont je suis sûr et, dans ce cas, ils ne peuvent être qu'innocents. »

Gibbs hocha la tête. Il comprenait la logique de Ducky, mais il ne savait pas s'il pouvait lui-même la suivre. Ce qu'il voulait par contre, c'était retrouver ses agents et leur demander les explications que tous avaient besoin d'avoir.


Durée de la cavale : 14 jours

Ziva passa son doigt sur la joue de Tony, dessinant la forme de son visage, continuant avec la courbe de sa mâchoire et s'arrêtant sur ses lèvres. Elle sourit. Elle aimait trouver Tony allongé à côté d'elle chaque matin. Elle aimait sentir ses bras autour d'elle, elle aimait ses lèvres sur les siennes, elle aimait sentir sa peau contre la sienne. Elle aimait la façon dont ses mains semblaient connaitre son corps par cœur, dans le moindre détail.

Elle l'aimait simplement.

Un téléphone vibra sur la table de nuit. Se dégageant doucement des bras de son amant afin de ne pas le réveiller, elle l'attrapa et répondit.

« Allo ? » souffla-t-elle.

« On cherche Jack Freene. »

« Je suis sa femme, Jessica. Je lui ferai passer le message. »

« On a parlé à Bachir. »

« Et ? »

Ziva retint imperceptiblement sa respiration, espérant de tout cœur que la réponse serait positive. Elle jeta un coup d'œil à l'homme derrière elle qui dormait encore paisiblement. Elle ne voulait pas avoir à lui annoncer que leur plan ne marcherait pas, qu'ils ne trouveraient pas le moyen de s'innocenter et qu'ils risquaient de devoir fuir toute leur vie.

« Il a été impressionné d'savoir qu'Peoria Freene voulait reprendre du service. Encore plus sous ses ordres. »

« Vous ne m'avez toujours pas dit sa réponse. »

« Impatiente, hein, poupée ? »

« La réponse. »

Un rire parvint à ses oreilles. Elle était impatiente, oh ça oui ! Mais il ferait mieux de ne pas continuer à tourner autour du plat – ou étais-ce du vase ? – s'il tenait à sortir indemne de leur prochaine rencontre.

« Très bien, très bien, chérie, j'vais t'donner sa réponse. Mais j'suis pas sûr qu'elle t'plaise. »


Un nouveau chapitre ! Dites-moi s'il vous a plu.

AngelShep