Bon, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop de la dérouillée, si je puis dire, qu'a reçue Drago... Ca lui fout un coup au niveau de son orgeuil et il commence à comprendre les rapports qu'il entretient avec sa mère... Mais, bref ! Comme promis, le chapitre 10 est en ligne. Et je vous préviens de suite, il ne reste que cinq chapitres et peut-être un épilogue.
Dans ce chapitre là, quelques révélations sur Narcissa ( Trés peu, comme même ! ) et un Harry bien noir, bien vide, bien mauvais comme je l'aime !! Bonne lecture à vous.
oOo Mère et Fils oOo
°°O°°
Chapitre X
Narcissa ne cesse de se répéter avec désespoir, que son fils n'a pas tué l'enfant, qu'il n'est pas un meurtrier. Mais la voix glaciale du Survivant résonne, encore et encore, dans son esprit. Elle est assise sur son lit, tournant le dos à la fenêtre, dont les rideaux sont fermés. Elle est seule, depuis la veille, dans le noir, depuis que Harry Potter lui a apprit que son fils a tué.
Personne n'est venu le voir et de toute façon, elle s'en moque. Elle a mal à la tête. Elle a mal au cœur. Le chagrin s'est emparé d'elle, ce sentiment qui l'avait longtemps abandonnée.
Soudain, elle entend des voix à l'étage. Elle tente de les ignorer mais elle reconnaît la voix furieuse du Survivant et celle désolée d'Hermione. Alors, elle se lève sans un bruit et sort de sa chambre. Deux minutes plus tard, elle est devant la bibliothèque. La porte est entrouverte. Elle se place de façon à voir dans la pièce, sans pour autant être vue et elle bloque ses pensées pour ne pas qu'elles la trahissent. Elle aperçoit Harry et Hermione de profil. Le Survivant marche de long en large, tandis qu'Hermione reste debout, les bras dans le dos, calme et droite.
- Harry, s'il te plaît, murmure-t-elle.
Mais il ne l'écoute pas.
- Tu aurais pu mourir, Mione, crie-t-il. Cet idiot t'aurait tuée !!
- Tu sais bien que non….
- Il l'aurait fait ! Quand on ôte la vie à un gamin de douze ans, plus rien ne nous arrête !!
Avec un pincement au cœur, Narcissa comprend qu'il parle de Drago.
- Pourquoi ne l'as-tu pas emmené, à la Prison ? Dit Harry, le ton plein de reproche. Nous l'aurions interrogé.
- Tu l'aurais tué, Harry. Tu n'aurais pas hésité.
Hermione soutient le regard dur de son ami sans broncher.
- Te souviens-tu de cette question que je t'ais posée, l'été dernier, continue-t-elle. J'ai trouvé ma réponse.
Harry la regarde attendant la suite.
- Je sais pourquoi, tu as innocenté Malefoy du meurtre de Dumbledore.
Les battements du cœur de Narcissa accélèrent, brutalement.
- Tu voulais que les Aurors se retirent de l'affaire. Tu voulais traquer toi-même, Malefoy et le tuer de tes propres mains après un combat, avec lui, qui réglerait enfin vos comptes.
- Tais-toi.
Le visage d'Harry est blême et ses yeux brillent. Hermione obéit et le dévisage.
- Le but, Hermione, est de capturer le plus de Mangemorts pour réduire les troupes de Voldemort, avant la dernière bataille, et de les faire parler. Malefoy va tout révéler à Voldemort, et nous ne pourrons plus piéger les Mangemorts. Ils vont se tenir sur leurs gardes.
- Ne te réfugies pas derrière d'aussi piètres mensonges, conseille Hermione, de sa voix douce. Je ne suis pas une idiote. Je sais que tu cherches à avoir Malefoy, Rogue, Bellatrix et Queudver. A chaque fois, tu examines nos prisonniers et semble cruellement déçu de ne pas y trouver tes proies.
Harry secoue violemment la tête et lève des yeux fatigués vers son amie.
- Harry, dit-elle encore, les tuer ne te rendra ni tes parents, ni Sirius, ni Dumbledore, ni Ron et surtout pas Ginny….
Narcissa sursaute. Ginny Weasley ? Morte ? Depuis quand ?
- Je ne suis pas un Mangemort, déclare Harry d'une voix blanche.
- Non, Harry, affirme Hermione.
- Je… je ne suis pas comme eux, Mione.
- Je sais.
- Si… si je les tue, c'est… c'est parce que j'en ai besoin. Tu comprends ? Il faut que je leur fasse du mal…. Je me sens mieux après….
- Je comprends Harry, murmure Hermione, les larmes aux yeux, face à la détresse évidente de son ami. Tu n'es pas un Mangemort, confirme-t-elle. Tu agis pour le bien de tous.
- Pas un Mangemort, murmure encore une fois le Survivant.
- Shhh…. Calme toi, Harry.
Hermione l'attire contre elle, dans un geste tendre et le serre doucement.
- Mione, chuchote le Survivant, d'une voix suppliante. Ne meurs pas….
- Je ne mourrais pas.
Elle resserre son étreinte tandis que des larmes dévalent sur ses joues, et s'écrasent sur le visage pâle de Harry Potter. Il se laisse faire, les yeux grands ouverts, secs, et posés sur le sol.
- Je te jure, que je ne mourrais pas, Harry. Je me battrais pour toi….
Narcissa décide que ce moment n'appartient qu'à eux. Alors, lentement et silencieusement, elle recule et disparaît dans le noir.
°oOo°
Harry Potter est parti depuis deux jours et Narcissa et Hermione reprennent leurs habitudes. Le matin, elles se promènent. La neige a disparu remplacé par la froide pluie de février. Grâce à un sort ingénieux d'Hermione, la pluie les évite et elles ne sont pas trempées quand elle rentre au QG.
A présent, elles déjeunent ensembles. Mais, Narcissa refuse de pénétrer dans la cuisine, prétextant que c'est la salle réservée aux elfes, et qu'elle ne s'abaissera jamais à leur condition. Hermione la regarde longuement après sa déclaration, et, soupirant, accepte son caprice. Malgré ça, Narcissa ne tire aucune fierté à l'idée que Hermione se soit soumise à un de ses ordres. Au contraire.
Ainsi, elles ont transformé la chambre, face à la bibliothèque, en salle à manger. Hermione a expliqué que seuls trois elfes étaient autorisés à entrer au 12, Square Grimmaur. Kreattur qui était directement lié à la demeure, Dobby qui vouait un véritable culte à Harry Potter, et Winky qui suivait Dobby, et observait Hermione, à la dérobée, des étoiles plein les yeux. Chaque matin, ils venaient faire le ménage, préparer les repas de la journée, raviver les feux puis s'en allaient soit au Terrier, soit à Poudlard.
Narcissa et Hermione venaient de finir de déjeuner et se reposaient dans la bibliothèque. Hermione était d'une humeur massacrante et ne cessait de tourner les pages de son livre de façon rageuse.
- Hermione, appelle Narcissa.
Seul un grognement lui répond, mais elle ne se décourage pas pour autant.
- Hermione, Ginny Weasley est-elle morte ?
Hermione se fige et relève lentement la tête.
- Pourquoi me demandez-vous ça ? Lâche-t-elle, abruptement.
- Je veux juste savoir.
- Ginny est morte.
Narcissa hoche la tête sans quitter la jeune fille des yeux.
- Quand ça ?
- Début janvier.
Narcissa se souvient qu'à cette période Hermione avait été particulièrement plongée dans ses recherches, se murant dans un mutisme affligeant.
- Harry Potter l'aimait beaucoup ?
- Il la voulait pour épouse.
- Y a-t-il eu d'autres pertes dans la famille Weasley ?
- Oui.
Narcissa attend qu'elle ajoute quelque chose.
- Ron et Ginny sont morts, Charlie est porté disparu, Percy ne parle toujours pas à sa famille, Arthur se réfugie dans ses missions et s'éloigne de sa maison et de sa femme, Bill souffre durant la pleine lune, l'enfant qu'attendait Fleur est arrivé avant terme, et n'a pas survécut, George ne parle plus et porte seul le fardeau de la mort de sa fiancée, Fred désespère de voir dépérir son jumeau et Molly… Molly ne fait que survivre face à tant de malheurs.
Hermione plante ses yeux dans ceux de Narcissa.
- Cela répond-il à votre question ?
Narcissa acquiesce et Hermione replonge dans ses notes. Un silence s'installe, rompu seulement par les soupirs exaspérés d'Hermione. Narcissa continue de la regarder, délaissant son propre livre.
- Que cherches-tu ?
- Un sort qui puisse détruire un animal d'une grande puissance magique.
Hermione a hésité avant de répondre. Mais, après tout, Narcissa ne risque pas de comprendre l'allusion faite à Nagini, le sixième horcruxe ? Quand à Narcissa, elle réfléchit longtemps, hésitante. Mais, il faut qu'elle aide Hermione. Il le faut pour son fils. Cette guerre doit prendre fin, pour qu'elle puisse sortir, pour qu'elle puisse retrouver Drago. Cette longue attente, enfermée dans cette vieille demeure a beaucoup fait réfléchir Narcissa. Quand elle sortira d'ici, quelque soit la camp qui gagne, elle dira à son fils, ces deux petits mots, qui font le bonheur des gens. Ce doux, je t'aime, mon fils, qui lui soulagera le cœur. Après, elle demandera pardon à Remus. Oui, quand elle sortira, elle n'hésitera plus à être elle-même. Mais pour cela, il faut que Harry Potter gagne. Il faut que Narcissa aide Hermione. Alors, doucement, sa voix s'élève, légèrement nostalgique.
- J'avais quatre manoirs, dit-elle. Le premier, à Londres, appartenait aux parents de Lucius et lui avait été légué lors de notre mariage. C'est notre première demeure, où Lucius et Drago sont nés. Le second, où vous m'avez enlevée, se trouve au nord de l'Ecosse. Il provient de ma dot, et me vient de ma famille paternelle. Ma mère était une française, et par conséquent, m'a léguée un manoir en Petite Bretagne, au bord de la mer. Et mon père, celui de Cornouailles.
Hermione l'écoute sans oser l'interrompre. La vie des manoirs de la famille Malefoy ne l'intéresse absolument pas, mais elle ne veut pas irriter Narcissa en l'ignorant.
- Il y a dans le manoir de Cornouailles, une bibliothèque plus grande encore que celle de Poudlard. Il y a des manuscrits si rares et si coûteux que même Albus Dumbledore n'en a jamais vu le titre. Je suis née dans cette demeure et y est passé les onze années de ma vie. Mon père était un grand amoureux des livres. Vois-tu, ajoute-t-elle, mes parents n'étaient pas des monstres comme ceux de Sirius, dont le père n'était jamais présent et dont la mère avait décidé qu'avoir deux fils, était une tâche difficile, et qu'il fallait donc les dresser. Mon père, la déception passée de n'avoir que des filles, a bien vite remarqué le caractère trempé de Bellatrix, et l'a immédiatement choisie comme sa préférée. Androméda, par son air rêveur et son intelligence avait d'abord séduit ma mère, qui a finalement porté son choix, sur moi, avec mon visage de poupée, ma docilité, mon caractère et mes cheveux blonds qui faisaient sa fierté. Quand mes sœurs quittaient le manoir pour Poudlard, je passais beaucoup de temps dans cette bibliothèque et je connais chacun des livres qui l'habitent.
Hermione retient un soupir. Narcissa le remarque mais continue imperturbable.
- L'année de mes neuf ans, Bella posa une question bien étrange à mon père. Qu'était-ce donc que les Horcruxes ??
Hermione se fige et blêmit.
- J'étais petite et j'ai rapidement oublié. C'est lors de mes treize ans que J'ai trouvé ce livre, caché derrière les autres. C'était un livre d'un rouge sanglant qui s'intitulait « Le Tabou des Horcruxes ». Je l'ai pris et l'ai amené dans ma chambre.
Narcissa regarde Hermione droit dans les yeux.
- Jamais je n'oublierais les images de mort qui recouvraient des pages entières, ni le nom des différents sorts de tortures. Je suis sûre que j'en connais autant que le Lord lui-même. J'étais tombée sur le livre du Mal. J'ai pris peur mais je l'ais lu en entier avant de le cacher dans un endroit connu de moi seule.
Elle se tut, son récit terminé.
- Où ? Demande Hermione fébrilement. Où l'avez-vous mis ?
- Pourquoi veux-tu savoir cela ?
- J'ai… J'ai besoin de ce livre.
- Pourquoi ?
Narcissa s'amuse de voir les yeux suppliants d'Hermione. Bien entendu qu'elle sait pourquoi Hermione a désespérément besoin de cet ouvrage antique.
- Ne vous moquez pas de moi, gronde Hermione. Vous savez pourquoi il me le faut, vous savez ce que je recherche depuis des mois.
Narcissa ne dit rien et son silence veut tout dire.
- Narcissa, dit Hermione d'une voix douce. Harry doit détruire Voldemort. Il en va de votre vie et de celle de Drago.
- Je sais, Hermione….
Alors Narcissa révèle son secret à la jeune fille, l'esprit hanté par les yeux d'acier de son fils unique.
La Petite Bretagne, c'est bien sur, la Bretagne Française. Ma région adorée, où je vis dans un vieux trou pommé !! ( moi et les rimes...)
Alors, vous avez aimé Harry ?? En pleine détresse, le petit Survivant... Je suis un monstre, c'est vrai. Surtout en ce qui concerne les Weasley. C'est une grande famille, avec plein de personnages et donc, j'adore leur faire du mal ! Surtout que dans la tête de Mâhâme Rowlling, Ron va finir avec notre Mione !!! Nan ! C'est trop triste ! Et donc j'en profite pour lui faire plein de mal. Mais, j'aime beaucoup les autres rouquins, sauf peut-être Percy, ce sale lèche-bottes...
Et sinon, j'espère que la rentrée, s'est bien passée pour vous tous et toutes !!
La suite, jeudi, normalement !!! Bisous !!!
