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Prisonniers
Chapitre 10
Vincent et Carolina demeurèrent silencieux. De temps en temps, ils échangeaient une phrase ou deux, mais chacun restait plongé dans ses pensées. Enfin, surtout Carolina, en fait, et l'ancien Turk savait que ce n'était pas une bonne chose. Mais malgré ses quelques tentatives pour lancer une discussion, rien à faire, elle s'était complètement refermée sur elle-même. Seules les interventions de Chaos parvenaient à la faire réagir, et encore. L'entité insistait et ne comprenait pas ce brutal changement de comportement chez son amie, qui pourtant arrivait généralement à le supporter, et même mieux que Vincent. D'habitude elle répondait à ses conneries avec amusement, elle haussait les épaules ou levait les yeux au ciel avec un sourire amusé en lui disait de la boucler… Parfois, elle menaçait de lui en foutre une quand il devenait vraiment trop chiant, ce à quoi il lui répondait avec vantardise qu'elle ne pouvait pas, elle rétorquait qu'elle allait taper sur Vincent quand même, celui-ci soupirait, ou esquissait un sourire selon le contexte et son humeur du jour, puis la discussion continuait… D'habitude ils se marraient bien, quoi. Enfin, Vincent, peut-être pas trop, mais lui oui, et il était sûr et certain que Carolina appréciait également ces moments. Mais là, elle se contentait de lui jeter un coup d'œil morne et indifférent avant de détourner le regard. Oui, Chaos était sérieusement désorienté, pour le coup.
« Ben, qu'est-ce qu'elle a… ? » finit-il par murmurer discrètement à son porteur.
L'immortel posa son regard ambré sur la jeune femme et ne répondit pas immédiatement. Elle lui tournait le dos, assise au bord de l'eau, ses jambes repliées contre elle. Il l'imaginait bien se mordiller la lèvre inférieure, les yeux dans le vague. À moins qu'ils ne soient de nouveau baignés de larmes…
« Vince ? »
L'entité prit une petite voix, hésitante.
« Vous me faites tous la gueule ? J'ai fait quelque chose de mal ? Pourtant vous me le dites quand je dépasse les bornes, d'habitude… »
Vincent secoua doucement la tête, amusé. Il appréciait et profitait autant qu'il le pouvait de ces instants où Chaos se calmait et montrait enfin sa part d'humanité.
Ça va faire plus d'une journée qu'on est enfermés ici. Elle en a assez, c'est tout.
« Ouais, mais… elle a l'air toute triste… »
On ne peut pas toujours garder espoir, soupira mentalement son porteur. Il y a des fois où le doute reprend le dessus.
« Et tu vas pas la consoler ? »
Elle a besoin d'être un peu seule.
« Comment tu sais ça, toi ? »
L'ex-Turk dissimula un sourire, ses yeux toujours posés sur cette jeune femme qu'il aimait.
Je le sais, c'est tout. Ça se voit, ça se sent… Je ne peux pas t'expliquer.
« Faut être amoureux c'est ça ? »
Peut-être bien, oui.
Chaos essayait de comprendre. Sincèrement. Mais bon, il n'était pas un humain, il n'était qu'une entité… maléfique, en plus de ça. Y'avait vraiment des notions qu'il avait du mal à assimiler. Surtout tout le côté douceur, délicatesse, amour, affection, patati et patata. Mort, destruction, carnage, massacre, bain de sang, ça ouais, il intégrait parfaitement, y'avait aucun souci. Mais sinon, le reste, c'était un peu plus compliqué. Il finit par soupirer. Ça y'est, il était largué et ça commençait à le gonfler.
« Pff, vous les humains, j'vous jure… vous êtes bizarres, hein. »
Cette fois, l'occasion était trop belle et Vincent ne put pas résister. Lui aussi avait besoin de se changer un peu les idées. Du coup, il saisit au vol la perche que lui tendait l'entité et lâcha par pensée :
Trouve-toi une petite amie, tu comprendras mieux…
« Quoi ?! Alors là, tu peux toujours courir ! »
Et Chaos se mit à bouder et ne lui parla plus. Le vampire ne put retenir un soupir amusé. Le connaissant, il savait pertinemment qu'il le payerait plus ou moins cher à un moment ou à un autre… mais parfois, il ne pouvait pas résister à l'envie d'embêter un peu à son tour cette entité qu'il portait en lui. Et qui n'était plus si maléfique que ça, une fois qu'on avait appris à la connaître…
Une sonnerie brisa le silence qui s'était installé dans la grotte. Carolina attrapa son portable dans sa poche et décrocha sans conviction, le regard toujours fixé sur l'îlot rocheux en face d'elle.
- Mouais ?
- Au fait, comment vous avez réussi à vous coincer dans cette grotte ? J'ai pas bien pigé cette partie-là…
En entendant un bruit sourd dans son téléphone, la jeune femme soupira. Ce mec était franchement incorrigible.
- Reno, je t'ai déjà dit quinze mille fois de pas téléphoner en pilotant…
- Bah, et pourquoi pas ?
- Ok, ok, fait comme tu veux, mais après viens pas te plaindre si tu te crashes.
- Mais non, t'inquiète. Tu sais bien que je suis un as du pilotage, contrairement à toi.
- Pff.
- Bon, alors ?
Carolina lui raconta en gros ce qu'il s'était passé. Et trouva profondément injuste que ça ne lui prenne qu'à peine cinq minutes alors que cela faisait plus de vingt-quatre heures qu'ils étaient là.
- Wow, eh ben on peut dire qu'elle y va pas de main morte quand elle se barre, la Lulu…
Carolina pouffa. Chaos aussi surnommait Lucrécia ainsi, et elle avait toujours trouvé ça drôle.
- Hey, si un jour t'es entre la vie et la mort, rappelle-moi de ne pas t'enfermer dans un cristal, ok ?
- Pas de problème…
La Turk soupira. À vrai dire, son meilleur ami venait de parfaitement résumer l'état dans lequel elle se sentait. Entre la vie et la mort. Elle avait l'impression qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'ils étaient arrivés à bord du Hautvent accompagnés de Cid, sous des trombes d'eau, et qu'ils avaient fait la course pour venir se mettre à l'abri ici. Si elle avait su ce qui les attendait…
- Foutue grotte, marmonna-t-elle.
- Tout à fait d'accord. Et Vincent, ça va ?
Carolina jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule, rougit légèrement quand elle se rendit compte que ledit Vincent avait son regard ambré braqué sur elle, puis reporta à nouveau son attention sur les flots paisibles de la caverne.
- Ouais, t'inquiète.
- Ok d'acc. Bon, je te rappelle plus tard, ça marche ?
- Yep.
- Tiens le coup, Caro, murmura le rouquin avant de raccrocher.
J'essaye, songea-t-elle en contemplant son portable blanc, qu'elle tenait toujours dans sa main. J'essaye vraiment, Reno. Sérieusement. Mais je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Je ne sais pas si je vais y arriver.
Elle se dit qu'elle devait peut-être arrêter de bouder toute seule dans son coin et aller rejoindre Vincent… et s'excuser auprès de Chaos. Elle l'entendait l'appeler. Elle avait conscience de ses efforts pour la faire réagir. Mais elle s'obstinait à l'ignorer. Tandis qu'elle se demandait distraitement si l'entité voudrait bien la pardonner, son portable sonna à nouveau. Elle décrocha immédiatement, un vague sourire flottant sur ses lèvres. Reno n'avait pas attendu bien longtemps avant de la rappeler… Sauf que ce n'était pas du tout Reno à l'autre bout du fil.
- Salut, Caro.
- Tiens, salut papa.
- Ça va ?
Carolina hocha la tête. Puis elle se souvint que Cid ne pouvait pas la voir, et lui répondit donc :
- Oui, oui…
- Et Vince, il s'en sort comment ?
- Bien. Il va mieux. Il a arrêté de dormir.
En entendant ces mots, ledit Vincent leva les yeux au ciel derrière elle. Il sentait que s'ils parvenaient à sortir de là vivants, il allait entendre reparler de cette histoire pendant un bout de temps… La réponse de Cid ne se fit d'ailleurs pas attendre.
- Il a arrêté de… dormir ? Tu te fous de ma gueule ?
- Non.
- Eh ben, il devait quand même être salement amoché pour pioncer un coup… Tu sais que depuis qu'on l'a récupéré à Nibelheim avec les autres zigotos, je l'ai jamais vu fermer l'œil une seule fois ?
La jeune femme haussa les épaules avec un sourire.
- Oui, je sais.
- Vous avez trouvé un moyen de sortir ?
- … Non.
- Génial…
- Mh. Dis-moi, t'es toujours en train de camper devant l'entrée de la grotte ?
- Ouais. Pourquoi ?
- Euh… Y'a Reno qui devrait rappliquer dans pas longtemps.
- Ben voyons, le contraire m'aurait étonné, grommela le pilote.Tu lui as dit, au rouquin, qu'il pourrait pas faire grand-chose ?
- Il m'en a pas laissé le temps, répliqua la jeune femme, quand il a su qu'on était coincés comme des cons, il a juste dit qu'il arrivait et il m'a raccroché au nez. Et si ça sert à rien, alors pourquoi tu restes là ?
Cid ne répondit pas. Elle avait raison, ils le savaient tous les deux. Elle soupira.
- Ben voilà, lui, c'est pareil.
- Ce mec tient un peu trop à toi, si tu veux mon avis, marmonna le pilote blond avec mauvaise humeur.
- Justement, j'en veux pas, de ton avis. On a déjà eu cette discussion une centaine de fois, Cid.
Cela faisait déjà plusieurs mois que l'appeler « papa » ne la gênait plus, mais elle avait tendance à l'appeler de nouveau par son prénom lorsqu'il commençait à l'agacer comme c'était le cas à présent. Et il le savait bien. Elle l'entendit pousser un soupir agacé au bout du fil.
- Écoute, je sais bien que tu l'aimes pas, mais faudra que tu le supportes. Et espère même pas qu'il se barre. Je le connais, il restera aussi longtemps qu'il le faudra. Comme toi, quoi.
- Arrête de m'comparer à lui…
- Évite de le tuer, c'est tout ce que je te demande. Ok ?
- Hrm.
Bon. Elle prit ça pour un oui. Ils discutèrent encore un peu, puis il la laissa et raccrocha. Carolina s'apprêtait à se lever pour retourner avec Vincent et Chaos… quand son portable sonna entre ses mains pour la troisième fois. Elle l'observa avec des yeux ronds, pensant qu'elle était en train de devenir folle. Mais non, elle ne rêvait pas. Il était bien en train de sonner. Encore.
- Allons bon, c'est lequel qui a décidé de continuer à me faire chier ? soupira-t-elle avant de décrocher, faisant ricaner Chaos un peu plus loin. Moui, c'est qui ?
- Comment fais-tu pour toujours aller te fourrer dans des situations aussi improbables ? soupira une voix familière qu'elle ne connaissait que trop bien.
- Mais… c'était pas de ma faute, la dernière fois… se justifia-t-elle d'une petite voix. C'est Reno qui avait coincé l'hélico et…
- Je sais, vous me l'avez déjà expliqué, la coupa-t-il. C'est juste que… Bon sang, Carolina, tu n'as vraiment pas trouvé de sortie ?
Oh. Voilà qu'après l'avoir limite engueulé, Rufus semblait inquiet, à présent. Étrange.
- Non. Vraiment pas.
- J'ai autorisé Reno à partir, mais comme tu t'en doutes certainement, il ne va rien pouvoir faire pour vous,marmonna le Président d'un ton soucieux. Comment se porte Valentine ?
- Bien, répondit-elle simplement.
- Faire exploser ces rochers risque de vous tuer, n'est-ce pas ?
- Euh… oui. Mon père avait déjà proposé l'idée, mais j'ai préféré l'en dissuader… Et même si on se réfugiait un peu plus loin dans les galeries le temps que vous fassiez tout sauter avec je ne sais quel truc, ajouta Carolina avant que son patron n'ait pu en placer une, il y a quand même un grand risque que le plafond nous retombe sur la tête une fois de plus. Et cette fois-ci, je pense qu'on n'y survivrait pas.
Il y eut un silence.
- C'est rageant de savoir que vous êtes bloqués là-bas et de ne rien pouvoir faire, déplora Rufus, une pointe d'amertume dans la voix.
- Alors vous devez imaginer ce que je ressens, marmonna Carolina avec mauvaise humeur.
- Être prisonnière dans cette grotte sans rien pouvoir faire ne doit pas te plaire, devina-t-il aisément.
- Exactement. Donc je suis désolée, mais pour le boulot, je vais être indisponible pendant un moment.
- J'avais cru deviner, oui, railla le Président. Fais comme tu veux, arrange-toi avec Reno, mais prévenez-moi s'il y a du nouveau.
- Bien, patron.
- Ne baisse pas les bras, Carolina.
- Je vais essayer.
Rufus raccrocha. Sans laisser le temps à son portable de sonner à nouveau, Carolina se dépêcha de l'éteindre, puis soupira, agacée.
- Ouf, mais c'est pas possible d'être tranquille cinq secondes dans cette putain de grotte, bordel ! J'ai cru qu'ils allaient jamais me lâcher les baskets, ces emmerdeurs…
Dans son dos, Vincent sourit à nouveau. Elle avait vraiment hérité du caractère explosif de son père. Surtout lorsqu'elle s'énervait.
- Ils s'inquiètent pour toi, fit-il doucement de sa voix grave, tentant de l'apaiser.
- Ouais… Je sais.
La Turk fourra son téléphone dans sa poche, se retourna et lui sourit. Elle étonnerait toujours Vincent par sa capacité à changer si vite de comportement. Elle pouvait être énervée, folle furieuse, et la seconde d'après, retrouver sa bonne humeur et son optimisme, avant de fondre en larmes et de broyer du noir quelques instants plus tard.
- Et pas que pour moi, d'ailleurs. Ils m'ont tous demandé de tes nouvelles, je te signale. Même Rufus.
Vincent hocha la tête tandis qu'en lui, une certaine entité protestait.
« Bah, et moi alors ? Tout le monde s'en fout de moi ? »
Tu n'es pas le centre du monde, le réprimanda l'immortel.
Mais Carolina fut plus compréhensive. Après tout, avec cet enfermement qui se prolongeait, ils étaient tous un peu sur les nerfs. Ils avaient besoin de se soutenir les uns les autres. Et Chaos ne faisait pas exception.
- Désolée. Alors, dis-moi tout, ça va, monsieur Je-suis-pas-un-esprit-guérisseur ? le taquina-t-elle avec un sourire en coin amusé semblable à ceux d'un certain rouquin.
« Mouais. » fut sa seule réponse.
- Je suis désolée de t'avoir ignoré. Excuse-moi.
« Pas grave… t'avais besoin d'être un peu seule, pas vrai ? »
- Ouais… mais comment tu sais ça, toi ?
« … Je le sais, c'est tout. Ça se voit, ça se sent… Je peux pas t'expliquer. » lui répondit-il sur un ton amusé.
- Ah. D'accord.
Non mais je rêve… soupira intérieurement Vincent en levant les yeux au ciel.
Pendant ce temps, la jeune femme s'était déplacée et rassise par terre, dos à la paroi rocheuse, non loin de l'ex-Turk. Sans un mot, doucement, il l'attira à nouveau contre lui, et elle se laissa faire sans un mot. Cette fois-ci, le bel immortel ne résista pas et passa lentement sa main dans les cheveux bruns méchés de blond de Carolina. Celle-ci ne fit aucun commentaire, se contentant de l'observer et de le dévorer du regard. Comme souvent lorsqu'elle dormait, il caressa sa joue du bout des doigts, et elle se sentit frissonner à ce contact. Elle se serra contre lui.
- Vincent…
- Hm ?
Elle ferma les yeux, posa sa tête sur son épaule. Inspira profondément. Elle se sentait si bien, là, dans ses bras. Apaisée. En sécurité, plus qu'elle ne l'avait encore jamais été. Elle aurait voulu ne jamais quitter son étreinte protectrice. Que le temps s'arrête. Et merde pour cette foutue grotte.
- … Si… pour une raison ou pour une autre, on s'en sort pas…
- On s'en sortira, l'interrompit-il.
Elle rouvrit les yeux, la joue toujours posée sur son épaule. Ce bras de fer, qui le rendait différent des autres humains. Et Chaos, qu'il portait en lui. Toutes ses transformations, ses pouvoirs. Malgré tout ce qu'il pouvait en dire… qu'est-ce qu'elle s'en foutait, de tous ces détails insignifiants.
- … Mais si jamais…
- On s'en sortira, répéta-t-il fermement.
Il avait l'air si sûr de lui. Elle aurait aimé le croire. Tellement. Elle leva la tête légèrement, croisa son regard d'ambre doré qui scintillait de mille feux. Cette ligne rouge qui entourait ses pupilles, indiquant la présence en lui de Chaos, et rendant ses yeux uniques au monde. Ses traits fins, sa peau pâle. Ses longs cheveux noir ébène qui encadraient son visage. Et ses lèvres. Si proches.
- Je t'aime, murmura-t-elle.
Elle n'aurait pas su dire pourquoi ni comment elle avait pu se lancer. Mais c'était venu comme ça. Elle savait que c'était le bon moment. Pas avant. Pas après. Maintenant. Elle n'avait que faire de toutes ses différences. Elle l'aimait pour ce qu'il était. Pas autrement. Restait à attendre sa réponse… Elle craignit un instant… Mais le sourire empli de tendresse qui naquit sur les lèvres fines du beau vampire lui ôta tous ses doutes. Elle avait fini par s'habituer à le voir sourire, même si cela l'avait un peu surprise au début, mais… jamais encore il ne lui avait souri ainsi. Avec douceur. Tendresse. Amour. Il était magnifique. Rayonnant. Peut-être d'une lumière un peu moins pure que les autres, mais il rayonnait tout de même, et peu importe le reste d'ombre qui régnait encore en lui.
- Carolina…
Elle connaissait sa réponse. Avant même qu'il ne la lui dise. Et elle se maudit. Pourquoi ne pas lui avoir avoué plus tôt ? Quelle cruche.
- Moi aussi.
Elle eut à son tour un petit sourire timide. Voilà, ça y'est, ils s'étaient tous les deux jetés à l'eau. Il était temps. Leurs visages se rapprochèrent, et leurs lèvres se rencontrèrent. Enfin.
Et voilà le chapitre 10 de "Prisonniers" ! J'espère qu'il vous a plu, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour dire ce que vous en avez pensé ! :-)
Je vous remercie de votre lecture et vous donne rendez-vous le week-end prochain pour la suite de l'histoire !
Bon(ne) matinée / après-midi / soirée / journée / nuit / week-end / semaine à tous ! :-)
