Mon Erreur Bénie
Réponses aux reviews :
Sidle13 : " Je m'attendais pas à voir la suite de cette fic que j'adore !
Vive une suite "
Réponse : Il ne reste plus que deux chapitres en comptant celui-ci. Le dernier est à moitié traduit et je le mettrai en ligne dans un ou deux jours. Après, je me dirigerai vers une fic d'un autre auteur.
Nanou62 : " bonne petite fic, en espérant avoir la suite bientôt, il me tarde de savoir si Grissom va être au courant, et comment il va réagir, beau pétrin Sara quand même "
Réponse : La scène est dans ce chapitre. J'étais morte de rire en la traduisant. L'auteur a fait vraiment très fort sur ce coup là.
Chriscarter661 : " Alors voilà moi je vais pas sur ce site depuis très très longtemps, alors je n'avais jamais lu ton histoire, mais Sidle13 m'a dit de la lire, je l'ai écouté et j'ai bien fait. C'est bien sympa comme histoire... Mais dis moi, ça vient de quelle fic en anglais ? Ça me dit rien du tout. Et c'est quand que tu écris la suite ? J'ai lu ton profil et je me suis dis que j'aurais pu l'écrire moi même il y a un an, mais depuis que j'ai découvert CSI et les fics, je me suis remise à écrire comme dans ma "jeunesse"... Bon.. Bref, pas besoin de te raconter ma vie.. Bonne fic en tout cas... "
Réponse : Fan de X-Files, je présume ? Alors, je vais essayer de répondre dans l'ordre... D'abord, la fic est de Jenben (dans mes fics favorites). J'ai eu une période fan accro de Greg il y a quoi, deux ans ? A l'époque, je dévorais tout ce que je pouvais trouver et j'ai démarré la traduction de quelques très bonnes fics, c'est toujours en cours.
La suite ? Là, maintenant, et la fin dans un à deux jours.
Mon profil ? Il faudrait du temps pour tout raconter... Tu peux aller voir mon blog (le lien est dans mon profil, justement), j'explique d'avantage ce qui s'est passé, c'est le premier message ('Dorénavant, je serai traductrice').
Quel âge tu as ? J'ai commencé à écrire des fics quand j'avais 15 ans (et devine quoi... X-Files) et j'en ai 27. Je ne sais pas si je recommencerai à écrire un jour, je suis complètement bloquée pour l'instant.
Chapitre 10 : Requiem pour un Mensonge
Le traumatisme ouvrit les yeux de Sara sur d'avantage que ses seuls nouveaux sentiments envers Greg ; elle se sentait aussi une obligation renouvelée envers Grissom. La peur de sa réaction avait diminué de façon significative à la lueur de la terreur véritable qu'elle avait expérimentée au cours des deux dernières semaines. Et puis, dans un court moment de lucidité pré-grossesse, elle avait réalisé que quelle que soit sa réaction, cela ne pourrait jamais lui causer plus d'anxiété que ne lui en posait le fait de ne pas lui dire. Ça la gardait souvent éveillée la nuit.
" Je vais le faire. " annonça-t-elle, debout près du canapé et de Greg. Ce dernier était rentré à la maison seulement quelques jours auparavant, après deux semaines d'hôpital.
Il arrêta Mystery Science Theater 3000 (T/N : série parodique inédite en France) et lutta pour s'asseoir. " Faire quoi ? "
" Parler à Gris. "
" A propos du bébé ? "
" Non, à propos de l'évolution du socialisme en Europe de l'Est – évidement, à propos du bébé ! "
Greg la regarda avec surprise. Oui, il l'avait encouragée à dire la vérité, mais maintenant elle semblait intéressée romantiquement par lui – son but dans la vie depuis qu'il l'avait vue dans le labo pour la première fois. Et puis, est-ce qu'elle ne lui était pas redevable ? Il avait pris soin d'elle au cours des sept derniers mois, incluant, mais ce n'était pas limité à ça, la faire venir chez lui, donner des conseils, abandonner le café, faire la cuisine, le ménage et se faire tirer dessus en protégeant le père de Trois (en tout cas, c'est à ça que ça ressemblait maintenant ; on ne voyait pas toujours nettement après-coup).
Greg, espèce de tête de lard, ne sois pas ridicule ; elle ne te doit rien. C'est toi qui as choisi de tout faire. Bien sûr, elle a l'air plus maussade que reconnaissante. Pour qui elle se prend ? Du calme ! C'est juste tes nerfs qui parlent parce que tous ce que tu as pu faire ces dernières semaines, c'est regarder la télé et manger. Elle est douce et attentionnée – bon sang, elle a passé tout le temps à ton chevet à l'hôpital. Donc pourquoi elle veut aller vers Grissom maintenant ? Pourquoi elle veut te quitter ? La ferme !
" Greg ? "
" Quoi ? Je veux dire, c'est une bonne idée. "
" Dis-le comme si tu le pensais. " Elle sourit légèrement et s'assit pour soulager ses pieds enflés. " Ecoute, tu as eu raison tout du long et je commence seulement à le réaliser. Je devais revoir mes priorités. "
Il prit un air de chien battu. " Qu'est-ce qui est à l'ordre du jour, alors ? "
" Le bébé et moi. Oui, je vais le dire à Grissom, mais surtout pour Trois et moi. Trois mérite d'avoir un père qui connaît son existence, et je mérite de dormir la nuit. Et puis, le jour où ce truc doit arriver se rapproche et je ne pourrai pas accoucher si je me sens coupable. Même si je voudrais bien le faire si ça devait se passer maintenant. "
" Tu ronges ton frein ? "
" Je veux retrouver mon corps. "
" Ouais, ça devrait arriver après l'accouchement. "
" De quoi tu parles ? "
Il sourit. " Eh bien, après que tu aies accouché, tu vas donner le sein. Or, il y a des infirmières spécialistes de l'allaitement complètement cinglées ; Liz a appelé la Leche League (T/N : ligue d'accouchement) pour avoir des conseils et ils lui ont dit d'allaiter Geffy jusqu'à son cinquième anniversaire. "
" En mois ? "
" Années. Tu as une longue route devant toi. "
" C'est horrible d'être une femme. "
Il tapota son ventre d'un geste réconfortant. " Sara, je n'échangerais pas ma place avec toi pour tout l'or du monde. "
Elle lui lança un regard en biais. " Tu veux dire plus que ce que tu as déjà ? "
" Je savais que ça allait venir sur le tapis ! Ecoute, l'argent n'est pas important pour moi. Si c'était le cas, je vivrais à New York, j'aurais un chauffeur qui m'emmènerait d'un conseil d'administration à un autre conseil d'administration, et je ferais des voyages d'affaires dans le jet de la compagnie. Je dînerais à 21 heures avec Michael Eisner et Steve Jobs pour discuter d'une fusion subsidiaire. Rien de ça n'est moi. C'est moi. Enfin, pas le genre rester assis sur mes fesses à regarder la télé et m'engraisser en mangeant des flavofides— "
" Flavoquoi ? "
" Désolé, référence culturelle (T/N : même Google n'en a jamais entendu parler). Mais tu sais ce que je veux dire. Je ne suis pas mon père. "
" Je n'arrive pas à comprendre comment j'ai fait pour ne pas le réaliser plus tôt. Tu sors d'une famille d'immigrants relativement récents, tu es prêt à baisser ton salaire pour aller sur le terrain, et le café que tu bois vaut quarante dollars la livre. "
" Qu'est-ce que mes ancêtres ont à voir là-dedans ? "
" Tu sais – le rêve américain – la plupart des gens qui sont ici depuis un moment cessent de rêver et se contentent de subsister. Mais je sors du sujet. Ecoute, je dois le dire à Gris. Ça me rend cinglée. Tu peux te débrouiller tout seul pendant deux heures ? "
" Hé, tout ce que j'ai à faire, c'est rester ici et regarder Gros-Bras-la-Fumée balancer des canadiens du haut d'un toit avec la petite amie de sa grand-mère. Toi, ça ira ? "
" J'espère. Et ne parle plus jamais de ce genre d'émissions. "
Gil annula son rendez-vous avec Lady Heather pour voir Sara à propos de quelque chose d'urgent. Il espérait que ce n'était pas pour annoncer sa démission pour cause de maternité. Après tout, presque tout le labo savait qu'elle portait l'enfant de et/ou était fiancée à ou sortant avec un homme d'une richesse abrutissante (ou au moins un homme sur le point d'hériter d'une masse d'argent). Démissionner ne lui ressemblerait pas, mais il avait vu la maternité changer un certain nombre de femmes. Ils se rencontrèrent dans le même restaurant que celui où Sara et Greg étaient allés après qu'il ait découvert sa grossesse (pas que Grissom le sache). Elle passa la porte, avec une allure extrêmement... enceinte.
" Salut Trish, on pourrait avoir notre table habituelle ? "
Après leur premier petit-déjeuner, Sara et Greg étaient venus régulièrement – deux fois par semaine quand elle avait été en congé maternité. Elle avait présenté ses excuses à la pauvre serveuse pour son comportement, expliquant qu'elle était enceinte, et maintenant appréciait la jeune fille familière, si péniblement enjouée.
" Pas de problème, Mlle Siddle. Où est M. Sanders ? Je ne vous ai pas vus pendant deux semaines ; je me demandais si le bébé était né. "
" Je n'ai pas eu une telle chance. Il est resté à la maison. Est-ce que vous pourriez m'amener une de ces assiettes de bâtonnets de fromage grillé ? Oh, et un sundae au caramel ? Et un verre de lait. Qu'est-ce que vous prenez ? " demanda-t-elle à Gil.
" Je vais juste prendre de l'eau en attendant qu'on commande le repas. "
Trish gloussa et Sara eut un sourire. " C'est mon repas. " Sara avait suivi le bon conseil de Greg sur quoi manger jusqu'à ce que ses envies commencent pour de bon et que les nausées disparaissent. Pourquoi gâcher une parfaite excuse de manger ce qu'elle voulait, quand elle voulait, et autant qu'elle voulait ?
" Oh. Alors je vais prendre la salade et la soupe, s'il vous plaît – celles qui sont annoncées dehors. "
" Tout de suite. "
Le silence s'installa jusqu'à ce que Gil commente " Je suis surpris que vous vouliez avoir une conversation importante dans un restaurant. "
J'avais besoin d'un endroit familier et l'appartement de Greg, ce n'était pas possible. " Vous auriez été appelé ailleurs si on s'était vus au labo ; tout le monde a besoin de vous. "
" Alors, pourquoi avez-vous besoin de moi ? "
Inspiration pour se calmer. " Je devais vous parler à propos de la grossesse. "
Il hocha la tête. Et voilà. Je vais perdre le meilleur enquêteur que j'aie jamais eu à cause d'un fœtus. " D'accord. "
" Et bien, je voulais... " Vous dire que je vais avoir votre bébé. " C'est à dire, j'ai pensé que vous devriez savoir... " Que tout ce que je vous ai dit était un mensonge. Un beau gros mensonge ! Je porte votre enfant ! Surprise ! " Ecoutez, c'est juste... "
" Est-ce que vous allez quitter le labo ? "
" Quoi ? Le quitter ? Non ! " Elle prit une autre inspiration, puisa au fond d'elle-même tout le courage possible, ouvrit la bouche et—
" Et voilà. Voyons, sundae, bâtonnets de mozzarella et lait pour Mlle Sidle, et soupe et salade pour son ami. Voulez-vous plus d'eau, monsieur ? "
" Non, merci. "
Elle sourit encore plus et se tourna vers Sara, prenant une tasse de thé sur son plateau. " Vous savez, Mlle Sidle, je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre la dernière fois quand vous disiez que vous étiez vraiment stressée, donc je vous ai fait du thé aux herbes, ça pourra peut-être vous aider. C'est la maison qui l'offre. "
" Merci, Trish. C'est très gentil. "
" Oui. Je veux dire, j'ai commencé à penser à combien je serais stressée si le vrai père de mon enfant ne savait pas qu'il était le père et que je devais trouver un moyen de lui dire, mais que j'avais menti si longtemps que ça semblait impossible, et puis tout le monde croirait que cet autre type est le père – ça serait un cauchemar. En tout cas, bon appétit. " Elle s'éloigna en sautillant.
Seigneur, tuez-moi maintenant. " Comment est votre soupe ? "
Il souleva un sourcil. " Comment est votre thé ? "
Elle ferma les yeux, se sentant triste et faible. Avec un calme surprenant, et en le regardant dans les yeux, elle commença son explication. " Quand nous avons couché ensemble, je prenais un contraceptif. Malheureusement, je prenais aussi un antibiotique, qui a bloqué l'action du contraceptif. Quand j'ai réalisé ce qui s'était passé, je me sentais complètement dépassée et j'étais incapable de vous le dire ; vous aviez clairement laissé entendre qu'on ne pouvait pas être ensemble. En voyant que j'étais de mauvaise humeur et que je vomissais, Greg a compris et il a offert de m'aider. Ensuite, le temps a passé, vous avez découvert que j'étais enceinte et je ne savais pas quoi vous dire, alors j'ai menti. Les choses se sont compliquées ensuite et on en est là. " Elle regarda son ventre. " On en est tous là. Où on le sera bientôt. "
Etrangement, malgré le contrôle serré sous lequel il gardait ses émotions, il semblait vraiment triste. Surpris, bien sûr, et en colère. Mais sa tristesse la frappa et elle sentit les larmes se créer.
" Pourquoi ne m'avez-vous pas dit ? Comment pensiez-vous que j'allais réagir ? "
" Je ne sais pas. En colère contre moi parce que ma pilule n'a pas fonctionné, incapable de travailler avec moi plus longtemps ; en colère, accusateur, n'importe quoi. Quoi que ce fut, je ne voulais pas le savoir. Je ne suis pas comme ça d'habitude ; je ne m'effraie pas facilement. Je dirais que je suis désolée, mais ça ne vaudrait pas grand-chose, hein ? "
" Non. "
Elle perça sa glace avec sa cuiller et se demanda brièvement quel goût aurait un bâtonnet de fromage avec un peu de caramel au beurre. Ou peut-être du gâteau au fromage blanc et du caramel. Avec un glaçage de chocolat croustillant. Non, arrête de penser à la nourriture et concentre-toi sur le problème ! " Quelle est votre réaction ? "
" A propos du mensonge ou de découvrir que je vais être père ? "
" A propos d'être un père ; je pense que peux deviner l'autre seule. "
" Du choc, sur le moment. Je n'ai jamais pensé qu'il était de moi sauf la fois où je vous ai demandé ; je n'avais aucune raison de douter de vous. Vous allez devoir me donner le temps de digérer l'information et... de m'en occuper. "
" Je sais. Je comprends. "
Il enfonça sa fourchette dans son propre repas. " Pourquoi me dites-vous maintenant ? "
" Parce que quand Greg s'est fait tirer dessus, j'ai réalisé que je n'avais pas à avoir peur de grand chose ; ça a remis les choses en place. Et puis, il ne va pas s'écouler longtemps avant que j'accouche, et je ne pouvais pas le faire avec ça sur la conscience. "
" Alors, quelle est la relation entre vous et Greg ? "
Elle haussa les épaules. " C'est mon ami. Mon meilleur ami, je pense. Peut-être plus. Je voudrais savoir quelque chose, si ça ne vous dérange pas. Est-ce que vous auriez voulu que j'avorte ? "
" C'est entre vous et votre médecin.'
" Mais vous auriez voulu ? "
" Si vous étiez venue me voir quand vous veniez de le découvrir et m'aviez demandé, j'aurais dit non. Maintenant, comme vous ne m'avez rien dit, est-ce que j'aurais voulu que vous avortiez ? " Il la regarda avec résignation. " Non. "
La nouvelle se répandit comme un feu de forêt à travers le labo quand Nick entendit Grissom au téléphone avec Lady Heather. Il était venu déposer un rapport et avait ouvert sans frapper (après tout, il n'avait qu'à le poser sur le bureau et il pensait que Gris était sur une affaire). Cependant, il entendit la discussion à voix basse, Grissom lui tournant le dos. Il alla aussitôt le dire à Warrick. Warrick le dit à Archie. Archie le dit à Catherine. Catherine le dit à Brass. Dans l'heure, même le type qui délivrait les bonbonnes d'eau pour les fontaines à eau était au courant. Heureusement, quand son téléphone commença à être bombardé d'appels, Sara était dans le cabinet du médecin, portable éteint.
" Mlle Siddle, je voudrais déclencher le travail dans la semaine. "
" Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ? "
" Tout va bien, à part que le bébé pèse déjà trois kilos sept, et que lorsque vous arriverez à terme, elle pèsera plus de quatre kilos. Franchement, je ne pense pas que votre corps puisse supporter ça. "
Le médecin n'avait pas réalisé ce qu'il avait dit, mais Sara avait clairement entendu. " Elle ? "
" Quoi ? Oh... zut. Mlle Sidle, je suis désolé, ça m'a échappé. "
Elle ne lui porta pas une grande attention. Donc, Trois était une Trois-ette. Ça expliquerait qu'elle se soit enfilé un quart de la boîte de chocolats suisses de deux kilos que Liz avait envoyé comme remerciements. " Alors, quand voulez-vous déclencher ? "
" Bientôt. Mettez vos affaires en ordre, appelez votre coach ou la personne que vous voulez avoir avec vous, faites vos affaires et soyez prête à pousser. Est-ce que trois jours sont assez ? "
Trois jours ? Dans trois jours, elle allait avoir le bébé ? Elle ne savait pas si elle devait se sentir soulagée, excitée ou nerveuse. " Pas de problème. Trois jours. "
Elle se demanda comment Grissom allait réagir à cette nouvelle.
