Chroniques d'une fille banale
Auteure : Cerise
Pairing(s) : Vous verrez bien...
Rating : T ! Pour quelques scènes vraiment pas choquantes, mais je préfère être prévoyante...
Résumé : Ma vie est ordinaire, banale et tout ce qui s'en suit. Et si un petit accident de voiture venait mettre un peu de fantaisie dans tout ça ?
Disclaimer : La plupart des personnages proviennent de l'anime Bleach, qui est à Tite Kubo. Fuyuki Aïkawa c'est ma mienne, et vous pourrez apercevoir Shizuka Iitachin, qui est à ma collègue et amie Sardine ! (Cf "White Memories")
Titre du chapitre : Chapitre 9 : Snif, glup, blork... Aaaaah !
Le petit blabla de l'auteure : Holà amigos !
De bonne humeur, et ça s'en ressent sur l'inspiration ! (Malgré le mauvais temps qui persiste, hé oui j'habite dans le Sud, pas spécialement loin de Draguignan... Mais rien de grave chez nous ! Juste une ou deux coupures d'électricité !) Le chapitre 9, à présent en ligne, dans lequel on a la confirmation qu'être malade, ce n'est jamais drôle... Surtout chez les shinigamis ! =D
Remerciements spéciaux aux revieweurs : Freak, Katoo-san, Sid-X8 (le voilà ton chapitre ! xD) et pour finir Hikari no Ai ! (Désolée si j'oublie quelqu'un... :s)
Réponse à la review anonyme :
Freak : Ha ha t'y as cru hein ? =P
Voui, c'est une sacrée honte... Mais bon, si tu as ri, ce n'est pas trop grave, nee ? (Fuyuki : temeeee, j'vais t'buter !)
Je tenais à remercier tout mes revieweurs anonymes (et fidèles, qui plus est !) qui me poussent chaque fois un peu plus à continuer. :)
En espérant voir un commentaire de ta part sur ce chapitre !
/!\ Attention ! /!\
"..." - Paroles
'...' - Pensées
'...' - Zampakutô
Chapitre 9 : Snif, glup, blork… Aaaaah !
« Snif… Snif… ATCHAA ! »
Argh, je déteste être enrhumée. Le nez bouché et rougi, le front chaud et les yeux bouffis. C'est tout ce que je déteste. Mais quelle conne je suis d'être restée sous la pluie ! Je frissonne et toque à la porte qui se trouve devant moi. Un fracas bruyant se fait entendre derrière, et quelques secondes plus tard, elle s'ouvre.
« Ah, Fuyuki ! lance Renji d'un ton enjoué. Bonjour ! Que me vaut le plaisir de ta visite ?
- J'ai oublié bon uniforbe chez toi.
- Euh, ça va pas ? Pourquoi tu parles comme ça ?
- Barce que je suis enrubhée, crédin. Du b'ouvres ? »
Il s'écarte et me fait signe de rentrer. Les bras croisés, je murmure un timide « merci ». Encore vêtue du kimono peu confortable refilé par le lieutenant hier soir, en rentrant de ma balade, je tiens à ce que le regrettable incident qui m'a mise dans une situation trèèès enviable (ironie inside !) ne se reproduise plus. J'ai néanmoins réussi à faire coulisser celui-ci de manière à ce qu'il ne glisse plus si facilement, mais la peur de me retrouver de nouveau à moitié à poil me force à adopter une double protection. C'est pourquoi je maintiens fermement le kimono à l'aide de mes mains, en planquant bien mon geste. J'aurais l'air un peu con sinon. En vacillant légèrement, je me dirige vers le meuble où mon uniforme a été séché et plié. La tête me tourne affreusement, et je manque de tomber dans les pommes. Heureusement, le bord du susnommé meuble me vient en aide, alléluia ! Je m'y accroche et plante mes ongles dans le bois, en roulant des yeux d'un air abruti comme pas possible. En tenant mon kimono d'une main, je tâtonne en quête de mes habits, en serrant les dents. C'est dans ce genre de situation qu'on ne se rend pas compte qu'on a l'air absolument débile, mais qu'on est trop défoncé pour se rendre compte de quoi que ce soit. La respiration sifflante, j'attrape enfin un bout de tissu et le serre convulsivement contre moi, de peur qu'il m'échappe. Je me dirige, avec la même démarche titubante vers la sortie. Celle-ci semble s'éloigner étrangement à mesure que j'avance…
« Ca va vraiment pas, toi. T'aurais pas dû te lever, ce matin. Je t'aurais apporté tes affaires, de toute façon, et puis tu ne vas pas t'entraîner dans cet état.
- J'ai bas endraînement, aujourd'hui. Snif. Et bis je bais drès bien, berci. Je zuis engore en édat de boir ze gue je bais.
- Pas sûr. Si c'était le cas, tu aurais certainement pris ton uniforme au lieu de mes sous-vêtements. »
Je jette un coup d'œil au tissu, et sursaute presque quand je me rends compte qu'il s'agit effectivement de l'un des caleçons du lieutenant.
« T'inquiètes, il est propre hein ! s'exclame précipitamment le lieutenant.
- J'ezbère bien. Tu zalis engore des galeçons, à don âge ?
- … Non, non.
- Benteur. »
Je me retourne, décidée, le regard combattif vers mon adversaire : la distance qui me sépare de la commode. Je me lance à l'assaut des trois mètres, en ne déviant que légèrement. Comme toute bonne glandu qui se respecte, je me vautre presque sur le meuble, en produisant un grand « BAM ! » lorsque je m'y agrippe désespérément. Je sens le regard empreint de pitié de Renji qui me brûle la nuque. À genoux devant les tiroirs, je me relève et tangue sur place. Kami-sama, la Terre tourne plus vite que d'habitude, non ?
« Je vais t'aider, si tu v…
- Dan ! je crie, bien décidée à me battre pour reposer le caleçon du lieutenant, prendre mes affaires, refaire le trajet inverse jusqu'à la porte, saluer le lieutenant, et rentrer chez moi.
- Comme tu veux. »
Dite comme ça, la liste des choses à faire me paraît terriblement longue et fastidieuse. Si je ne m'évanouis pas avant d'en être arrivée à bout, c'est que Dieu m'aime un petit peu, finalement. Je plaque brutalement le sous-vêtement contre le bois, et m'empare rapidement de mon uniforme, non sans avoir vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un autre dessous de Renji. Le souffle précipité et erratique, je claque des dents et me sent pâlir dangereusement.
« Je ne te laisserais pas continuer à te tenir debout dans cet état. Je t'emmène à la quatrième division. Immédiatement.
- Hors de guesti…
- Aïkawa, c'est un ordre provenant de votre supérieur. Vous devez vous rendre à la division d'Unohana taïchô, dans les minutes qui suivent. Ou bien je vous y forcerais ! »
Non mais, pour qui il se prend ce salaud… Aïe ! Ma tête, c'est une horreur… Que quelqu'un m'aide… Non, non ! T'as ta fierté, Fuyuki ! Tu vas marcher tranquillement jusqu'au lieutenant, le regarder de haut et t'en aller dignement dans le couloir.
'N'y compte même pas, espèce de débile.'
'Nyaaaïe ! Est-ce que c'est normal que ta voix me parvienne amplifiée comme c'est pas permis ? C'est horriblement douloureux !'
'C'est mon volume normal, baka. C'est toi qui n'es plus en état de faire quoi que ce soit. Il est bon d'avoir un minimum de fierté, mais refuser de l'aide alors que l'on est malade, c'est stupide et suicidaire.'
Elle a peut-être raison, après tout. Si j'obéissais à Renji, et que je me rendais à la quatrième division, ils me donneraient sans doute de quoi tenir debout sans trop d'effort. Je papillonne des yeux, aveuglée par la lumière, et me sens soudain partir vers l'arrière. Alors que je m'attends à une rencontre brutale avec le sol, ma chute est doucement amortie. Epuisée, je ferme les yeux.
« Maintenant, on va à la quatrième division.
- Dan… fais-je d'une voix faible. Daisse-moi…
- Sûrement pas. »
Je sens vaguement une poussée visant à me soulever. J'ai la tête qui pendouille lamentablement au-dessus du vide et le bras écrasé contre le torse du lieutenant. Je grogne de mécontentement. Il me fait sauter une demi-seconde pour adopter une position un peu plus confortable, ce qui suffit à m'arracher un cri de peur. La bouche tordue en une mimique terrifiée, je happe une grande goulée d'air, mon nez n'étant plus dans un état de fonctionnement décent. Perdue dans un affreux vague où je perds peu à peu mes repères, je remue légèrement mes mains moites, et mon front brûlant me fait atrocement souffrir.
« Ok, on y va maintenant. »
Secouée par les pas de Renji, je me sens pâlir encore plus (si c'est possible) et une nausée me prendre à la gorge. J'ai le mal de mer…
« Renji, je bais…
- On est presque arrivés. »
J'attrape le col de son uniforme pour l'informer que « presque » n'est pas assez. J'ouvre la bouche pour parler, puis la referme, déglutit et tremble violemment.
« Oh, ça va pas ?
- Don… »
Un haut-le-cœur me secoue et je repousse Renji avec mes mains, pour lui signifier de me lâcher. Il me dépose doucement par terre et veille à ce que je ne tombe pas à la renverse. La respiration hachée, une main sur le cœur et les jambes tremblantes, je titube jusqu'au petit jardin qui se trouve à côté. Je tombe à genoux dans l'herbe.
« A-aaaah… je geins, un deuxième haut-le-cœur secouant ma poitrine.
- Euh, on devrait pas rester ici… C'est une mauvaise idée… »
Incapable de répondre, je pose mes mains contre le gazon et rends mon petit déjeuner avec des bruits approchant l'élégance extrême.
Une fois ma nausée passée, je sens des larmes chaudes couler sur mes joues. Je ne me sens pas bien. Maman, je vais mourir…
« On s'en va, déclare Renji en m'attrapant les bras pour me mettre debout.
- Aaaaaa-aah, j'peux pas… Je veux que ça s'arrête… Maintenant… »
Renji jure et m'essuie précipitamment la bouche avec un mouchoir. Complètement dans les vapes, je songe néanmoins l'espace d'un court instant qu'il faut être vraiment courageux pour nettoyer le dégueulis de quelqu'un. Je veux m'évanouir, mais je n'y arrive pas. J'attrape le shikakushô de Renji et pose mon front contre son cou.
« Renji… Je veux pas… Je veux mourir…
- Dis pas de conneries ! On va à la quatrième division, maintenant ! »
Il passe de nouveau un bras derrière mes genoux et l'autre dans mon dos pour me soulever. Je sens les soubresauts de la démarche précipitée du lieutenant. Je sais qu'il se retient d'utiliser le shunpô, il se doute que cela me mettrait dans un état encore pire. Lorsque l'atmosphère à l'odeur médicamenteuse de la quatrième division m'effleure le nez, le lieutenant dit quelque chose que je ne comprends pas.
Une autre voix paniquée lui réponds, et je sens qu'on me dépose dans un lit.
'Je ne veux pas… Je ne veux plus…'
'Honoo ? Nom d'un petit bonhomme, qu'est-ce que tu fiches ici ?'
'Tu es dans ton monde intérieur, imbécile.'
'Je suis morte, c'est ça ?'
'Pas loin. Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'a pris ! Tu aurais dû aller directement à la quatrième division, avant même de te rendre chez Renji ! Regarde-toi !'
'Je suis dans le coma ?'
'Ils t'ont opérée.'
'Quoi ? Je ne comprends pas… Hé, je me sens partir ! Y a un probl…'
« …ème ? »
J'ouvre les yeux. Une douleur sourde me fait souffrir au ventre. Je gémis et fronce les sourcils. Allongée dans un lit, une perfusion au bras, je suffoque sous l'atmosphère lourde et glaciale de l'apparence médicale de la pièce.
« Gnn… T'es réveillée ? fait une voix endormie à côté de moi.
- R-Renji ? Qu'est-ce que tu fous là ? »
Il bâille et s'étire sur sa chaise. Il a l'air fatigué et ses yeux mi-clos clament son manque de sommeil (ou tout du moins de repos en position allongée).
« Ben, qu'est-ce que tu crois. J'attendais que tu te réveilles. Tu dors vraiment profondément et pendant longtemps, toi. M'étonne pas que t'ai pas réussi à te lever à l'heure le jour de ton premier entraînement. »
Il se penche et jette un coup d'œil à ma perfusion.
« J'ai jamais compris à quoi ça servait ces trucs-là. A part à te trouer le bras. »
Encore sous le choc, je tente de me reconnecter à la réalité. Reconnexion difficile, car réseau quasi-inexistant.
« Mais qu'est-ce qu'il m'est arrivé, bordel ? fais-je d'une voix enrouée.
- T'as fait une crise d'appendicite.
- Quoi ? Appendicite ? T'es sérieux ?
- J'ai l'air de plaisanter ? Tu m'as fait une trouille bleue ! T'imagines, je suis quand même chargé de veiller sur toi pendant ta période d'adaptation, si t'y étais passée, j'aurais été dans la meeeeerde…
- Sympa.
- Mouais, enfin, t'es une pote aussi. J'aurais été franchement triste si t'étais… Enfin.
- C'est dit tellement gentiment. Mais merci quand même. »
Il hausse les épaules et me fait un clin d'œil. Il fait mine de lire quelque chose sur la perfusion (alors que je sais pertinemment qu'il n''y comprend déjà pas grand-chose lorsqu'il lit les dossiers) puis sors de la pièce en refermant la porte derrière lui.
Je me sens bien seule tout d'un coup. Il pouvait pas rester un peu ?
Je soupire et jette un coup d'œil à la fenêtre. Le ciel est bleu, d'un bleu stupéfiant. Quelques nuages blancs effilochés par le vent d'altitude parsèment la soie des cieux. Impossible de me rendormir je suis à présent parfaitement réveillée.
Soudain, la porte coulisse de nouveau, m'arrachant un sursaut.
Une femme aux cheveux noirs coiffés en une tresse qui descend sur sa poitrine entre et me fait un sourire bienveillant, auquel je réponds par un signe de tête respectueux. Elle porte un haori de capitaine.
« Aïkawa-san.
- Unohana taïchô.
- On vous a parlé de moi, apparemment, sourit-elle. Je viens m'assurer que vous allez bien. On m'a dit que vous vous étiez réveillé. Comment vous sentez-vous ?
- Plutôt bien.
- Pas trop fatiguée ? Pas de douleurs particulières ?
- Non, ça va.
Elle triture la perfusion quelques minutes, puis enlève doucement l'aiguille plantée à l'intérieur de mon bras.
- Parfait. Je vais devoir vous garder quelques heures en observation afin de prévenir toute complication relative à l'opération. Reposez-vous, Aïkawa-san.
- Oui, Unohana taïchô. »
Elle sourit une dernière fois puis sort de la pièce en silence. En faisant la moue, je compte les lattes du plancher.
Ces « quelques heures » s'annoncent longues.
« Oï, Fuyuki !
- Nee ? Qu'est-ce qu'y n'y a ? » fais-je d'une voix ensommeillée.
Je papillonne doucement des yeux et fait la mise au point sur le visage de Renji, tout proche du mien. Manquant de hurler de peur, je referme les paupières et pince les lèvres.
« Tu m'as fait peur.
- Désolé… fait-il en se reculant un peu et en s'asseyant sur le bord du lit. Je suis venu te dire qu'Unohana taïchô a décrété que ton état était stationnaire et que tu pouvais sortir dès que tu le souhaitais.
- Ah.
- Je m'ennuyais, alors je me suis dit que j'allais venir te réveiller et…
- Merci de m'avoir laissé dormir.
Son air enjoué se décompose et il baisse les yeux.
- Je… Je vais partir, si tu veux te reposer. Kuchiki taïchô a sûrement du travail à me donner.
- Bon, si tu me prends par les sentiments… Laisse-moi une minute, le temps de m'habiller. »
Il se lève, le visage grave, et passe la porte.
En secouant la tête, j'attrape mon uniforme qui traîne sur la table à côté du lit et me redresse en position assise. J'enlève la traditionnelle blouse blanche réservée aux patients, et enfile mes vêtements. Plus à l'aise, je démêle mes cheveux avec les doigts et me sers un verre d'eau, que je vide d'un trait. J'aurais bien pris une douche, mais il n'y en a pas dans la chambre. Je dois avoir une tête de déterrée, mais j'arbore néanmoins un léger sourire. Inutile d'inquiéter qui que ce soit.
« C'est bon, je suis prête ! je clame joyeusement en faisant coulisser la porte.
Je trouve Renji en grande discussion avec une petite jeune fille aux cheveux très bruns et aux yeux bleu marine.
- Ah, Fuyuki… Je te présente Rukia, tu sais…
- … La propriétaire du kimono ! fais-je avec un sourire forcé. Ravie de te rencontrer. Renji m'a parlé de toi.
- Salut. Tu es nouvelle ici, non ?
- Je suis là depuis bientôt quatre jours. Oui, on peut dire que je suis une newbie ici…
- Bonne chance pour la suite ! me fait-elle en souriant. Je dois filer. A plus tard, peut-être !
- Ciao, Rukia ! » lance Renji en agitant la main.
Je regarde la jeune fille disparaître au détour du couloir avec élégance. Renji se penche vers moi et me murmure à l'oreille :
« C'est la petite sœur du capitaine.
- Sérieusement ? Je me disais aussi, elle me rappelait quelqu'un…
Il me regarde étrangement pendant quelques secondes, puis ajoute :
- Sa sœur d'adoption. »
Ou comment se faire rabattre méchamment tout en beauté. Mais c'est vrai, elle avait quelque chose de… De… D'indescriptiblement… Noble dans sa façon d'être. Elle a dû acquérir pas mal de technique au contact du taïchô.
« T'as l'air fatiguée.
- Non, ça va. Je me sens sale, en fait. J'aurais aimé prendre une douche.
- Je te raccompagne chez toi.
- Tu dois vraiment n'avoir rien d'autre à faire.
- On peut dire ça comme ça. »
Je commence à marcher, les mains dans le dos.
Ce qu'a dit Renji tout à l'heure m'a plus troublée que prévu.
« J'aurais été franchement triste si… Enfin… »
Je renifle bruyamment et fait une tête étrange. Ca me touche, quelque part (je vous vois venir, bande de pervers !).
« Au fait, je sais pas si je te l'ai dit, mais t'es quand même encore un peu dans la mouise.
- C'est-à-dire ?
- Ben… Tu te souviens des quelques minutes avant d'arriver à la quatrième division ?
- Vaguement.
- Tu ne te souviens pas avoir… Euh…
- Vomi tripes et boyaux ? Ah si, ça j'm'en souviens.
- Ouais. Ben, t'aurais peut-être dû vomir ailleurs que dans la cours intérieure de la quatrième division.
- Ah merde.
- Tu me diras, heureusement que je suis pas passé prévenir le taïchô avant.
- Oh mon Dieu.
- J'aurais été emmerdé pour nettoyer, après.
- Ferme-la. C'est immonde. »
Je fronce le nez et marche plus vite. Sur le coup, c'était assez difficile de se rendre compte que je dégueulais dans un jardin appartenant aux quartiers de l'une des divisions. Faut dire, hein, c'était pas simple. Mais ça m'étonne qu'Unohana taïchô ne m'ai pas fait de remarque. Peut-être qu'elle s'est montrée compréhensive.
Je secoue la tête. J'ai toujours eu un don pour me torturer à propos de trucs inutiles…
« Bon, ben, voilà. Euh… Bonne douche ?
- Merci. Repasse plus tard, si tu as le temps.
- Ok. A plus !
- 'Plus. »
J'ouvre ma porte qui coulisse dans un bruissement. J'observe ma chambre qui commence à être dans le même état que celle du lieutenant. Plusieurs affaires traînent par-ci par-là, y compris des sous-vêtements (SURTOUT des sous-vêtements en fait), ma penderie est ouverte malgré le fait qu'il n'y ait rien dedans. Il faudrait tout de même que je songe à faire l'acquisition de quelques tenues autres que mon uniforme. Je soupire longuement et ramasse les dessous qui s'étalent sur le sol. Puis, je fais le tri au lavage, dans la penderie.
Plusieurs minutes plus tard, je constate fièrement que le petit appartement respire la propreté. Je suis peut-être capable de mener un projet à bien, finalement.
Je triture le collier autours de mon cou (offert par Shizuka lorsque j'habitais chez elle, ou plutôt, devrais-je dire « refilé »), et le détache délicatement pour l'observer. Tout en marchant vers la table de nuit pour le déposer, je bute sur le coin du futon et lâche le bijou qui passe par la fenêtre.
« Merde ! » je m'exclame en me précipitant vers l'ouverture.
Je regarde en bas.
Oh, oh. En-dessous de chez moi, il y a… La cours intérieure de la sixième division.
Le taïchô travaille. Si je vais récupérer mon bien, je risque de me faire virer.
En plus, je le vois scintiller tout en haut de l'arbre central.
'Bon. La journée s'annonce bien. Très bien même.'
Au menu du prochain chapitre :
En entrée, la récupération du collier, accompagnée de ses déboires inévitables... Suggestion du chef : saupoudrez cela des commentaires acerbes d'un supérieur hiérarchique tout juste sorti du frigo pour plus d'effets sur les papilles !
Le plat principal : les rencontres du jour avec tout le gratin du Seireitei ! Et pour aller avec cela, nous vous proposons notre sélection des meilleurs sakés de la Soul Society...
En dessert, une annonce spéciale qui ravira les amateurs de surprises ! Déjà intéressant à l'extérieur, et incroyablement surprenant à l'intérieur...
Nous aurons le plaisir de vous offrir un digestif des plus rafraîchissant à la fin de ce copieux repas... Préparé pour vous, par la cuisinière en chef, avec amour !
Au plaisir ! =D
