La Vie d'Un Super Héros Lycéen

Chapitre 10 : Bêtise

Gohan évita de justesse Videl, surpris par sa soudaine vitesse. Elle était enfin à l'aise dans ses vêtements, et il fallait qu'il pense à lui en donner de plus lourd. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle s'y habitue si vite. Il était vraiment impressionné.

« J'y étais presque ! Ça m'énerve ! » s'exclama-t-elle.

« Tu as déjà fais beaucoup de progrès. Tu peux être fière de toi. » dit-il.

Videl lui fit un petit sourire. « Je le suis. Mais je suis encore loin de ton niveau. Au fait, je n'ai pas eu l'occasion de te remercier de m'avoir guéri avec ce drôle d'haricot. »

« Je suis content que tu ailles mieux. » répondit-il avec un sourire.

« Mais au fait, d'où tu les sors, ces haricots ? »

« Un ami à moi les cultive. »

Videl se mit alors en position de combat. « Et si on faisait un petit combat, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas battu. »

« Okay. Mais tu devrais peut-être remettre tes vêtements normaux, pour que tu ne sois pas désavantager. »

Elle hocha la tête. « Je reviens tout de suite. »

Elle alla se changer dans des buissons, en ressortant un moment plus tard. Arrivée devant Gohan, elle se mit en position de combat, et il fit de même. Sans plus attendre, Videl attaqua son adversaire, qui fut pris par surprise par la soudaine vitesse de la jeune fille, et se prit un coup de poing sur la joue. Il recula de quelques pas, se tenant la joue. Il semblait aussi surpris que Videl. Celle-ci se reprit vite, et sauta de joie.

« Ouais !! J'ai réussi ! J'ai réussi ! J'ai touché Saïyaman !! »

Gohan rit à son comportement, se frottant la joue. Ce coup lui avait fait un peu mal, en fait. Décidemment, cette fille était pleine de surprise.

« Réjouie-toi tant que tu le peux, mais je peux te garantir que ça n'arrivera plus. » dit-il.

« Ah ouais ? Et ben c'est ce qu'on va voir ! »

Ils se remirent en position de combat, et Videl attaqua une nouvelle fois. Malheureusement pour Videl, il semblerait que Saïyaman ait eu raison, car elle n'arrivait plus à le toucher. Et ça la frustrait toujours autant.

Faisant un faux pas, elle trébucha sur ses pieds, et attrapa la première chose qu'elle avait sous la main, c'est-à-dire Saïyaman, l'entraînant dans sa chute. Ils tombèrent tous les deux, Gohan sur Videl. Ils se regardèrent pendant un moment, et, ne sachant pas ce qui leur prenait, ils s'embrassèrent.

Gohan se laissa guider par ses instincts, qui étaient amplifiés à cause de sa transformation en Super Saïya-jin. Il intensifia le baiser, la prenant par les hanches, tandis qu'elle enroulait ses bras autour de son cou. Ils s'arrêtèrent après un moment, à bout de souffle, puis, réalisant ce qu'ils venaient de faire, s'écartèrent brusquement, les yeux ronds.

Mais qu'est-ce que j'ai fais ? se demanda Gohan. Je viens d'inciter Videl à me tromper… avec moi-même !

Mon Dieu, dites-moi que ce n'est pas arrivé ! pria silencieusement Videl. Mais qu'est-ce qui m'a pris ?

« On… On devrait oublier ce qui vient de se passer. » dit-elle.

« Oui, tu as raison. »

« Bon je… je vais rentrer. »

Et elle s'envola en vitesse, voulant s'éloigner le plus vite possible de Saïyaman. Celui-ci passa une main sur son visage.

« Mais qu'est-ce que j'ai fais ? »

---

Videl était perdue. Elle aimait Gohan, ça, elle en était sûre, mais alors pourquoi était-elle attirée par Saïyaman ? Pourquoi ressentait-elle tous ces sentiments pour lui ? Que devait-elle faire ? Devait-elle… Devait-elle choisir entre les deux, maintenant ? Une telle chose était-elle possible ?

Et Gohan, dans tout ça ? Devait-elle le lui dire ? S'il savait, il la quitterait, sans aucun doute, et il aurait raison ; elle venait de le tromper. Elle venait de tromper Gohan, le garçon le plus gentil du monde.

Mais qu'est-ce qu'elle avait fait ?

---

Gohan, quant à lui, n'était pas en meilleur état. Il ne comprenait pas ce qui lui avait pris. Pourquoi avait-il embrassé Videl en tant que Saïyaman alors qu'il sortait déjà avec elle en tant que Gohan ? Comment devait-il agir avec elle maintenant ? Devait-il faire comme si rien n'était arrivé ? En était-il capable ?

Mais qu'est-ce qui n'allait pas, chez lui ?!

« Mon chéri ? » fit la voix de sa mère, le sortant de ses pensés. « Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Maman, j'ai fais quelque chose d'horrible. »

Elle alla s'asseoir sur le lit, à côté de lui. « Raconte-moi. »

« Je… J'ai embrassé Videl. »

Chichi cligna des yeux. « Et où est le problème ? C'est ta petite amie, non ? Ce n'est pas la première fois que tu l'embrasses. »

« J'étais Saïyaman. »

« Tu… Quoi ? »

« J'étais Saïyaman, quand je l'ai embrassé. » Il prit sa tête entre ses mains. « Je suis un monstre. »

Chichi posa une main sur l'épaule de son fils, qui releva la tête de ses mains. « Je crois qu'il est tant que tu lui dise la vérité. »

« T'es malade ? Maintenant, c'est sûr, elle me tuerait ! Ou pire, elle me quitterait. Et ça… je ne pourrais pas le supporter. »

« Tu l'aimes vraiment, hein ? »

Il rougit. « Oui… Plus que tout au monde. »

« Si tu comptes passer ta vie avec cette fille, il va bien falloir que tu lui dise un jour. »

« Je sais, mais… Et si elle pense que je suis un monstre ? Et si elle ne veut plus jamais me revoir ? »

« Videl est une fille compréhensive, je suis sûre qu'elle comprendra. »

« Je… Non, je ne peux pas lui dire. Pas après ce que j'ai fais. »

Chichi soupira, et se leva du lit. « Fais ce que tu veux, mais rappelle-toi ce que je t'ai dis. »

Elle sortit de la chambre, le laissant seul avec ses pensés.

« Qu'est-ce que je dois faire ? »

---

J'ai trompé Gohan, pensa Videl, volant vers son lycée. Je n'arrive pas à y croire.

Elle atterrit sur le toit, et entra dans son lycée. Elle alla à son casier, rangeant les affaires qu'elle n'avait pas besoin dedans. Elle sentit soudain deux bras l'enrouler par la taille, et des lèvres embrasser sa joue.

« Salut Videl. »

Elle sourit faiblement. « Salut Gohan. »

Celui-ci avait décidé de faire comme s'il rien ne s'était passé, et d'agir comme d'habitude. Il n'avait toujours pas l'intention de lui dire la vérité sur lui, en tout cas.

Ensemble, main dans la main, ils prirent le chemin de leur classe, Gohan étant content de ne pas être en retard pour une fois, étant donné qu'il n'y avait pas eu de crime à combattre ce matin. Ils entrèrent dans leur classe, et s'assirent à leur place. Quelques minutes plus tard, la sonnerie retentit, et le professeur entra, commençant le cours.

Videl sentait la culpabilité la ronger de l'intérieur, et ne pouvait plus garder tout ça pour elle. Alors, elle écrivit une note à Gohan, lui disant de la retrouver sur le toit à l'heure du déjeuner.

Le jeune homme était assez surpris par la note de Videl. Est-ce qu'elle compte me dire qu'elle a embrassé Saïyaman ? se demanda-t-il. Si c'est le cas, comment dois-je réagir ?

La pause déjeuner arriva bien trop vite pour les deux adolescents, et ils se retrouvèrent sur le toit.

« Alors, » commença Gohan. « De quoi tu voulais me parler ? »

Elle resta un moment silencieuse, la tête baissée, puis parla enfin : « J'ai fais une bêtise. »

« Une bêtise ? »

« Oui… Je… J'ai embrassé Saïyaman. Mais je te jure que ça ne voulait rien dire ! » ajouta-t-elle prestement. « Il ne représente rien pour moi ! Je ne sais vraiment pas ce qui m'a pris ! Je… Je suis désolée… Je t'en pris ne me quitte pas… »

Ce qu'il fit ensuite la surprit : il la prit dans ses bras.

« Je ne vais pas te quitter. » dit-il doucement. « Je tiens trop à toi pour ça. »

« Gohan… » murmura-t-elle, des larmes commençant à couler sur ses joues. Des larmes de soulagement.

Il resserra son étreinte, alors qu'elle pleurait sur son torse.

Je t'aime tellement, pensa-t-il. Je ne pourrais pas supporter de te perdre.

Il lui releva le menton, et essuya ses larmes avec sa manche. Il lui sourit tristement, lui caressant la joue, puis l'embrassa avec tout l'amour qu'il ressentait pour elle.