Bonjour !
Je vous présente le 10e chapitre de la fiction, heureuse de pouvoir le poster aujourd'hui !
Je vous souhaite une très bonne lecture !
Chapitre 10 : Une journée, deux boulots.
Cela faisait plusieurs semaine que Pansy était hébergée par Harry. Elle se sentait de plus en plus à l'aise dans cette maison. Finit les « je me lève ou je ne me lève pas ? » ou les « j'ai droit de toucher à la casserole ? » Maintenant elle faisait comme chez-elle. Surtout quand Harry n'était pas là. Quand elle se réveillait en même temps que lui ou qu'il revenait du boulot, son embarras revenait. Elle parlait à peine, attendant qu'il lui fasse la conversation. L'ambiance était différent d'il y a sept ans.
Quand Harry et Pansy se retrouvaient dans la même pièce, soit ça faisait des étincelles, soit ils passaient leur temps à discuter pendant des heures. Les sujets de conversation étaient les angoisses de Pansy par rapport à la marque. Il arrivait même à Harry de la considérer comme une très bonne amie au moins autant qu'Hermione. Ça expliquait sans doute pourquoi il avait été affecté quand elle avait quitté l'Angleterre et pourquoi il avait été aussi perturbé quand il l'avait revu à l'hôpital et au restaurant.
Mais à présent, les discussions était courtes et tout ce que voulait Pansy, c'était passer un maximum de temps avec Drago pendant son congé paternité. Il était plus facile de se confier à Drago et Blaise plutôt qu'à Harry ou encore moins à Ron. Pansy n'avait jamais vraiment été proche de lui. Il n'était que le mari d'une amie, le frère d'une amie, l'ami d'une amie.
Ce jour-là, Pansy allait passer la journée avec Lavande Hermione et Ginny. C'était devait être une journée entre fille où on devait « faire des trucs de filles ». C'était les paroles de Ginny. Pansy ne savait pas ce que c'était que de faire des « trucs de filles » et elle appréhendait ce que ses amies avaient en tête pour cette journée.
Pansy était devant la petite armoire qui était dans sa chambre dans laquelle il y avait les vêtements que les filles lui avaient donné. Ce qu'elle avait donné était très beau mais soit grand (Ginny), trop grand (Hermione) ou vraiment trop grands au point qu'elle nageait à l'intérieur (Lavande). Pansy soupira, il fallait vraiment qu'elle prenne du poids.
Elle avait sur elle un pull de Ginny, Hermione et Lavande et un pantalon d'Hermione qui ne tenait pas en place. Il lui fallait une ceinture, chose que les filles ne lui avaient pas donnée.
C'est là qu'elle pensa à son très chers « colocataire » qui devait sûrement en avoir à revendre des ceintures. Elle sortit de sa chambre et alla frapper à celle d'en face.
Personne.
Tant pis. Elle avait besoin d'un ceinture ou alors elle allait se retrouver en culotte sur le Chemin de Traverse ou à Pré-au-Lard. Tout dépendait de là où les filles l'emmèneraient. Pansy ferma la porte derrière elle. Elle resta un moment immobile, regardant autour d'elle puis se mit à la recherche d'une ceinture.
Pantalons, pull, T-shirt, chaussettes… Mais où étaient ces fichus ceintures !
-Ben vas-y, ne te gêne surtout pas.
Pansy s'arrêta un instant regardant Harry qui l'avait prise en flagrant délit mi-choqué, mi-amusé et reprit sa recherche. Cette fois Harry fronça les sourcils.
-Je peux savoir ce que tu cherches dans ma chambre ?
Pansy ne répondit pas et sourit en tirant une ceinture du tiroir au dessus de celui des chaussettes.
-Il suffisait de demander au lieu de fouiller.
-Pourquoi demander quand on peut se servir, dit-elle.
Pansy mit la ceinture et remarqua qu'il n'y avait pas de trou là où s'arrêtait la boucle. Même la ceinture était trop grande ! Elle soupira de frustration et sortit de la chambre pour aller dans la cuisine. Harry la suivit, curieux de savoir ce qu'elle allait faire. Quand il le vit, Harry fut presque horrifié et attrapa sa main pour stopper son geste.
-Non mais t'es complètement folle !
-Quoi ? Il faut bien que je mette la ceinture, dit-elle d'une voix innocente.
-Oui mais c'est ma ceinture ! Je n'ai pas envi qu'elle ait un trou en plein milieu !
-Et moi je n'ai pas envi de me retrouver à poil en plein milieu du chemin de Traverse ! Alors franchement ta ceinture, c'est le cadet de mes soucis !
De son autre main, Pansy prit de couteau. Harry en profita pour prendre la ceinture. Non mais qui était cette folle qui voulait lui piquer sa ceinture ? Pansy haussa les épaules et courut à l'étage. Comprenant ce qu'elle allait faire, il la suivit en catastrophe, mais c'était trop tard. Pansy avait une ceinture ajustée autour de sa taille. Harry n'arrivait pas à le croire. Pansy venait de trouer une de ses ceintures et le pire c'est qu'elle était plutôt fière d'elle .
-Tu es folle Parkinson.
-Oui, je sais. Je suis une folle à l'aise dans les habits des autres.
Pansy lui donna le couteau et sortit de la chambre. Harry fut content. Voilà ce qui fut le premier clash, la première étincelle en un peu plus d'un mois. C'était un bon début.
Pansy avait transplané jusque devant une boutique : Wear-Shop. Il était 14h00, l'heure du rendez-vous. La première arrivée fut Ginny qui la serra dans ses bras.
-Lavande n'est pas là ? demanda-t-elle.
-Ben non. Je suis la première arrivée.
-Tu es entrée dans la boutique ?
-Euh… non.
-Elle doit sûrement être à l'intérieur. Ne bouge pas j'arrive.
Ginny entra dans la boutique. Peu après, Hermione arriva.
-Tu n'es pas venue avec Samantha ?
-Oh non ! Drago s'occupe d'elle. Et puis si j'étais venue avec Samantha, Théo aurait voulu venir et ça n'aurait plus été une journée entre fille.
-Oh. Je vois.
-Mais ne t'en fais pas. On fera une journée spéciale pour que tu rencontres les enfants. On leur parle déjà de toi et apparemment ils ont hâte de connaître « Tatie Pansy ».
-Tatie Pansy ? répéta Pansy en souriant.
-Oui. Théo t'a déjà adopté sans même t'avoir vu.
Lavande et Ginny sortirent de la boutique. Wear-Shop était la boutique de vêtements qui appartenait à Lavande. Ça faisait quatre ans qu'elle en était propriétaire et son commerce fonctionnait plutôt bien. Une fois réunit, les filles allèrent dans une boutique de robe de mariée et de demoiselle d'honneur. Sans doute une idée de Ginny, pensa Pansy.
-J'ai peur de m'y prendre en retard alors j'ai décidé de jeter un coup d'œil maintenant et comme vous êtes mes demoiselles d'honneurs…
-Moi aussi ? demanda Pansy.
-Bien sûr. Sauf si tu as l'intention de partir avant.
-J'en ai marre de faire mes valises.
Un peu d'humour ne faisait pas de mal. Elles entrèrent dans la boutique qui avait des rayons et des rayons de robes blanche. L'espace d'un instant le mot « Paradis » vient à l'esprit de Pansy. Cette boutique avec toutes ces belles robes de mariée et de demoiselle d'honneur était son paradis.
-Comme le mariage sera en Juillet, j'aimerais une robe bustier. Je veux les épaules découverte et que ce soit simple. Pas de chichi.
-On va chercher ça avec toi, lui dit Hermione.
Les filles arpentèrent les rayons en silence, touchant mais surtout regardant. Pansy touchait les robes, les observait et les ressentait. Elle adorait fermer les yeux et essayer de ressentir les fibres du tissus, essayant de deviner ses origines. Une pratique qui l'apaisait, sauf à ce moment précis. Quelque chose lui paraissait étrange dans ces robes. A chaque fois qu'elle touchait une robe, le sentiment qu'elle ressentait était… quelconque. Même le pull de Lavande lui procurait plus de sensation. Quelque chose clochait.
-J'ai trouvé ! s'exclama Ginny.
Les filles le rejoignirent. Elle tenait une robe dans les bras. Une robe blanche, bustier avec de la dentelle, un large jupon et une traine.
-N'est-elle pas magnifique ?
-Oh oui ! approuva la vendeuse de la boutique. C'est un bon choix mademoiselle. Je vous vois déjà à l'intérieur. Sublime ! Vous devriez l'essayer.
-D'accord, dit Ginny en se dirigeant vers la cabine d'essayage.
-Attends une minute, lui dit Pansy avant de se tourner vers la vendeuse. Pensez-vous qu'elle ait besoin d'une traine à son âge ?
-La traine donne de l'élégance et celle qui la porte, répondit la vendeuse.
-Elle a aussi tendance porter malheur aux femmes de moins de 35 ans. Pensez-vous que mon amie ait 35 ans ?
-Pansy…, fit Ginny mal à l'aise.
Celle-ci leva sa main pour la faire taire. La vendeuse fut un peu déstabilisée par ce que Pansy venait de dire.
-Cela porte malheur à la mariée qui y croit.
-Si vous le dîtes, répondit Pansy en haussant les épaules.
Elle prit la robe des mains de Ginny et toucha la matière. C'était aussi une robe quelconque à ses sens. Ce n'était pas normal.
-Quelle est la matière de cette robe ? demanda-t-elle.
-De la crêpe.
-De la crêpe ? Vous êtes sûre ?
-Evidemment que je suis sûre ? Pour qui me prenez-vous ? dit la vendeuse indignée et insultée.
-Une arnaqueuse.
-Je vous demande pardon ?
-Ça, c'est un mélange de crêpe certes, mais aussi de coton essentiellement. Et de coton bas de gamme en plus de ça. Je parie même que toute ces robes son faites à plus de 60% de coton. Ginny, si tu prends cette robe, tu peux être sur d'avoir une mauvaise surprise le jour de ton mariage. La traîne en est la preuve.
-Tu es sûre ?
-Certaine.
-Comment osez-vous dire une chose pareille ? Mas robes sont de bonne qualité ! Mademoiselle, dit la vendeuse l'attention de Ginny, si vous prenez cette robe, vous resplendisserez.
-Mensonge ! Ginny, tient la robe.
Ginny obéit. Pansy posa ses mains sur le jupon et tira d'un coup sec. Les coutures craquèrent immédiatement. Tout le monde en fut bouché bée.
-La prochaine fois que vous faîtes de la contrefaçon, vérifiez les coutures.
-Vous allez me la payer !
-Non.
Pansy sortit du magasin suivit de ses amies complètement abasourdies.
-Comment tu as su ? demanda Ginny.
-Le touché est très important pour un tissu. Tu allais te faire avoir Ginny.
-C'est bizarre. Lavande et moi avons acheté nos robes ici et nous n'avons rien remarqué, dit Hermione.
-Ah bon ?
-Mais si ! s'exclama Lavande. Rappelle-toi Hermione, tu dansais avec Drago et Neville a marché sur ta robe. Ça avait fait un accroc ! Et moi, ma robe avait anormalement jaunit après cinq ans ! J'ai fait une crise d'urticaire en plus de ça.
Un ange passa. Ce magasin était une véritable arnaque. Ginny soupira. Qu'allait-elle faire ? Où trouver une robe de mariée et des robes de demoiselles d'honneur ? Elle état contente que Pansy ait trouvé la supercherie, mais cette révélation plombait sa journée. Pansy le voyait bien et en était désolée.
Alors qu'elle marchait en silence, Ginny s'arrêta et regarda Pansy comme si elle la voyait pour la premières fois.
-Et si tu faisais ma robe !
-Quoi ?
-Et si tu faisais ma robe de mariée ! Tu fais toujours de la couture, non ?
-En théorie. Je n'ai pas le matériel nécessaire pour ça.
-Je te le donne ! dit immédiatement Lavande. J'ai tout ce qu'il faut à la boutique, ou presque. Mais j'y pense ! Je pourrais t'engager ! Il me manque une couturière pour les retouches !
-Tu pourrais aussi faire les robes de demoiselles d'honneur ! ajouta Ginny surexcitée. Tu t'y connais ! Je te paierai ! Oh, ça sera super !
-Stop ! hurla Hermione. Laissez-la respirer deux minutes.
Pansy prit une profonde inspiration et demanda à Ginny et Lavande de parler chacune leur tour. C'est comme ça que Ginny lui demanda d'être la couturière pour sa robe de mariée et les robes de demoiselles d'honneurs contre rémunération et que Lavande lui proposa une place de couturière dans sa boutique. Elle resta silencieuse pendant quelques instants, le temps d'assimiler tout ce qu'on lui disait. C'était trop tentant pour refuser. On lui demandait de faire ce qu'elle aimait contre rémunération, une opportunité à saisir.
-Pansy, ça va ? demanda Hermione. Vous l'avez fait peur toutes les deux !
-J'accepte, dit-elle enfin.
-Oui ? dit Ginny.
-Oui. Je veux bien faire ta robe de mariée.
-Oh ! Merci ! Merci ! Merci !
-Super ! Allons à la boutique te donner ce qu'il faut.
Voilà comment les filles partirent en route pour la boutique de Lavande.
Fin du chapitre.
A Dimanche prochain !
