Innamoramento

Présentation :

Titre : Innamoramento

Disclamer : Les lieux et les personnages appartiennent à Stephenie Meyer je ne fais que m'amuser un peu à tourmenter un peu leur vie pour notre seul amusement. Je ne touche pas d'argent pour ces écrits, mon seul salaire sont les reviews !

Les titres des chapitres et les paroles sont de Mylène Farmer !

Auteur : Istehar

Beta Reader : Missy

Rated M (pour certaine scène de violence et un Lime.)

Catégorie : Romance

Couple : Jasper/Bella

Nombre de Chapitres : 13 ( Réparti en 11 chapitres, un épilogue et un prologue)

Résumé : Edward quitte Bella au début de New Moon, mais les choses ne se passent pas comme il l'avait imaginé, Bella perds la vie, que ce passe t-il ensuite ? Jasper/Bella dans les prochains chapitres.


Note de l'auteur : Et un nouveau chapitre qui réponds à certaine de vos questions. Merci à Adeline et Fanny (review anonyme) :D Et bonne lecture.


Chapitre 9 : Ainsi sois-je

POV Bella

La nuit était tombée sur la forêt dévastée, la nuit était tombée sur moi, me voilant de son linceul noir. Couleur de deuil. Le feu avait cessé de crépiter mais je ne cessai de fixer l'endroit où avait péri cette femme qui avait représenté tant pour moi. Cette femme aux cheveux couleur de feu. Ce même feu qui l'avait consumé. Mais comment regretter ? En la condamnant j'avais sauvé Jasper. En sauvant Jasper, je l'avais condamnée.

Les Cullen étaient tous là à observer la scène dans un silence lourd et pesant. Carlisle était en avant des autres. Surement étais-ce lui qui respectait cet instant de deuil. Pourquoi les vampires sont-ils incapables de pleurer ? C'est l'enfer sur terre. C'est ce que nous sommes. Puisque nous sommes morts, cette vie n'est qu'un enfer. Et nous payons pour notre nature jusqu'à l'heure de la délivrance. Délivrance par les flammes de l'enfer. Ne pas pleurer, ne pas dormir, ne pas sentir son cœur qui bat, voir mourir un à un les personnes qui nous sont chères… C'est ça l'enfer. J'étais prête à le quitter. Sans espoir d'un recommencement. Sans l'espoir d'une autre chance. Je rejoindrai le néant mais je ne serai pas seul dans ce néant, il y aurait au moins Victoria pour m'y attendre et peut être que de là où il était Charlie plaidera ma cause pour que je le rejoigne dans les vallées verdoyantes du paradis…

J'étais prête à présent. Prête à mourir car c'est ainsi que tout finira. Et je mourrai en les mettant en garde contre les Volturis. Alice comprendra. Grâce à sa vision, elle me verra dans leur clan, elle comprendra d'où vient la menace et ils pourront se sauver et vivre. Ainsi ma mission sera achevée et je pourrais mourir en paix.

Doucement, de manière presque irréelle pour un vampire je relevai la tête. Jasper n'était pas là. J'en fus attristée, je ne pourrais même pas lui dire au revoir. Je ne pourrais même pas lui expliquer.

« Jasper avait des difficultés à gérer ta souffrance. » M'expliqua Esmée comme pour répondre à mes pensées. Seule une mère aurait pu comprendre sa fille ainsi. Cette femme avait vraiment un don.

« Merci ! » Soufflais-je d'une voix lointaine. Je sentais la tristesse suintait de chaque pores de ma peau de marbre !

« Bella… je ne comprends pas. » Fit Carlisle dans une sorte de question tandis qu'il me regardait avec une certaine lassitude emprunt sur le visage !

Qu'est-ce que tu fais ? Je t'interdis de les laisser te tuer. Mens ! M'ordonna Dorothy dans un recoin de mon esprit, mais sa voix n'était plus qu'un murmure et il m''était facile de l'ignorer !

« Je ne peux pas… Désolé ! » Dis-je pour leur répondre à tous deux. Ma voix était basse, épuisée, emplie de peine et de douleur mais surtout lasse de toute cette mascarade. Ma vie ne se résumait donc plus qu'à ça ? Une immense farce et nous en étions à la chute. Au dénouement !

Je savais que si je tentais de leur expliquer, Dorothy s'emparerait de ma volonté pour déformer mes paroles et s'en tirer et quelque chose me disait dans la détresse qui résonnait dans sa voix qu'elle ne voulait pas que je meurs, ma mort entrainerait-elle donc la sienne par la même occasion ? Deux consciences dans un corps, si le corps mort je suppose que les deux consciences doivent dire adieu au monde des vivants… ou du moins le monde matériel !

Si elle mourrait avec moi je n'avais plus rien à craindre des Volturis, elle ne pourrait pas les prévenir des événements, les Cullen partiraient surement vers des horizons plus cléments ! Alice serait aux aguets, il n'y aurait plus de danger pour eux.

J'étais prête maintenant. Prête à quitter ce monde qui m'avait vu naitre et mourir, ce monde que j'aurais déjà du quitter il y a bien longtemps ! Le quitter pour rejoindre mes parents, mes amies et ma sœur immortelle qui me manquait déjà terriblement !

… Quitter Jasper, le quitter sans nous avoir laissé une chance de construire quelque chose, le quitter alors que plus que jamais j'aurais aimé être dans ses bras, l'étreindre, sentir sa peau contre la mienne, son odeur, entendre le son de sa voix…

Quitter Edward aussi, à tout jamais cette fois ci, mais en paix car ma douleur avait disparu, en le revoyant j'avais compris que ses décisions prises sans mon consentement nous empêchaient d'exister en tant que couple et que nous avions laissé passer notre unique chance de construire quelque chose.

Quitter ma famille adoptive, les Cullen, je les aimais tous vraiment beaucoup mais c'était aussi pour eux que je devais partir, c'était pour leur bien que je devais disparaitre.

« Tu ne vas rien nous dire alors ? » Demanda Esmée comme blessée au cœur par l'un des siens, comme si ma trahison lui semblait bien pire maintenant. Bien sur je leur devais une explication et c'est surement ce qu'ils pensaient également, je le savais aussi mais je ne pouvais pas. Pas dans l'état actuel des choses.

Doucement, douloureusement et avec beaucoup de précaution j'hochais la tête.

« Mais… comment ? Bella, tu ne peux pas… on ne… il y a surement une explication ? Tu ne peux pas être lié à ça ? Pas à… à cette Garce ! »

« Ne l'appelle pas comme ça ! » Hurlais-je malgré moi.

Alice avait eu envie de pleurer en parlant, si elle avait pu, elle l'aurait surement fait, mais nous en étions tous incapables. Je savais que parmi tous, elle serait surement celle à qui je manquerais le plus car elle m'avait aimé dès le premier instant. Toute entière telle que j'étais sans rien vouloir changer en moi, si ce n'est mon code vestimentaire. Je savais que je lui faisais du mal mais elle m'en faisait aussi en injuriant ainsi celle que je venais tous juste de perdre.

Elle me regarda, tremblante et blessée, Rosalie se rapprocha d'elle et l'entoura de ses bras avant de l'éloigner. Ne restaient plus que Carlisle, Esmée, Emmett et Edward.

« Je ne peux me résoudre à cela, Bella. Même si les faits sont en ta défaveur… Je ne peux pas… » Dit Carlisle en secouant la tête. Son visage était fermé comme la pierre, plus aucune chaleur n'irradiait de son être, de son regard. Il m'avait ouvert les portes de sa famille et je venais de les lui claquer au nez de la plus grossière des façons.

« Si vous ne le faite pas… » Je vous promets que vous entendrez plus jamais parler de moi, tenta Dorothy mais je bloquai les paroles avant qu'elle ne puisse être prononcé, laissant ma phrase en suspend tout comme ma vie l'était.

Avec toute la force qu'il me restait je la repoussai bien plus loin dans mon esprit, elle avait perdu beaucoup de ses pouvoirs à mesure que j'avais découvert comment fonctionner sa « possession » et aujourd'hui je pouvais, avec beaucoup de difficultés certes, la faire taire le temps de faire mes adieux.

« Je reviendrai » finis-je avec un sanglot dans la voix qui n'atteignit jamais mes yeux.

Emmett et Carlisle détournèrent les yeux pudiquement pour cacher leur peine, mais Esmée continua de me regarder droit dans les yeux. Dans les siens, je pouvais lire la douleur et la peine mais aussi l'amour. Elle serait à mes cotés jusqu'à la fin, comme ces mères qui tiennent la main de leur enfant sur leur lit de mort, pour ne pas qu'ils partent seul dans le monde d'après.

Edward était étrange, il ne parlait pas, mais me regardait avec beaucoup d'insistance. Je pouvais sentir le trouble en lui, il avait les sourcils froncés, de quelqu'un qui réfléchissait à toute vitesse à un problème mathématique dont il aurait dû connaitre la solution sans pour autant parvenir à la trouver !

« Alors c'est fini ? » Demanda Carlisle de façon rhétorique la voix empli de regrets !

J'hochais une fois de plus la tête. Oui c'était finit, je ne serais plus une menace pour eux, ils auraient le temps de partir avant que les Volturis ne se rendent compte de quoi que ce soit. J'avais rempli ma tache.

Carlisle fit un pas en avant mais avant que mes yeux se ferment je vis Edward l'arrêter. Carlisle resta un moment interdit, Esmée les regarda avec espoir mais Edward ne devait pas être mon ange gardien cette fois-ci, mais mon bourreau.

« Je vais le faire, Carlisle. » Dit-il avant de se tourner vers moi.

Empêche-le. Me supplia Dorothy. Idiote.

Bulle de chagrin
Boule d´incertitude
Tant de matins
Que rien ne dissimule
Je veux mon hiver
M´endormir loin de tes chimères
Je sais bien que je mens
Je sais bien que j´ai froid dedans

Mais je ne l'empêchais pas, je laissais la mort approchait de moi. Dans un geste désespéré, je me mis à prier silencieusement pour mon âme sans trop d'espoir néanmoins.

Je sentis les mains d'Edward sur mon visage, ses pouces caressèrent mes joues l'espace d'une fraction de seconde. Je ressentis une légère douleur comme une petit décharge à la base de la nuque puis plus rien. Le monde n'existait plus. J'étais morte.

Si vous voulez savoir à quoi ressemble la vie de l'autre coté, je dois vous avouer que je ne l'avais absolument pas imaginé ainsi !

Je m'étais imaginer une espèce de grand jardin paradisiaque baigné de soleil et de chaleur et surtout, accueillie par les cris de joies et les visages familiers de tout ceux que j'avais aimé et qui m'avait aimé en retour.

Au lieu de ça j'étais arrivée au manoir Cullen. Peut être l'endroit qui avait marqué le plus mon existence et ceux au cours des mes deux vies. Ma vie mortelle, alors que j'étais encore avec Edward. Et ma vie Immortelle avec cette épée de Damoclès au dessus de nos têtes !

Une autre divergence était que l'endroit était entièrement vide et silencieux. Il n'y avait aucun chants d'oiseaux ici, aucune vie, rien que du vide. Du vide, et Dorothy qui me faisait face dans son corps, son vrai corps à la chevelure d'ébène, un ange noir à la beauté extraordinaire mais aux traits encore juvéniles d'une adolescente qu'on aurait arraché trop tôt au monde des vivants, je ressentis une certaine compassion pour elle.

Bulle de chagrin
Boule d´incertitude
Deux orphelins
Que le temps défigure

« Où sommes-nous ? Que fais-tu là ? » Demandais-je à mon ennemi qui me faisait enfin face !

« Dans l'entre deux. C'est par là que je transite pour prendre possession des corps mais je ne m'y attarde jamais. C'est le monde des esprits. »

« Qu'est-ce que ça signifie exactement ? Nous sommes mortes ? »

« Pas encore, mais ce ne sera bientôt plus qu'une formalité tu peux me croire, peu de vampires sont revenus de cette endroit et simplement parce qu'un autre les en as délivré avant que le feu ne les dévore. Il n'y a pas d'échappatoire possible. C'est d'autant plus vrai pour moi que pour toi. »

Je restais muette, incapable de comprendre le sens de ses mots. Elle s'installa dans le fauteuil face à la télévision éteinte et je m'installai face à elle.

« Même si ces… Imbéciles changeaient d'avis et te permettaient de revivre je ne pourrais pas te suivre et rejoindre ton corps. J'ai besoin d'un lien physique. Mon corps et le tien sont trop éloignés et je ne peux rejoindre ni l'un ni l'autre. D'un sens ça me soulage, après toutes ses années à errer sur la Terre sans réel but que de servir les Volturis, je suppose que le moment était venu pour moi. Et puis, j'ai perdu, mais le match était beau il faut le reconnaitre. Jamais je n'avais eu d'adversaires à ta taille Isabella Swan. Tu es un grand Vampire… Malgré tes faiblesses : tes émotions. »

« Ce ne sont au contraire pas des faiblesses. » Répliquais-je, touchée néanmoins par ses mots. « Tu crois que ça va durer encore longtemps ? »

Dorothy regarda ses mains et je remarquai alors qu'elles avaient pâli, comme si peu à peu elle devenait immatériel.

« Plus très long, non. » Répondit-elle tandis que je regardai à mon tour mes mains, mais rien n'avait changé de mon coté.

« Je suppose qu'il est l'heure de te dire au revoir, petite vampirette. Peut-être se reverra-t-on de l'autre coté, s'il existe ! »

Si le paradis a un enfer… Mais c'était une autre chanson. Quoi qu'il en soit, je n'avais aucune envie de la rejoindre de l'autre coté.

Bientôt il ne resta plus rien d'elle et je me retrouvais seule cette fois et pour de bon dans cette maison qui avait perdu son âme sans la présence de ses habitants ! Le temps me sembla long, lent, chaque minute durait une éternité. Je repensais à tous ceux qui m'attendaient de l'autre coté, je priais de nouveau pour mon âme, j'arpentais la pièce de long en large, j'observais le paysage statique par la baie vitrée et le ciel sans nuages et sans vies.

Au bout d'un moment j'ouvris la fenêtre pour me promener dans le jardin. Il n'y avait pas un seul souffle de vent, et même la rivière, pourtant toute proche, demeurait silencieuse. Un grand malaise s'empara de moi, le vide qui régnait en maitre dans ce monde s'engouffra dans mon âme et je me sentis aussi vide qu'une coquille sans vie. Tout était vraiment fini cette fois. Je baissais les yeux et constatais avec un sentiment proche du soulagement que mon corps se dématérialisait comme celui de Dorothy quelques temps auparavant. Moi aussi j'allais quitter ce monde, cet entre-deux qui avait tout d'un enfer à mes yeux.

Comme dans les clichés qu'on pouvait avoir quand on est humain, je re-songeai à tous les moments de ma vie. Les images défilèrent devant mes yeux à la vitesse d'un éclair.

Mon premier tour à bicyclette sans les roulettes, mon premier jour d'école, ma mère qui me lisait une histoire avant que je ne m'endorme. Un été à Forks chez Charlie, Jacob et moi enfants, s'amusant à faire des pâtés de sable….

Enfin une lumière aveuglante inonda mes yeux et je quittai la maison des Forks. Cette fois j'étais au bon endroit. Dans un oasis au ciel bleu et au soleil réchauffant, au vent frais, aux arbres verts et à l'atmosphère baignait d'odeur et du chant, lointain, des oiseaux…

Odeur !

Quelque chose clochait de nouveau, j'étais allongé là dans ce semblant de paradis mais rien n'était comme ça aurait du être. Incapable de retenir mes mots je les laissais flotter dans l'air un moment.

« Je ne comprends pas. »

Au milieu des odeurs qui m'intriguaient, se mêla la saveur de ce son qui émanait de moi et bientôt un autre son vint confirmer mes doutes.

« Tu n'as plus rien à craindre Bella, je t'ai sauvé ! »

Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis.

A SUIVRE...

N'oubliez pas de reviewer pour donner votre avis.


Note de l'auteur : Une fois n'est pas coutume un petit message de fin. Voilà que Dorothy a disparu laissant enfin Bella en paix ! On se rapproche du dénouement et donc de la fin. Dans ce chapitre j'ai voulu me rapproché un peu de Dorothy, la décrire comme une enfant arraché à la vie comme Bella l'a été ! C'est un personnage que j'ai créé et auxquel je me suis attaché malgré ses nombreux défaut ! Elle me manquera !

Dans un autre registre, le prochain chapitre arrivera dans deux semaines, comme promis :D