Et voila comme promis le chapitre 10.
Ici de nouveaux personnages font leur apparition... Je vous laisse découvrir.
bonne lecture.
La vie, un long fleuve tranquille ?
Chapitre 10 : La troupe débarque !
Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux de la chambre venant éclairer la tête blonde de l'endormi, qui ne le resta d'ailleurs pas bien longtemps. Ouvrant d'abord un œil pour examiner l'heure il ouvrit précipitamment le second en constatant qu'il était bientôt dix heures. Il était plutôt rare même pendant les vacances qu'il dépasse les neuf heures, alors dix heures… Pourtant, il n'était pas excessivement fatigué bien qu'il ait beaucoup marché la veille. Se levant en s'étirant quelque peut, Hikaru se dirigea vers sa penderie où il en sortit des affaires propres. Il prit rapidement une douche puis enfila un short bleu marine épousant ses formes et une chemise crème sans manches. Descendant dans la cuisine, il prit un rapide petit déjeuné. Aujourd'hui il avait un rendez-vous qu'il ne devait et qu'il ne voulait pas manquer. Embarquant sa paire de lunette de soleil, il se dirigea vers l'entrée pour enfiler une paire de chaussure légère en toile. Il lui tardait tellement d'arriver à la gare qu'il se mit à courir malgré la chaleur. Il passa comme une flèche devant Momoshiro et Kawamura, ne le voyant même pas. Ce qui éveilla la curiosité naturelle de Momo.
- Taka-san, viens on le suit, dit-il en empoignant le plus vieux et l'entraînant dans sa course.
- Mais… Momo et notre rendez-vous ?
- Oh allez Taka-san, je veux savoir ce qu'il se passe.
Le troisième année soupira. Après tout Momoshiro était ainsi. Il se souviendrait toujours du jour où il lui avait fait sa déclaration. Il ne s'y attendait pas du tout. En tout cas pas en plein milieu du réfectoire entre de bouchée de hachis parmentier. Lui, il en était tombé à la renverse, cramoisi. Il était tellement gêné. Bien sûr qu'il aimait ce grand jeune homme aux yeux violet mais être aussi direct, dans un endroit impersonnel à souhait… Il était peut-être trop fleur bleue, mais il aimait le romantisme. Cela ne l'avait pourtant pas empêché de répondre favorablement à cette déclaration qui, nonobstant cette spontanéité, n'en était pas moins sérieuse et chargée de tous ses sentiments. Depuis, ils étaient collés autant que possible. Surtout que Kawamura comptait arrêter le tennis à la fin de l'année.
- Ne Taka-san, qu'est-ce qu'il peut bien attendre Hikaru et en plus dans cette tenue ?
- Une tenue ? Demanda le plus âgé sortant de ses pensées.
Il n'avait pas remarqué ails avaient rattrapés laïus kohai et encore moins qu'ils s'étaient arrêté, cachés derrière un bosquet touffu. Takashi jeta un coup d'œil à Hikaru, ne comprenant pas ce qu'elle pouvait avoir de si particulier sa tenue. Là, il en tomba presque à la renverse. Il ne jugeait pas cette tenue in descendante, juste un peu affriolante, dirons nous. Non, elle était seulement sublime sur Hikaru, mettant en valeur son corps fin mais assez musclé.
- Tu crois qu'il à un rencard ? En même temps je ne vois pas ce que ça pourrait être, non je ne vois pas.
- Oui, c'est possible.
- Eh, je vais appeler les autres. Je suis sûr que ça va les intéresser.
- Momo…
Mais ce dernier était déjà au téléphone avec Inui semblait-il. Il raccrocha assez vite, avec Inui il fallait toujours allait droit au but, ce qui faisait gagner un temps considérable.
- Il a dit qu'il serait là dans…
- Cinq seconds chronos.
Le couple sursauta en entendant le voix froide d'Inui juste derrière.
- Inui ! S'exclama Kawamura. Comment tu as fait pour arriver si vite ?
- Je me rendais dans un magasin juste quelques mètres plus loin quand j'ai reçu l'appel de Momo.
- Ne Inui-senpai, alors t'en pense quoi ? Momoshiro désigna de l'index l'endroit où Hikaru attendait le dos collé au mur, l'air plutôt nerveux.
- Je dirais qu'il y a 90% de chance qu'il attende quelqu'un.
- C'est ce que je disais, un rencard.
- Allo Eiji ? Hum… tu voudrais venir jeter un coup d'œil du côté de la gare ?… Oui… Hikaru… un rencard… à tout de suite.
- Vous comptez vraiment ramener tout le monde ? Demanda naïvement Kawamura.
- Évidemment ! Répondirent les deux autres en cœur.
Kawamura se tapa le front de sa main. Ils étaient irrécupérables. Le pauvre Hikaru allait être espionné un bon moment. Au fond de lui il espérait qu'il n'avait pas vraiment un rendez-vous. Autrement, s'ils se faisaient prendre à l'épier, il allait être très embarrassé. D'ailleurs voilà que quelques personnes venaient de s'arrêter face à lui.
- Oishi… il y a un problème avec Hikaru… il est en compagnie de types louches… à la gare…je pense qu'il va avoir des problèmes…
Inui raccrocha, ses lunettes se teintant d'un éclat.
- Oishi arrive le plus vite possible, dit-il simplement.
- Mais Inui tu as menti.
- Non, il y a bien trois hommes qui ont abordé Hikaru. Et selon moi ils ont l'air assez louches. Bien sûr ce n'est qu'extrapolation de ma part.
Il s'avéra que les trois types repartirent deux-tois minutes plus tard. Finalement rien de louche à signaler. Inui avait ensuite appelé Echizen, Kaidoh et Tezuka. Le premier et le dernier n'en avaient rien eu à faire, lui raccrochant au nez. Kaidoh, n'avait pas répondu positivement, ni négativement d'ailleurs. Il n'avait tout bonnement pas pu répondre, son portable l'ayant lâché au moment où Inui avait parlé de rendez-vous. Kaidoh avait ainsi été laissé dans une confusion des plus totale. Entre temps Eiji et Syuusuke étaient arrivés, l'un marchant légèrement en canard, l'autre un aire renfrogné sur le visage qui n'y avait pas sa place.
- Eiji-senpai ! Fuji-senpai ! S'écria Momoshiro en faisant de larges signes aussi discret que possible. Si tant est que Momoshiro puisse être discret.
- Alors, c'est quoi cette histoire ? Demanda Fuji dans un sourire.
- Un rendez-vous, il semblerait.
Fuji dévia son regard d'Inui pour le poser sur Hikaru quelques mètres plus loin. Son cœur rata un battement. Il avait déjà vu Hikaru dans une autre tenue que son uniforme scolaire, mais là c'était totalement différent. Il était beau, plus beau encore qu'il ne l'aurait imaginé. Un tas d'image défila dans sa tête à cette vue. Décidément ce petit première année, lui faisait un effet du tonnerre. Il détacha difficilement les yeux de ce spectacle et se tourna vers son amant.
- Eiji…
Le jeune homme avait obstinément gardé le visage baissé depuis qu'il état arrivé. Il ne voulait pas voir Hikaru en compagnie d'autres garçons ou filles qui le dragueraient. Il était jaloux, mais il ne comprenait pas d'où venait cette jalousie. D'autant qu'il avait passé sa première nuit en amoureux avec Syuusuke. Il aurait du se sentir comblé, euphorique. C'Est-ce qu'il avait ressentit en se réveillant avec son petit ami dans ses bras mais dès qu'il avait reçu le coup de fil d'Inui, il broyait du noir, c'était le cas de le dire. Son cœur le faisait souffrir. S'il ne se connaissait pas mieux, il aurait dit qu'il était amoureux. Mais cette hypothèse était tour bonnement à écarter irrémédiablement. Il aimait Syuusuke et celui-ci le lui rendait. Seulement, maintenant qu'il venait d'apercevoir Hikaru, il ne pouvait nier qu'il ressentait une certaine attirance envers le jeune homme, même une étincelle de désir de possession prenant la forme de gargouillis dans son bas ventre.
- Alors où son ses délinquants ! Cria Oishi qui arrivait en trombe sur son vélo. Et Hikaru, il n'a rien ?
Au moins son coéquipier l'avait sorti de sa contemplation. La situation devenait bien désagréable dans son pantalon rien qu'en voyant Hikaru. Du côté de Fuji, l'ambiance état à l'inquiétude. Quel genre de rendez-vous pouvait bien avoir Hikaru pour s'être de la sorte pomponné ? Pas qu'il était jaloux, bon peut-être un peu, mais là n'était pas la question. Son kohai était de nature naïve et ne savait pas dire non. Quel genre d'individu avait bien pu lui tomber dessus ?
Cela faisait maintenant un quart d'heure qu'il attendait. Que lui avait-il pris de se mettre à courir à courir sous se soleil de plomb, en étant en avance ? S'il se souvenait bien le train devait arriver vers onze heures et là il était onze heure dix. A moins que le train ait pris du retard, il ne devrait pas tarder. Car oui, cet abruti ne lui avait pas indiqué la voie où son train devait arriver en gare et qu'il se retrouvait à attendre un train qui risquerait certainement d'être en retard. Une chevelure chatoyante attira son attention parmi le flot de personne sortant de la gare. Une coupe courte, des cheveux négligé, un pantalon trop large serti d'une ceinture pendante, un tee-shirt noir avec une tête de mort argenté sur le torse et trois boucles d'oreille scintillant au soleil. Ça ne pouvait être que son style. Lorsqu'il se tourna vers lui, il pu voir ses magnifique yeux de miel.
- Nico ! S'écria-t-il en agitant la main. Le susnommé étira un large sourire avant d'arriver en courant et de prendre Hikaru dans ses bras. Tout cela sous les yeux ébahis des voyeurs improvisés cachés non loin.
- T'as l'air en forme mon pote ! Dis donc Hikaru t'aurais pas rapetissé ? Demanda Nico en posant sa main sur le haut du crâne du blond.
- C'est malin ça. C'est toi qui as encore grandit.
- Tu rigoles, j'ai pris que quatre centimètres.
- Moi, je les prendrai bien volontiers.
Les deux jeunes hommes se mirent à rire de concert.
- Je viens juste d'arriver et la première chose qu'on fait c'est se chamailler. T'es pas sympa.
- C'est toi qui as commencé. Je te rappel que… Aaah !
Des mains venaient de ce plaquer subitement sur ses yeux le faisant sursauter de surprise.
- Alors qui c'est ?
Cette voix féminine Hikaru la reconnaissait mais ça ne pouvait pas être possible, elle ne pouvait pas être là.
- Tu donnes ta langue au chat ?
Les mains s'ôtèrent d'elles-mêmes sans qu'il n'ait à répondre. Ainsi Hikaru pu plus aisément se retourner.
- Lu… Lucie !? S'étonna-t-il en se retrouvant face une jeune fille un peu plus grande que lui, les cheveux bruns rattachés en deux longues couettes lui battant les reins. Elle portait un short moulant blanc et un petit débardeur rouge soulignant ses formes généreuses.
- Eh oui, c'est bien moi. La seule et l'unique, dit-elle en faisant un clin d'œil.
- Mais… je ne comprends rien. Qu'est-ce que tu fais là ? D'après le mail de Nico, seulement lui devait venir.
- On a voulu te faire une surprise. Et je ne suis pas seule, regardes. Quatre autres personnes arrivèrent derrière jeune fille en souriant.
- Marie ? Ruby ? Et Seb aussi… ? Mais… enfin je ne comprends plus rien là !
La dernière personne par contre, il ne l'avait jamais vue.
- Bonjour à toi aussi Hikaru, dit un grand jeune homme brun portant des lunettes et habillé plutôt classe avec un pantalon de costard noir et une chemise blanche sertie d'une cravate qui ne servait que pour le style puisqu'elle était nouée lâche et que sa chemise était ouverte jusqu'au troisième boutons.
- Tu pourrais au moins avoir la délicatesse de ne pas faire si nous étions transparent, continua-t-il en passant une main dans ses sombres cheveux souples.
- Ce n'était pas mon intention. Excuse-moi Seb, répondit Hikaru stressé et gêné. Dès qu'il parlait avec lui, il ne pouvait s'empêcher de s'excuser. Il avait une telle prestance mais malheureusement un ego surdimensionné. Si bien que même depuis dix ans qu'il le connaissait, il n'arrivait toujours pas à lui parler librement. Nico rit sous cape devant cette scène qui, il y a encore quelques mois, était habituel. Il passa un bras autour des épaules du blond et colla presque sa bouche à son oreille.
- Tu sais que tu es toujours aussi mignon. Je te trouve même très sexy. C'est le fait de me revoir ? Il lui mordilla l'oreille, faisant nitre une série de frissons dans le dos d'Hikaru. Une langue passa furtivement dans son oreille le faisant devenir écarlate.
Plus loin, les spectateurs impromptus retenaient leur souffle. Ce roux à l'allure cool était plutôt du genre très entreprenant.
- Je vous pari ce que vous voulez que celui-là ça doit être plus qu'un simple ami, dit Momo les pommettes rosées.
- D'après le peu d'informations dont je dispose, je dirais qu'il doit y avoir environ 70 à 80% de chance que ce soit son petit ami ou son amant. Mais je ne dispose pas de toutes les données, ce ne son donc que des suppositions.
- Fermez-là !
Il y eu tout à coup un blanc pendant lequel tout le monde dévisagea Eiji. Pour une surprise, ça l'était complètement. Kikumaru qui criait, la tête baissée et les membres tremblants, ce n'était pas bon signe.
- Eiji, dit Oishi en posant une main qui se voulait rassurante sur l'épaule de l'acrobate. Mais celui-ci s'en dégagea d'un mouvement sec et relevant a tête tous purent voir clairement les flammes danser dans ses yeux bleu sombres. Il était littéralement en colère.
- Ne dites pas n'importe quoi ! Vous n'avez pas la moindre preuve de ce que vous avancez alors n'émettez pas d'hypothèses saugrenues !
- Que… mais Eiji-senpai ne t'énerves pas comme ça. On ne dit rien de mal.
- Et puis Eiji, les faits ne mentent pas, rempila Inui très peu incommodé par les regards meurtriers que lui jetait le jeune homme.
- C'est assez équivoque en effet. Mais je ne suis loin de pouvoir affirmer quoique ce soit au niveau de leur relation, dit Fuji.
Sentant qu'il perdait pied alors qu'une nouvelle fois il voyait au loin le roux passer ses bras autour de la taille du blond et le collant contre son torse et qu'Hikaru ne semblait pas vouloir s'en défaire, préférant rougir, il claqua du pied sur le sol, et ce retourna sèchement pour ensuite partir en courant. Fuji, quant à lui, lança un dernier regard à Hikaru avant de suivre son petit ami, grimaçant, la douleur lui vrillant l'arrière train.
- Qu'est-ce qui lui a pris à Eiji-senpai ?
- Il y a 99% de chance qu'il soit jaloux.
A la prochaine !
