Chapitre 10
Plus tard, Jack et Bloom se rende dans un petit habitat composé de studios.
"On est où là exactement ?" Demande Bloom.
"Chez moi." Répond Slater en ouvrant la porte pour entrer dans un petit studio de deux pièces très misérables : fenêtre donnant juste en face d'une autoroute avec les insupportables bruits de voitures, pièce quasi-dépourvu de meubles (hormis un lit et une table de cuisine), peinture en décomposition sur les murs… Bref, une horreur.
Slater s'approche de son armoire et tire sur la porte à deux reprises. Le super flic ouvre la porte pour laisser tomber le cadavre d'un assassin caché à l'intérieur.
"Comment tu as deviné qu'il y avait quelqu'un dans le placard ?" Demande Bloom, très surprise.
"Y'a toujours quelqu'un dans le placard. Je dépense des fortunes à changer les portes !" Répond Slater en prenant des vêtements et une arme de rechange.
"Ah ouais, comme dans Jack Slater n°2, le maniaque du Zodiaque !" Répond Bloom.
"C'est ça oui ! Continue comme ça et tu feras connaissance avec l'Assassin Américain !" Dit Slater, d'un ton agacé. "Je viens d'être viré ! Branlade, la rigolade, c'est ma vie figures-toi ! Maintenant, je ne suis même plus flic."
"Ils te le rendront ton insigne. Dekker était un peu fâcher parce que tu as démolis la ville un petit plus que d'habitude. Tu n'es pas que mon héro à moi, Jack (bien que ça n'était pas encore le cas, il y a quelques temps). Mais tu es vraiment le héro de tout le monde ! Alors ça ne peut que s'arranger. Fais-moi confiance" Dit Bloom en essayant de réconforter Slater, qui regarde dehors.
"Non, Bloom. C'est de pire en pire. Quand j'ai débuté, tout ce que je voulais s'étais être un flic modèle. Mais je n'ai pas arrêté de ma laisser embarquer dans des aventures insensé. Mais le plus incroyable, c'est que je m'en suis toujours tiré !" Dit Slater.
"Jack, les suites c'est normal que ce soit de plus en plus spectaculaire." Dit Bloom, en allant s'assoir sur la table de cuisine. "Mais il y'a aussi des côtés extras : c'est vrai, tu as une fille qui est super génial. Et tu crois que ton ex-femme te téléphonerait tout le temps au commissariat si elle ne te regrettais pas ?"
"Bloom, tu crois que j'aurais épousé une fille cruche pour discuter pendant des heures avec un magnétophone ? Je paie la caissière du Truck Store du coin pour qu'elle m'appelle au commissariat, pour faire à me collègues que j'ai une vie privé." Dit Slater, avant d'aller s'assoir sur son lit. "Ma femme s'est remarié, et elle est très heureuse. Elle ne m'appelle jamais. Quand à Whitney : pourquoi est-ce qu'elle n'est pas comme toi et toutes les filles de son âge ?! Pendant le bal des débutantes, elle est restée à la maison pour démonter un fusil d'assaut. Elle mourra jeune-vieille fille. Ça c'est cool. Et je ne ferais pas de vieux os non plus." Dit Slater, d'un ton triste et ennuyé.
"Allons, tu risques rien tant que tes films continuent à faire des entrées." Dit Bloom. "Tu sais, Vivaldi, il a parlé d'un enterrement où il devait arriver quelque chose. Je crois que l'on devrait aller à l'enterrement d'un certain Léo The Prout qui a été tué à la place de Torelli." Dit Bloom.
"Mais oui. Tous ce que tu voudras." Répond Slater, sans regarder Bloom.
"Jack, je te parle de l'enterrement d'un type qui s'appelle Léo The Prout !" Dit la jeune fée. Slater prend un air intrigué.
"L'enterrement." Se souvient-il.
Peu après, Bloom et Slater sont en route pour l'enterrement en question.
"Qu'est-ce que tu dis de ça : quelqu'un a voulu tué cette vieille fripouille de Torelli, d'accord ? Mais il aurait raté son coup et à toucher The Prout par accident." Dit Slater.
"Exact !" Répond Bloom.
"Hin hin ! Faux ! Qui aurait tiré ? Serait-ce Benedict ? Y'a de fortes chances ! Est-ce qu'il l'aurait manqué ? Sûrement pas ! À moins qu'il l'aurait fait exprès !" Explique Slater.
"Il l'aurait manqué exprès ? Pourquoi ?" Demande Bloom.
"Parce que, amigo, il se trouve que Léo The Prout était très gros, c'était un obèse ! Tu m'suis ?" Dit Slater.
"Non. Pas du tout." Répond Bloom.
"Ils ont forcé le cercueil cette nuit, ils ont ouvert Léo comme une dinde de Noël, ils l'ont truffé de TNT ! Il sautera à la fin des obsèques et toute la clique de Torelli sera pulvérisée avec lui ! Vivaldi sera le grand caïd ! Voilà le topo : Vivaldi va profiter des obsèques de Léo The Prout pour faire péter toute la bande !" Explique Slater.
"Non, ce ne sera sûrement pas une bombe, il y'a eu déjà une douzaine d'explosion au mois dans ce film !" Répond Bloom.
"Ooh Bloom ! Arrête avec ça ! …Un gaz toxique !" Dit Slater.
"Mais qu'est-ce que tu racontes ?" Demande la jeune fée.
"Trois containers d'un gaz extrêmement toxique ont justement été volé dans un dépôt militaire ! Ils ont dû en farcir le cadavre ! Je crois que ce n'est pas la peine de te faire un dessin !" Dit Slater.
"In hin." Répond Bloom.
"Léo The Prout va envoyer les gaz et tout le monde sera dégommé." Termine Slater avant de foncer encore plus vite.
Pendant ce temps, sur le toit de l'hôtel où ont lieu les obsèques, des tas de gangsters viennent présenter leurs condoléances au cadavre de Léo The Prout. En plus d'un hélicoptère qui survole le lieu. Vivaldi et Benedict sont également présents.
"Senior Torelli. J'espère que ça vous contrarie pas que je sois venu. Je n'aimerais pas faire pâtisserie." Dit Vivaldi.
"Allons donc, cher Antonio. Ta présence m'honore." Répond Torelli.
"Tapisserie pas Pâtisserie." Répond discrètement Benedict.
"C'est très gentil, merci, merci. Tu as entendu, Benedict ? Ma famillia !" Dit Vivaldi, avant de chuchoter. "Va lui présentez tes hommages." Ordonne-t-il à son homme de main.
Benedict se dirige alors vers le cadavre de Léo The Prout. Discrètement, Benedict tire sur l'index de The Prout pour activer la minuterie de la bombe, marqué sur la montre du cadavre. Pendant ce temps, Slater et Bloom débarque en défonçant la grille de l'hôtel avec la voiture et arrive à leur tour au pied du bâtiment. Jack sort de sa voiture.
"Tu restes là." Ordonne-t-il.
"Oh non alors ! Je viens avec toi !" Répond Bloom, d'un ton ennuyé.
"Bloom, tu dis qu'on est dans un film. Eh bah au cinéma, qu'est-ce qui se passe quand un gars dit à un autre : « Tu restes là », et que l'autre désobéit ?" Demande Slater.
"Il sauve la mise à l'autre." Répond Bloom.
"Ou il se fait descendre !" Répond Slater, en partant vers l'entré de l'hôtel.
"Tu n'as pas tort. Je reste dans la voiture… Eh attend ! Et si je me fais tuée parce que je suis restée dans la voiture ?" Demande Bloom.
"Y'a un flingue dans la boîte à gant !" Répond Slater, avant de repartir.
Bloom ouvre alors la boîte à gant et fait tombé une vingtaine de revolver.
