Bonjour tout le monde !
Merciii à Oce-chii, Sea-Rune et petit Vlad pour leurs reviews
Merci également aux personnes qui suivent ma fic^^
Disclaimer : Les personnages de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada.
Bonne lecture
Chapitre 9
Un grand soulagement prit Eaque quand il vit arriver ses frères. Il voulut s'en approcher malgré son état mais les regards qu'ils posèrent ensuite sur lui le glacèrent le sang. Il osa à peine bouger. Qu'est-ce... qu'est-ce qu'il s'est passé? Ils n'avaient plus les mêmes regards, leurs yeux ne reflétaient que de la froideur et du vide.
"Rhadamanthe, Minos" fit-il en s'approchant à nouveau mais cette fois-ci il fut projeté en arrière. Il écarquilla les yeux. C'était Minos qui venait de le pousser en arrière avec son cosmos et la Whyvern ne sembla pas s'en offusquer. Il regarda le griffon sans comprendre avec un mélange de peur et d'appréhension.
"Ne t'approche pas de nous" fit le griffon
"Quoi? Mais Minos..."
"Il a raison, ne t'approche plus de nous. Nous sommes maintenant sous les ordres du seigneur Arès" ajouta Rhadamanthe sur le même ton que son frère
Eaque avait du mal a assimiler ce que la Whyvern venait de dire. Comment est-ce même possible? Non il doit sûrement rêver, cauchemarder serait plus exact.
"Mais que veux-tu dire Rhadamanthe? Vous n'allez tout de même pas trahir le seigneur Hadès?" demanda Eaque avec une certaine crainte
"Comme tu peux le voir, si, maintenant j'aimerai m'en aller. Je t'ai assez vu." commenta froidement le griffon
Le juge ouvrit grand les yeux. Ce n'était pas vraiment ce qu'il a voulu dire, n'est-ce pas? Il a dû mal entendre, oui ça doit être ça. Il n'y a pas moyen que le noble et juste Minos lui ai débité cela, non? Eaque essayer d'y croire avec désespérance mais la réalité lui revint en pleine face.
"Tu croyais vraiment qu'on te considérait comme un des nôtres? Sérieusement?" rajouta la Whyvern alors que le Garuda était encore en état de choc
Et les deux se perdirent dans un rire sinistre.
Dans leurs ombres, le dieu de la guerre eut un sourire satisfait. Tout se déroulait comme prévu. Parfait.
Demio quant à lui ne laissa transparaître aucun sentiment. Les trois autres guerriers regardèrent la scène avec de l'amusement pour certains ou bien de la simple curiosité pour d'autres.
"Je... je ne comprends pas. Mais enfin que vous arrive-t-il? Vous vous souvenez, vous faites partie de l'élite des troupes de sa majesté Hadès. Nous faisons partie des trois juges des enfers." Eaque avait de plus en plus peur de comprendre
"Mais tu es sourd? Nous t'avons dit que maintenant nous nous battrons aux côtés du seigneur Arès. Et qui te dis que nous t'avons ne serais-ce qu'un jour accepté parmi nous?" lâcha Minos
"Franchement je ne te pensais pas aussi naïf. Toutes ces années nous ne t'avons que méprisé. Tu n'avais pas ta place à nos côtés. Tu n'est que le déchet arrivé en dernier et tu le sais parfaitement!"
"Tu n'est pas vraiment notre frère et encore heureux que cela ne soit pas le cas."
Stop! Le juge n'en pouvait plus. Il avait toujours deviné, il avait toujours su ce que pensaient les autres de lui.
Mais pour ces frères, il avait espéré que cela ne soit pas le cas. Apparemment là aussi il s'était fourvoyé.
Même s'il l'avait plus au moins su au fond de lui, ça lui faisait mal. Mal de savoir que ses frères, ces personnes qu'il respectait, qu'il admirait, dont il voulait le respect en retour plus que n'importe quoi au monde, dont il voulait ne serais-ce qu'un regard pour montrer leurs intérêts.
Son cœur se serra inexorablement, sa respiration se bloqua.
Il n'arrivait plus rien tellement la douleur était forte.
Quelque chose de chaud et liquide perla de ses yeux et s'écoula le long de sa joue. En état de choc, il toucha sa joue, ne comprenant pas de quoi il s'agissait avant de se rendre compte qu'il pleurait, des larmes abondantes s'échouaient au sol poussiéreux.
Se sentant honteux de se montrer faible devant ses ennemis, il se frotta frénétiquement les yeux en vain. Car les deux rivières ne voulaient s'arrêter, exprimant tout son mal-être.
Pourquoi? Pourquoi ne pleurait-il que maintenant? Il devrait s'y être habitué depuis, alors pourquoi?
Se serait-il trop contenu, était-il en train de craquer?
Se rend-il enfin compte après avoir reçu la vérité en pleine face, que ce que disent les autres ,'est pas faux? Qu'ils ont certainement raison?
Alors que sa vue se brouillait et que son corps fut parcouru par multiples soubresauts qu'il prit conscience de sa nature insignifiante.
Après tout, il s'était lamenté pendant des années, des décennies, des siècles, des millénaires à n'en plus compter. Mais il ne fallait plus se voiler la face, tout ça avait sans aucun doute une raison.
Il devait tout simplement comme le disaient ses frères être un raté, un déchet sur qui personne ne posait un regard.
Finalement, songea-t-il, finalement il aurait dû tout simplement rester allongé dans son lit, il aurait dû se laisser aller vers cette voix si hypnotisante.
Et c'est ce qu'il fit, il ne bougea point alors que les remarques cyniques fusaient encore et encore. Il ne les écoutait plus, non, il ne voulait plus les écouter. Alors il sombra, encore une fois mais sut que cette fois sera définitive, en tout cas c'est ce qu'il espérait.
Il voulait pour une fois juste être délivré de cette vie injuste. Son regard devint vide de toute émotion, il ne voulait plus rien ressentir.
Il est dit que celui qui aura le cosmos nécessaire détiendra les clés, ces clés si spéciales qui contrôlaient les enfers. Ces clés qui entre de mauvaises mains pourraient s'avérer dangereux pour l'humanité entière. Il est dit que celui qu'il les aura en sa possession aura une puissance égale aux dieux et sera doté d'une très grande sagesse. Il devra pour cela sacrifier une partie de son pouvoir. Ce pouvoir qui fut fusionné avec les clés pour ne plus faire qu'un avec le gardien. La clé prendra alors forme d'une énergie spirituelle qui en aucun cas ne devra en quitter le possesseur, au risque de le tuer.
Arès souriait en voyant la scène.
Décidément il était des plus satisfait du déroulement de la situation. Ils avaient bien fait de prendre les deux juges, ils ont, en quelque sorte été les déclencheurs de tout ça, la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase.
Heureusement que cette personne était là car Arès devait avouer que sans elle il n'aurait jamais su ce secret pourtant si bien caché des enfers. Et il savait qu'elle était là, cachée dans l'ombre sûrement réjouie des événements. Arès regarda vers sa droite où se trouvait Demio et lui donna son accord. Le guerrier comprit et s'avança vesr le juge toujours en état de choc devant ses frères. Quand il fut arriver à sa hauteur il le regarda de haut.
Mais il existe une autre légende, celui qui de demi-sang sera avec le possesseur pourrait la lui voler. Une personne qui était en même temps semblable mais différente du gardien. Cette personne pourrait les lui enlever seulement sur certaines conditions. D'abord que le cosmos du gardien soit assez affaibli pour fragiliser la protection même inconsciente des clés. Ce qui est possible avec une technique interdite, que les dieux ne peuvent utiliser. Mais lui le pourra. Cette technique avait la capacité de drainer la cosmos énergie de ce gardien, ce qui affaiblit non seulement le possesseur des clés mais aussi les enfers. Car c'est grâce aux clés, grâce au gardien que les enfers survivent. Ensuite que le gardien soit pris d'une émotion très forte comme la tristesse, la trahison ou encore la déception pour définitivement briser la barrière qui protège les clés. A ce moment celui qui de demi-sang sera avec le gardien pourrait les lui voler avec la plus grande des facilités en extractant une partie de l'âme du gardien qui en sortant reprendra sa forme originale.
Eaque remarqua que quelqu'un s'approchait mais n'arrivait pas à distinguer qui précisément. Son cerveau était tout embrouillé.
"Tu me fais pitié dans cet état... nii-san" commenta-t-il froidement avant de lever sa main entourée à nouveau de cette lueur rouge
Le juge releva tout de suite les yeux sur la personne qu'il lui faisait face. Son frère, non pas les deux autres juges mais celui qui prétendait l'être depuis peu.
Il n'avait quasiment plus de force. Pendant tout ce temps son cosmos s'affaiblissait continuellement.
Il voyait alors ce poing foncé sur lui mais ne fit rien pour l'éviter ou l'arrêter. Il eut le souffle coupé, la main de Demio lui avait transpercé le cœur. Il en ressentait encore la douleur. Il ne fut même pas surpris, n'eut même pas une seule grimace de douleur, bien qu'elle soit présente. De toute façon à quoi bon, après tout n'est-ce pas ce qu'il avait demandé? La délivrance d'une vie pour lequel il n'avait plus aucun espoir.
Il va enfin pouvoir partir en espérant que cette fois que jamais il ne se réveillera à nouveau. Le juge était juste devenu las. Et sentit à ce moment ces dernières forces le quitter.
Pendant ce temps Arès se réjouissait, enfin, enfin il allait avoir ce qu'il attendait depuis si longtemps.
Grâce au pouvoir du quatrième guerrier, Dorian, ils ont pu manipuler les deux juges à leur guise. Chacun avait bien rempli son rôle et bientôt il aurait même le contrôle des enfers, ce qu'il n'a jamais pu faire. Mais soudain ce guerrier fit un pas en arrière et eut l'air étonné.
Le dieu soupira que se passe-t-il encore?
"Qu'y a-t-il Dorian?" demanda quand même Arès
"Seigneur, je... je n'arrive plus à les contrôler. L'effet se dissipera sous peu" avoua le guerrier
"Comment ça?"
Mais Arès n'en demanda pas plus car il ressentit instantanément un cosmos inconnu interférer.
"Hadès!" s'écria alors le dieu en réalisant à qui appartenait ce cosmos
Le dieu grinçait des dents. Non pas maintenant! Encore quelques secondes et se sera fait.
En effet le juge se trouva toujours en l'air tenu par Demio. Tandis que les deux autres commençaient à reprendre leurs esprits.
"Mais que...?" fit Minos en se tenant la tête
"..se passe-t-il" termina Rhadamanthe en une grimace
Ils regardèrent ensuite autour d'eux et semblèrent surpris de se trouver dans un endroit inconnu.
Ils virent soudain une lumière briller, une lumière rouge sang. Ce fut à ce moment que débarquèrent le bénou et le Dieu de la mort. Ils semblaient paniqués et angoisssés. La Whyvern et le Griffon ne comprenaient pas pourquoi ils étaient si agités et tournèrent alors leurs regards en même temps que le spectre et le dieu vers la lumière qui brillait bien plus intensément maintenant. Et là, ils se figèrent tous les quatre. Ils ne purent que prononcer qu'un mot en voyant le guerrier soudainement arraché quelque chose du corps d'Eaque qui s'effondra après cela sur le sol.
"Eaque!" s'écria alors les trois spectres ainsi que le dieux.
"Vous" gronda Thanatos en direction d'Arès
"Thanatos cela fait longtemps n'est-ce pas" fit le dieu avec un énorme sourire collé aux lèvres et pour cause, ils avaient réussi! Demio vint après à sa rencontre en lui donnant ce qu'il avait arraché de force du corps du juge. Ce qui ressemblait à une sorte de clé. Il ricana.
"Bon très cher il est temps pour nous de nous retirer. Elly, Ellio, à vous de jouer."
"Attendez, vous n'allez pas vous en sortir comme ça!" cria Kagaho visiblement en colère
Mais ils disparurent tous dans un halo de lumière. Ne laissant que Thanatos, Kagaho en colère et Rhadamanthe et Minos perdus.
Mais surtout ils étaient dévastés car ils venaient de réaliser sur le moment d'avoir perdu quelque chose de précieux. Et ce fut cette phrase, cette dernière phrase qui eut le don de les achever.
En sentant arriver Kagaho et Thanatos ainsi que le cosmos de son Seigneur, Eaque sachant que ses frères étaient désormais hors de danger, avait alors prononcé cette dernière phrase, qui ne fut qu'un murmure mais qui pourtant arrivaaux oreilles des destinateurs.
"Je voulais juste être accepté parmi vous."
Il avait ensuite souri en disant cela pour après s'effondrer. Un simple murmure mais qui pesait sur la conscience des personnes restantes.
à suivre...
Merci d'avoir lu le chap^^
Et…Bonne Année 2018 !
