Nouveau chapitre ! Bonsoir à toutes !
Tru-l : Oui, je te le confirme Bella repart dans la galère ! Merci pour ta review )
FallSH : Et de taille cette surprise mais je n'en dirai pas plus ! :) Merci pour ton commentaire !
L'action reprend mais c'est pas une surprise, je l'ai annoncé depuis longtemps lol ! Pour celles qui ont lu la première version, ce qui suit à été entièrement modifié, j'ai revu tout le chapitre et le résultat final diffère de la première version. J'espère vous convaincre davantage! N'hésitez pas à laisser un commentaire :)
Bonne lecture !
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Chapitre 9: Prise de risques
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Les jumelles s'immobilisèrent et je manquais trébucher.
Heureusement pour moi, j'étais au milieu du trio et entourée de personnes ayant plus de réactions, aussi je ne m'étalais pas dans l'escalier de la cité.
Je ne compris pas pourquoi nous restions bloquées en pleine volée de marche, enveloppées dans une bulle de silence. Je fis mine de continuer mon chemin mais de nouveau le Calyce me coupa dans mon élan.
-Mais qu'est-ce…
-Chut !
Une porte claqua au-dessus de nous. Alice chuchota avec effroi :
-Ce n'est pas possible, je ne l'ai pas vu !
Caly se prit la tête dans ses mains avant de prononcer d'une voix monocorde :
-Il descend. Il nous a vues sur le parking.
Alice se cacha elle aussi le visage. J'observe les filles qui semblent réfléchir, attendant la suite.
-Que veut-il ?
-Ce n'est pas clair, mais je dirai nous parler.
-Très bien.
Je me tourne vers Alice pour lui demander des explications mais elle anticipe ma question.
-Cullen.
Puis les filles retournent à leur silence. Se contemplant, comme plongées dans une conversation mentale.
Cullen arrive, bon ben je ne vais pas rester ici, c'est certain !
Des bruits de pas étouffés par la moquette retentissent telle une cloche sonnant une mélodie lugubre plus doute qu'il ne cesse de se rapprocher… Je laissai les filles et commençai à rebrousser chemin.Non, je ne resterais pas ici, il ne me trouvera pas. Je suis lâche mais je tiens à ma peau !
Alice me rattrapa rapidement sur le palier du premier, Calysia sur ses talons.
-Non Bella, tu ne peux pas descendre ! S'il se penche à la balustrade il te verra !
Elles sont paniquées. Caly scrute les étages alors que sa jumelle me fait signe de me taire. Le frottement de la porte coupe-feu du second et le son de ses chaussures entrant en contact avec le carrelage de la cage d'escalier sont un électrochoc. Le regard d'Alice se voile alors qu'elle reste aux aguets.
Puis le bruit descendit une marche et une dans un ralenti les filles se tournèrent vers moi, l'horreur se peignant dans leurs yeux. Alice, bouche béante, m'agrippa la main avec force avant de courir dans le premier étage. Dans un réflexe, j'empoignai au vol celle de sa sœur et nous filions vers la plus petite partie du bâtiment, là où deux étages au-dessus se trouvent nos chambres.
Je ne me préoccupais pas du vacarme que nous produisions, ni de la certitude que nous serions démasquées par les membres de L'Alliance du premier avant d'avoir atteint l'issue de secours, non. Je ne me concentre que sur une seule chose : la fuite.
Ma seule préoccupation est de mettre le plus de distance entre Cullen et nous.
Une porte au fond du couloir s'ouvrit à la volée laissant échapper un Indien à haute stature. Il se plaça de manière à nous bloquer l'accès à la porte de secours et donc à l'escalier externe.
-Oh non pas lui !
Calysia avait prononcé cette phrase dans un souffle inaudible. Alice arrêta sa course. Je la percutais légèrement emportée par mon élan, la poussant un peu vers l' Indien.
-Laisse nous passer Jacob.
Sa voix était froide, Alice avait perdu ce côté petit lutin joyeux. Elle se tenait droite devant nous, toisant un garçon deux fois plus grand.
-Pas avant de savoir ce qu'il se passe !
-Laisse nous passer Jacob Black !
Elle avait craché sa phrase avec hargne et mépris devant ce gars. Il ne fit rien, se contentant de croiser ses bras sur sa poitrine en bombant fièrement le torse.
-Je ne ferai rien tant que…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Alice relâcha ma paume et attrapa quelque chose dans son dos qu'elle fit passer devant elle. Jacob Black blêmit et recula mais il ne fût pas assez rapide.
Alice profita de la seconde d'hésitation où il fut distrait pas l'objet pour lui assener un violent coup de poing dans la pommette. Il chancela et Calysia me contourna pour aider sa sœur. Les jumelles réussirent à lui coller un second coup qui le mit KO puis elles le jetèrent dans sa chambre restée entrouverte. Caly referma doucement le bois et sa sœur dissimula ce qu'elle avait entre les mains.
-Nous n'avons plus le temps, il est là.
Calysia avait parlé à voix haute. Derrière nous le silence lui répondit avant qu'une voix chaude, sensuelle ne s'élève de l'autre côté du couloir.
-Beau travail mes chéries.
Le souvenir de ce même timbre suave résonnant dans ma chambre et de tout ce qui avait suivi me retourna l'estomac.
-Allons, n'ai-je pas le droit à un petit sourire ?
Il est fou ? C'est ça, il est taré ! Je vis entourée de tarés dans une cité universitaire de tarés !
Alice répliqua avec rage :
-Va te faire Cullen !
-Avec plaisir ! Laquelle de vous trois m'offrirait cette faveur ? Je suis ouvert à toutes propositions, je ne voudrais pas faire des jalouses.
Je ne me retournais pas. Hors de question d'affronter son regard pervers et sa folie de plus près.
-Je suis déçu. J'ai tellement entendu de rumeurs sur l'hospitalité des gens du sud. Je ne pensais pas trouver des jumelles faisant si peu honneur à leur patrie.
-Ferme-la, t'as compris ! Ta gueule Cullen !
Alice débloqua la porte de secours d'un grand coup de pied et nous poussa sa sœur et moi dehors sur le palier sombre.
-Maintenant c'est à ton tour de m'écouter…
Calysia prit ma main et m'entraina à sa suite vers le haut sans me laisser entendre la phrase de sa jumelle. Dans l'autre sens, pitié ! Laissez-moi rentrer chez moi !J'osai prononcer quelques mots, le cœur au bord des lèvres.
-S'il te plait, laisse-moi partir. Je ne peux pas…
-Et pour aller où ?
Alice nous rattrapa en courant. Je ne pouvais pas m'échapper, cernée par les jumelles. Et si je sautais ?
-Tu te tuerais. On ne saute pas trois étages, un voir deux mais jamais trois.
Je soufflais d'exaspération. Caly atteignitle palier du troisième. Je tentai le tout pour le tout.
-Je ne veux pas, je ne peux pas…
J'étais prise de vertiges, la tête me tournait. Je ne voulais pas revenir dans cet enfer. La preuve, dès mon retour ce monstre nous traque et nous assommons un gars supposé être dans notre camp. Trop d'angoisse.
Les filles ne me prêtèrent pas d'attention. Alice semblait scruter les alentours et Calysia frappait de toutes ses forces la porte vitrée donnant accès à l'étage pour qu'un résident vienne nous ouvrir, ceci ne se faisant que de l'intérieur.
-C'est comme ça que l'on passe inaperçues ? Il y a peut-être trois personnes qui ne t'entendent pas dans tout Seattle !
Caly ne me répondit pas et se mit à hurler devant la porte mais personne ne vint.
-Si Cullen ne nous suit pas, c'est qu'il passe par l'intérieur. Il faut casser la vitre.
-Et si c'est Tanya qui vient ouvrir ou un autre de l'Alliance ? Il faut prendre la fuite tant qu'on en a la possibilité !
Je tirai Alice par le bras pour lui faire entendre raison au moment où Caly brisa la vitre de la porte. Une alarme stridente se déclencha dans tout le bâtiment.
De mieux en mieux. On échappe à un psychopathe puis on casse des portes !
Ce n'est pas une vie pour moi. Je veux partir, retourner chez Carmen boire des chocolats chauds et regarder des séries guimauves.
Les filles n'étaient visiblement pas dans le même état d'esprit. Calysia passa à travers le verre et Alice me poussa d'autorité devant elle puis déverrouilla une porte. Deux étudiants sortirent à la recherche du fauteur de trouble mais Calysia les expédia, acide.
-Circulez bande d'incapables ! Il n'y a rien à voir !
Les garçons ne demandèrent pas leur reste et les portes claquèrent. Nous rentrions toutes les trois dans la pièce. On me poussa vers l'unique chaise puis une main dans mon champ de vision me tendit un soda que je pris sans rechigner.
La chambre ressemblait à la mienne mais la décoration était légèrement différente. Il y avait des tissus partout, un mètre couture jeté au sol et des patrons recouvrant la plupart du bureau. La chambre d'Alice.
Cette dernière m'observait du haut des étagères d'accès à son lit superposé où elle avait trouvé une petite place, sa sœur était debout sur le banc en face de sa jumelle.
-Miss Platt, tu m'expliques ?
Alice regardait méchamment sa sœur qui souriait ellejoyeusement, sereine.
-Les patrons pour la robe de bal.
Nouveau sourire angélique, j'assistais à la joute verbale amusée. Alice était furieuse et Calysia piaillait, pour changer. Elle sauta à pieds joints et commençades étirements.
Des bruits de pas arrivèrent dans le couloir et Alice se figea. Elle plaça un doigt devant sa bouche, nous incitant à garder le silence. Sa sœur poussa sans ménagement les croquis pour s'installer sur le bureau à mes côtés. Nous attendions sans bouger.
-Respire Bella.
Calysia pressa ma paume dans la sienne et sa sœur passa un doigt de la gauche vers la droite au ras de son cou, un air menaçant. Message reçu cinq sur cinq.
Nous patientions toujours. Plusieurs minutes furent écoulées et il n'y avait plus aucuns bruits dans la cité.Cullen aurait-il abandonné ? Bizarre. Ou plutôt…
-Caly, les étudiants devraient commencés à rentrer chez eux ? C'est étrange mais la cité semble presque vide.
-Regarde par toi-même.
Calysia me désigna la fenêtre dont le volet roulant était à moitié ouvert. Ma chaise grinça légèrement et Alice fit des gestes dans tous les sens mimant des menaces pour sa sœur et moi. Je me penchai et regardai en contrebas, ignorant ses mimiques.
Devant la porte se tenaient quatre hommes en noir avec de longues capes et deux silhouettes plus fines, féminines. Un vrai barrage.
Caly me fit signe de m'installer près d'elle. Je me retrouvai en équilibre sur un bureau et mon amie passa un bras autour de mes épaules me ramenant contre son corps frêle.
Nous chuchotions le plus bas possible sous le regard désapprobateur de sa sœur.
-Tu n'as pas à avoir peur, ici on ne risque pas grand-chose. Il faut suivre des règles de base. On n'ouvre pas l'eau ni la lumière et on reste ici sans bouger.
-Qu'est ce qui ce passe ? Explique-moi je ne comprends rien !
-Ils savent que nous sommes dans le bâtiment donc ils en bouchent l'accès pour éviter que l'on ne s'échappe où que l'on reçoive de l' ne peuvent pas fouiller toutes les chambres donc ils s'adaptent. Ne t'en fais pas, on en sortira bien un jour !
Je fixai Calysia cherchant la blague. Non ce n'était pas drôle. Elle m'adressa un de ses sourires lumineux dont elle garde le secret et me berça doucement d'avant en arrière. Comment arrive-t-elle à rester si calme ? Après Cullen, Black, l'Alliance dans son ensemble…
-Il doit y avoir un concierge, je ne sais pas… Il faut appeler la police ! Et les étudiants ne sont pas tous lâches ! Nous devons faire quelque chose !
-Chut Bella ! L'administration ferme à dix-huit heures. Le concierge est corrompu et même s'il appelait la police, elle ne viendrait pas. Je te rappelle que c'est Maria Villamonte-Denali qui gère la ville. Si tu rajoutes les relations de Carlisle Cullen, la rumeur dit même qu'il serait en contact avec les plus hautes sphères du pays ! C'est mort pour une pauvre petite bande d'étudiants. Quant à ceux-là, ils tiennent à leur peau, c'est humain. Ils ne tenteront rien.
-Donc on ne peut rien faire !
Alice nous fit des gestes désespérés pour que l'on se taise. Je n'en avais cure, je voulais connaître la vérité.
-Je sais que tu es là Alice Platt. Ouvre cette porte et je ne ferais rien à ta sœur !
Je sentis mon sang se glacer. La voix masculine était dans le couloir, juste derrière le battant. Alice se leva pour observer l'homme dans le judas puis revint vers nous.
-Un coup de bluff. Ils ne sont pas très malins, le Calyce ne se sépare pas dans de telles circonstances.
Calysia sourit, amusée par la situation. Sa sœur reprit sa place sur les marches mais la voix dans le couloir reprit :
-Nous tenons ta sœur et Isabella Swan. Si tu veux revoir tes amies nous te conseillions de sortir !
Aucun son ne filtra de la pièce. Calysia continua ses explications le plus bas possible.
-Dimitri, du quatrième, le bras droit de Cullen. Il ne faut pas répondre sinon il aura la certitude qu'Alice est dans sa chambre. Pour l'instant ce n'est qu'un test. Si Alice rétorque qu'elle ne le croit pas, il pourra en déduire que puisqu'elle n'a pas peur c'est que nous sommes ensembles et donc ici. Ils cerneraient la porte et se serait légèrement plus délicat.
-Mais ils savent que nous sommes dans la cité !
-Oui, mais pas dans quelle chambre ! On peut être chez n'importe qui appartenant au Pacte, Sam, Jacob…
Ma voisine eut un sourire hypocrite à la mention de ce dernier et certainement au souvenir que Cullen nous avait retrouvées juste après lui avoir administré une magistrale droite.
-Bon je te l'accorde, finalement pas chez Jacob. Néanmoins, il reste plus d'une centaine de possibilités !
-Les étudiants qui nous ont vues entrer ici peuvent parler !
-Bella, ils sont lâches mais pas complètement stupides non plus.
Dans le couloir le silence était revenu. Le ventre de mes voisine gargouillaen parfaite synchronisation.
-Tu viens de découvrir un des points faibles du Calyce, avoir toujours faim dans les moments critiques !
Calysia rit doucement, bientôt rejoint par sa sœur qui se tient les côtes pour ne pas faire de bruit.
Alice partit chercher de la nourriture sur les étagères près de l'armoire.
-J'ai que des gâteaux, tu n'as pas fait les courses ?
-Non, et puis on ne peut pas sortir réchauffer les plats de Carmen donc c'est très bien !
Sa sœur possède un optimisme redoutable. J'aimerai bien avoir autant de force de caractère. Calysia me fit un grand sourire et me donna un sachet de biscuits recouverts d'une fine couche de chocolat.
-Biologiques !
-Pardon ?
Elle souffla puis reprit plus doucement :
-Biscuits biologiques aux céréales complètes !
Derrière elle, sa sœur faisait de grands signes mimant des vomissements. Je lui fis un clin d'œil, hilare, mais Calysia plaqua sa main devant ma bouche avec de grands yeux effrayés. Je prononçai un pardon inaudible.
Les filles dévalisèrent les stocks de sucreries d'Alice. Gâteaux de petit-déjeuner, chips, cookies, mais elles avaient toujours faim.
-C'est le stress !
Alice et sa sœur étaient au stade de la boite de conserve de raviolis froide lorsqu'une voix féminine s'éleva dans le couloir. Tanya Denali.
-Dimitri ! Retourne en bas, Edward souhaite un remplaçant. Et puis franchement ! Elles ne sont pas stupides pour se cacher dans la chambre mitoyenne à la mienne !
-Oh que si, on est stupides ! La tête qu'elle ferait si elle savait que c'est précisément ici que l'on se…
Je fis taire Calysia et la porte de cette garce claqua. Alice lança un regard réfrigérant à sa pipelette de jumelle puis chuchota un « maintenant on n'en a pas fini ! ».
Avant que je ne l'interroge sur le sens de sa phrase, des nouveaux pas arrivèrent derrière la cloison. Une série de coups furent frappés à la porte de la chambre voisine. Je me recroquevillais contre le mur mais Caly me fit un sourire rassurant avant de s'enfoncer son poing dans la bouche pour s'empêcher de rire. Je ne compris pas la plaisanterie. Mon esprit doit vraiment être très lent. Alice leva ses yeux au ciel et dit avec un petit sourire.
-Bienvenue dans l'enfer de mes nuits !
Des gémissements provenant de la chambre de Tanya arrivèrent, puis Tanya hurlant des « Encore Eddy, plus fort Eddy …».
Notre hôte ramena du coton de sa salle de bain et commençaà se boucher les oreilles. Calysia me tendit le paquet et je fis comme mes amies. Malgré le coton, plus le foulard gentiment prêté par Alice, les cris de cette garce parvenait toujours à mes chastes oreilles.
Cette idiote donnait des coups dans la barre métallique de sécurité près de son lit rythmant ainsi les poussées de Cullen. Le tout accompagné de cris dignes d'une chatte en chaleur. J'en ai la nausée.
-Oh je t'en prie Bella !
Alice me regardait le sourire aux lèvres. Calysia se retenait de plus en plus, ses deux mains scellant fermement ses lèvres, des larmes aux coins des yeux. Sa sœur lui colla un grand morceau de coton en pleine bouche au moment où elle explosait de rire.
A côté, les râles de son partenaire s'interrompirent.
-Tu as entendu ?
-C'est rien, continue mon Eddychou ! Ne t'arrête surtout pas !
Caly était secouée par un fou rire. Cullen et Denali hurlèrent puis le calme revint. A présent la nuit semblait bien avancée.
Nous ne pouvions pas descendre le lit, de peur de faire du bruit. Les filles prirent une couverture dans l'armoire dans une série de grimaces pour retenir le moindre son. Caly et moi nous couchions sur la moquette avec l'édredon pendant qu'Alice monterait la garde assise sur les marches.
-Dépêchez-vous de vous endormir avant qu'ils ne remettent ça !
Nous écoutions son conseil et je sombrais dans un sommeil sans rêves.
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-Aujourd'hui on va voir maman, aujourd'hui on va voir maman !
Cinq heures trente et déjà Caly sautille sur place en murmurant. Sa sœur vient de renoncer à la calmer, déclarant le cas Calysien cause perdue et boucle un petit sac avec quelques affaires pour leur week-end.
-Maintenant il va falloir sortir.
Cette petite phrase eue pour effet immédiat de refroidir sa sœur qui laissa retomber ses bras le long de son corps.
Alice se mit en position réflexion, une main sous son menton face à la porte.
-L'Alliance a levé le blocus à deux heures.
Je tentai une suggestion.
-Il est tôt, si vous quittez le Centre maintenant les autres dorment et ne le sauront pas.
Alice se retourna et me contempla un moment. Je baissai les yeux, gênée.
-Déjà ce n'est pas vous mais nous. Tu ne vas pas rester seule ici et tu feras la connaissance de maman!
Sa sœur compléta.
-Bella, tu viens avec nous de grès ou de force. Tu es notre captive !
Elle s'abaissa jusqu'au sol où j'étais assise en tailleur et me claqua une bise sur la joue, égale à elle-même.
-Enfin, vu les circonstances, ce n'est peut-être pas le meilleur terme.
J'ignorai sa remarque.
-Je ne veux pas vous déranger, vous retrouvez votre mère et…
Calysia me fourra sa main devant ma bouche et me fit les gros yeux.
-Esmée est très gentille. Elle n'a jamais mangé personne et tu ne nous déranges pas donc pas de discussion ! Nous partons toutes les trois direction Port-Angeles !
Mon ventre se contracta.Mince. Je retins la grimace de dégout, ne rien laisser paraître devant les filles.Donc on plaque gentiment un air béat et on sourit de toutes ses dents à sa charmante voisine…
-Cesse de faire la carpe !
Coincée ! Pourquoi suis-je si transparente ? Port-Angeles ce n'est pas Forks, respire. Et quitte à choisir entre le Centre et Forks… Bas ! Mieux vaut Port-Angeles.
Alice passa une main légère sur mes cheveux dans une caresse apaisante.
-Tu ne seras jamais seule, on veille sur toi.
Je la regardai intrigué ne peut pas savoir, personne ne connait cette histoire, l'histoire de ma vie. Peut-être que j'ai encore parlé dans mon sommeil…Impossible, Calysia m'aurait muselé… Alice reprit :
-Nous quitterons le Centre à 7H45, on est vendredi c'est le rush. Ceux qui commencent à huit heures descendent, et les fêtards remontent ! Plein de monde dans l'escalier, nous passerons inaperçues si on se sépare.
Je n'étais pas trop d'accord, préférant le plan quitter le Centre de suite lorsque tout le monde dort.
-Bella, admettons que nous parvenons jusqu'à l'escalier, et soyons folles, jusqu'à la porte. Tu ne penses pas qu'on pourra échapper à un sympathique comité d'accueil ?
-Tu as raison.
Etrange comme les filles anticipent toujours mes questions avant que je n'ai le temps de les formuler à voix , prise à nouveau de fringale, entama les rations de Carmen.
-C'est meilleur chaud mais ça se mange. Tu en veux Bella ?
Je la remerciai mais mon estomac était noué. Nous attendîmes patiemment que les minutes avancent, guettant l'horloge digitale. Vers sept heures la cité s'anima, des pas dans le couloir pour déjeuner dans les cuisines collectives, de l'eau coulant dans les canalisations puis 7h4O arriva. Nous étions face à la porte, Alice répétant une dernière fois les consignes.
-Caly tu descends la première et reste près de la porte, Bella tu suis dans la minute. Dès que tu arrives en bas tu te diriges vers le parking et toi tu la couvres à dix mètres de distance. Lorsque je vous apercevrai par la fenêtre, je quitterai la chambre. Pendant ce temps Caly démarre sa voiture, Bella tu passes à l'arrière et vous me récupérez près du local à poubelle.
Nous acquiesçâmes, ce plan on le répète depuis plus d'une heure. Alice me serre dans ses bras puis sa sœur et déverrouille doucement la porte. Elle souffle un « go ! »inaudible à sa jumelle qui déboule déjà dans le couloir d'un pas décidé.
- Prépare-toi, prépare-toi…
Nous attendons, pas de cri. Calysia est passée inaperçue. C'est mon tour.
-N'oublie pas, baisse les yeux, ne marche pas trop vite, ne cours surtout pas ! Tout va bien se passer.
Alice me pousse dans le couloir. Et c'est parti !
Je suis morte de peur. J'essaie de contrôler ma respiration. Je garde les yeux baissés et passe devant la cuisine, des étudiants retardataires finissent leur déjeuné.
Je tourne à l'angle du bâtiment et arrive dans la grande partie près de la cage d'escalier. Une porte s'ouvre à la volée devant moi et je manque la crise fille sort en pyjama et me salue. Je lui rends vite la politesse et commence à descendre les étages. A chaque marche, c'est comme si mon cœur est au bord du suicide. Je me reconcentre sur mon souffle et tente de ne pas attirer l'attention mais j'ai la désagréable impression d'être épiée.
Alice ne s'est pas trompée, il y a foule. J'atteins le palier du deuxième et trois étudiants me dépassent en riant.
Je continus tête baissée, comptant mes pas pour me rassurer et entre dans le hall, face aux portes automatiques. Je franchis ce dernier obstacle et évacue tout l'air contenu dans me poumons. Caly est sur ma droite, faisant mine de chercher quelque chose dans le petit sac qu'elle vient d'emprunter à sa jumelle.
Je poursuis mon chemin vers le parking, conformément au plan, le regard de Calysia braqué dans mon dos. Elle me double et monte dans sa voiture. Je fais coulisser le siège passager et grimpe à l'arrière.
-Ça va ?
Ses grands yeux clairs me fixent avec inquiétude, je lui réponds avec décontraction mais elle n'est pas dupe.
-On ne peut mieux !
-A d'autres !
Maintenant il faut attendre. Caly guette l'arrivée de sa sœur dans le rétro.
-Merde !
Je me retournai vers la cité mais aucun signe d'Alice.
Calysia passa rapidement la première et démarra sur les chapeaux de roue. Elle fonça vers la porte de la cité, laissant le local à poubelles trois cent mètres derrières. Elle freina, immobilisant la voiture dans un crissement de pneus sous le regard interrogateur des passants puis enclencha la marche arrière.
Elle fit demi-tour, positionnant la voiture dans le sens du départ juste sous les trois marches de sortie du Centre puis se retourna pour guetter sa jumelle.
A ce moment précis, Alice déboucha dans le hall en courant comme si sa vie en dépendait. Caly se pencha et ouvra la portière passager. Sa sœur sauta les marches et s'engouffra dans la voiture, claquant fort la porte. Je ne vis pas la personne poursuivant mon amie, l'esprit bloqué sur ce qu'elle tenait dans sa main droite.
Calysia démarra sur les chapeaux de roues.
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Alors, Alors ? Surprises ? Satisfaites ? Complètement déprimés ?
Merci d'avoir lu, A bientôt pour la suite !
xoxo Calestina
