Rating : M (R+)
Blabla de l'auteur : Hey tout le monde ! J'ai quelques idées de nouvelles fictions pour la suite, une fois que celle-ci sera terminée, j'aimerai votre avis sur les idées que j'aie eu. Il suffit d'aller sur mon profil, j'ai tout écrit ^^ Je reprendrais la suite de « Arrache-moi le cœur » une fois « Le monastère des prisonniers » terminée !
J'ai passé ma soutenance de mémoire et j'ai eu ma note… et je suis heureuse de vous annoncer que j'ai validé mon année YEAAAAHH ! J'ai eu une super note à ma soutenance ! Mais les études continues ! Hé oui hé oui !
Comme vous le savez tous, c'était la Braderie de Lille ce week-end, et comme je suis de Lille je n'ai pas pu résister à l'envie d'aller y mettre mon nez. Alors, voici un petit récapitulatif pour ceux qui voudraient y aller : Dès le vendredi soir des camionnettes envahissaient toutes les rues, commençant à s'installer et à préparer les stands pour le lendemain. J'ai été faire un Barbecue avec des amis et je suis donc passée par le Champs de Mars (là où se trouve la Deule) pour aller à la Citadelle (un graaaaand parc où il est agréable de faire du footing ^^). Ce coin se trouve dans le Vieux Lille et déjà plein d'antiquaires étaient installés avec leurs affaires. Il faisait froid (détail important mais dans le Nord il est très rare qu'il fasse chaud u_u).
Bref, attention aux pick pockets parce qu'il y en a vraiment partout et de tous les genres. Aussi, j'ai eu l'immense surprise de voir la gare de Lille Flandres être envahit par une horde de clochards qui venaient s'installer là pour le week end (bah oui, eux aussi font des affaires). Par contre le dimanche soir il faut éviter d'y passer car niveau odeur, on est servi haha.
Il n'a pas fait moche, par chance, le dimanche le soleil a même pointé le bout de son nez ! Moi qui avait sorti ma grosse doudoune j'ai dû me la trimballer sous le bras pendant 4heures.
Les stands : On trouve vraiment de tout mais jamais ce que l'on cherche. C'est le dicton. Vers le centre-ville vous trouverez donc tous les boui-boui des goulous-goulous, c'est-à-dire, tous les stands qu'on trouve dans tous les marchés avec des grands noirs qui vendent des sacs, des drapeaux, des colliers, des lunettes, bref, toutes sortent de choses made in China. Pour les filles accros au shopping, il y a des stands de chaussures vraiment pas chères, il faut en profiter ! Le plus dur est d'accéder au stand tellement il y a de monde, alors petite astuce de Lovekisshu :
1 – Vous pouvez jouer des coudes, en mode nage de la grenouille, ça marche pas mal !
2 – Vous vous jetez dans le tas avec un air consternée et vous dîtes « je me suis fait poussée ! Les gens n'ont vraiment aucun respect ! » et si vous avez écrasé quelqu'un, ramassez le quand même xp
3 – Vous pouvez la jouer malade dégueulasse, pour cela il suffit juste de tousser sans vous couvrir la bouche et très fort ! Espace garantit mesdames !
4 – Vous restez polies et attendez votre tour sagement, ça marche moyen quand d'autres exécutent les points 1, 2 et 3 xp.
5 – Ma technique préférée, si vous habitez ou si vous pouvez loger sur Lille le week end, je vous conseille de vous balader le soir après 20heures une fois que tous les touristes sont partis, comme ça, pas de queue ! Par contre attention aux pick pockets, je vous conseille d'être accompagnée d'un homme.
Si vous sortez un peu du centre vous vous retrouverez avec de vrais brocanteurs qui vendent des vielles choses ou des meubles anciens. Si vous allez vers le vieux Lille vous trouverez des stands de particuliers mais c'est assez cher (vieux lille hein), par contre les bars le soir dans ce quartier-là sont vraiment chouette ! (Surtout les bars gay gniahaha).
Les coins bouffes : Alors là, y'en a partout mais attention à ne pas se faire arnaquer et ne pas aller acheter n'importe quoi au risque de tomber malade. Les friteries sont prises d'assaut et la population qui fait la queue est… spéciales (boubourses du 59 et du 62 haha) bon j'exagère, ça dépend des quartiers ^^, mais vous risquez de vous retrouver coincé derrière toute une smala* (famille) avec quatre poussettes et des mômes qui hurlent dans tous les coins. Après, une bonne frite fricandelle ça fait toujours plaisir !
Je vous déconseille fortement d'aller dans les kebabs ambulants, juste un conseil si vous ne voulez pas vous retrouver dans un lit pendant trois semaines à cause d'une intoxication alimentaire. Préférez les Kebabs qui ont un toit ! Petite astuce : essayer de repérer où il y a le plus de débit pour ne pas vous faire servir de la viande qui traine là depuis deux semaines.
Les moules frites ! La spécialité de la braderie de Lille ! En général, les moules sont bonnes partout car elles viennent de Dunkerque et sont donc fraîches de la semaine, néanmoins, évitez les tables au bord de la route, c'est désagréable, et n'allez pas forcément au plus cher, une moule reste une moule ! Les moins chers que j'ai vus de ce week end se trouvaient vers la rue Gambetta et la rue des Postes (Moules en menu avec boisson comprise 11 euros). Voilà pour les petits plans sympas.
Il faut évidemment une bonne préparation psychologique et physique car la braderie de Lille signifie que vous allez piétiner derrière des gens qui n'avancent pas, ou des gosses qui vous hurlent dans les oreilles ou encore les poussettes qui vous écrasent les pieds pour dégager le chemin. Il faut avoir un self control et être patient (donc les parisiens, prenez des calmants haha), mettez de vielles fringues et des chaussures de marche de préférence (pour ne pas avoir des cloques le soir en rentrant).
Un dernier endroit qu'il faut absolument éviter le week end de la braderie : Les rues piétonnes (rue de Béthune). Outre le fait que cette rue soit parsemée de magasins que vous pouvez trouver n'importe où (Coolcat, American Today, H&M etc…) bien que les prix soient alléchants, cette rue ressemble à un entonnoir. En gros pour faire 100 mètres prévoyez une bonne heure. ^^
Voilà je pense avoir fait le tour ! Je ne sais pas si je vous ai donné envie mais j'avais envie d'en discuter ^^
Reviews : J'essaie de répondre à toutes les reviews que je reçois mais je ne peux pas répondre aux anonymes, donc je remercie :
Anita (ça m'a fait super plaisir de voir que tu étais revenue ! Je suis contente que cette suite t'ai plu ! Promis je ne resterai plus jamais aussi longtemps sans rien poster).
Guest (Merci, voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !).
Mattaddict (un grand merci pour cette review qui m'a fait chaud au cœur ! Je pense que c'est le fantasme le plus salace que j'ai eu jusqu'ici en écrivant cette fic mouahaha, j'espère que cette suite te plaira !).
Merci à Mikan92 pour ses corrections !
Et maintenant, LA SUITE !
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« Chapitre dix : La lettre »
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Pendant quelques instants personne ne bougea, Harry était figé et la seule chose qu'il arrivait à penser était « il est là ».
(…)
Léo se racla la gorge pour essayer de faire disparaître cette ambiance affreuse de mort qui régnait, ce qui eut pour effet de faire réagir Harry qui s'agenouilla et commença à ramasser les feuilles éparpillées de Malfoy.
« Tient. » Fit Harry en tendant le paquet de cours à Malfoy et il l'aida à se relever.
Il voyait que le blond allait dire quelque chose mais il n'était pas prêt à entendre sa voix lui cracher des insultes alors il chopa le bras de Léo et le tira à toute vitesse le plus loin possible de Lui.
Il n'entendit jamais le faible « merci » à peine murmuré de Draco.
« Harry, tu peux m'expliquer là ? » Demanda Léo en s'asseyant à une table dans la salle de repos.
« C'est compliqué » il répondit en se massant nerveusement la nuque.
« C'est toi qui est compliqué, tu es au courant que j'étais en train de pécho Alicia ? »
« C'était Malfoy. » Dit Harry, comme si sa phrase avait réponse à tout.
Léo reste un moment interdit avant de se frotter les yeux.
« Ouais et alors ? »
Harry avait ouvert la bouche puis la referma. Personne n'était au courant pour son séjour au monastère et les prisonniers avaient été soumis au sort du secret concernant tout ce qui avait un rapport plus ou moins proche avec lui. Le blocage de parole s'enlèverait au bout d'une vingtaine d'année.
« Laisse, c'est juste que… lui et moi… »
« Quoi ? Vous couchez ensemble ? » Proposa Léo qui commençait à s'amuser.
Harry s'étrangla et se mordit la langue.
« Ça va pas non ! » Dit-il sur la défensive.
Léo lui attrapa le menton et colla son front au sien, pénétrant son regard marron dans le sien.
« En tous cas lui il a l'air de le vouloir ! » Puis il relâcha sa victime.
Harry rougit comme une vierge, et Dieu sait qu'il était très loin de l'être, et murmura faiblement.
« Comment tu peux savoir ça ? »
Léo lui fit un clin d'œil.
« Comment il t'a regardé. Excuse-moi de l'expression mais » Harry le coupa en lui disant qu'il était habitué à son langage vulgaire et peu romantique, « Mais ça voulait dire 'Moi vouloir baiser avec toi' ».
Harry réfléchit quelques instants.
« En fait, ça ne m'étonne pas vraiment, ce mec est une tantouze. »
Léo explosa de rire, s'attirant des drôles de regards des gens présent dans la pièce. Il se pencha vers le visage d'Harry pour lui murmurer dans l'oreille.
« Et toi t'es quoi ? Tu crois que je t'ai pas capté à zieuter ma braguette ? » Puis il rigola comme un âne, se moquant de la tête que tirait Harry suite à sa révélation.
« Putain… tu m'as capté et tu m'as rien dit ? » S'étonna Harry.
« Non c'était kiffant. » Répondit Léo en explosant de nouveau de rire à cause du regard éberlué qu'il recevait.
« T'es vraiment un pervers ! » Pouffa Harry.
Il était reconnaissant envers Léo de l'accepter avec ses petites différences et de n'avoir pas crié sur tous les toits ce qu'il avait découvert parce que Léo était une grande pipelette quand il s'y mettait. Ils se calmèrent et Léo sortit ses devoirs. Harry l'imita mais ne réussit pas à se concentrer, regardant souvent dans le vide et se perdant dans ses pensées. Léo le remarqua et lui donna un coup de coude.
« Il te perturbe tant que ça ? » dit-il en chuchotant.
« Ca me fait bizarre de le revoir après le monas… heu Poudlard. » Il se reprit à temps avant de dire une bêtise.
Léo haussa un sourcil dubitatif et se rapprocha d'Harry, la tête avachit entre ses bras.
« Tu veux que je te remonte le moral ? J'ai une blague à te raconter ! » Fit-il enthousiaste.
Harry roula des yeux mais l'écouta. Léo faisait souvent des blagues pourries et il sentait que celle-là allait être dans le top ten. Il aurait préféré qu'il lui remonte le moral d'une autre manière mais la bouche de Léo ne semblait pas encline à se poser sur autre chose que des vulves.
« Qu'est ce qui à trente deux dents et qui cache un monstre ? »
Harry réfléchit. Il avait envie de répondre 'une femme enceinte' mais il savait que la réponse était beaucoup moins chaste que ça. Il secoua la tête de droite à gauche, donnant sa langue au chat.
« Ma braguette ! » Fit-il avant de s'esclaffer en tapant du poing sur la table.
Harry avait envie de se jeter par la fenêtre.
« En plus on vient de parler de ma braguette, ça aurait du te mettre la puce à l'oreille ! » Reprit Léo en rigolant comme une dinde.
Harry sourit légèrement.
« Tu sais qu'au début que je te connaissais je te trouvais vraiment pas mal mais je pense que tu fous en l'air ton charme avec des blagues comme ça, et puis ton rire de cachalot c'est affreux ! » Expliqua Harry à moitié en rigolant.
Léo se mit à imiter des bruits d'animaux, affligeant Harry de honte car il sentait des dizaines de paire d'yeux se poser sur eux, enfin, surtout sur la chose non identifié qui poussaient des bruits bizarres à moitié allongé sur la table.
Après s'être étonnamment bien donné en spectacle, Léo se rassit normalement sur sa chaise et adopta un visage neutre.
« Je suis tout à fait normal. » fit-il alors qu'Harry était justement en train de penser le contraire.
« Je n'arrive pas à comprendre comment t'arrives à plaire aux filles, t'es cinglé. »
Léo lui fit un clin d'œil.
« C'est ce qui plait aux filles, mon cher ! »
« Mouais… » Répondit Harry pas très convaincu.
(…)
Les semaines avaient défilé et Harry s'en sortait vraiment bien, même en potion.
Il avait enfin eu une première conversation avec Malfoy depuis longtemps, ça avait mal terminé, enfin ça n'avait pas fini comme Harry l'avait souvent imaginé, c'est-à-dire, dans un lit.
Malfoy l'avait rejoint à la sortie des cours. Il avait lancé un regard glacial sur Léo qui s'était avancé alors vers lui d'un air menaçant, Malfoy s'était reculé en le toisant du regard. C'est sûr qu'avec ses un mètre quatre vingt dix Léo était plutôt impressionnant.
« Léo, excuse moi je reviens. » Avait dit Harry en se retournant, donnant un coup d'épaule à Malfoy au passage, lui faisant comprendre de le suivre, et s'éloigna des groupes un peu trop curieux.
Une fois à l'abri des regards Malfoy avait été le premier à parler.
« Alors, content de me voir ? »
Et Harry avait répondu la première chose qui lui passait par la tête.
« En général je voyais ton cul, alors ta face, je n'y suis pas encore habitué. »
Il avait vu que le blond s'était mordu l'intérieur de la joue assez violemment. Il avait été très fier de son petit effet alors il avait décidé de continuer de l'enchainer.
« Et ça ta amusé toi apparemment de faire des sous entendu dans la Gazette. Trop en manque peut-être ? » L'avait-il provoqué.
Sauf que ce connard l'avait encore plus brisé.
« Rassure-toi, avec Oscars je n'avais pas le temps d'être en manque. » Il avait ponctué sa phrase en s'humectant les lèvres de manière provocante de sorte à ce que Harry comprenne 'et en plus c'était bien meilleur qu'avec toi'.
Puis il était partit en appuyant bien son regard. Harry avait froncé les sourcils. Quelque chose lui fit mal, très mal. Il ne voulait pas savoir pourquoi il avait envie de hurler et de pleurer mais il savait une chose maintenant : Malfoy s'était bel et bien joué de lui. Avec Oscars en plus.
Putain.
Alors le soir même, Harry avait terminé ses six cannettes de bière, ses deux bouteilles de champagne qu'il avait pourtant réservé pour de grandes occasions et sa dernière bouteille de Whisky Pur Feu. Il avait finit complètement raide devant la télévision de son deuxième salon et s'était endormi, la bouteille vide de Whisky à la main, devant une série à la noix.
Il en venait à se poser la question suivante : était-il un tel raté pour que les deux hommes avec qui il avait couché (ou tenter de coucher) finissaient ensemble ? D'après ses souvenirs Malfoy n'était pas très attiré par Oscars… à moins que son cerveau de fou psychopathe dégénéré lui ai fait manigancé toute cette scène. Son plan étant de sympathiser avec Harry pour approcher plus facilement Oscars.
Non. Malfoy était peut-être manipulateur mais lorsqu'il s'agissait de cul, il ne passait pas par quatre chemins.
Le lendemain il n'avait pas été en cours. Gueule de bois. Il n'avait tout simplement pas réussit à se lever après avoir passé la moitié de la nuit au dessus de la cuvette des toilettes (le Whisky était le traite). Il avait reçu dans la journée un hibou de Léo rempli de petits dessins pornographiques et lui souhaitait un bon rétablissement et que oui, il savait qu'il n'était pas en cours car il devait être malade après avoir passé une folle nuit avec des jolies nanas en tenue de furet.
Ho, il n'était pas si loin de la vérité. Il avait passé une folle nuit dans les chiottes avec pour seule compagnie le rouleau de papier hygiénique et pour seule pensée, effectivement, un furet mais d'un tout autre genre puisque ce furet était albinos et qu'il s'appelait Draco Malfoy.
Il avait passé sa journée à ruminer devant la cheminée, à plat ventre sur son énorme tapis laineux avec une énorme couette lui recouvrant le corps. Il s'était endormit là pendant quelques heures. Il avait reçu la visite rapide d'Hermione qui lui avait ramené un gâteau fait par Ron pour le réconforter. Il s'était demandé s'il devait lui parlé de l'étrange effet qu'avait Malfoy sur lui depuis qu'il avait quitté le monastère.
Étais-ce normal d'avoir envie de pleurer lorsque son ennemi vous avouait qu'il avait couché avec votre ami ? Ou d'avoir envie de massacrer cet ami en question et le faire mourir dans d'atroces souffrances ?
Il était sur que non. Et il ne voulait pas savoir pourquoi alors il mettait toute la force nécessaire pour bloquer son inconscient qui était en train de devenir trop conscient pour de l'inconscient. Il savait qu'il se forçait à ignorer quelque chose d'important mais il savait aussi par expérience que s'il venait à comprendre il aurait du mal à se relever.
Il ne faisait que penser à Malfoy, c'était déjà quelque chose de difficile à admettre surtout que la façon dont il en pensait n'était pas de voir sa tête plantée au bout d'un pic mais plutôt d'un autre genre de pic enfoncé dans une certaine partie de son corps.
Et c'est justement pour ça que c'était inquiétant et qu'il ne voulait pas retourner en cours au risque de croiser Malfoy et de le planter, ce pic.
C'est au bout de deux jours de cloisonnement total et sans aucun contact avec l'extérieur (à part les lettres de Léo qui ressemblaient de plus en plus à des origamis de pénis géants) qu'il reçut un courrier d'un tout autre genre. Un hibou grand Duc s'était posé contre sa fenêtre et avait picoré la vitre d'un air élégant (ça changeait de la chouette de Ron ou du hibou de Léo qui fonçait littéralement dans la vitre et renversait tout dans la maison tout en foutant des plumes partout). Alors il avait ouvert à l'animal qui lui avait tout de suite tendue sa patte où était nouée une enveloppe de couleur verte.
Il l'avait délicatement détachée en essayant de ne pas toucher l'animal qui le regardait avec ses énormes yeux jaunes et Harry avait l'impression qu'ils lui disaient « Tu me touches, j'te bouffe (1) » alors il avait fait son possible pour que le Hibou ne lui arrache aucun membre. Il lui avait donné du miam hibou en lui faisant signe de la main qu'il pouvait s'en aller. C'est ce qu'il fit en écartant ses ailes de toute leur longueur et en s'envolant majestueusement dans les airs.
Il s'était posé devant sa cheminée et avait lorgné l'enveloppe verte d'un œil mauvais. Qui pouvait bien avoir un hibou Grand Duc dans ses connaissances ? Qui lui envoyait des lettres dans des enveloppes vertes ? La seule lettre colorée qu'il avait reçut était rouge et c'était une beuglante de Ginny lorsqu'il était partit se réfugier chez son frère.
Il l'avait examiné sous toutes les coutures mais il n'y avait rien d'écrit, pas d'adresse, pas de nom, pas de signes qui aurait pu orienter Harry sur son auteur. Il avait fini par l'ouvrir après s'être enfilé trois verres de vin bon marché. Si c'était une mauvaise nouvelle, autant qu'il soit bourré pour l'apprendre, en général il le prenait beaucoup mieux.
L'écriture était fluide et ronde. Une écriture de fille. Ce qui le frappa en premier fut la couleur de l'encre : verte. Et ensuite la longueur avant de lire la signature qui l'acheva définitivement.
Potter,
J'ai vraiment hésité à t'envoyer quelque chose,
Et puis finalement je l'ai fait. Peut-être que tu ne liras même pas jusqu'au bout.
Vraisemblablement. J'ai rarement tord. Je sais que tu n'es pas venu pendant deux jours,
Et je me demandais si tu avais enfin décidé de mourir ?
Ursula, mon hibou, reviendra sûrement les pattes vides, je m'y attends. Tu me détestes.
Xénophobe, c'est ce à quoi tu me fais penser quand je vois ton regard dégoûté se poser sur moi.
Quand tu me craches tes sales mots à la figure, quand tu es prêt à me frapper.
Une surprise t'attend dans l'enveloppe, elle te rappellera des souvenirs.
En tout cas à moi, elle me rappelle de bons moments.
Tu veux peut-être tout oublier, mais moi je ne peux pas.
Un jour tu comprendras, je l'espère.
Maintenant que je t'ai dis tout ça, je me sens encore plus malade.
Enfin, étudiant en médicomagie je sais que ce n'est pas mon corps qui est malade.
Bizarrement, je ne sais pas si tu comprendras ce que je veux te dire.
Alors que c'est évident. Mais t'es un idiot alors… C'est sûrement la belette qui te déteint dessus.
Il est bête mais lui il a toujours eu ton respect, je l'envie.
Saint Potter, je n'ai plus rien d'autres à te dire, nous nous recroiserons sûrement.
En attendant, j'espère que tu ne regarderas pas seulement ce qui te semble si lisible en moi.
Sincères salutations.
Draco Malfoy.
Harry avait replié le papier, les yeux complètement dans le vague. Il s'enfonça loin dans son fauteuil en louchant sur sa bouteille de vin ouverte posée sur sa table basse. Ses yeux ne cessant de faire des allers retour entre l'alcool et la lettre qu'il tenait encore entre les doigts. Il se demandait si tout ça n'était pas le fruit de son imagination alimenté par ce qu'il avait bu juste avant. Et si l'alcool ne lui jouait aucun tour, alors il avait entre les mains une vaste blague.
Il reprit l'enveloppe et l'a mis à l'envers. Quelque chose tomba sur ses genoux et il plissa les yeux en prenant délicatement entre son pouce et son index à ce qui ressemblait fortement à une feuille de lierre. Lierre qui permettait à Malfoy de rejoindre sa chambre.
Bien sur que ça lui faisait des souvenirs et Malfoy était un connard de lui rappeler ce qu'il essayait désespérément d'oublier. Il posa la feuille de lierre sur la table avec l'enveloppe et scruta de nouveau l'écriture belle et soignée de l'ancien Serpentard.
Il avait beau analyser chaque phrase il ne parvenait pas à comprendre ce que le blond essayait de lui dire. Il y avait bien certaines phrases assez ambiguës pour lui faire penser que le jeune homme avait l'air de ressentir certaines choses pour lui, mais rien d'explicite. Tout ce qu'il retenait pour le moment c'est qu'il venait de se faire insulter de xénophobe et d'idiot, et c'était bien suffisant, il ne pensait pas qu'il puisse y avoir autre chose de cacher.
Et cette dernière phrase qui sonnait comme une énigme l'énervait. Toute cette foutue lettre était une énigme car Malfoy ne lui aurait jamais rien envoyé s'il n'attendait pas autre chose en retour de la part d'Harry. Mais la question était : Quoi ?
(…)
Il était finalement retourné en cours.
Il avait retrouvé Léo qui, en guise de bonjour, lui avait balancé son sac de cours à la figure et lui avait donné les parchemins qu'il devrait rattraper. Il avait fait la gueule juste en voyant le nombre et la taille des parchemins, il s'en voulait maintenant d'avoir pris deux jours de repos.
Durant le cours de potion Harry pensa à la lettre de Malfoy qu'il avait dans sa poche de robe. Il l'avait relu, re-relu, re-re-relu sans comprendre un seul mot de plus. Il avait besoin d'explications et cela commençait à être vital, pour sa santé aussi bien physique que mentale. Il avait rapidement jeté un œil au prof qui semblait partit dans un énième délire interplanétaire dans les calculs de dosage. Il en profita pour se pencher vers Léo en lui donnant un coup de coude pour le réveiller.
« Qué ? » Fit son camarade en extirpant la tête d'entre ses deux bras musclés.
Harry regarda autour de lui pour être sûr que personne n'était en train de les regarder et sortit la lettre froissée à force de subir les assauts de sa poche.
« Malfoy m'a envoyé une lettre mais j'ai rien compris. » Lui expliqua-t-il en posant le bout de papier sous le nez de son ami.
« Alors tu fais appel aux pouvoirs de Merlin ! » Répondit l'autre en levant le nez en l'air.
Harry pouffa en se remettant droit pour ne pas éveiller les soupçons. Il observa Léo qui lisait attentivement la lettre avec un air pincé. Il le vit froncer les sourcils, retourner la feuille pour voir s'il n'y avait aucune autre inscription, puis la remettre à l'endroit et la relire en se mordant les lèvres d'incompréhension.
Léo avait l'air de ne pas comprendre non plus alors Harry soupira et allait lui reprendre lorsque l'étudiant se leva soudain, faisant valser sa chaise au sol et en criant :
« EUREKAAAAAA ! »
Harry écarquilla les yeux comme des soucoupes en arrachant le courrier des mains du cinglé qui lui servait de voisin de table avant que n'importe qui ne puisse s'en saisir.
« Un problème dans le fond ? » Demanda le prof de potion dont un œil semblait être sur le point d'exploser.
« Non monsieur, je me suis fait piquer c'est tout. » Expliqua Léo d'une voix qui respirait l'assurance et qui aurait fait gober ce bobard à n'importe qui. Même Harry commençait à se demander si un moustique ne l'avait pas piqué.
Son voisin se rassit, un énorme sourire sur les lèvres qui voulait tout dire sauf « Ce n'est rien de grave ».
« Il est intelligent ce mec, Harry. » Dit-il en continuant de griffonner un croquis.
« Je sais. » Lui confirma-t-il, « Alors, qu'est ce que ce crétin voulait me dire hormis le fait que je sois un idiot raciste ? »
Léo pouffa en se cachant la bouche avec sa main.
« Je ne sais pas si tu vas aimer. » le prévient-il.
Harry haussa un sourcil déconcertant et incita son homologue à continuer.
« Bon, je te conseille de relire la lettre chez toi, et quand tu l'auras fait, lis seulement la première lettre de chaque phrase, il t'a laissé un message… intéressant ! » expliqua-t-il en traînant le dernier mot sur lequel il fit un clin d'œil qui inquiéta encore plus Harry.
Il n'avait qu'une seule envie, là, maintenant, c'était de sortir la lettre pour la relire. Sa main plongea d'elle-même dans sa poche mais quelque chose l'empêcha d'aller plus loin.
« Je te déconseille fortement de la lire ici, attend d'être rentré chez toi, ça vaudra mieux, crois-moi. » Lui intima Léo en retenant son poignet qui forçait encore pour aller chercher la lettre.
Harry se mordit les lèvres et renonça. Il retira son bras de la poigne de son ami et posa la tête sur la table en soupirant.
« Je suis curieux je veux savoir. » dit-il en regardant les milliers de calculs qui s'étalaient sur l'énorme tableau noir.
« La patience est une vertu, Harry. » Fit Léo en prenant la même voix que les sages.
Harry roula des yeux et grommela sur sa table jusqu'à la fin de la journée. Il croisa rapidement Malfoy dans la cours qui était entourée d'un troupeau de jeunes filles gloussantes en mini jupe. Concentré sur une grande brune qui semblait faire du rentre dedans au blond, il se prit de plein fouet un élève qui tomba sur les fesses en couinant comme une fille.
C'est à ce moment là que leurs regards se croisèrent. Malfoy, alerté par le bruit d'un porc qu'on égorge, et Harry pour vérifier que Malfoy ne tournerait pas la tête pour le voir à plat ventre dans l'herbe, un parchemin déroulé sur la tête. Ce qui fut un échec puisqu'il était en train de se liquéfier sur place à cause du regard de braise qu'il recevait de sa part.
Par le God(michet) tout puissant. S'il ne posait pas ses yeux gris ailleurs il se mettrait à bander, en plein milieu de la cours commune des établissements. Il n'arrivait pas à bouger, ses membres étaient ankylosés et il sentait très distinctement un fluide magique traverser son corps de la tête aux pieds comme des fourmis.
Léo, avec ses deux gros bras, tira les deux élèves vers le haut pour les remettre sur leurs pieds. L'autre garçon reprit ses affaire le visage cramoisi (c'est sûr qu'après un cri aussi viril il valait mieux se faire oublier) et disparut discrètement en traversant la cours. Léo avait sans le vouloir (mais pour le bien mental du survivant) rompu le contact visuel entre Malfoy et Harry, ce dernier reprenant conscience de la réalité, posa des yeux complètement perdus sur son camarade.
« Harry, je te jure qu'on dirait que tu viens de fumer un truc pas net, c'est quoi ces yeux ? » Lui fit remarquer Léo en posant ses mains sur ses épaules.
Harry sentit que son estomac faisait des sauts périlleux arrière et il eu un haut le cœur, il voyait tout bleu avec des petits points noirs qui dansaient dans tout les sens. Il mit ses mains sur ses genoux en essayant de garder un équilibre précaire. Il sentait qu'il allait vomir. Léo releva les cheveux de sa frange et Harry priait pour que Malfoy ne soit plus là, qu'il ne puisse pas voir l'énorme omelette qu'il allait lâcher par terre.
« Si tu vomis, évite mes nouvelle chaussures, je t'en serais reconnaissant. » Lui recommanda son ami en l'entendant tousser.
« Je crois que je suis tombé trop fort, ça a tout fait remonter. » Tenta d'expliquer Harry avant de tousser une nouvelle fois en s'étranglant à moitié.
Mais finalement son estomac se calma et il sentit tout le contenu de son déjeuner redescendre bien sagement là où il devait être digéré. Il se redressa lentement en s'essuyant le front, sans oublier de jeter un œil là où était Malfoy (et là où il était encore d'ailleurs). Harry grimaça en comprenant que le blond avait vu toute l'horripilante scène de 'je crois que je vais vomir' et avait du l'entendre s'étrangler.
Il remit son sac sur son épaule comme un sac à patate et entraîna Léo à sa suite. Il se réfugia sous le préau le plus proche et s'assit sur un banc.
Son camarade se laissa choir à ses côtés et un silence respectueux s'installa entre eux. Harry était en train de réfléchir profondément, essayer de comprendre ses réactions. Son corps lui criait quelque chose que son esprit ne voulait pas comprendre. Et plus il y pensait, plus il s'approchait de la réponse mais c'est comme si un énorme mur en béton armé muni d'un cadenas de trois cent kilos se dressait devant la réponse. C'était frustrant.
Le soir venu il s'était installé devant sa télé avec une bouteille de vin blanc haut de gamme, un 'Château Guiraud'. C'était un vin blanc sec qu'il affectionnait particulièrement car le goût restait dans le fond de la gorge quelques minutes après le breuvage. Il avait regardé les images défiler avec un certain ennuie presque palpable, zappant toutes les deux minutes pour trouver une chaîne intéressante. Mais les seules chaînes qu'il arrivait à capter du monde moldus étaient décidément les plus nulles.
Il regarda sa robe de sorcier qui était accrochée au porte manteau dans le couloir de l'entrée et se rappela que dans une de ses poches se trouvait la lettre bizarre de Malfoy.
Il se leva, se prit les pieds dans son tapis et dans la suite trébucha au dessus d'une de ses chaussures qui traînait en plein milieu de l'embrasure de la porte vitrée. Il grommela dans sa barbe inexistante, se rendant à l'évidence : il avait un peu abusé sur l'alcool, encore - la délicieuse bouteille de Château Guiraud aillant été vidé en moins de dix minutes, record qu'Harry se promit d'inscrire sur son palmarès - et réussit à se rendre jusqu'à son vêtement.
Il plongea la main dans sa poche et il sentait déjà que ses pieds chauffaient d'impatience. Il effleura le bout de papier et se mordit les lèvres. Il appréhendait ce qu'il allait découvrir, Léo lui avait dit de lire seulement les premières lettres de chaque phrase.
Il alla se rasseoir avec le parchemin trituré et abîmé. Il l'ouvrit et redécouvrit avec une certaine angoisse la belle écriture féminine de son ennemi, reflétant une certaines classe et éducation ainsi que la couleur verte qui venait appuyer sa démarcation. Lui il écrivait comme un crabe, c'était ce que lui avait dit une fois Hermione en lui faisant la réflexion qu'il avait des pinces à la place des mains pour écrire aussi mal.
Il relu la lettre. Puis sans attendre seulement les premières lettres de chaque phrase.
Potter
J-E
V-E-U-X
Q-U-E
T-U
M-E
B-A-I-S-E-S
Draco.
Voilà ce qu'il venait de lire. 'Je veux que tu me baises'.
Il s'enfonça dans son divan, le regard dans le vide. Il n'arrivait pas encore à mettre de mot sur sa découverte, il ne savait même pas comment il était sensé réagir. Crier ? Rire ? Pleurer ? Ou alors se rendre chez ce blond prétentieux et faire la fête à sa rondelle ? C'est ce qu'il voulait non ?
Il se pencha en avant, oubliant qu'il tenait la lettre tellement serré entre ses doigts qu'elle était en train de se déchirer, et empoigna carrément la bouteille pour porter le goulot à ses lèvres. Bien sur rien ne coula, alors comme l'ivrogne qu'il était devenu depuis une bonne vingtaine de minutes il grogna en reposant l'objet violement sur la table basse et se leva difficilement pour se rendre dans la cuisine, histoire d'aller se chercher un petit remontant. Après ce qu'il venait de lire, il en avait absolument besoin, c'était vital.
Il termina cette valeureuse soirée avachit dans son canapé qui, à force d'avoir écumé les soirées alcoolisées du survivant, gardait la forme de son corps dans le velours. Il vida une bouteille de vodka avant de se rendre compte qu'il voyait la télé à l'envers et que son tapis lui tapait la discute, ce qui, dans un acquit de conscience encore présent (mais plus pour très longtemps) n'était pas normal.
Il décida d'aller se coucher en oubliant volontairement la douche (il serait encore capable de se noyer vu dans l'état dans lequel il était) et ne réussit pas à rejoindre assez rapidement sa chambre et il s'endormit en bas des escaliers, la tête posée sur la troisième marche et la lettre de Draco serrée contre son cœur.
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« A suivre »
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( 1 ) phrase qui vient tout droit du dessin animé l'âge de glace ^^
Halala, notre Draco ne peut plus se passer d'Harry ! A votre avis, que va répondre Harry ? Va-t-il répondre ? Que pensez-vous du personnage de Léo ?
A la semaine prochaine pour la suite !
Une petite review pour un Draco tout nu ! (On ne perd pas les vieilles habitudes huhu !)
