Après de longues semaines d'examens, j'ai décidé de me remettre à l'écriture de mes fictions! Eh oui encore désolée pour l'attente, je sais que sur le coup j'ai été vilaine. Je pense faire plus vite pour la suite, au moins pour me faire pardonner.

ATTENTION: ce chapitre contient un lime qui peut néanmoins choqué par son caractère ambigu! Bonne lecture

RAR:

Saisei:

merci pour ta review, c'est vrai qu'ils sont "cute" nos petits chatons. Je ne sais pas si nos deux maîtres chats vont pouvoir résister longtemps. Encore un peu de romance dans ce passage! à bientôt j'espère. kiss

pipasole:

c'est très gentil à toi de m'accorder ta confiance! Bon il ne faudra pas me frapper à la fin de ce chapitre, je tiens à finir la fiction pendant ces grandes vacances! L'histoire est un peu plus compliquée qu'elle en a l'air en apparence. Et j'avais déjà l'idée d'y faire intervenir un peu de Voldy, mais aussi d'autres péripéties. Sinon tu as raison: les différences de points de vues ou d'actions de mes personnages (Sirius/james) face à une même situation sont importantes, vu qu'ils ne sont pas identiques et n'ont pas la même personnalité. C'est assez difficile à faire transparaître, mais je suis heureuse que tu ai vu ces petites différences. Merci encore pour ta review! kiss

black sirie:

ah en voilà des idées! pourquoi ne pas laisser Severus et Lucius en chat à tout jamais lol? Bon tu vas bientôt avoir une réponse à tes questions très pertinantes, en particulier dans le chapitre suivant! à bientôt j'espère kiss

Chapitre 10 : les fiancées des chats

Portant le masque du chien

Je te dévore dès le petit jour

Portant le masque du chat

Je t'ignore comme au premier jour.

La chaleur envahissait progressivement ses sens, l'air semblait se raréfier si bien qu'il décida de sortir de cette pièce qui voulait l'étouffer. Hors de celle-ci, il tenta de respirer calmement, appuyant son front contre le mur froid de la paroi extérieure. Il devait chasser toutes ses images perverses de ça tête, mais toutes ses tentatives étaient vouées à l'échec. Elles étaient encore bien fraîches et vivantes dans son esprit de Serpentard. Il pouvait encore les caresser du doigt.

Un bruit surgit, Regulus s'éloigna brusquement. Une jeune fille venait de sortir, claquant la porte, suivie d'une autre. Il se pétrifia, croyant que sa respiration saccadée l'avait trahi et qu'elles l'avaient découvert en plein délit de voyeurisme. Mais il n'en était rien, et les Serpentardes continuèrent leur route vers le château, le rire aux lèvres, insouciantes. Il observa à nouveau la porte des vestiaires des filles avec une ride d'inquiétude. Mieux valait qu'il attende à l'extérieur, car même invisible, il avait peur de trahir sa présence au milieu d'une armada de jeunes Serpentardes nues et sans pitié.

Regulus s'accroupit dos au mur, observant l'étendue d'herbe gelée en face de lui. L'équipe de Serpentard venait de finir son entraînement, on voyait encore quelques traces de balais brisés sur le sol. Regulus soupira, il aurait tant aimé faire partie de l'équipe de Quidditch. Ce fut une grande déception pour sa famille, d'autant plus que son frère faisait partie de celle de Gryffondor. Il grimaça en repensant à la façon dont Malfoy l'avait prié de jouer dans l'équipe des Pouffsoufles lors des recrutements de joueurs. Il n'avait jamais autant été humilié de sa vie. Enfin... il respira calmement, oubliant ses tristes pensées, attendant que sa cousine daigne sortir des vestiaires. D'autres passèrent, piaillants de toutes parts. Et Regulus ne bougea pas, les scrutant une à une, repensant à chaque corps dénudé qu'il avait entr'aperçu et parfois effleuré. Le temps passait lentement, et il se dit que Narcissa était sûrement la dernière à se préparer.

Il tripota l'anneau qui brillait autour de son doigt. Pris d'une folie subite, il l'enleva. Ses mains redevinrent tremblantes, visibles. Rapidement, il le remit à son doigt et souffla de soulagement quand son corps se fondit dans l'invisible. Olga Pouffsoufle était la propriétaire de cet anneau, son nom y était gravé. Sûrement voulait-elle se dissimuler du monde qui l'entourait, étrangère à tous les problèmes, ouverte à d'innombrables possibilités.

Alors que Regulus admirait le cadeau de son maître, Narcissa sortit du vestiaire, ses longs cheveux blonds noués en catalan. Elle se dirigea d'un pas ferme vers le château. Regulus la suivit prudemment. Il avait passé sa journée à l'épier, manqué des cours pour l'espionner. Il était sûr qu'elle le mènerait à Lucius.

Plus il marcha derrière elle, plus il s'approcha de sa lumière, plus il pouvait humer ce doux parfum de vanille. Il se rendit compte que la nuit était presque tombée, qu'ils étaient seuls dehors, puis dans les couloirs du château. Personne. La nervosité le prit. Il repensa à ce qu'il avait frôlé dans les vestiaires, à ce corps presque parfait. Il était maintenant si proche d'elle qu'il pouvait presque la toucher. Une sueur froide l'envahit, son cœur s'arrêta tandis qu'il serra sa baguette entre les mains.

Mais alors qu'il allait franchir la barrière de l'envie, une bourrasque rousse se jeta sur sa cible. Il recula.

« Narcissa ! ! ! ! J'ai besoin de ton aide ! !

- Qu'est-ce que tu veux encore, Evans... » Siffla bruyamment Narcissa.

La jeune rouquine avait pris les mains de Narcissa entre les siennes.

« C'est affreux, j'ai cherché dans tout le château, à tous les étages... Il n'est nul part. J'ai demandé aux autres Gryffondors de m'aider, mais rien à faire... Il n'est pas à l'infirmerie. Je suis même allée dans son dortoir ! Oh Narcissa... Il a disparu. Je suis sûre qu'il lui est arrivé quelque chose... Pire, il a peut-être été enlevé.

- Ne dis pas de bêtise, s'agaça Narcissa. Il est sûrement dans une salle protégée pour éviter toute contamination. Le directeur nous a dit de ne surtout pas rentrer en contact avec eux...

- Il me manque.

- Lucius me manque aussi, mais il faut être patient, ils reviendront.

- Non, je ne peux pas rester là, à ne rien faire, sans rien savoir. Tu vas m'aider à les retrouver. On va chercher une formule, une potion qui les localisera. Je veux savoir s'ils sont encore ici vivants ou si...

- Tais-toi ! Siffla Narcissa. Très bien tu as gagnée !

- Quoi ?

- J'en ai marre de t'avoir sur le dos. »

Narcissa regarda rapidement autour d'elle pour ne pas être vue, elle poussa la jeune Gryffondore contre le mur, et lui chuchota à l'oreille.

« Je sais où ils sont...

- C'est vrai ? Mais...

- Chut, promets-moi de ne le dire à personne!

- Oui, c'est promis, souffla une Lily dont les yeux avaient pris la rondeur d'une bille.

- Tu me suis et tu te tais. »

Un sourire malsain se dessina dans leurs dos, alors que tous les trois avançaient vers la chambre des préfets.

Narcissa chuchota le mot de passe, mais l'ombre l'entendit. La porte s'ouvrit lentement sur le salon des préfets. Sirius était assoupi sur le petit canapé. Il somnola légèrement avant de bondir hors de celui-ci. Personne ne se rendit compte que la porte mit beaucoup de temps avant de se refermer derrière les jeunes filles.

« Qu'est-ce que vous faites là ? » Aboya Sirius.

Narcissa lui offrit un sourire d'excuse tandis que Lily le dévisageait. Le silence se fit tout puissant jusqu'à l'ouverture la porte de la chambre de Lucius. Un lionceau nommé Remus, en sortit légèrement guilleret. Il avait une serviette autour de la taille, le torse exposé à l'air libre et il se frotta les cheveux avec une autre serviette.

« Ça y est, j'ai fini, je lui ai fait prendre son bain, et... »

Il se tut quand ses yeux se posèrent sur les deux filles. Tel un ressort Lily s'était retourné, les joues rougies. Narcissa racla la gorge et sans détourner le regard face à un Remus demi nu, déclara :

« On voudrait voir les chats.

- Pas question, gronda Sirius. Je t'ai déjà dit : il n'y a pas d'animal ici. Allez-vous-en !

- Vous avez assez joué avec eux... s'impatienta Narcissa, alors que son cousin tentait de la pousser vers l'extérieur. On veut juste voir comment ils vont. »

Lily se retourna lentement, le visage marqué par l'incompréhension.

« Severus est ici ? »

Elle remarqua alors qu'il y avait une troisième porte dans le sanctuaire des préfets.

« Il est là, n'est-ce pas ? » Elle la désigna du doigt, les Griffons regardèrent leurs pieds, Narcissa acquiesça.

Lily se précipita, vers la porte. Elle cria : « Severus, Severus, tu es là ? ».

Elle eut un hoquet d'étonnement face au blason qui gardait la chambre : un Serpent se baladant sur le dos d'un lion. Celui-ci siffla : « Le mot de passe, jeune impertinente ! »

Impossible, se dit-elle.

« Severus ! Ouvre-moi ! Severus ! » Elle s'écria tout en tambourinant la porte, sous le regard interloqué de Narcissa et des Griffons.

« Il n'ouvrira pas. » Bailla Sirius.

Mais Lily continua ses braillements, jusqu'à ce que la porte céde, et laissa la pauvre Lily face à un James Potter fou de rage. Il l'empoigna par le col.

« Va-t'en ! » Susurra-t-il dangereusement.

Malgré le regard noir que James lui lança, elle ne détourna pas les yeux :

« Je veux le voir, tu sais où il est, n'est-ce pas ? Quand tu disais dormir chez Remus, c'étaient des mensonges. Qu'est-ce que tu as fait à Severus ? »

James la lâcha, et lança un regard vers ses amis. Ceux-ci hochèrent la tête comme pour l'encourager.

« Très bien, grinça James, entre. Mais ce sera la seule et dernière fois que tu le verras. »

Lily qui venait de retrouver son sourire soleil, s'engouffra dans l'appartement.

Sirius se renfrogna face à ce spectacle, et sans un mot, ouvrit la porte de sa chambre. Quand il remarqua que Narcissa ne le suivait pas, il sortit sa tête de l'encadrement de la porte.

« Bon, tu voulais le voir, alors dépêche-toi, avant que je ne change d'avis. »

Narcissa suivit de son ombre se précipita vers la chambre. Quand elle entra, elle eut le souffle coupé.

« Il est...

- Oui, propre, ça t'épate ! Remus vient de le laver. » Sourit Sirius.

Elle lui lança un regard parsemé d'éclairs.

« Lucius est-ce que ça va ?

- Miaou...

- Tu peux lui raconter ta vie si tu le souhaites, mais il ne te répondra pas.

- Depuis quand est-il à demi-humain ?

- Quelques jours, une semaine je pense, pourquoi ?»

Elle ne répondit pas, songeuse. Elle le caressa doucement. Lucius semblait méfiant, après la scène du bain forcé. Il avait encore quelques mèches de cheveux mouillés. Il tentait de lécher ses doigts pour faire partir l'abominable odeur du savon. Narcissa fixa à nouveau son cousin, un sourire se dessina sur ses lèvres.

« Ça ne te dérange pas si je fais mon devoir d'épouse ? »

Les oreilles de Sirius pointèrent vers le nord, tandis que Narcissa déposa un léger baiser sur les lèvres de Lucius. Celui-ci un peu surpris, se lécha les babines, juste après son doux passage. S'en fut trop pour le jeune chien.

« C'est bon, tu l'as assez vu ton fiancé, maintenant dégage ! »

Il attrapa le bras de sa cousine pour la forcer à sortir, celle-ci fit semblant de ne pas se laisser faire.

« Attends, je ne lui ai pas fait son câlin.

- Mais tu vas partir oui. »

Elle pouffa, alors qu'il la mettait définitivement dehors.

Sirius observa à nouveau son chat qui était reparti dans sa toilette. Comme un père attendant sa progéniture, le chien se mit à tourner en rond dans la pièce, jusqu'à lui-même se donner le tournis. Il soupira :

« Franchement, je ne comprends vraiment pas ce que tu peux lui trouver ! »

Il s'allongea à ses cotés et scruta le plafond.

« Elle est idiote, égocentrique, narcissique, et elle est grosse... enfin un peu. Mais qu'est-ce qu'il t'a pris de sortir avec elle ? T'aurais pas pu prendre, je ne sais pas moi, un chimpanzé ? C'est sympa un chimpanzé, ça te cherche les puces, les mange. Il parait que les moldus en ont des colonies. Mais franchement, elle. »

Il grimaça.

« Elle ne te mérite pas. Si j'étais toi, j'oublierais cette histoire de mariage. »

Lucius toujours en train de se toiletter, trouva la main de Sirius, celle qui le caressait, beaucoup trop sale. Il la lapa, un peu.

« Tu pourrais trouver beaucoup mieux... Quelqu'un qui t'apprécierait à chaque heure de la journée, qui te trouverait séduisant dans n'importe quel habit ou position, quelqu'un qui voudrait te protéger, te rendre heureux. »

Lucius stoppa son lapement, et s'énerva, son oreille gauche le grattait.

« Je suis sûr que cette personne existe, il suffit de regarder un peu autour de soi. Peut-être même quelqu'un qui n'est pas dans la même maison. Eh tu m'écoutes ? »

Lucius mordilla la main de Sirius qui avait cessé de le caresser. Il n'arrivait toujours pas à faire partir cette démangeaison dans l'oreille.

« Allez vient là. »

Sirius lui gratouilla les cheveux, puis l'oreille, Lucius était aux anges.

« Tu es drôle comme ça. On dirait presque que tu apprécies ma compagnie. Si le vrai Lucius savait, il m'étriperait. »

Sirius se tut, des cris se faisaient entendre dans le salon. Curieux, il abandonna son chat, et ouvrit doucement sa porte. Etonné, il se précipita sur James et Lily qui se battaient à coup de poings et de pieds dans le petit salon. Il ne fit pas attention à l'ombre qui s'échappa. Il sépara avec l'aide de Remus les deux rivaux.

« Tu me l'as volé ! Hurla-t-elle hystérique.

- Non, tu t'es trompée, siffla James, en fait il ne t'aime pas.

- Lâchez-moi, je vais le tuer. »

Remus, avec sa force de loup, et Sirius grâce à sa dextérité de chien réussirent à mettre une rouquine folle de rage à la porte.

"Je reviendrais ! S'époumona-t-elle."

James essoufflé fixa ses deux amis dont le visage transcendait l'effort et la curiosité.

« Surtout ne dites rien. Elle est folle voilà tout. »

Èchappant aux regards inquisiteurs de ses amis, il entra dans sa chambre. L'émotion était telle, qu'il s'effondra au pied de son lit, la main sur son visage, afin de calmer sa respiration saccadée.

« Miaou ? » S'enquit Severus.

James lui sourit, un peu idiot.

« T'étais pas obligé de la griffer quand elle t'a approché. »

Le demi-chat baissa les oreilles comme pris en faute, tout en le regardant de ses yeux globuleux. James s'en attendrit.

« Allez viens là, comment puis-je t'en vouloir ! Elle le méritait après tout ! Personne à part moi n'a le droit de te prendre dans ses bras. »

James se sentit un brin heureux, en sachant que son demi-chat l'appréciait et lui donnait presque l'exclusivité (Severus s'entendait aussi assez bien avec Remus, sûrement parce que le loup appelait les elfes pour des rations de croquettes supplémentaires). Il pouvait vraiment être adorable en demi-chat, si seulement il ne redevenait pas humain pensa James.

« Tu sais quoi, si la harpie tente de te rekidnapper, je la transformerai en rat... Elle pourrait devenir la compagne idéale de Petitgrow... Nan même lui, il ne mérite pas ça. Alors avoue-moi, Severus, pourquoi es-tu sorti avec ce monstre roux ? Elle est laide, enfin un peu. »

Severus se demandait si le tiroir de la commode renfermait de la nourriture, une odeur alléchante y émanait.

« En tout cas, je te promets, Severus, que jamais je ne la laisserais t'approcher... Tu m'entends ? »

Severus reporta son attention sur son maître, seul détenteur de la clé de la commode.

« Tu es vraiment adorable, tu sais. »

James le papouilla pendant quelques minutes, avant de se lever. Il ouvrit la commode pour en sortir un gros paquet de biscuit au beurre. Il en tendit un au chat qui se régala.

« Tu regardes cette commode, comme un voleur devant un coffre de galions. »

James jeta un coup d'œil à sa montre. Toute cette histoire lui avait fait perdre un temps précieux, dans ses études. Il se déshabilla, enfila son caleçon à l'effigie de sa maison et fit un petit saut sur le lit. Le pacqué de biscuits le suivit, ainsi qu'un livre de potion.

« Si tu veux m'aider pour une leçon de potion, tu seras le bienvenu. »

Le chat se contenta de bailler fièrement et de s'étendre à l'extrémité du lit. Le temps passa. Les mots que James lisait semblaient se détacher du papier et voler autour de lui comme de vilains insectes. Il n'y comprit rien : normal il était nul en potion. Et puis il ne pouvait pas s'empêcher de penser à l'horrible et tentaculaire Evans. Elle, contrairement à lui, avait un don pour les potions. Elle était si douée et passionnée pour cette matière, qu'elle passait auparavant tout son temps en compagnie de Severus. Et Godric sait à quel point Severus était un fada des marmites de potions. James repensa à leurs rires au fond de la classe, à leur complicité, à leurs potions toujours parfaites. Cela le rendait malade.

Il ouvrit rageur un autre paquet de biscuits, les oreilles attentives du chat se redressèrent. Il croqua à pleines dents un à un ses petits beurres tout en maudissant Evans, et son saleté de sourire guimauve. Le Griffon ne se rendit pas compte, que plus il dévorait ses biscuits, plus des miettes tombèrent sur son caleçon, et plus le chat s'était rapproché.

Les yeux de James s'arrondirent de surprise, il ferma son livre fébrilement et découvrit que derrière celui-ci se trouvait son demi-chat, en train de manger les petites miettes. L'une d'elles s'était faufilée sous son caleçon, Severus tenta de la rattraper avec sa langue.

Un long gémissement se fit entendre, et James repoussa soudainement Severus. Ses joues étaient comme de la lave en fusion, aussi rouges et bouillantes. Son caleçon n'aurait jamais pensé qu'il contiendrait un désir aussi brûlant. Le chat, un peu étourdi ne comprit pas, mais remarqua un biscuit tomber entre les jambes de James. Il attendit un peu, puis tenta de le récupérer.

Un long silence plana, James était pétrifié alors que le demi-chat grignotait. Des images défilèrent dans son esprit, et celles-ci à chaque fois mettaient en scène Severus dans des positions de plus en plus obscènes. Enfouissant son visage entre ses mains, James se maudissait pour ce genre de pensée. Et pourtant... et s'il mettait de la crème sur son pénis, est-ce que le chat-homme viendrait le lécher ? James cria étrangement entre ses mains, il n'osa pas penser à ce qu'il venait de penser.

Le chat ravit d'avoir fini sa dégustation de biscuit, se replaça au bout du lit, quand il sentit une pression sur sa jambe. James le rapprocha de lui et le retourna violemment prit d'une horrible envie :

« Tu me rends fou. » Souffla-t-il.

Il embrassa Severus, insinuant sa langue entre les canines du semi-animal.

C'était mal, se répétait James. Et pourtant sa main glissa entre les fesses de Severus, qui ne retint plus ses gémissements contre la bouche de son maître. Le caleçon disparut, ainsi que la chemise qui recouvrait Severus.

C'était mal, se répéta James, alors qu'il écarta les jambes de son faux-chat et pressa son sexe contre celui de Severus. Celui-ci semblait un peu réagir. James se frotta contre lui tout en replongeant sa langue dans la bouche du demi-animal. Il avait l'impression d'être fouetté par la queue du chat qui roulait dans les airs, alors qu'il accentua la pression. James ne savait pas comment faire, mais il était certain d'une chose : il avait envie d'être en lui. Il s'éloigna, légèrement, et plaça son sexe contre son entrée. Un peu de liquide séminal s'y répandit, avant qu'il n'amorce sa pénétration. Mais à peine s'était-il plongé en lui, qu'il entendit un hurlement.

Un hurlement douloureux, humain.

Il frissonna, il n'osait plus bouger. Il se sentit soudainement projeté en arrière, sa tête heurtant violemment le mur. Cela lui fit si mal, qu'il en ferma les yeux. Ses pensées tourbillonnaient dans sa tête, il avait peur. Quand le Griffon ouvrit les yeux, il aperçut Severus de l'autre coté de la pièce, entouré d'un drap de son lit. Debout, comme s'il était...

« Oh par Merlin, ne me dites pas que... »

James se leva, lentement. Il tenta de marcher vers lui. Severus trembla.

« Ne t'approche pas ! » Cria Severus.

Sa voix hurla à en déchirer les nuages, à en briser les arbres...

« Ne t'approche plus de moi, Potter. »

...à en détruire un être humain.

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à suivre

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J'espère que vous avez aimé... Il fait beau aujourd'hui, tiens je vais peut-être aller à la plage...Ah non pas taper! Je vais me remettre à l'écriture...ah!!

à bientôt lol