Sous Toi.
Theme Song: Harry Gregson-Williams – The Voice
( Man On Fire Soundtrack)
Roy fit voler la porte en entrant dans la cabane. Il vit Jean Havoc assis à la table dont la mine grave ne faisait que plus peur à l'alchimiste de flamme.
Riza avait commencée à soigner la plaie d'Edward qui était allongé sur le canapé. Roy courut vers lui et s'agenouilla à ses côtés.
Le jeune garçon tourna son regard presque éteint dans sa direction et bredouilla;
« - Je... J...avais plus de piles... »
Lorsqu'il prononça cette phrase, Jean tapa du poing contre la table, et étouffa un juron en se fourrant une clope dans le bec.
Roy lui lança un furtif regard, méchant malgré lui, puis se tourna vers Riza. Celle-ci se redressa:
« - Il s'est fait poignarder. J'ai arrêté l'hémorragie et j'ai pensé sa plaie, mais maintenant il faut le garder caché ici. »
Roy hocha la tête puis promena sa main dans la chevelure blonde d'Edward. Il approcha son visage du jeune homme jusqu'à sentir son souffle rapide et d'une voix particulièrement colérique, il demanda;
« - Qu'est-ce que je t'avais dis, Edward ? »
Il se retint de tirer sur la chevelure du garçon. Celui-ci plongea son regard doré dans celui de son ancien supérieur.
« - Il... Il faisait noir...
- Je t'avais expressément dit de ne pas venir ! Cria Roy »
Edward ferma les yeux. Riza posa sa main sur l'épaule du Généralissime et s'apprêta à dire quelque chose mais Havoc fit grincer sa chaise en se levant et regarda le FlameAlchemist;
« - C'est ma faute ! Je voulais venir, mais comme je ne suis pas alchimiste j'avais besoin qu'il vienne ! »
Riza tourna violemment la tête vers lui et lui lança un regard noir.
Edward toussota et rouvrit les yeux. Il tenta de se lever mais Roy lui fit comprendre de rester coucher en posant sa main sur sa tête:
« - Ne bouge pas !
- Envy... C'est lui... »
Sa phrase resta inachevée quand un soldat rentra dans la cabane;
« - Mon Général ! Ils sont là !
- Quoi ? Où ?
- Ici mon Général... Juste là... »
Le soldat pointa son doigt face à lui dans l'embrasure de la porte. Jean regarda par la fenêtre et constata avec horreur que les protestants étaient en face d'eux, juste à quelques mètres...
Roy resta figé un petit moment puis il susurra;
« - D'accord, j'arrive... »
Le soldat ressortit en refermant la porte derrière lui. Jean et Riza se regardèrent, confus, irrités, et...Tristement. Elle s'approcha de lui, puis elle posa sa main sur la porte. Elle encra son regard dans celui d'Havoc. Il aurait juré voir apparaître un sourire sur ses lèvres, mais elle se retourna, cachant son visage;
« - Imbécile, murmura t-elle avant de sortir »
Il se rassit, se passant une main dans les cheveux, puis se releva d'un bond, prit son flingue qu'il rangea dans sa poche et suivit la jeune femme.
Roy regardait le jeune homme haleter. Edward passa sa main sur son front pour se laver de la sueur qui perlait sur sa tête.
« - Reste-là … Ne fait rien qui te mettes en danger... Je vais régler ça en moins de deux ! Fit Roy »
Il se força à sourire. Edward tendit la main vers lui:
« - Envy...Colonel, il... »
Roy l'embrassa tendrement. Il caressa la joue du jeune homme puis rompit le baiser en se levant;
« - Ne t'en fais pas, j'ai compris. »
Il s'éloigna tout en s'efforçant de ne pas regarder en arrière...
Edward tenta de se lever. Il avait mal, mais il se força à l'ignorer. Il serra les dents et dans un élan se leva enfin. Ses jambes ne le soutenait plus et il tomba comme une crêpe sur le parquet. Il se hissa jusqu'à la table, puis posa une main lourde sur celle-ci pour y prendre appui. Il toussa violemment et cracha du sang.
« - Bordel de... »
Il se releva, ses jambes tremblantes comme des feuilles. Il passa le revers de sa main sur sa bouche mais la tâche de sang s'étira sur sa joue comme un sourire. Son regard chercha parmi les ombres qu'il voyait au loin par la fenêtre. Il voyait la silhouette de Roy s'éloigner parmi la foule de soldats qui l'attendait...
Le soleil se cachait derrière les montagnes de Briggs faisant régner une ambiance mélancolique dans le paysage orangé. Les nuages étaient rouges comme si ils étaient la prémonition d'un événement prochain, faisant appel à la fureur de la guerre qui fera couler le sang …
Là ! Il le vit ! Avec sa chevelure noire aux reflets verdâtres, ses vulgaires vêtements noirs, et son sourire à faire pleurer un vieillard joyeux... Il était là, plus fort que jamais.
Edward tourna son regard vers Jean qui ouvrit la trappe tout près du chêne pour descendre dans les égouts. Il reporta ses yeux vers Envy pour voir si celui-ci l'avait surpris en train de descendre.
Non visiblement, car tout les regards étaient portés sur le Généralissime...
Soudain ce fut le brouillard.
Il entendit quelque chose tomber sans se rendre compte que c'était lui...
