Voilà, le 10ème chapitre ! J'espère qu'il vous plaira.
Merci beaucoup aux personnes qui laissent des reviews, ça me motive à écrire et souvent vos remarques me donnent des nouvelles idées.
Le prochain chapitre sera mis en ligne mercredi, je pense. :)
Bonne lecture, bon début de semaine.
Y.
Quand Kurt avait proposé à Charlie de venir déjeuner chez ses parents, elle avait dit oui directement. Blaine avait été plus réservé. Quand il avait croisé Carol au supermarché, elle avait été gentille avec lui. De toute façon, il n'avait rien à se reprocher. C'est Kurt qui l'avait quitté. Lui n'avait rien fait, il avait juste subi.
Kurt avait envoyé un message à Blaine le lundi soir. Ils iraient tous diner chez Burt et Carol le samedi soir. C'était le premier week-end de décembre. Charlotte avait demandé à son père si elle pouvait téléphoner à Rachel. Elle aurait aimé aller faire du shopping avec elle, le samedi après-midi. Charlotte avait demandé à son père un peu d'argent.
- Et pour quoi faire, Mademoiselle ?
- Papa, comment tu veux que je t'achète un cadeau sans argent ?
- C'est vrai. Tu veux combien ?
- Ça coute combien un beau cadeau ?
Blaine avait ri. Il avait donné à Charlotte cinq billets de dix dollars. Et il lui avait dit qu'elle pouvait même s'acheter un cadeau pour elle.
Rachel était arrivée comme prévu à quinze heures. Elle avait dit à Blaine qu'elle ramènerait Charlie directement chez Burt et Carol. Blaine aimait sa nouvelle vie à Lima où il pouvait confier Charlotte à des amis. Il n'avait pas besoin de stresser pour savoir comment faire s'il avait à travailler un week-end.
A peine, Charlie et Rachel étaient sorties de l'appartement que Kurt frappa à la porte. C'était impromptu. Blaine pensant que c'était Charlie qui avait oublié quelque chose cria d'entrer. Il était dans sa chambre. Il pliait le linge.
Kurt entra dans l'appartement. Depuis l'emménagement de Blaine et Charlie, rien n'avait vraiment changé. Kurt était étonné. Blaine était une vraie fée du logis. Son appartement était à la fois propre, rangé et convivial. Kurt s'y sentait vraiment bien, presque mieux que chez lui. Puisque Blaine n'était pas dans le salon, il s'avança dans l'appartement :
- Blaine ?, appelait-il.
- Kurt, dit Blaine en sortant de sa chambre. Je croyais que c'était Charlie. Tu vas bien ?
Kurt répondit à Blaine par un baiser.
- Elle revient quand Charlie ?, demanda Kurt, ses mains étaient impatientes.
- Rachel la dépose directement chez tes parents, lui répondit Blaine en lui enlevant sa chemise.
Pendant ce temps, Rachel et Charlie étaient en train de faire du shopping. Elles s'étaient arrêtées dans une librairie où elle avait acheté un cadre avec des papillons pour que Charlie y mettre une photo d'elle et son père sur le mur des bons moments. Mais elle voulait acheter à son père un pull. Elle avait eu l'idée en regardant dans les catalogues. Les papas aimaient les pulls. Rachel avait été d'accord avec elle, Blaine allait adorer cette idée de cadeau. Pratique et sentimental à la fois. Charlie voulait lui offrir un pull rayé à son père. Et elle voulait qu'il soit en cachemire. Mais elle n'avait pas assez d'argent. Alors, Rachel lui avait proposé de lui faire un prêt. Rachel lui avait expliqué ce que c'était, un prêt, et lui avait avancé l'argent quand Charlie avait eu un coup de cœur. Mais Rachel avait vu la joie de la petite quand elle avait payé le pull. Et elle savait que le prêt n'en était pas un. C'était un cadeau.
Rachel avait conduit Charlie dans un magasin de vêtements. Elle lui avait fait essayer des tas de robes, de jupes et de tenues complètes. Et Rachel avait offert à Charlie une robe avec les collants assorties. Puis, elles s'étaient offerts un gouter. Ensuite, elles avaient continué à se promener dans la galerie marchande. Rachel et Finn essayaient d'avoir un enfant. Et cet après-midi passé avec Charlie donnait encore plus envie à Rachel de devenir mère. Charlie avait dit à Rachel que c'était la première fois qu'elle faisait du shopping avec une femme. Rachel avait dit à Charlie :
- Si tu as envie de recommencer, téléphone-moi.
Alors que sa fille s'amusait avec Rachel, Blaine était avec Kurt. Ils avaient passé un moment agréable puis ils s'étaient préparés à aller chez les parents de Kurt. Alors qu'ils étaient à une rue, Blaine s'arrêta.
- Kurt, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.
- Blaine… Regarde-moi, dit Kurt en lui tenant la tête. Mon père t'a toujours adoré. Carol est tombée sous ton charme quand tu avais seize ans. Et si tu fais mauvaise impression, Charlie te sauvera. Allez viens.
Burt mis sa main dans celle de Blaine et ils avancèrent vers la maison de Burt et Carol. Devant la porte, Kurt embrassa Blaine pour lui donner du courage. Ils entrèrent dans la maison. Kurt appela à la cantonade son père et Carol. Ils ôtèrent leur manteau et se dirigèrent vers le salon.
- Kurt, dit son père en l'enlaçant. Ah, Blaine, continua Burt en lui serrant la main.
- Bonjour M. Hummel.
- Tu es repassé au M. Hummel, gamin ?
Blaine lui sourit. Burt Hummel l'avait toujours appelé « gamin ». Et apparemment, il continuerait. Carol les invita à s'asseoir sur le canapé et alla dans la cuisine. Elle avait préparé un gâteau qu'elle apporta sur la table ainsi que quelques boissons.
- Qu'est-ce que tu deviens, Blaine ?, demanda Carol.
Blaine lui raconta ce qu'il avait fait depuis la dernière fois où il l'avait vu. Il raconta l'Université, comment il était devenu prof de musique. Il raconta Charlotte, un peu Camille. Tout le temps où il parlait, Kurt avait sa main posée sur la jambe de Blaine. Alors quand Blaine avait commencé à parler de Camille et de son déménagement, il avait pris la main de Kurt presqu'inconsciemment.
Burt aurait aimé demander à son fils et Blaine s'ils étaient de nouveau ensemble. Mais à les voir, il le savait.
Rachel avait amené Charlie chez elle. Elles étaient venues chercher Finn, et Charlie en avait profité pour se changer. Elle avait enfilé la robe que Rachel lui avait offerte. Puis Rachel l'avait coiffé. Pour une fois, Charlie se sentait vraiment, mais vraiment belle. En se regardant dans le miroir, elle trouva qu'elle avait la même tête que sa maman.
Lorsque la voiture de Rachel et Finn se gara dans l'allée du garage, Charlie se sentait nerveuse. Elle avait besoin de voir son père.
Blaine et Kurt discutaient encore lorsque la sonnette retentit. Burt qui les observait en souriant remarqua tout de suite le changement. Dès que la sonnette retentit, Blaine et Kurt s'éloignèrent de quelques centimètres sur le canapé. Et s'il ne les avait pas vus une minute plus tôt, il aurait pu croire qu'ils n'étaient qu'amis.
Rachel arriva la première dans le salon, suivit de près par Finn. Charlie était cachée derrière Finn et lorsqu'elle vit son père, elle alla vers lui. Avec la main de son père dans la sienne, elle sentit le courage la gagner. Elle tendit la main vers Burt et Carol.
- Bonjour, dit-elle. Je m'appelle Charlotte Anderson. Mais appelez-moi Charlie, comme tout le monde. Sauf mon papa.
- Bonjour Charlie Anderson, dit Burt en lui serrant la main. Je suis Burt. Le père de Kurt.
- Et moi, dit Carol en serrant la main de la petite fille, je suis Carol, la mère de Finn.
- Je crois qu'on s'est déjà croisé dans un magasin.
- Oui, sourit Carol. C'est ça. Installez-vous, dit-elle à l'intention de Finn et Rachel.
Charlie s'installa à côté de son père.
- C'est nouveau ce que tu portes ?, lui demanda-t-il.
- Oui, c'est Rachel qui me l'a offert. C'est joli, hein ?
Kurt, Rachel, Finn, Burt et Carol regardaient père et fille. Ils semblaient dans leur bulle. Kurt les regardait avec envie, tandis que les autres les regardaient impressionnés. Il y avait tant d'amour dans leur langage corporel à tous les deux que c'était vraiment beau à voir.
- Et tu as vu, ma coiffure ?
- Tu es très belle, Charlotte. Tu sais à qui tu me fais penser ?
- A Maman, tu as vu comme je lui ressemble coiffée comme ça. Dis, Papa, dit Charlie en lui caressant sa barbe naissante, tu pourrais me prendre en photo pour l'accrocher.
- Je vais vous prendre en photo, dit Kurt. Tous les deux.
Kurt sortait son téléphone de sa poche alors que Blaine disait merci sans bruit à Kurt. Une fois la photo prise, Charlie commença à poser des questions à Carol et Burt. Ils tombèrent sous son charme immédiatement. Rachel avait raison. Charlie avait les mêmes yeux que Blaine, mais aussi les mêmes expressions et les mêmes attitudes. C'était vraiment mignon.
Alors qu'ils allaient passer à table, le téléphone de Blaine sonna. Il sortit le téléphone de sa poche pour refuser l'appel. Mais c'était la mère de Camille qui l'appelait.
- Je suis désolé, c'est un appel de France. Je dois répondre.
- Va-y Blaine, dit Burt.
Burt sortit de la salle à manger en décrochant. Il parlait français au téléphone.
- Il parle français, Blaine ?, demanda Finn.
- Il a pris des cours à Dalton, répondit Kurt. Mais, je ne savais pas…
- Papa parlait tout le temps français avec Maman, coupa Charlie. Et mes grands-parents disent qu'il le parle bien.
Blaine apparut sur le pas de la porte,
- Charlotte, tu peux venir, dit-il en français.
Il passa le téléphone à sa fille et revint dans la salle à manger. Il était pâle. Charlie riait au téléphone.
- Ca va Blaine ?, demanda Kurt en posa une main sur l'épaule de Blaine.
- Charlotte part en France pendant les vacances de Noël. Ses grands-parents lui ont payé l'aller-retour et Charlotte est super contente.
- C'est quoi le problème, alors ?
- Mes parents partent chez Cooper pour Noël et le premier de l'An. Charlotte part aussi.
- Blaine, dit Burt. Tu viendras ici. Kurt viendra passer la semaine de Noël à la maison. Comme des vacances. Tu es le bienvenu, Blaine.
- Et, pour le Nouvel An, dit Finn, viens à la maison. On fait une grande soirée. Un de plus, un de moins…
Charlie revint dans la salle quelques minutes plus tard. Elle s'installa à califourchon sur les genoux de son père. Elle mit ses mains dans les cheveux de Blaine et lui murmura :
- T'es vraiment gentil de me laisser partir en France, alors que tu vas être tout seul.
- Je trouverai de quoi m'occuper, ma Charlotte.
- Papa, peut-être qu'on pourrait demander à Rachel de t'inviter ? Elle m'a dit qu'elle faisait une grande fête. Rachel, dit Charlie en se tournant vers elle, est-ce que tu pourrais inviter Papa à ta fête ?
Alors que Rachel acceptait, Blaine collait son front à l'arrière de la tête de sa fille.
Avant la fin du repas, Charlie s'était endormie sur le canapé et Blaine avait glissé sa main dans celle de Kurt sous la table.
Tandis que Kurt, Blaine et Charlie partaient, Charlie dans les bras de son père, Burt, Carol, Finn et Rachel faisaient le bilan de la soirée.
- Qui parie avec moi que Kurt emménage chez Blaine avant la fin de l'année scolaire ?, demanda Burt.
Les autres rirent. Il ne fallait jamais parier contre Burt. Il n'aimait pas perdre, il ne pariait que lorsqu'il était sûr de lui.
