Chapitre 9

Hey ! Voici un chapitre que j'ai pris plaisir à écrire, le prochain arrivera peutêtre en retard, il y a la Made in Asia le week end prochain et je compte bien y aller !

Réponses aux reviews :

Mane-je :

J'aiame le Mycbeth aussi !

Mana2702 :

Merciiii !

Shiro'Akhuma-513z :

Ton histoire m'intéresse beaucoup puisqu'elle fait partit de celles qui me bottent en général, je vais aller y faire un petit tour !

Disclaimer :

Bip-Je-Bip-N'ai-Bip-Que-Bip-Elizabeth-Bip


On est le premier novembre ! Je fête mes 13 ans, quelle joie de me savoir plus grande que Potter, Weasley et compagnie. Il n'y a qu'Hermione pour être plus vieille que moi, je suppose qu'elle ne peut supporter d'être seconde, même pour une histoire d'âge.

Je me lève d'un seul bond, ne prenant la peine que d'enfiler mon manteau et mon écharpe : les journées sont froides en Ecosse. Je me glisse dehors sans bruits, ce n'est que dans les escaliers que j'ose enfiler mes chaussures sans prendre la peine de mettre des chaussettes. Je me glisse en dehors de la salle commune, la grosse dame me faisant remarquer l'heure plutôt inhabituelle.

Tiens, je me demande si il y a une heure minimum à laquelle on peut sortir. Certainement.

Je me glisse en dehors du château, appréciant le bruit de mes pas sur le vieux marbre usé par le temps. Le truc fascinant avec Poudlard c'est qu'on est pratiquement sûr que chaque membre éminent sorcier anglais, politique ou social, a certainement roulé un patin à quelqu'un dans un coin.

Vivement que j'embrasse mon copain au même endroit que Dumbledore a pu embrasser sa copine. Reste à trouver un copain.

J'arrive finalement dans la volière et attends Frodon en évitant habilement les fientes des autres piafs.

Il arrive avec un colis. Je souris et lui débarrasse de son fardeau avant d'ouvrir le carton : deux paquets et trois lettres. J'ouvre celle de mon père, reconnaissant son écriture.

"Ma chérie,

Je te souhaite un très joyeux anniversaire. Tu trouveras ci-joint ton cadeau et quelques vêtements propres (des pulls, je ne veux pas que tu aies froid). Je dois aussi t'annoncer une mauvaise nouvelle : pour des raisons d'enquête dont tu auras plus d'informations dans le futur, nous ne pouvons t'accueillir à la maison pour les vacances de Noël.

Tu vas me manquer, je t'aime.

Papa."

Je fronce les sourcils et ouvre les lettres des deux Holmes qui ne m'aident certainement pas à aller mieux.

"John me force à écrire. Je n'ai rien à dire.

Sherlock"

"Joyeux anniversaire,

Mycroft."

Je serre les dents et froisse les lettres. Je n'ouvre pas les cadeaux, le lance ce qui me semble être un bouquin dans le lac en sortant et les autres, je ne garde que les pulls que je sors contre moi en essuyant rageusement mes larmes.

Chance que l'on a congé le premier novembre : je me cloître dans ma chambre et n'en sors plus, même pour le déjeuner. Je garde mon chat contre moi en observant la batterie de mon téléphone se vidée totalement. Pourquoi en aurais-je besoin de toute façon ?

Je ne descends que pour le dîner, Neville me tend un petit paquet et j'y découvre une plante inconnue au bataillon.

- C'est un voltiflor, explique-t-il gentiment. C'est pour...

- Merci, Neville, je l'interromps en posant ma main sur son avant bras, tout juste au bord de les larmes. Tu n'as pas idée à quel point je suis touchée.

En effet, le pauvre bougre ignore certainement que ça fait plaisir que même si je passe une fête de famille à l'école, plutôt que chez moi, j'aurais quand même des gens qui pourront faire office de famille. Neville est extraordinaire.

Je souris débilement et m'empêche intérieurement de serrer le pot contre moi, ce serait carrément bizarre. Je vais me coucher, ignorant le regard d'Hermione. Je crois qu'elle se doute qu'il se passe un truc et Merlin sait à quel point elle déteste ne pas savoir. Je sais que j'échappe de peu à un interrogatoire que Lestrade envierait.

Je ne verrais pas Lestrade cette année, seulement en août. Comme Molly, Miss Hudson, les autres. Je serre les dents à m'en casser les mâchoires et me roule en boule en fermant les yeux.

Je m'endors.

Noël. Je hais Noël. Qui aime Noël ? Pas moi. Enfin, si, j'aimais Noël. Puis mon père a décidé que ce serait méga drôle de faire en sorte que je le passe loin de ma famille, ma maison et que je le passe plutôt à l'école en compagnie de débiles et de profs chiants.

En fait, ce gros lâche de Neville rentre chez sa grand-mère. Enfin, je l'insulte mais je suis contente pour lui, il m'a secrétement avoué qu'il avait hâte de retrouver ses parents même si sa grand-mère ne comprenait pas qu'il soit si impatient. Je n'ai pas pitié de Neville, je ne le trouve pas courageux de vouloir continuer à voir ses parents. Il est courageux en s'en tirant si bien en vivant sans, je le trouve mature de réussir à voir ses parents derrière la folie.

J'entre dans la grande salle en fourrant mes mains dans mes poches. J'ai échangé mon uniforme contre un jeans et un sweat à capuche, je me cache derrière celle-ci. Dans le pire des cas j'écope d'une retenue et au moins j'aurais un truc à faire des vacances autres que m'apitoyer sur mon sort.

Pour l'occasion, la grande salle a été magnifiquement décorée. Je ne m'émerveille même pas. Je ne ris ni en voyant le badge de Percy où il est écrit "Bênet" plutôt que "Préfet", je ne ricane pas devant le pull de Potter.

Je m'assois le plus loin de possible et suis soulagée de contaster que je n'entends pas les cantiques de Dumbledore. Je fourre mon nez dans un bouquin et fais la sourde oreille quant aux remarques stupides de Malefoy sur ma solitude. N'importe quoi.

Mon hibou arrive en hululant comme un dingue. Je vois un paquet tomber devant moi dans un bruit sourd, je comprends mieux pourquoi la pauvre bête avait l'air de souffrir. Je serre les dents et observe le carton en me tâtant.

Finalement, je le prends délicatement et le dépose au sol en me promettant intérieurement "d'omettre" de le reprendre avec moi. Je suis rancunière comme une crétine, ça doit être le côté Gryfffondor qui s'exprime.

J'espérais secrètement que Hermione me le ramène mais elle ne revient pas et passe la nuit à l'infirmerie, et qu'elle devrait y rester. J'ai croisé Harry et Ron en soirée, l'air surexcité quoiqu'un peu hilare qui m'ont dit qu'elle était indisponible.

Je ferme les yeux et encaisse ça en hochant la tête. Je remonte dans la salle commune et écrit une lettre sibylline de ma plus belle écriture :

"Connards."

Ca doit être le côté rebello-swag de la puberté, quoique je m'en fiche un peu. Par leur faute j'ai passé un anniversaire de merde et un Noël encore plus chiant.

Je n'ai pas le droit de voir Hermione et dois donc faire passer mes messages à travers les garçons, qui eux ont le droit de la voir. Je les soupçonne d'avoir fait une connerie mais à cause de la présomption d'innocence ça restera des soupçons.

Mon père n'a pas répondu à ma lettre, je me demande pourquoi.

C'est le 14 février et je songe envoyer une lettre d'amour à Malefoy juste pour la blague. J'entre dans la grande salle en réfléchissant à une stratégie quand je m'arrête avec stupeur. Les murs sont recouverts de fleurs rose vif et des confettis en forme de cœur tombent du plafond.

Un muscle de la mâchoire se contracte du côté de chez McGo mais on dirait que Rogue a avalé une bouteille de laxatif cul sec. Mais c'est sans côté sur Lockhart, tout de rose vêtu, qui nous annonce fièrement que des minis cupidons transmettront nos messages d'amour aux élus de nos cœurs.

Intéressant.

Il propose aussi de demander à Flitwick, le pauvre bougre enfouit son visage dans ses mains, de nous apprendre des sorts de séduction et à Rogue à faire des philtres d'amour. Vu le regard de ce dernier, le courageux élève qui lui demandera un philtre se verra avaler une bouteille de poison de gré ou de force.

- Hermione, je demande lentement. Ne me dis que tu fais partis de ceux qui ont envoyé une lettre au crétin...

Elle ne me répond pas mais rougit furieusement. Je me pince l'arrête du nez, imitant Mycroft malgré moi et m'abstiens de tout commentaire.

Ensuite, c'est carrément plus drôle. Je fais mon message destiné à Malefoy qui donne ceci :

C'est le plus beau, charismatique et sexy ,

Mon plus grand souhait est de le mettre dans mon lit,

Je n'en connais pas deux comme ça aussi simplet,

Et même parfois il lui arrive d'être niais,

Soit avec moi soit solo,

Qu'il m'est cher Drago !

Quel chef d'œuvre, quel génie. Putain, je suis géniale. Avec ça c'est sûr que je vais moi aussi recevoir un Cupidon.

C'est au banquet du dîner, en soirée, queje peux voir dans quel état ma déclaration a mit l'héritier des Malefoy. Je ne suis pas déçue : il est cramoisi. Quand il croise mon regard il comprend soudainement et blanchis de rage : je lui envoie un baiser volant.

Il y a peu on a du choisir les matières que nous aurons l'année prochaine : j'ai pris arithmancie, études des runes, divination et c'est tout. J'ai failli prendre soin aux créatures magiques mais ça aurait fait beaucoup, j'ai donc passé l'accord avec Hagrid de passer une heure par semaine avec lui pour qu'il m'apprenne ce qu'il verra en cours.

Je passe beaucoup de temps au terrain de quidditch : ils ont de plus en plus d'entraînement vu que le match qu'il les opposera aux Poufsoufle approche. J'observe (les mauvaise langues diront "mate") Dubois assez regulièrement.

Là je suis parée pour le match : le visage à moitié rouge et doré, un drapeau avec un lion sur le dos et une écharpe autour du cou, on dirait un supporter de Manchester à moitié plein, Lestrade serait fier de moi j'en suis sûre.

Je croise Minerva au détour d'un couloir.

- Oh Miss Watson.

- Oui ?

- Le professeur Dumbledore souhaite vous voir.

Je fronce les sourcils mais hoche la tête et le suis dans le château jusqu'au bureau de Merlin. Là, elle prononce le mot de passe et me laisse entrer.

Sans aucune raison apparente j'ai un mauvaise pressentiment et je ne me sens pas très bien. J'arrive en haut des escaliers menant au bureau et croise les yeux bleus d'Albus, face à un homme en costume moldu qui tient un parapluie.

Non.

- Ah, Elizabeth, sourit Dumbledore.

Mycroft tourne la tête vers moi, le visage grave et ne cille qu'un court moment devant ma tenue.

- Sherlock est mort, Elizabeth.


EW : Euh c'est quoi ces éllispes à la con ? T'as la flemme ?

AP : Arrête de critiquer tu connais mon nom pas mon histoire

SH : Mort ?

JW : Connard ?

NL : Lâche ?

OD : Mater ?

DM : Cher ?

AP : Putain j'ai adoré écrire ce chapitre, le suivant sera encore plus génial.

JW : Je ne parierai pas la dessus..