Voici le chapitre 9. Je n'ai pas spécialement d'idée pour l'intro alors place aux réponses aux reviews et à l'histoire.

Mathiewpr, j'adore de plus en plus tes reviews =) Pour le passage KakashIruka, j'ai un peu de mal à les imaginer l'un sans l'autre mais je ne pense pas en refaire où se sera sous-entendu. Ahhh le lemon bonne question mais on s'en rapproche, j'espère juste pas le foirer.

Lu, merci pour ta review. Je suis contente que l'histoire te plaise et que tu trouves le concept sympa. Je comprends que le fait que Naruto se rende compte que Kiba ne le laisse pas indifférent à travers Akamaru peut être dérangeant mais les vrais rapprochements n'auront lieu qu'avec le « vrai ».

Bonne lecture.

Chapitre 9

- .. et x est égal à la somme… de quoi ? Rooh ça me gonfle, je referme mon cahier en soupirant profondément.

Je jette un coup d'œil à la personne à qui j'essaie d'expliquer le cours. Je pense que ça iras pour aujourd'hui. De toute façon mon auditoire est complètement endormi. Pour l'un, il est sagement allongé et respire calmement et pour l'autre, il est vautré sur mon épaule et ronfle bruyamment de temps en temps. Qu'est-ce que je vais faire de ces deux-là ? Je range mes affaires avec l'autre qui à sa tête qui glisse de mon épaule, je le replace sur sa chaise.

Ça va faire deux semaines maintenant, une sorte de routine s'est installée. Je vais en cours puis rends visite à Kiba lui raconter ce qui s'est passé dans la journée ensuite je rentre, accompagné par Akamaru. On s'entend de mieux en mieux lui et moi, même s'il n'en fait qu'à sa tête la plupart du temps. J'exagère un peu il s'est assagi, il ne passe plus sa journée à me faire des bisous mais il n'a pas complètement abandonné l'idée non plus. En ce qui concerne Kiba, il n'y a pas trop de changement. Il ne s'enfonce pas dans son coma mais ce n'est pas pour autant qu'il daigne en sortir.

Petite nouveauté, je déteste Iruka. Oui je sais, fait incroyable mais vrai. Je suis allé le voir suite à ma décision de comprendre les sensations étranges que je ressens vis-à-vis d'une certaine personne qui squatte actuellement chez moi. Je lui explique rapidement la situation en rougissant de plus en plus à mesure que le récit avance. Iruka m'écoute attentivement les mains jointes en dessous de son menton. Une fois fini, un silence s'installe. Je l'observe intrigué, un petit sourire pointe le bout de son nez sur son visage avant qu'il n'éclate de rire. Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il se calme et me regarde avec un doux sourire en s'avançant vers moi. Il me frotte doucement les cheveux en me disant que je vais rapidement comprendre tout seul.

Depuis je lui fais la tête, moi qui pensais qu'il allait m'aider. J'ai cogité par moi-même mais ça n'a abouti à rien.

Je reviens au moment présent, c'est bientôt la fin des visites.

- Bon Kiba, je vais pas tarder à y aller.

Comme à chaque fois, le bip de son électrocardiogramme s'accélère. Au début je me faisais avoir pensant qu'il allait se réveiller mais en fait non, ça ne se passe que quand je lui dis que je pars comme s'il voulait me retenir. Je m'apprête à franchir la porte quand quelque chose me reviens en mémoire. Je reviens vers l'alité pour lui annoncer ce que j'avais oublié de lui dire.

- Je ne pourrais pas venir ce week-end, mon parrain me rend visite et on doit parler de certaines choses.

A ces mots, son bip s'accélère violemment jusqu'à ce qu'il s'arrête et qu'on n'entend plus que le son strident de son cœur qui s'est arrêter. L'équipe soignante arrive en courant et me pousse gentiment sur le côté, comprenez par là qu'ils m'ont balancé à l'autre bout de la pièce pour avoir de la place mais je suis trop choqué pour m'en soucier. Ils parlent en jargon médical et tente de faire repartir son cœur, ils essaient plusieurs fois mais je vois bien à leur expression qu'à chaque nouvel essai ils y croient de moins en moins.

- C'est fini..

Non… pas ça…

Akamaru s'est jeté sur lui en couinant. Je relève la tête et regarde cette scène à travers mes mèches, les larmes dévalant mon visage. Je vois le personnel soignant me regarder d'un air compatissant. J'en ai rien à foutre de leur pitié. Mes cicatrices me tiraillent et les objets commencent à voler à travers la pièce. Ils se demandent ce qu'il se passe quand l'un d'entre eux remarque mon air furieux, mes pupilles fendues et l'iris rouge sang. Ils s'empressent de partir mais la porte est verrouillée. Vases et cadres se font exploser contre les murs manquant de peu les personnes présentes qui se recroquevillent le plus loin de moi. J'aperçois un chien blanc creuser un trou dans le mur pour leur permettre de s'enfuir mais je ne le permettrai pas. C'est de leurs fautes s'il est mort. Ils méritent la même chose. Je me reconcentre sur eux, ils sont pour la plupart hypnotisés par mes queues pour se rendre compte de leurs morts qui est plus qu'imminente. Deux d'entre elles s'enroulent à toute vitesse autour du cou d'un infirmier et d'une infirmière les étranglant. Ils se débattent comme ils peuvent mais le manque d'air rend leurs mouvements inefficaces. Les autres sont trop pétrifiés par la peur pour leur venir en aide et pour se rendre compte que mes queues restantes foncent vers eux pour leur faire subir le même sort. Ils suffoquent rapidement alors que les deux premiers ne bougent déjà plus. Quelque chose vient toutefois me perturber dans ma concentration et me fait légèrement desserrer ma prise sur le cou de mes victimes.

- Laisse les, Naruto ce n'est pas de leurs faute.

Kiba ? Comment c'est possible, il était mort il y a deux minutes. Nan c'est pas lui, je détourne le regard pour mieux reprendre mon étranglement mais je suis rapidement interrompu par deux bras qui m'enlace. Une main me maintient contre un torse pendant que l'autre me force à me loger dans un cou. Je reconnais l'odeur immédiatement. C'est lui. C'est bien lui, j'y crois pas. Je m'accroche désespérément à ses omoplates et relâche mes victimes qui tombent sur le sol dans un bruit sourd. Mes queues se rétractent et mes yeux retrouvent leur teinte habituelle. Je suis toujours accroché au brun et je compte bien ne plus le laisser partir. Il me caresse doucement les cheveux à la manière d'Iruka, ce geste m'a toujours réconforter. La pression retombe d'un coup ce qui me fait tomber moi aussi. Je me sens décoller puis tout se brouille.

OoOoOoOoOoO

Le téléphone sonne me sortant de ma torpeur. Je me suis endormi sur les copies qu'Iruka est en train de corriger.

- Ruka, téléphone, marmonnais-je encore un peu endormis.

Il va décrocher en maugréant sur un certain argenté qui le gonfle à ronfler à côté de lui et qui n'est même pas capable de lever son gros cul pour répondre. Je ne sais pas de qui il parle mais j'ai l'impression qu'il n'aime pas beaucoup cette personne. Un « quoi » tonitruant manque de me faire tomber de ma chaise avant qu'une main me saisisse par la cravate et m'entraîne avec lui pour me balancer dans une voiture qui démarre en trombe.

- Iruka, on peut savoir ce qui ce passe en ce vendredi après-midi pour que tu me maltraite de la sorte ?

Il a le regard fixé sur la route et insulte ceux qui ne vont pas assez vite à son gout. C'est la première fois que je le vois comme ça, il a dû ce passer quelque chose de grave pour qu'il se comporte comme ça. Je reconnais le chemin pour aller à l'hôpital. Un nœud se forme dans mon estomac. Si Kiba se serait réveillé il me l'aurait dit et surtout il n'afficherait pas cette tête. Il se gare rapidement et nous fonçons jusqu'à sa chambre. Il y a un attroupement, on dirait que des infirmiers ont était blessés. Je n'ai pas le temps d'en voir plus qu'Iruka m'entraîne à sa suite forçant le barrage et rentre dans la chambre. Elle est sans dessus-dessous, des débris de verre jonchent le sol et plusieurs objets ne sont pas à leur place. Mais quelque chose cloche. Il y a trois personnes jusque-là c'est normal, une est allongée et les deux autres la regarde, là aussi jusque-là c'est normal mais ce qu'il l'est moins c'est que le blond est à la place du brun. Nous nous approchons autant surpris par le sommeil de Naruto que par le réveil de Kiba. Nous nous installons à ses côtés et nous nous renseignons sur son état de santé. Il a l'air d'aller bien c'est rassurant. Iruka souffle de soulagement.

- T'as une idée de comment tu t'es réveillé ?

Il nous regarde avec un sourire mystérieux. Il le sait mais il n'a pas l'intention de nous le dire. Après tout, le principal est qu'il est parmi nous.

- Je peux vous dire que Naruto a fait partit du processus. Quand j'ai émergé, j'ai tout de suite senti son aura et j'ai compris qu'il fallait que j'intervienne. J'ai mis un peu de temps mais je suis intervenu à temps.

- Comment vont tes blessures ? s'inquiète Iruka.

- Celle de mon abdomen est toujours sérieuse mais celles de mes bras et jambes ont cicatrisées.

Maintenant qu'il le dit, il est vêtu d'un pantalon et d'un tee-shirt d'hôpital à manches courtes qui laisse apparaître trois fines cicatrices sur son bras. L'équipe soignante a pris soin de lui avant notre arrivé.

- Et tu sais ce qui est arrivé au blondinet ? demandais-je en le pointant du doigt.

- Oui ou du moins je pense savoir. Je me rappelle qu'il m'a parlé de son parrain puis je crois que mon cœur s'est arrêté. Me voyant mort, sa magie a pris le dessus.

- Tu étais vraiment mort ? le coupe Iruka en hurlant presque.

- Oui, dit-il en nous regardant droit dans les yeux.

- Mais.. comment ? demande Iruka en faisant des gestes incompréhensibles avec ses mains.

- Akamaru.

Je comprends. Enfin presque. Ils sont si proches que sentant son maître mort il a du pouvoir le ramener à la vie ou quelque chose comme ça. Iruka à la tête de celui qui ne comprend rien comme celle de Naruto finalement. Tiens en parlant de lui, il se redresse d'un coup et se mets à beugler.

- Les infirmiers ils vont bien, ils sont pas morts ? Où sont-ils ? Un éclair de lucidité semble lui traverser la cervelle. Et Kiba, il est où ?

Il tourne rapidement la tête à gauche et tombe sur lui. S'en suit alors une réaction que je ne pensais pas voir avant longtemps. Il se jette littéralement à son cou. Le brun est aussi surpris que nous. Je pense que le mieux est de les laisser tranquille, j'attrape Iruka par la manche et l'entraîne avec moi.

OoOoOoOoOoO

Je vois mes profs s'éclipser me laissant avec un blond accroché à ma nuque. Je suis vraiment surpris de sa réaction, on dirait un bébé koala accroché à sa mère.

- Je t'ai autant manqué que ça ? dis-je en rigolant même si sa réponse m'intéresse au plus haut point.

Il me regarde, il a une larme qui perle à son œil. Cette réponse est plus explicite que n'importe qu'elle réponse. Il s'écarte de moi vivement et se sèche les yeux. Il vient de remarquer ma tenue ainsi que la présence de mes cicatrices. Il s'agenouille sur le lit face à moi et parcourt de ces doigts une de mes fines marques. La culpabilité se lit sur ses traits, il s'en veut toujours.

- Fais pas cette tête, ce n'est que de la peau, ça se soign..

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il m'empoigne le tee-shirt et me rapproche de lui avant de me gueuler dessus.

- De la peau ? DE LA PEAU ? J'ai failli te tuer abruti !

Il me secoue comme un prunier tout en s'égosillant. Je vois flou jusqu'à ce que l'autre décide enfin de me lâcher.

- T'est pas très gentil avec ceux qui sortent du coma, lui dis-je en faisant mine d'aller pas bien.

A ces mots, il s'excuse et se précipite hors du lit puis se saisit de mon bras et me force à m'allonger à son ancienne place et finit par s'asseoir piteusement sur la chaise. Il n'a pas changé depuis deux semaines, toujours aussi timide et éloquent. Akamaru profite de ce moment pour me montrer à quel point je lui ai manqué. Il se frotte à moi, il ronronnerait presque. Il ne me quitte plus d'une semelle depuis que je suis réveillé. Je lui caresse tendrement la tête en descendant de temps en temps sur son cou. Je suis maintenant assis avec un brun collé à moi et un blond perplexe qui nous regarde le rouge aux joues. Nous le fixons tous les deux ce qui accentue sa rougeur. À quoi peut-il être en train de penser ?

Je crois qu'il t'aime bien. Waouh c'était quoi ça ? Intrigué on dirait ? Ça recommence mais qu'est-ce que c'est ? Je regarde partout, cette voix m'est familière mais je ne sais pas d'où elle provient. À droite, du con. Je me tourne dans la direction indiquée, ignorant l'insulte, pour faire face à deux prunelles fendues. Akamaru ? Bingo. Pour une surprise, c'est une surprise, j'en suis hébété. Voilà pourquoi cette voix me disait quelque chose, c'est la mienne mais en plus grave. Pourquoi j'entends clairement ce qu'il dit alors qu'… avant c'était implicite ? Heiinn ? Tu peux savoir ce que je pense en temps réel ? Exactement. Tout le temps ? Tu peux l'arrêter ou c'est involontaire ? J'ai aucun contrôle dessus mais ça marche dans les deux sens. Ça s'est déclenché quand je t'ai ramené. Je le regarde droit dans les yeux et lui souris, il affiche la même expression et le même opinion. On est tous les deux contents, on a encore franchi une étape dans la maîtrise de nos pouvoirs mutuels. Le blondinet à l'air de se demander ce qu'on trafique. Je me retourne, il nous dévisage tous les deux. Une idée me germe en tête pour le titiller, après deux semaines sans pouvoir le faire ça m'avais grandement manqué. Bien sûr Akamaru a aussi sa petite idée. Je fais un clin d'œil subjectif au blond pendant que mon jumeau me claque un bisou sur la joue. Je ne m'y attendais pas mais l'effet escompté en ai multiplié, il retrouve le rouge carmin que j'affectionne tant. Il est moins innocent qu'il en a l'air. Mais qu'est-ce que tu racontes toi ? Je dis juste qu'il s'est passé deux trois petites choses pendant ton absence. Quoi ? Raconte.

Akamaru me fait un résumé de ce qu'il s'est passé pendant mes deux semaines de repos et je dois dire que je suis jaloux. Très jaloux. Il a pu profiter d'avoir un blondinet à son service et c'est un véritable scandale.

- Alors comme ça, tu fais dans le dog-sitting ? m'adressais-je à Naruto qui me regarde éberlué.

- Comment t'est au courant ?

- Lui et moi, dis-je en montrant Akamaru du doigt, on ne se cache rien.

Il bloque deux secondes puis quelque chose fait tilt dans son cerveau puisqu'il prend une expression inquiète.

- Vous vous cachez vraiment rien ?

- Non.

- VRAIMENT rien ? insiste-t-il.

- Si tu fais référence à vos séances câlins…

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il vire cramoisi et j'ai même peur pendant un instant qu'il ne s'enflamme.

- Il t'a vraiment dit pour ÇA ? s'étrangle-t-il.

Apparemment j'ai vu juste.

- Il ne t'a pas causé d'ennui au moins ?

- Pas vraiment à part ma porte de salle de bain.

- Ah toi aussi. Je suis désolé, il ne supporte pas d'être tout seul. Hein mon gros ? lui dis-je en lui frottant la tête.

Il me répond en me léchant la joue.

- Aka pas ça.. je te l'ai déjà dit, rouspétais-je.

Il boude et va s'installer sur les genoux de Naruto et lui lèche le cou. Ça le gêne pas, LUI. J'en reste pantois, il est vraiment mignon comme ça. Ah oui ? Merde, j'avais oublié ça. J'entends son rire résonner dans ma caboche. Je remarque Naruto qui essaie de se soustraire à son traitement. Il va où comme ça ? Arrête tes conneries, on va finir par le perdre. Il descend donc de son perchoir et se pose sur un coin de lit. Le médecin fait son apparition peu après. Il fait le point avec nous deux et nous annonce que je pourrais sortir demain.

OoOoOoOoOoO

Ça y est, je suis enfin chez moi même si techniquement je n'ai pas vu le temps passé. Je fais rapidement le tour de la maison quand un sms me coupe dans mon élan.

« Bien rentré ? »

« C'est qui ? »

« Naruto »

« Comment t'as eu mon numéro ? O_O »

« Akamaru »

« Waouh t'as autant de conversation à l'écrit qu'à l'oral =) mais sinon oui je suis bien rentré »

« Tu reprends les cours lundi ? »

« Oui. Je pensais profiter d'aujourd'hui et demain pour rattraper mon retard, ça te dit de venir m'aider ? »

J'attends plusieurs minutes sa réponse avant de recevoir un simple « ok », il a dû réfléchir à la question.

« Tu te rappelles comment venir ? »

« Oui.. je crois »

« Haha, j'envoie Akamaru en éclaireur »

« Ok merci »

Je profite de ce court laps de temps pour grignoter quelque chose avant d'aller m'allonger dehors, sur l'herbe.

OoOoOoOoOoO

Bon bah je me suis perdu. J'étais pourtant sur que c'était cette rue. Je fais demi-tour avant d'entendre aboyer dans mon dos, je me retourne par réflexe pour voir un grand chien blanc me foncer dessus puis me sauter dessus et m'écraser de tout son poids. Une femme hurle qu'il faut faire quelque chose, qu'on ne peut pas me laisser me faire bouffer vivant en pleine rue, il y a des enfants qui regarde. Sa réflexion combinée à l'attaque d'Akamaru me fait éclater de rire. Elle part en rouspétant que je suis bien bruyant pour quelqu'un d'agonisant. Finalement, j'étais bien dans la bonne direction. Je me relève quelque peu essoufflé puis finis le chemin avec le grand blanc à mes côtés.

Une fois arrivés on escalade le muret, non on a toujours pas eu vent de l'existence des portails, puis on rejoint le jardin. Akamaru se rue sur sa gamelle d'eau puis part se prélasser à l'ombre d'un arbre. Kiba ne semble pas s'être aperçu de notre présence, je m'agenouille donc près de sa tête et me penche sur celle-ci. Il a les sourcils légèrement froncés et ses yeux bougent un peu sous ses paupières, il a dû s'assoupir. Je souffle sur son visage pour le réveiller. Il plisse le front mais n'ouvre toujours pas les yeux. Je souffle un peu plus fort, il se passe simplement la main sur sa face. Mais bordel, il faut que je lui balance un seau d'eau ou quoi ? Je me mets à jouer avec ces cheveux en attendant qu'il émerge. C'est bizarre ça me réveille moi d'habitude. Je continue pendant plusieurs minutes en regardant ce qu'il m'entoure. Son jardin est petit, il y a un arbre ainsi que quelques massifs de fleurs et buissons. Je suis tellement absorbé dans mon observation de mon environnement que je ne vois pas sa main se rapprocher et s'emparer de la mienne. Je sursaute quand je sens ses doigts s'entrelacer aux miens. Je le regarde, il a un grand sourire. Il exploite ma surprise en tirant sur ma main, je me retrouve alors à quatre pattes au-dessus de lui.

- J'aime beaucoup ta façon de réveiller quelqu'un.

- Abruti, soufflais-je.

- T'es arrivé vite en fin de compte.

- Tu pionce depuis une demi-heure en même temps.

Il se relève d'un coup, manquant de me foutre un coup de boule.

- Sérieux ! s'emporte-t-il, les yeux grands ouverts.

Je lui fais un petit sourire moqueur.

- Tu fais de l'humour, qui l'aurait cru ? me vanne-t-il.

Je fais un son désapprobateur et part bouder dans un coin. Réaction très mature, je sais. Il se glisse dans mon dos et me souffle :

- Si t'as fini de bouder, on peut peut-être commencer ?

Il me parle à deux centimètres de mon oreille et sentir sa bouche aussi proche mais sans me toucher me file des frissons. Encore une nouvelle sensation, loin d'être désagréable.

- D'ac.. d'accord, m'exprimais-je avec quelques difficultés.

Je ne sais pas ce qu'il fait derrière moi mais je crois qu'il est toujours aussi près, ça me perturbe vraiment. Pourquoi Sasuke me fout les jetons alors qu'avec lui ça ne me fais rien, bien au contraire. Je le sens se redresser derrière moi et m'entraîner avec lui dans son ascension. Une fois debout, Akamaru nous suis d'un œil. Kiba m'embarque avec lui à l'intérieur. Akamaru relève la tête mais la fainéantise étant plus forte, il se recouche avec un soupir. Kiba déballe ses affaires de cours et j'en fais de même avec les miennes à même le sol. Je commence à lui expliquer ce que nous avons fait et il comprend assez vite, à croire que mes monologues d'après cours n'étaient pas inutiles. On en arrive enfin au fameux cours de math que je ne comprends pas, on si met mais sans grand succès. Je me met à mâchouiller mon crayon machinalement mais rien à faire mes neurones n'y arrive pas. J'abandonne et je m'apprête à lui en faire part. Je me retourne vers Kiba et enlève mon crayon avec un petit pop sonore, je remarque alors qu'il a suivi l'opération consciencieusement et qu'il fixe toujours ma bouche. Nous nous croisons du regard et un silence gêné prend place. Je bafouille et baragouine que ce devrais être suffisant pour le moment. Je me relève et nous descendons dans la cuisine nous servir à boire. On s'assoit l'un à côté de l'autre sur le canapé, notre boisson entre les mains et toujours ce silence qui nous tiens compagnie. J'ai l'impression qu'il me regarde quand même de temps en temps. Akamaru se pointe et viens poser sa tête sur ma cuisse. Ça y est, ils recommencent à se fixer comme hier à l'hôpital. On dirait qu'ils se parlent. Je vide mon verre en les regardant tour à tour. Il fait des expressions assez marrantes parfois, il me jette également des petits coups d'œil qui se soldent tous par un léger rougissement, j'en reste muet. Qu'est-ce qu'il trafique ces deux-là ?

OoOoOoOoOoO

Finalement on aura fini mon rattrapage en seulement un jour, c'est plutôt pas mal. On planche toujours sur un exo de maths et à en juger par son expression sérieuse et son mâchouillage intensif de crayon il n'y arrive pas. Je reste bloqué malgré moi sur ce dernier. Il le promène de droite à gauche et le lèche de temps en temps. Sa bouche me fait face et il relâche la pression de ses lèvres autour du crayon avec un petit plop humide. Ses yeux sont ancrés dans les miens et remarque ma fixation. Le silence qui suit nous poursuit jusqu'au canapé. Je ne sais pas comment le rompre et lui ne semble pas disposer à en faire autant. Akamaru pointe le bout de son nez, allez savoir pourquoi et se pose près du blond en me fixant droit dans les yeux. Mais dit donc, il y a une ambiance de malades ici ! Ah oui, tu trouves aussi ? Qu'est-ce qui se passe ? On va dire qu'il a une manière bien à lui de mâchouiller un stylo. Me dit pas que t'a bandé ? Mes yeux sont à deux doigts de tomber tellement ils sont exorbités. Je n'aurais jamais cru avoir une conversation de ce type avec quelqu'un et encore moins avec Akamaru. Je t'avais bien dit qu'il était moins innocent qu'il n'y parait. Mais ça n'a rien à voir ! Je..Je.. Tu ne sais plus où tu en es n'est-ce pas ? Je le regarde, il me connaît décidément trop bien. Ça ne date pas d'aujourd'hui mais Naruto m'a toujours intéressé mais je ne pensais pas également sur ce plan-là. Je pense être bi, après tout pour moi l'amour n'a pas de sexe mais je ne sais pas ce qui m'attire tant chez lui. Ses fesses peut-être ? Mais arrêtez le, je ne te pensais pas aussi porter la dessus ! Son rire retentit dans mon crâne. Plus sérieusement, il n'y a que toi qui peux savoir après tout c'est la première fois que tu te lies d'amitié avec quelqu'un, d'humain j'entends. Tes hormones doivent également te travailler. Je ne pensais pas que tu connaissais autant de choses. On parle de moi en même temps. Son rire retentit pour la seconde fois. C'est étrange de l'entendre rire avec une expression tout à fait neutre. Tente quelque chose, vous allez pas rester là comme deux mous du slip ! Je sais vraiment pas où tu vas chercher ces expressions et si jamais ça tourne mal il va m'expédier six pieds sous terre. J'ai pas envie de mourir moi ! Faut-il que je te rappelle une certaine séance câlin où il n'avait pas l'air si désintéressé que ça ? Je me rappelle parfaitement de quoi il veut parler, je sens mes joues s'échauffer à ces souvenirs. Je m'imagine à sa place et je dois dire que c'est assez tentant. Une sonnerie de téléphone nous surprend tous les trois, c'est celle à Naruto. Il se lève d'un bond et répond tout en allant dehors. Je le suis des yeux.. en passant bien sûr, sur le fait que c'est plus son popotin que tu suivais du regard. Je rougis à ces propos et l'envoie chier par la même occasion. Sept minutes après, non j'ai pas compter, notre blondinet national reviens et se pose dans le canapé en expirant lourdement.

- Mon parrain a appelé pour me dire qu'il ne viendrait pas, il a eu des soucis de dernière minute. Dans un sens, ça m'arrange.

- Waouh, préviens que tu vas faire une phrase aussi longue que je me prépare psychologiquement.

Réaction très mature, il me tire la langue. Il aurait su les conséquences q'un tel acte, il ne l'aurait pas fait. Enfin peut-être.

OoOoOoOoOoO

On se rapproche de la fin les enfants, trois ou quatre chapitres à peu près. Je pensais en faire plus mais une autre histoire me trotte en tête et je pense pouvoir mieux exploiter les personnages ainsi que les circonstances mais je ne vous en dit pas plus. Je préfère finir celle-là avant de publier l'autre.

Sur ce, à plus.