Eh voilà, sisi, je suis repartie dans une période, comme ça...


Il grommelle, ouvre les yeux, se retourne et se heurte à l'autre contre lui, avant de se rouler en boule et de marmonner quelque chose d'incompréhensible. Celui au corps froid passe ses bras autour de lui et souffle sur son front, avec un petit sourire amusé. Nouveau grommellement de l'autre.

- C'est peut-être l'heure de se lever, tu sais.

L'autre grommelle encore.

- Tu sais, ce n'est pas que je n'apprécie pas de te serrer contre moi mais, malgré le fait que je ne produise pas de chaleur, je la ressens et en ce moment, je trouve plutôt frustrant que tu mettes tes pieds froids à cet endroit.

Il ouvre les yeux et lui lance un regard vide.

- Ou peut-être est-ce trop te demander de redescendre tes pieds. Mais je trouve sérieusement qu'ils sont froids et ça ne me plaît pas trop.

L'homme aux cheveux longs soupire avant de se rallonger de tout son long, alors que les pieds de l'homme aux cheveux courts viennent jouer avec les siens. Il grommelle encore, avant de fermer les yeux.

- T'es pas du matin, dis-moi.

Il ne répond toujours rien, se contentant de se blottir contre lui, ce qui apporte un sourire amusé à l'autre.

- Eh, Kim, c'est l'heure de te lever…

Il grommelle encore.

- Zolf, j'ai dit quoi là ?

Il ne répond rien, l'autre soupire.

- Si tu ne te lèves pas, tu vas être en retard, Archer t'attend, j'en suis sûr.

Il l'embrasse tendrement sur le front, avec à nouveau un petit sourire. Puis l'autre ouvre paresseusement les yeux, intrigué.

- … Archer ?

Puis il se rend compte que l'autre a disparu.

- Greed ? Eh, Greed ?

Il se redresse, regarde autour de lui. Il ne connaît pas cette chambre. Il décide de se lever puis va ouvrir les rideaux, la fenêtre, les volets. Puis il soupire, avant de baisser la tête.

Le QG militaire sud. Mais bien sûr. Où avait-il la tête ? Il est mort. Bel et bien mort.

Et puis quelqu'un vient poser ses mains sur son bassin et l'embrasse tendrement dans le cou, avec toutes les précautions du monde. Il grogne, l'autre le lâche et se poste à coté de lui, une main dans le bas de son dos.

- Vous pensiez à quelque chose ?

Il ne répond pas, se contente de tourner la tête et d'embrasser l'autre, sans trop y croire. Puis lorsqu'il se détache d'Archer, celui-ci sourit et s'éloigne.

- A plus tard, Crimson.

Il soupire et s'adosse au cadre de la fenêtre. Le vent matinal vient lui lécher le visage et il ferme les yeux, inspirant profondément, passant sa langue sur ses lèvres.

Elle a un drôle de goût, la trahison. Et elle a les yeux bleus.


Court, certes. Mais je commence à aimer ce que j'écris, c'est déjà pas mal.