Ok ! alors la question se pose...

Elles font ça dans les règles, avec rencard , dîner à deux... ou bien elles se sautent dessus tout de suite...

Ne m'en veuillez pas !

Certains l'auront remarqué ! j'aime bien faire durer le plaisir ! Alors... Ce sera sûrement la première solution.

On verra !

La malédiction, la sorcière, pour être honnête , je m'en fous ! ( en tous cas dans mes écrits).. Par contre j'aime assez l'idée de Henry amnésique.


J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira quand même. Je ne savais plus à quelle vitesse faire avancer les choses et je voualis rester rester cohérente... bref... a vous de me dire.


Quelques secondes plus tard, la porte claquait derrière eux et le silence emplit la pièce, laissant Regina et Emma, seules.

Chapitre 10 :

C'était comme si le monde n'existait plus.

Elles étaient à quelques mètres l'une de l'autre.

Emma, sans hésitation, parcourue la distance qui les séparait. Elle pris la main de Regina, et l'attira vers la porte, attrapa son sac et son blouson.

Elles se retrouvèrent sur le pallier.

Regina, restait muette et interloquée.

Emma claqua la porte.

Elle saisit le visage de Regina entre ses mains et déposa un baiser très appuyé sur ses lèvres.

Elle lui reprit la main et descendit les escaliers. Elle ne lui lâcha la main qu'arrivées dans la rue.

Elle ouvrit le chemin jusqu'à la Mercedes qu'elle avait repéré à quelques mètres. Elle attendit à côté de la porte passager.

Regina suivait, toujours sans avoir prononcé un mot. Elle regarda Emma d'un regard interrogateur.

- « Tu m'emmènes chez toi ! » dit Emma, presque était hors de question qu'elles soient dérangés par un retour de sa famille.

- »Mais... j'ai vraiment du travail... »

- »Tu m'emmène chez toi, et on avisera après »

Regina ne put réprimer son sourire. Elle alla du côté passager, ouvrit la porte pour Emma, tel un chevalier servant.

Elle rejoint sa place au volant, démarra et quelques minutes plus tard, elle se garait devant chez elle.

Emma n'eut pas la patience d'attendre et elle sortit sans attendre son chevalier. Elle parcoururent les mètres de l'allée toujours silencieuses.

Regina, au moment d'ouvrir sa porte, était devenue fébrile. Sa main tremblait et elle avait du mal à utiliser sa clé.

Finalement, le porte fut ouverte, puis refermée un peu violemment.

Les sacs et les clés furent jetés par terre.

Les manteaux n'eurent pas l'opportunité d'être retirés avant que deux corps ne soient enlacés, que deux bouches ne se dévorent et que des mains ne se glissent sur la peau.

Chacune prit l'ascendant à son tour, plaquant l'autre contre un mur, contre une porte, une table.

Les manteaux finirent par échouer sur le sol.

Elles durent reprendre leur souffle. Alors, elles stoppèrent leurs baisers. Regina, à son tour, prit la main d'Emma et la conduit dans le salon.

Elle poussa Emma sur le canapé qui la regarda avec un regard faussement inquiet.

Mais Regina ne se jeta pas sur elle. Elle s'assit doucement à ses côtés.

« Je ne sais même pas comment je trouve la force de te dire ça, puisque tout mon corps ne me demande que de continuer, mais je crois que nous pourrions peut être... prendre le temps... je te respecte trop pour que .. enfin tu comprends ? »

« je comprends et je suis d'accord... j'ai envie de vous faire la cours Regina Mills, j'ai envie de vous inviter à dîner, j'ai envie de ... »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, la bouche de Regina était déjà sur la sienne.

Emma entrouvrit la bouche pour accepter la langue qui voulait la goûter.

Elle se dit que si cela continuait , les résolutions prisent quelques secondes plus tôt seraient balayées

Telles deux adolescentes, elles essayèrent tous les baisers pendant de longues minutes.. Ce fut d'abord doux, ce fut langoureux, puis plus fougueux. Des lèvres furent mordillés, un cou aussi. Elle étaient dans les bras l'une de l'autre mais jamais ne s'allongèrent sur le canapé.

C'était la limite qu'elles s'imposaient sans se le dire.

Elles savaient que si un corps s'allongeait sur l'autre, le retour en arrière n'était plus possible .

Et alors, Emma Swan n'aurait pas pu courtiser Regina Mills comme elle le voulait. La conduire au restaurant et fébrile, la raccompagner au soir du troisième rendez-vous, sachant que peut être, sans doute, sûrement elle allait pourvoir enfin découvrir ce corps, cette peau contre la sienne.

C'est alors que le monde refit surface. Un bruit insistant parvenait de l'entrée. Encore et encore.

- « Je crois que c'est mon téléphone » susurra Emma entre deux baisers

- » Si tu réponds, je te tue... » plaisant Regina « et tu sais que j'en suis capable.. »

Emma sourit , contre la bouche qui ne cessait de la découvrir.

L'opportun cessa de sonner.

Elles pouvaient retourner à leurs caresses, toujours en pleine conscience de la barrière à ne pas dépasser. Elles ressemblaient à deux adolescents à l'arrière d'une voiture.

C'est alors le téléphone de la maison qui résonna chez Regina. Insistant, lourd, entêtant.

Une angoisse traversa Emma,

- " c'est peut être grave, peut être qu'Henri... »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Regina était debout, se précipitant sur le téléphone.

- « Regina Mills à l'appareil » d'un ton froid mais inquiet.

Emma vit les épaules de Regina se détendre.

- « ..oui..oui...non...faites les déposer chez moi... et annuler mes rendez-vous...je ne viendrais pas ce matin. »

C'était la mairie. Elle devait remplir des dossiers et ils s'inquiétaient de ne pas la voir arriver. Archie avait rendez vous avec elle pour essayer de trouver des indices quant à la malédiction. Son rôle de Psy de storybrooke aurait pu aider même si c'était à la limite du secret professionnel.

Archie devait insister pour lui parler.

- « .. passez le moi.. »

Regina regarda Emma et leva les yeux au ciel pour exprimer son agacement.

Elle fut silencieuse, Archie devait l'abreuver de paroles.

Elle marchait tout en écoutant. .

- « Archie, non, je ne m'enferme pas dans ma tristesse... je... »

- « mais... non... .. …...je vais bien... mais... »

Archie prenait son rôle très à cœur et ne voulais pas laisser Regina pensant qu'elle était dans le plus grand désarrois.

- « Archie, Dr Hopper, si vous ne ... »

Elle passa devant le canapé où se tenait Emma

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, Emma l'avait attrapée par la taille et l'avait amener à s'asseoir sur ses genoux. Elle la tenait dans ses bras et la maintenant tout contre elle.

Regina émit un petit son, de surprise, de plaisir aussi..

- « no...ARchie... je ne veux pas lui parl... oui, rebonjour David, ….., est ce que la ville est sur le point de disparaître ? …..Henry est il blessé ? …. donc je raccroche... et dites à ma secrétaire de faire déposer les dossiers devant ma porte dans la matinée. Je ne veux pas être dérangée, je travaille pour trouver une solution à cette nouvelle malédiction, j'ai besoin de calme ...et ne cherchez pas Emma, elle est avec moi...»

Elle raccrocha, fixa Emma dans les yeux.

- »Voilà...et maintenant à nous » ajouta-t-elle de sa voix grave de « méchante Reine « ce qui fit rire Emma.

Regina resta quelques minutes sur les genoux d'Emma, entourée de ses bras. Jamais elle n'avait connu quelques choses d'aussi intime, de tendre avec personne.

Leur désir était loin d'être assouvi mais elles ralentirent la frénésie des baisers. Progressivement, tendrement. Regina caressa la joue d'Emma.

- « Pour répondre à votre proposition de tout à l'heure et revenir à ce qui nous concerne Emma Swan, c'est avec grand plaisir que j'accepterai d'être courtisée par vous, si jamais vous en doutiez »

Elle se leva, difficilement. Son corps, tendu par le désir et ivre d'un sentiment qu'elle ne voulait pas nommé, lui rendait la chose presque douloureuse.

- « Mais pour le moment, je vais te préparer un petit déjeuner. Je t'ai privé des pancakes de Granny, je m'en veux terriblement. »

Emma la la regardait, fascinée de voir que la préparation de pancakes pouvait susciter en elle des pensées totalement impures. Chaque geste de Regina était un bonheur à regarder.

Après quelques minutes, elle posa devant Emma une assiette débordant de Pancake et un chocolat /cannelle bien chaud et avec une montagne de crème.

- "Merci... »

Emma entama son gargantuesque petit déjeuner et semblait réfléchir intensément. Regina,elle rangeait sa cuisine mais ne manquait de regarder Emma se régaler.

- » Regina ? »

- » oui »

- « JE me disais... Hier soir, c'était un peu un rendez-vous, même si Henry était là. Et ce petit déjeuner aussi..»

Emma vit le regard de Regina changer.

- »Regina, ça ne va pas ? »

- » Si, si, c'est juste que , … je , je pense à Henry et ...»

- » on trouvera Regina, il se rappellera de toi.. et il faut voir le côté positif, … il t'aime beaucoup même sans savoir qui tu es... en une journée, tu l'as fait t'aimer. »

Regina sourit mais son regard était triste.

Emma se rapprocha d'elle et déposa un baiser sur son front.

Quelques instants de silence passèrent.

Regina se redressa et plongea de nouveau son regard dans celui d'Emma.

- « .. continue Emma, de quoi tu voulais me parler... »

- « Je disais qu'hier soir, c'était un peu un rendez-vous.»

- « heu, oui je pense qu'on peut dire ça.. »

- « bien, ce petit déjeuner, c'est un rendez-vous.. impromptu, mais un rendez- vous quand même. ? »

- « Où veux tu en venir, Emma ? » questionna Regina.

- « et bien, je voudrais d'inviter à dîner ce soir, pour notre troisième rendez-vous ! »

- « Oh... d'accord, et .. qu'a t il de spécial le troisième rendez vous ? »

Emma avait oublié que Regina n'était pas forcement très au fait des « traditions » de ce monde.

- « Et bien, en fait, le troisième rendez-vous, quand il y a un troisième rendez-vous, est LE rendez-vous ! »

- « Oh ! ….. je vois..et que faites vous de votre grande tirade de tout à l'heure Emma Swan » dit en riant Regina.

- « trois rendez-vous … c'est .. »

Emma se rendait compte qu'elle contredisait ce qu'elle avait dit plus tôt.

- »Regina, je suis désolée... je... »

- « chut... » dit doucement Regina en posant un doigt sur la bouche d'Emma.

c'est avec grand plaisir, impatience que j'accepte ton invitation. »

- « Sinon on peut faire du déjeuner de ce midi notre troisième rendez-vous si tu es si pressée ! »

Regina éclata de rire et ce son était une des plus belle choses qu'il avait été donné à Emma d'entendre.

Les deux femmes sans se le dire, appréciait un peu de légèreté. Malgré la situation complexe , la malédiction, cette matinée leur amenait des moments tendres, doux et joyeux. »

Emma , s'interrogea sur le rendez vous du soir. Elle confierait Henry à ses grands parents. Elle trouverait bien une excuse. Elle aimerait tant emmené Regina dîner à l'extérieur de storybrooke. Il allait falloir ruser et s'organiser.

La matinée avança sans heurt. Regina récupéra les dossiers sur son pas de porte comme prévu et dû se mettre à son bureau. Emma réfléchit au rendez-vous.

Elle raconterait à sa mère qu'elle devait se rendre en dehors de storybrooke avec Regina car elles avait eu une idée , dont elle ne pouvait pas parler.

Elle appelerait un restaurant .

Une fois tout cela organisé dans sa tête, elle se dit qu'elle devrait peut être rejoindre Henry et les charmants.

Laisser Regina travailler.

Elle alla voir cette dernière dans le salon.

Elle s'approcha doucement de Regina qui lisait ses dossiers. Finalement, elle avait quitté la table et elle s'était assise sur le canapé, les jambes allongées dessus.

Elle ne vit pas Emma s'approcher tant elle était concentrée.

Elle ne s'aperçut pas que son cœur manqua un battement, comme à chaque fois qu'Emma venait à elle, car depuis 3 jours, il en ratait tant que ça ne la choquait plus.

Emma , sans un bruit s'approcha, et le plus doucement possible, posa ses mains sur les épaules de Regina et massa doucement. Après un léger sursaut, elle sentit le corps se détendre . La tête de Regina se pencha , lui facilitant l'accès de sa nuque.

Après quelques minutes, Emma s'assit par terre, à côté du canapé, tout près de Regina.

- » cA va , tu avances ? »

- »mmm. »

- »Tu veux quelque chose, un verre d'eau... »

- » mmm, mmm.. »

- « CA va pas ? »

Regina souriait.

- » Tu sais que j'ai des fauteuils, des canapés, même un pouf ... «

- » Mais .. j'adore être assise par terre, en plus ta moquette est on ne peut plus confortable.. »

- » Ah oui ?.. »

- » oui ! tu devrais descendre de ton trône Regina,et rejoindre le peuple, un peu plus bas.. » ajouta Emma en souriant

D'un haussement de sourcil, Regina observa la situation et s'en amusa.

Elle se redressa, et se laissa glisser, les dossiers dans les mains, pour rejoindre le sol et la moquette si confortable.

- » c'est vrai ! tu as raison... » ajouta -t-elle en souriant.

Et dans un élan qui la troubla elle même, elle lâcha ses dossiers, prit le visage d'Emma et l'embrassa presque violemment. Emma ne se fit pas prier et répondit avec autant de fougue.

Les dossiers furent éparpillés, la table basse repoussée, le pouf expédié comme par magie à l'autre bout de la pièce pour que les deux femmes puissent s'allonger, sur cette moquette décidément très confortable.

Elles restèrent côte à côte, se dévorant de baisers.

Leurs mains caressantes, se faisaient plus pressantes, plus curieuses. Emma commença à explorer le cou puis, n'y tenant plus, commença à descendre vers la poitrine de Regina, couvrant chaque parcelle de la peau de baisers doux, puis plus appuyés. Elle laissa la marque de ses dents sur cette peau si fine. Regina ne put contenir un gémissement du plus profond de son être.

Emma ne tenait plus. Elle sentait son ventre se serrer, son entre jambe lui faisait mal tant elle désirait Regina.

- »oh Emma, j'ai … je... »

Emma s'arrêta et regarda le visage de Regina. Les yeux était fermés, la bouche entre ouverte, la respiration saccadée...

- " Regina, regarde moi... regarde moi... »

Regina respirait toujours rapidement, elle ne parvenait pas à ouvrir les yeux, tant toute son attention était concentrée sur son corps, son ventre et le désir qui brûlait.

- " Regarde moi, Regina.. »

Dans un effort infini, ses yeux s'ouvrirent, plongèrent dans le regard vert, foncé par le désir.

Toutes leurs bonnes résolutions, théories sur ce fameux troisième rendez-vous, tout volait en éclat et aucune des deux n'en avait rien à faire. »

D'un regard , Regina amena Emma à parler.

- « Regina, emmène moi dans ta chambre. Aussi confortable soit cette moquette, emmène moi dans ton lit. »


A demain ! ou peut être ce soir !