Boomwortels : Chapitre 9


Bonjour à tous !

Héhéhé, il y en a plus d'un surpris par la combinaison Evan/Larryn ! Mais sachez que j'ai plus d'un tour dans ma manche, vous pourriez être surpris ! Bon, aller, un peu plus d'action et des touches de romance dans ce chapitre.

Diama : Holalala, tous ces compliments ! Je vais finir par avoir la grosse tête ! merci :)

Gwenetsi : serais-tu sur la voie de la guérison ? ^^ En tout cas, continues à monter des hypothèses, car nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

Belmene : merci, ravie que tout ceci te plaise !

Bonne lecture à tous !

M.


L'après-midi était fortement avancé et le beau temps avait poussé bon nombre de personnes à venir en profiter sur les nombreuses terrasses qu'offrait la Cité. Vala Maldoran avait même décidé que c'était l'occasion idéale pour apprécier un léger bain de soleil, tout en sirotant un jus de fruit, dont l'origine pégasienne relevait du summum de l'exotisme. Une ombre apparue. Elle releva la tête pour identifier la personne qui venait de se planter devant elle, lui cachant la lumière qui lui permettait de lire son magazine people qui commençait à dater. Ses yeux rencontrèrent le regard sévère du Docteur Jackson.

- Vous n'auriez pas perdu quelque chose ? demanda ce dernier.

Torren gigotait joyeusement dans ses bras et se mis à babiller en reconnaissant sa nounou.

- Daniel ! s'exclama-t-elle en reposant le verre qu'elle dégustait avec une paille sur la table.

Elle se leva et attrapa les petites menottes de l'enfant. Les "gouzi-gouzi" que la femme émit agitèrent encore plus Torren qui cria d'enchantement de plus belle.

- Devinez donc où j'ai retrouvé ce charmant jeune homme ? demanda l'archéologue, le ton lourd de reproches.

- Heu, et bien je ne sais pas... commença Vala un peu surprise.

- En train de se balader aux fins fonds des couloirs de la Citée, sans la moindre surveillance !

Saisissant le ton accusateur, Vala croisa les bras.

- Et donc selon vous, c'est de ma faute si Torren se promène tout seul, parce que... ?

Elle laissa volontairement la phrase en suspens pour voir comment il la conclurait.

- Parce que l'on ne peut vous confier aucunes responsabilités ! Il aurait pu lui arriver n'importe quoi et...

Mais elle ne lui permit pas de poursuivre, le fusillant du regard et attrapant le bout de chou dans ses bras.

- Je ne gardais pas Torren aujourd'hui. J'étais avec Zelenka pour apprendre à me servir du système informatique et pouvoir vous aider dans vos recherches !

Jackson resta abasourdi quelques secondes.

- Mais vu la confiance que vous me portez, ne comptez plus sur moi pour quoi que ce soit.

Sur ce, elle détourna la tête et s'en alla de la terrassa en grandes enjambées, plantant là Daniel, plus estomaqué que jamais. Il resta muet quelques instants puis se frappa soudainement le front de la paume de sa main.

- Quel crétin ! gronda-t-il contre lui-même.


Carson Beckett regarda intrigué l'homme qui s'était présenté à lui de son plein gré pour une consultation, ce qui était une chose relativement surprenante de la part de Ronon Dex. Le Satédien souriait d'un air suffisant en tournant négligemment sur le tabouret rotatif qu'il avait réquisitionné pour s'assoir.

- Et je peux savoir pourquoi vous voulez faire ça ? demanda prudemment le médecin.

Ronon haussa les épaules, toujours souriant.

- Sheppard et McKay ont tous les deux le gène Ancien.

- Et donc… ?

- Je pourrais aussi en avoir besoin, en mission. Pour allumer les trucs… piloter le jumper.

Le médecin assimila ces quelques mots et soupira en tirant vers son "patient" un autre siège pour s'assoir en face de lui, à sa hauteur. Du moins, à hauteur d'un Ronon assis.

- Piloter un jumper hein ? Ecoutez, je ne vois aucun inconvénient à vous inoculer le gène des Anciens, mais j'ai besoin de savoir ce que vous comptez faire.

Il lui sembla que l'ex-runner paru gêné. Ronon se pencha vers lui pour lui faire part de quelques confidences. Carson écarquilla les yeux en écoutant ce qu'il lui révélait, puis éclata de rire. Il se calma néanmoins très rapidement sous le regard noir du Satédien.

- Pas de soucis, répondit-il en se levant pour aller chercher son matériel.


Sheppard retomba lourdement sur le tapis d'entrainement, sa respiration se coupant brutalement. Il émit un gémissement et écarta les bras en croix, préférant rester au sol plutôt que de se relever, ce qui équivaudrait à retourner plus rapidement au combat.

- Vous n'êtes pas très concentré aujourd'hui John, déclara Teyla qui recoiffait ses cheveux le temps que son adversaire battu reprenne quelques forces.

Le Colonel passa sa main sur son front en sueur et soupira fortement, puis se mit en position assise. Il se trouvait un peu rouillé après plusieurs mois à diriger une équipe au SGC. Beaucoup moins d'action, plus de négociations et d'explorations scientifiques. Et en plus il avait un réel besoin de se changer les idées(1).

- Disons que je ne suis pas au mieux de ma forme, lui dit-il en souriant.

Teyla ne chercha pas à en savoir plus. Elle savait qu'il ne lui parlerait que lorsqu'il en aurait vraiment besoin. John prit la main qu'elle lui tendait pour se remettre sur ses pieds.

- Essayez d'être plus en attaque. Et vérifiez la position de vos pieds, vos appuis ne sont pas assez consolidés. Vous chutez à chaque poussée trop puissante.

Il acquiesça et se remit en position. Il attaqua en premier, lançant son poing dans le but de toucher l'épaule de la jeune femme, mais l'Athosienne esquiva avec facilité en pivotant son buste. Elle se saisit du bras qui passa devant elle et amorça un mouvement pour le retourner tout en plaçant sa jambe derrière le genou de son assaillant. Mais Sheppard fit une rotation sur lui-même, à la limite de se déboiter l'épaule. De son bras libre il frappa avec le plat de sa main dans l'abdomen de Teyla qui relâcha sa prise lui permettant de se dégager. Leurs mouvements s'enchainèrent parfaitement sans que l'un ou l'autre ne parvienne à prendre le dessus dans ce combat amical.

Néanmoins, John finit par se prendre un coup au visage à cause d'une simple distraction qui venait de passer la porte de la salle d'entraînement. Une distraction aux cheveux dorés, qui afficha un sourire narquois lorsqu'il émit un juron de douleur, la pommette en feu.

- Vous n'avez pas fait beaucoup de progrès à ce que je vois Sheppard, dit Larryn en s'avançant vers lui.

Il grogna et fit signe à Teyla qu'il arrêtait là, ne souhaitant pas plus de casse.

- Qu'est-ce que vous faites là ? demanda-t-il en tentant de réprimer son ton hargneux.

Teyla leva un sourcil d'interrogation. John avait toujours été de bonne humeur et aimer plaisanter avec la Travelers, s'envoyant l'un l'autre des petits piques pour s'embêter. A cet instant, elle ne voyait que dédain et colère dans son ami à l'encontre de la jeune femme. Cette dernière ne fit aucune remarque et croisa les bras.

- Votre chef, le Général, et Woolsey, veulent vous voir, pour que vous nous accompagniez. Nous allons rencontrer certains peuples de votre connaissance pour négocier des traités d'entraide.

- Pourquoi auriez-vous besoin de moi pour ça ?

John grimaça en appliquant sur sa joue la bouteille d'eau fraiche de venait de lui passer Teyla et s'assit sur l'un de rebords de fenêtre. Larryn haussa les épaules.

- Vous demanderez à votre patron.

Sheppard ébouriffa ses cheveux de sa main libre, la bouteille toujours contre son visage.

- Ok, dites leur qu'on arrive, le temps de trouver McKay et Ronon.

Il la vit se mordre la lèvre et il s'obligea à détourner son regard vers la bouteille pour boire.

- Je me suis mal exprimée… il n'y a que vous qu'ils veulent voir, pas toute votre équipe.

Le Colonel baissa la tête, fixant quelques instants le sol, avant de la hocher pour lui signaler qu'il avait saisit. Larryn pinça la bouche et plissa les yeux, fit un rapide signe d'au revoir à Teyla et sortit de la pièce.

- Quelque chose ne va pas ? demanda l'Athosienne septique quant à l'attitude des deux personnes.

John se releva, s'épongeant le front.

- Nan, ne vous inquiétez pas, tout va très bien.

Elle lui lança un regard qui lui signala qu'elle n'était absolument pas dupe de sa réponse. Il en rigola doucement puis se leva.

- Ça va aller. Merci de vous en inquiéter. Passer le bonjour à Torren ! Dites lui que tonton John viendra le voir à son retour de promenade.

La jeune mère sourit en le voyant quitter la salle. Mais une petite appréhension restait tout de même au fond d'elle.


- Amélia ?

La jeune femme se retourna en souriant, reconnaissant la voix de baryton que venait de l'interpeller. Elle posa le dossier d'inventaire qu'elle tenait en main et sortit de derrière le rayonnage de fourniture pour découvrir Ronon Dex sur le pas de la porte.

- Oui ?

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il en regardant bizarrement les étagères recouvertes de boites en tout genre.

- Ho, j'aide l'équipe de la maintenance en faisant leur inventaire. Ils ont pas mal de boulot en ce moment. Ils m'ont promis de venir réparer l'installation électrique de mes quartiers rapidement si je les dépannais. Et toi, tu fais quoi ?

L'homme appuya négligemment son épaule sur le cadre de la porte.

- Rien. Je comptais aller faire une balade. Ça te dit de m'accompagner ?

Amélia fit mine de réfléchir quelques secondes mais finit par accepter joyeusement.

En remontant le couloir pour se rendre au hangar à jumpers, ils croisèrent Beckett qui discutait avec Jennifer Keller et leur firent un geste de salutation. Alors qu'ils passaient devant eux, Carson adressa au Satédien un discret pouce levé. Ronon afficha un sourire suffisant et passa son bras autours des épaules de la jeune femme plus petite que lui.


Le Colonel arriva au petit trot en salle de la Porte, les cheveux encore humides de la douche rapide qu'il avait pris avant de venir.

Il s'arrêta au niveau du Général et se mit au garde à vous pour le saluer. Lorne et son équipe étaient déjà fins prêts à partir.

- Ha, Sheppard ! Vous accompagnez SGA-2 aujourd'hui, lui indiqua O'neill

- Monsieur, sauf cotre respect, puis-je vous demander pourquoi ?

Jack fit un vague geste de la main en direction de Larryn qui s'approchait d'eux.

- Comme vous être chargé de notre invitée, vous l'accompagnez. PZ-773 est une planète alliée d'Atlantis, si je me souviens bien du rapport.

- PZ-776, corrigea Woolsey à côté de lui. C'est le Major Lorne et son équipe de l'époque (2) qui avaient rencontré la population. Ils étaient nos principaux fournisseurs de "patates pégasiennes".

Richard prit un air pincé au surnom attribué au légume qui avait ravis, deux ans auparavant, la totalité des habitants de la Cité lorsqu'ils avaient pu enfin manger ce qui s'apparentait fortement à des frites.

John se remémora qu'à l'époque, SGA-2 avait été accueilli en triomphe. Il faut dire qu'à ce moment là, Atlantis traversait une énorme crise de pénurie de plusieurs produits de première nécessité, entre deux ravitaillements du Dédale. La pomme de terre et le papier toilette ayant été les plus importants à manquer.

Les "patates pégasiennes" frites, accompagnées d'un steak de "boeufison", animal robuste à la viande bleue de Z8-725, avait été le meilleur repas que Sheppard se rappelait avoir dégusté sur Atlantis.

- SGA-2 retourne les voir afin de reprendre contact avec eux et s'assurer qu'ils recommenceront à nous fournir. Larryn ici présente, souhaite négocier avec eux un traité de protection semblable à celui fait avec les Athosiens, poursuivit Woolsey qui tira le Colonel de ses souvenirs gustatifs. Etant donné que vous êtes chargé de l'accompagner, vous ferez parti du voyage.

- Et étant supérieur hiérarchiquement à Lorne, vous serez notre représentant pour reconduire notre accord sur les patates, rajouta O'neill en souriant avant qu'il ne demande que l'adresse de PZ-776 soit composée.

John sentit un poids supplémentaire sur ses épaules et dans son ventre. Larryn vient se placer à côté de lui.

- Allons Sheppard, une petite promenade, ça va nous faire du bien, non ?

Il émit un grognement comme réponse et passa la Porte dès qu'elle fut activée, sans l'attendre, ne souhaitant pas lui parler plus.


Ronon Dex posa le plat de sa main sur la console de contrôle de l'appareil et le tableau de commande s'illumina instantanément. Il remercia intérieurement Beckett et fit signe à Amélia de monter à bord pour prendre place sur le siège passager. Alors qu'elle s'exécutait, il tapota son transmetteur et demanda l'autorisation de sortie au poste de commande.

- Comment as-tu fait pour avoir le droit d'en emprunter un ? demanda la jeune femme en regardant tout autour d'elle.

Ce n'était pas la première fois qu'elle montait dans une des petites navettes atlantes, mais elle n'avait jamais été assise dans le cockpit de pilotage.

Il ne répondit pas à sa question, et se contenta d'un petit rire qui secoua ses épaules. Inutile de lui dire qu'il avait exploité à fond la gentillesse de Beckett pour que ce dernier demande à Woolsey de l'envoyer sur le continent pour chercher des "herbes médicinales" qu'on ne trouvait que là bas. Et que Banks s'était portée volontaire pour l'accompagner. Le dirigeant, dépassé par son travail, avait apposé sa signature sans poser de question.

- Aller dis-moi ! insista-t-elle en le frappant gentiment du revers de sa main.

Petite agression, ressemblant plus à une pichenette, qui accentua son rire.

"Jumper 4, autorisation de décollage, le hangar est ouvert. Bonne promenade !" grésilla la voix du technicien dans la radio.

Le Satédien attrapa les manettes de vol et s'appliqua à bien à la manœuvre comme Sheppard lui avait fait temps de fois fait essayer et réessayer. Et le petit vaisseau s'envola sans problème au dessus de l'océan.


Des petits coups sur la porte lui firent relever la tête et Samantha sourit à Vala et Teyla qui entraient dans son laboratoire. L'Athosienne tenait tendrement Torren contre elle et ce dernier babillait des "mama" à faire fondre n'importe qui. Mais Vala quant à elle arborait une mine montrant un vif mécontentement que la scientifique caractérisa comme étant typiquement post-dispute avec Daniel.

- Mesdames, qui puis-je faire pour vous ? demanda-t-elle en refermant son ordinateur, remettant à plus tard son travail.

Vala s'affala sur un tabouret qui trainait et plaça son menton dans ses mains, prenant appui sur la table.

- Vous n'auriez pas un truc fort ? questionna-t-elle, se morfondant.

- hummm, non.

La brune émit un soupire à fendre le cœur et laissa son front cogner sur le fer froid du plan de travail.

- Que ce passe-t-il ? l'interrogea Sam, bien qu'elle connaisse déjà une partie de la réponse.

- Daniel ne fait pas confiance, pour RIEN ! s'exclama Vala un peu fortement. Il m'a accusé d'avoir abandonné Torren n'importe où et d'être irresponsable.

Samantha se retourna, surprise, vers Teyla.

- J'avais confié Torren à McKay pour une petite heure, expliqua l'Athosienne, mais il semblerait que ce petit monsieur n'ait pas voulu rester tranquille et ait décidé de faire un tour tout seul. Je n'arrive pas à croire qu'il sache déjà marcher. La dernière fois que je l'avais vu il n'avait pas encore ses dents !

Carter hocha la tête, saisissant ce qu'elle voulait dire. Son regard ne pouvait se détacher du petit bout de chou qui regardait avec émerveillement tout autour de lui. C'était la première fois qu'il venait dans cette pièce et tout lui semblait être de nouvelles choses à découvrir.

- Vous voulez le tenir ?

- Hein ?

Mais l'astrophysicienne n'eu pas le temps de dire autre chose que le petit garçon gigotait déjà joyeusement dans ses bras. Bien sûr elle adorait les enfants. Cassandra, ses neveux. Mais elle n'avait jamais eu à s'en occuper lorsqu'ils étaient petits. Un peu gauchement elle le maintient devant elle.

Torren la regarda, impressionné. Puis son visage se fendit dans un sourire si mignon que Samantha décida qu'elle pouvait se permettre de tomber amoureuse encore une fois.


Chuck jeta un coup d'œil, le millième depuis une heure, en direction de sa montre, attendant la fin de son service pour pouvoir remplir son estomac qui gémissait bruyamment. Depuis le départ de l'équipe de Sheppard et Lorne, deux heures auparavant, l'activité en salle de la Porte était au plus plat. Et le retour du jumper de Ronon n'était attendu, normalement, que dans 4h. Le Technicien en chef s'ennuyait ferme. Il regarda à travers la baie vitrée de leur bureau Woolsey et O'neil parlementer sur divers rapports et autres choses diverses et variées qu'il ne percevait pas d'où il était.

Un bip électronique retentit alors faiblement derrière lui. Il fronça les sourcils en se retournant, constatant que la personne qui devait être de garde en même temps que lui sur les écrans de contrôle avait désertée son poste.

"Encore un qui va se prendre un sacré savon" marmonna-t-il pour lui-même en glissant jusqu'à la console grâce à son siège à roulette. Il pianota pour accéder au programme qui générait l'alerte et écarquilla les yeux en fixant le point rouge des détecteurs longue portée. Chuck se leva tellement vite, comme électrisé, qu'il en fit tomber son siège dans un grand fracas qui attira l'attention des quelques personnes présentes.

- Gé… Général ! Monsieur ! s'écria-t-il à l'intention des deux dirigeants d'Atlantis.

Les appelés relevèrent la tête de leur occupation et découvrir le pauvre technicien totalement tétanisé qui ne pouvait lâcher l'écran des yeux.

- Que ce passe-t-il Chuck, demanda Woolsey en se rapprochant.

- Je… je ne suis pas sûr…

- Contactez le Dédale, ordonna O'neil.

Le technicien s'activa et bientôt une image plus ou moins brouillée de Caldwell apparut sur l'écran de communication.

- Colonel, nous détectons des vaisseaux non-identifiés en approche, pouvez-vous nous le confirmer ?

- Nous… vaiss… système… Vanirs !

La retransmission s'embrouilla et de la friture s'installa sur la ligne sonore.

- Vanirs ? Caldewell, confirmez ce que vous veniez de dire ! Caldwell ? ! Vous pouvez me dire ce qu'il se passe ? s'énerva Jack après le technicien. Pourquoi ça ne fonctionne plus ?

Chuck s'activa autant qu'il pu avant de s'arrêter subitement dans un hoquet de stupeur.

- Monsieur…

- QUOI ?

- Le Dédale, il a disparu des écrans radars, répondit le jeune Canadien d'une voix blanche.

Woolsey et O'neil se regardèrent, interloqué, assimilant peu à peu ce qu'il venait de prononcer. La seule raison probable à la disparition du vaisseau terrien était sa destruction.

- Que fait le vaisseau ennemi ? tenta de se reprendre Jack.

- Il… il ne bouge pas, il… Il nous tire dessus ! s'écria Chuck horrifié.

C'est alors que l'alerte sonore d'Atlantis se mit d'elle-même en route, tétanisant chaque personne dans la Cité.


Les trois femmes et l'enfant assis dans le laboratoire d'expérience sursautèrent quand l'alarme se déclencha.

- Bon sang, cette sonnerie est encore plus stressante que celle du SGC, critiqua Vala.

Carter qui tenait toujours Torren à bout de bras et ne sachant pas quoi en faire le remit dans les bras de sa mère alors qu'il commençait à gémir, mécontent du bruit strident qui agressait ses oreilles.

La voix du Général retentit alors par-dessus la sirène hurlante

"Ici O'neil, nous risquons une attaque imminente, ceci n'est pas un exercice."

Elles s'entre-regardèrent chacune leur tour avant de réagir, comme électrisée. Carter attrapa son réacteur et le calfeutra dans une armoire métallique blindée : s'il devait y avoir des explosions, autant le protéger pour éviter qu'il n'en déclenche un autre plus massive. Vala ferma les portes et barricada les fenêtres de la pièce. Teyla balaya la table de son matériel, la renversa pour en faire un paravent et s'assit derrière, aussitôt rejointe par ses deux compagnes.

- Et maintenant ? demanda Vala.

- On se prépare à toutes éventualités, répondit d'un ton professionnel Samantha en lui passant une arme et un gilet pare-balles.

Vala et Teyla la regardèrent avec effarement tandis qu'elle vérifiait le bon fonctionnement de son pistolet automatique.

- D'où vous sortez tout ça ?

- Réserve personnelle, les vieilles habitudes ont la vie dure, répondit-elle avec malice.

Le bruit d'une forte déflagration se fit alors entendre et elles se couchèrent de concert sur Teyla et son enfant pour les protéger alors que tout tremblait autour d'elles.


Le hurlement de l'alarme se déclencha alors que Rodney était allongé au sol, sous un panneau de cristaux de contrôle. Cela le surprit tellement qu'il en sursauta et se cogna la tête. Zenlenka qui l'accompagnait ne releva pas le juron fortement impoli.

- Qu'est-ce qu'il se passe encore ? grogna le Canadien qui se releva et arracha la tablette numérique des mains du Tchèque.

C'est à cet instant que son écouteur grésilla dans son oreille et que la voix de Woolsey se fit entendre, s'adressant directement à lui.

" Docteur McKay, nous allons subir un bombardement, branchez immédiatement le déphaseur. "

- Ça risque de ne pas être possible, je n'ai pas encore terminé les derniers raccordements et la puissance des réacteurs à naquada n'est pas bien calculée et…

"Enclenchez le bouclier, ou n'importe quoi MAIS FAITES QUELQUE CHOSE ET VITE !"

L'astrophysicien jura de nouveau et poussa Radek qui ne réagissait toujours pas, les bras ballants.

- Allez me chercher des câbles au lieu de ne rien faire, lui cria dessus Rodney.

Cela sembla le réveiller quelque peu.

- Qu'est-ce que vous allez faire ? demanda-t-il alors qu'il lui donnait le matériel requis.

- N'importe quoi et j'espère que ça ne va pas nous faire exploser.

Il relia le générateur à un nouveau tiroir de cristaux et en déplaça plusieurs. Il reprit la tablette et la fixa avec intensité

- Ça devrait fonctionner. Aller, dis moi que ça marche, dis moi que ça marche, dis moi… BON SANG !

La tablette venait subitement de s'éteindre. McKay la frappa plusieurs fois sur le sol sans le moindre effet.

Zelenka lui montra d'une main tremblante les cristaux Anciens qui venaient eux aussi de s'éteindre. La pièce se trouvait dans la pénombre depuis quelques secondes, mais ils ne l'avaient pas encore remarqué.

- Une IME, une impulsion électromagnétique. Ça grille tout objet avec un circuit imprimé, que ce soit humain ou Ancien, précisa inutilement Radek à son collègue.

Les deux scientifiques se regardèrent interloqué, leur esprit ayant fait un brusque arrêt. Seul une forte explosion nucléaire pouvait entraîner ce genre d'effet secondaire avant-coureur. Comprenant l'ampleur de ce qui aller arriver, les deux scientifiques se jetèrent à terre. (3)


En salle de la Porte, la panique s'installait. La plupart de des personnes se trouvant à proximité s'y étaient rassemblées dès le déclenchement de l'alarme, espérant être évacuées par l'Anneau.

Woolsey cracha sa colère en balançant son oreillette au sol et se retourna vers O'neill qui s'était figé en regardant les écrans. Peu importe ce avec quoi les Vanirs leur avait tiré dessus, mais le missile était visible sur les radars par un énorme point rouge clignotant décrivant une courbe qui se rapprochait d'eux. Le signal disparut, les surprenant. Puis l'écran se coupa. Et une forte lumière blanche envahit le ciel. Richard entendit vaguement le hurlement de Jack ordonnant que tout le monde se couche à terre.

A cet instant, les vitres de la tour volèrent en éclats et le souffle fit voler en éclat les vitres. L'onde de choc résonna dans toute la Cité, étourdissant même les mieux protégés. Certains crurent revivre l'attaque des Assurans, avec une puissance multipliée. Les secondes qui s'écoulèrent durant ce cataclysme parurent durer des heures entières.


Sheppard enclencha une à une les touches pour former la combinaison qui contacterait Atlantis.

La mission n'avait pas été mauvaise. La population ne comptait qu'environ deux cents personnes et leur chef, un grand ami du Major Lorne visiblement, avait accepté toutes les conditions proposées par Larryn pour bénéficier de la protection des Travelers. Lasse de n'avoir joué qu'à l'accompagnateur, le Colonel avait sacrément hâte de rentrer sur Atlantis. Surtout pour ne plus avoir à entendre le rire de Larryn lorsqu'elle plaisantait allégrement avec Evan juste sous son nez. Il avait pris les devants du groupe afin d'y échapper.

Alors qu'il validait sa séquence, la Porte refusa de s'activer. John haussa un sourcil, surprit, pourtant certain d'avoir correctement composé le code de symboles. Il retenta une seconde, puis troisième fois. Echec total.

- Un problème Colonel ? demanda un des membres de SGA-2 qui s'approchait derrière lui.

- Jansen, c'est bien vous le spécialiste des technologies de l'équipe ? Vous pourriez vérifier que tout fonctionne ? demanda-t-il en pointant du doigt la console.

Il laissa le jeune Lieutenant sortir son matériel pour s'activer et se rapprocha de Lorne qui arrivait, suivant de quelques pas par Larryn.

- Que ce passe-t-il ? questionna le Major, les mains croisés sur son P-90.

- Impossible d'entrer l'adresse, annonça John en cueillant un brin d'herbe pour le mettre à mâchouiller dans sa bouche.

Jansen courra vers eux pour leur faire part de ses découvertes.

- Rien d'anormal Monsieur, dit-il à John, tout est parfaitement en ordre.

- Alors expliquez-moi pourquoi je n'arrive pas à contacter Atlantis ? répliqua-t-il sèchement.

Le jeune homme resta muet comme un carpe quelques secondes avant de devenir blanc comme un linge.

- La porte réceptrice doit avoir des disfonctionnements, ou alors…

- Ou alors quoi ? demanda Larryn en voyant les mines graves des trois hommes devant elle.

- Ou alors elle a été détruite, conclu sombrement John.


A suivre…


Alors, ça vous a plu ?

Les personnages sont un peu dans la mouise là hein ! J'aime exprimer mon côté sadique en les faisant souffrir. :D

Pas d'inquiétude, ils vont s'en sortir… plus ou moins bien.

A la prochaine, n'hésitez pas à laisser une review !


(1) : Voir chapitre précédent !

(2) : vu à quelle vitesse les gens de cette équipe se font descendre, ça m'étonnerait que ce soit la exactement la même. C'est bien connu, seul Lorne survit à chaque fois.

(3) : pour avoir une idée www. youtube. com/ watch?v=zRr1u3y_9tk (retirez les espaces). Mais non je ne veux pas vous inquiéter pour la suite !