chapitre 10 : l'homme est un loup pour l'homme

Note(s) de l'auteur:

Acte 3 scène 3: Lucius le mari, Severus la femme, Remus le loup, Sirius l'amant transit
fin de l'acte: tragédie, ils se sont entre-tués pour les beaux yeux de Severus. Et il est à moi maintenant ah ah ah

Je dois cependant m'excuser de vous avoir chapardé Sev et de mon retard impardonable.

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chapitre 10 : l'homme est un loup pour l'homme

Severus se maintenait fébrilement à son fauteuil tentant par la même occasion de repousser la masse de cheveux de paille qui s'abattait sur lui tel un ouragan sur une ferme

« Qu'est ce que tu fais, arrête !

- Allons tu ne veux pas m'avouer qui t'a fait toutes ces vilaines griffures ? mmh...c'est Black ou Lupin ? lui susurra-t-il en léchant une ancienne morsure dans le lobe de son oreille

- Arrête...je te dis...laisse moi...

- … j'ai touché un point faible, tu as pris une jolie couleur sur tes joues...un peu comme celle de tes cheveux d'ailleurs…

- J'essaie la nouvelle mode des pirates des Bermudes avec les cicatrices ,la coiffure rebelle, etc. alors maintenant pars !

- Ah je vois, tu ne veux rien me dire mais… tu sais que je peux te faire facilement parler »

Il sentit que sa seule protection, c'est-à-dire des vêtements déchiquetés autour de ses hanches, glissait, aidée dans sa chute par la canne vorace de son compagnon

Mais, la porte s'ouvrit : un grand blanc s'installa.
Un gremlin passa, suivi d'un autre, puis encore un, jusqu'à ce qu'une invasion de petits gremlins à crête colorée ne débarque en trombe. L'auteur balance de l'eau pour les faire disparaître dans une nuée de cris.
Et il ne restait plus qu'un Sirius étonné, effrayé, dégoutté. En réalité son visage prenait diverses formes d'expressions, si bien qu'on ne savait pas s'il voulait fuir ou tuer les deux individus. Mais le problème est que dans le second cas, il serait obligé de plaider aux assises pour un crime passionnel, et il ne voulait pas s'abaisser à ça. Quoique ce serait sûrement un scandale pour la réputation des Malfoy et seul Merlin, qui sait toujours tout, pouvait nous dire avec certitude que Lucius y attachait de l'importance.
D'un air humble et dégagé, c'est lui-même qui brisa le silence :

« alors Black, on veut se joindre à nous, je te préviens je reste le dominant »

C'était le signal de départ, il se jeta dessus, tenta de l'étrangler en le martelant sur le sol pendant que le blond rigolait. Il serra encore plus la pression face à ce rire moqueur et victorieux. Mais Severus lui pointa un objet dans le dos comme une baguette pourtant assez grosse… bizarre !

« Black lâche le et sort immédiatement de mes appartements »

Il se glaça au son de cette voix froide et stridente. Il n'aimait pas se faire flageller dès le matin. Alors il y tenait tant que ça à ce spectre?
Il enragea, il grogna, il repartit sans même les regarder, claquant la porte au passage pour signaler son petit saut d'humeur.
Il ne savait pas que Severus avait perdu sa baguette, et qu'en réalité la chose, qui l'avait menacé, n'était autre que le peigne à cheveux. Rogue avait malencontreusement oublié de le ranger et il traînait négligemment sur son fauteuil (nda : toujours aussi frivole Sev). Si Sirius avait pris connaissance de l'arme de destruction massive du professeur de potion, il aurait sûrement blêmi, éclaté de rire et continué sa tentative d'homicide volontaire.
Severus essaya de remettre en silence ses vêtements en lambeaux sous les yeux égarés de Lucius. Mais celui-ci l'obligea à s'appuyer sur lui pour rejoindre sa chambre. Il était évident qu'il était dans un sale état. Lucius prit une grande bouffée d'air pur et d'un mouvement brusque le prit dans ses bras, pour l'amener jusqu'au lit.

« Lâche moi ! je t'ai dit de partir...je n'ai pas besoin de ton aide. Il l'allongea doucement sur son lit

- …qui t'a fait ça ? Sa voix était d'une froideur typiquement hivernale

- Lupin, grogna-t-il, t'es content ?

- Ces maudites sangsues gryffondoriennes, on devrait les pulvériser avec un insecticide ou plutôt un gryffonticide...Je devrais rester ici, demander au vieux fou de te remplacer

- Stop ! tais toi !

- Ce n'est pas moi qui t'es poussé presque au suicide y a 20 ans.(1) Ils se sont foutus de toi en te faisant croire qu'ils t'aimaient. Tu te souviens de ce qu'ils ont dit ?

- Je veux pas m'en rappeler. D'ailleurs tout est dans la pensine: et que ça y reste.

- Mais moi je ne veux pas te revoir sombrer entre leurs mains

- Et depuis quand te soucies tu de ça ? Après tout, depuis que Narcissa est à tes cotés je n'existe plus

- Je suis désolé...mais je refuse de voir ces idiots te tourner autour

- Ne dis pas n'importe quoi

- Et ces marques, ne me dis pas que je fabule ! Sev tu comprends rien ! Je vais rester ici, jusqu'à ce que tout s'arrange que tu le veuilles ou non et crois moi ces deux crétins en culotte rouge ne t'approcheront plus

- Je sais me défendre

- Oui je vois ça...en attendant fais moi une petite place dans ton lit...

- Va voir dans la baignoire si j'y suis !

- Pas sans toi et ta petite bouteille d'aphrodisiaque. Bon d'accord, d'accord, je reviendrais, je dois parler aux vieillard. À tout à l'heure ma crête de coq

- Grrrrr »

Il le laissa s'en aller sans ronchonner d'avantage. Lucius avait raison au fond. Severus replongeait dans le jeu de ces deux Gryffondors. Mais c'était dur de leur résister surtout quand l'un est un obsédé et l'autre un animal en chaleur.
Severus, 36 ans, cheveux moitié rouge et noire, sombra en cette douce matinée dans le sommeil en ne pensant plus qu'à une fée qui lui prodiguait des conseils pour la potion tue-Lupin et tue-Black.

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Un con, oui, il se croyait vraiment le plus crétin des sorciers de cette planète. Pourtant il avait fait de bonnes études, était devenu préfet dans sa jeunesse, avait gagné un prix au concours des « écrivains de génie »…bon il se changeait parfois en bête féroce dévorant tout ce qui pouvait ressembler à un être vivant les soirs de pleine lune.
Mais il avait toujours fait attention à ne mettre personne en danger, même la petite coccinelle Melissa qu'il gardait dans 'une cage'. Non pas qu'il aimait enfermer les animaux, 'la cage' était en réalité plus un refuge. Les petites bestioles volantes pouvaient rentrer chez elles comme elles le voulaient. Pas de couvre feu, de la nourriture diversifiée (des fleurs d'une grande rareté pour les abeilles), quelqu'un d'attentionné s'occupant d'eux : bref c'était un logement intéressant, gratuit et bien situé. Et Melissa, était l'une des seules qui ne le quittaient jamais, en compagnie de Max le lézard.
Bref il ne pouvait faire de mal à une mouche. Et pourtant il avait fait de l'homme de ses pensées sa proie d'une nuit. Bien sûr qu'il s'en souvenait ! Tout était revenu progressivement dans ses pensées, même le plus petit détail comme le fait que la bouche de Sev avait une senteur de chocolat au lait, que ces cheveux étaient plus lisses quand il...
stop !
Il fallait se reprendre.

Il repoussa son chocolat chaud et demanda à un elfe de lui apporter du thé avec une rondelle de citron ; Dumbledore lui sourit un peu comme à son habitude surtout quand il y avait des bonbons et du citron sur la table très tôt dans la matinée. Il vit Sirius s'asseoir à ses cotés. Par rapport à son humeur désespérée et avachie, Sirius était plutôt en rogne l'air prêt à tuer les morceaux de sucre sur la table.

« Un gros connard !

- … (oh non, il a enfin découvert qui je suis après toutes ces années). Il demanda cependant : Qui ?

- Malfoy

- Ah oui

- Je l'ai croisé ce matin, il était en merveilleuse compagnie, devine avec qui ?

- Harry et Ron

- Mais non je te parle de Lucius là, tu n'écoutes jamais quand on t'adresse la parole ?

- Hum oui, désolé

- Bon je disais, Malfoy senior tripotait Snape quand je suis allé dans ses appartements ce matin

- Pourquoi es-tu aller…. ?….qui ?

- Lucius Malfoy, dernier des crétins. Tu connais ! On a fait nos études dans la même école. Tu te souviens ? Il s'est même barré avec Rogue le jour de la St Valentin. Si je pouvais le…

- Ça va, ça va…calme toi…et explique moi un peu ce que tu as vu

- Tu veux un résumé ou la version longue car je te préviens la version longue est en araméen.(1)

- Va pour le résumé !

- A la bonne heure. Et bien, tranquillement ce matin je suis allé voir Rogue pour lui demander conseil

- Conseil ?

- Oui , l'hippogriffe, Jason, est encore tombé malade et je ne pense pas que la potion qu'il m'a donné soit réellement efficace contre les bronchites allioplasmiques de trufftoile

- Je vois…je vois

- Bon alors, je croise Malfoy fils au passage qui semblait bouleversé, j'entre et je vois le brave Servilus à moitié dénudé enlacé par les bras de ce connard à cheveux de mélasse colorée…

- …Remus se sentit alors très mal à l'aise. Ce pourrait-il que Lucius en ait profité ?

- Et le pire tu vois, c'est qu'il m'a proposé de venir les rejoindre

- ….

- La seule chose que j'avais envie à ce moment là c'était de lui arracher la tête, la planter sur un piquet, et d'y mettre le feu. Je l'aurais offert comme torche aux elfes de maison ou mieux à coté du tableau de Mme Black, chère mère, pour qu'il passe sa vie en sa compagnie…quelle belle agonie !

- Et tu disais qu'il était dénudé…

- Oui avec des griffures partout, si tu le voyais il n'osait plus rien dire tellement il avait honte.

- Lis ça s'il te plaît…

- Quoi ? tu veux que je te lise la notice d'un flacon de vitamines, non mais ça va pas ! Dans des moments pareils ! on devrait préparer l'échafaud pour ce sang pur de fouine

- S'il te plaît, murmura Remus. Sirius prit la notice à contre cœur, et lit frustré ce qu'il y avait d'inscrit. Ses yeux devinrent globuleux

- Ne me dis pas que….

- Si, les griffures sur son corps c'était moi

- Oh par la Cornemuse de Gertrude! »

Remus sentit soudainement une odeur pestilentielle lui arriver aux narines, une odeur plutôt familière. Lucius était entré dans la salle et se dirigeait avec classe et panache vers la table des professeurs qui sirotaient leurs thés. Il fit un regard mauvais au passage à Potter, entendu à son fils, et enfin un clin d'œil à Black qui fulminait. Toujours capable de faire plusieurs choses à la fois en un temps record, il s'approcha de Dumbledore avec un « pourrais je vous parler ». Le directeur acquiesça laissant, dépité, ses petits biscuits à la vanille et ses bonbons parfum morue. Il indiqua au blond de le suivre.
En sortant de la salle, Lucius eut cependant, un magnifique rictus malfoyen en direction de Remus, qui sentit une goutte de sueur froide perler sur son front. Sa carrière était-elle finie ?

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La notice que Black tenait dans ses mains tomba au sol, laissant apparaître aux yeux d'un elfe de maison qui le trouva par hasard une explication sur les dangers des vitamines :

« Précautions d'emploi :

il est déconseillé aux femmes enceintes d'en abuser

en cas de lycanthrophie, s'abstenir de prendre les juvaminos aux alentours de la période de pleine lune. Des risques de démangeaisons, et de transformations semi-précoce peuvent avoir lieu.

Ne pas prendre de bierreàbeurre et laxatif lors de la prise de ces vitamines.

En cas de doute n'hésitez pas à demander l'avis de votre médicomage.

A tenir hors de porter des enfants »

L'elfe garda précieusement le bout de papier dans une de ses poches non-trouées, ça pourrait toujours lui être utile.

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(1) C'est le top départ du mélodrame, attaché vos ceintures on va décoller. Bref un couple qui se dispute, c'est toujours très émouvant...
(2) j'ai repris cette expression de ma sorcière bien-aimé (le film avec Nicole Kill Man lol)

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alors voilà un chapitre bien tranquillou...mais pendant combien de temps va durer le calme et la douceur?

Draco vous donne un bisou pour une review