Salutations !

On dirait que j'arrive à garder un certain rythme en ce moment, c'est cool ! Je sais pas ce que j'ai mais je suis super motivé en ce moment, j'ai rattrapé mon retard dans l'anime de DC et je suis assez motivé à continuer mes fics et à en traduire certaines, même si je suis pas égal du tout dans mon avancement de mes différents projets, j'avoue.

Enfin, j'espère que vous appréciez quand même ! En tout cas voici un nouveau chapitre de NF ! Vu que j'ai la rentrée la semaine prochaine, je ne promet rien pour la suite, mais j'ai posté pas mal de chapitres en fin de vacances donc vous avez quand même de quoi faire =P Même si ce chapitre-ci est moins long que le dernier.

Bonne lecture !


Chapitre 10


Le type ne fut pas très long à s'éloigner des deux enfants. Il avait changé sa façon de me tenir, la lame était toujours sous ma gorge et s'y collait dès que je bougeais un peu trop à son goût, et son autre main me bâillonnait histoire d'être sûr que je ne fasse pas de bruit.

On était toujours dans des petites ruelles, et même si je trouvais ça plutôt pas mal qu'il n'ai pas décidé de me buter à la va vite dans la ruelle suivante, permettant ainsi de gagner du temps, je ne pouvais m'empêcher de craindre ce qui allait arriver dès qu'il allait trouver un coin propice à s'arrêter. D'ailleurs, il ne tarda pas à le trouver, et on se retrouva dans un bâtiment abandonné, un peu comme dans la zone où on avait été avec les DB sauf que là les bâtiments étaient plus rapprochés les uns des autres alors que là où on avait trouvé la drogue il y avait plus d'entrepôts et de bâtiment espacés les uns des autres.

La bonne nouvelle, c'est s'il prenait son temps pour trouver un coin, il voulait donc sans doute prendre un peu son temps pour me tuer. C'est en tout cas ce qu'il avait laissé entendre, comme la plupart des trafiquants qui avaient voulu se venger d'ailleurs. La mauvaise c'est que même si ça donnait plus de temps je risquais quand même de déguster un peu avant que Conan-kun et Haibara-san n'aient le temps de débarquer avec de potentiels renforts, du coup même si je n'en étais pas encore au stade de paniquer, je stressais de plus en plus. J'étais restée relativement figée pendant le trajet, par peur et parce que de toute façon je n'avais pas trop le choix (couteau sous la gorge, tout ça), mais maintenant que je le voyais s'assurer de bien fermer toutes les issues dans le bâtiment qu'il avait choisi, je commençais vraiment à flipper. Il avait encore changé sa façon de me tenir pour se faire, je n'avais plus de couteau sous la gorge et n'étais plus bâillonnée, mais son bras m'entourait la poitrine et me bloquait les bras et je ne voyais pas trop ce que je pouvais tenter. Peut-être essayer une énième fois de lui envoyer de la lumière dans la tronche dès qu'il m'aurait lâché, ça m'avait quand même bien aidé par le passé, m'enfin si je n'avais que ça comme solution ça risquait de pas tenir très longtemps, surtout que même si je lui échappais il risquait de me rattraper avant que je n'ai eu le temps de rouvrir une des issues.

Je m'étais concentrée sur des idées pour me sortir de là et avait cessé de faire attention à la façon dont il condamnait mes portes de sortie, aussi je ne m'étais pas rendue compte qu'il avait commencé à se diriger vers l'étage. Ce n'est que lorsqu'il s'arrêta que mon attention revint sur ce qui m'entourait, et que je surpris l'éclat argenté d'un coup de couteau du coin de l'œil.

Une douleur vive m'entailla la jambe alors que je criais de douleur et de surprise. Le type ricana.

-Cette fois au moins, c'est sûr, tu ne pourras pas fuir.

Certain de cet état de fait, il se décida à me lâcher. Prise par surprise, je cherchais à me réceptionner normalement mais, bien évidemment, ma jambe blessée refusa net de supporter mon poids et je tombais sur le ventre en portant ma main près de ma blessure.

Bon, ben j'avais raison, ça commençait mal. J'aimais pas l'idée de me reposer entièrement sur des tiers pour ma survie mais je ne voyais pas comment faire autrement, surtout si je ne pouvais ni marcher ni courir.

-Ce serait pas genre, plus malin de profiter de pas avoir été attrapé avec les autres pour s'enfuir ? Ne puis-je m'empêcher de tenter en essayant d'ignorer la douleur dans ma jambe blessée.

-Oh, mais c'est exactement ce que je compte faire une fois que j'en aurais fini avec toi ! Sourit le type. Tes amis ne savent pas où j'ai été, même s'ils préviennent les flics ils ne nous trouveront pas. Enfin je vais quand même devoir faire vite à cause d'eux, au cas où, mais ne t'en fais pas, tu auras quand même largement le temps de regretter de ne pas avoir eu une mort douce la 1ère fois. Et me supplier de te tuer plus vite n'y changera rien !

Oui, enfin qu'il ai le temps de me tuer ou non, il avait de grandes chances de se faire cueillir par la police, mais si ça pouvait être avant qu'il me trucide, et si possible avant qu'il me mutile, se serait vraiment cool ! Et hélas, le lui dire ne m'aiderait pas, il n'aurait qu'à détruire le badge et éventuellement bouger à nouveau, empêchant cette fois totalement les autres de me trouver. Mauvaise idée, donc.

La sonnerie de mon téléphone nous prit tous les deux par surprise. Je baissais les yeux mais avant d'avoir pu le sortir, le criminel me balança un coup de pied dans le ventre.

Aïe ! Punaise, mon ventre s'était pas encore remis des coups de l'autre jour ! Je me pliais en deux au sol, cherchant désespérément à retrouver une respiration normale, pendant que le trafiquant s'accroupissait pour prendre mon téléphone dans ma poche. Je ne pouvais pas voir qui c'était, mais c'était peut-être Arō-san. S'il était rentré, il devait se demander où j'étais. A coup sûr, il allait encore rouspéter contre la police ! Enfin, rouspéter n'était pas un mot assez fort je pense.

Je rouvris les yeux, mais évidemment, je ne pouvais pas voir l'écran. Le type se contenta de sourire avant de détruire consciencieusement le téléphone.

-J'y avais pas pensé, mais c'est une bonne chose de faite !

Bon, je doute qu'il m'aurait laissé le temps de l'utiliser, mais ça me faisait quand même chier. Heureusement que j'avais pas trop de contacts dedans et que c'était un téléphone de base ! Et comme ça il risquait moins de me fouiller et de s'étonner devant le badge. Restait plus qu'à espérer qu'il le pète pas en me frappant ! Et qu'il ai l'air plus porté sur le poignardage ne me rassurait pas du tout.

J'étais encore en train de me remettre du coup dans le ventre et commençait seulement à sortir de ma position fœtale lorsque le type s'intéressa de nouveau à moi. Il me saisit l'épaule pour me forcer à me mettre ventre contre le sol et il s'assit en partie sur moi.

Je ne pouvais pas faire grand chose pour l'en empêcher, encore moins pour me sortir de là. Et encore, heureusement qu'il n'avait pas réellement mit de poids sur moi, en fait il était plutôt à califourchon, mais il me plaquait fermement au sol d'une main. Je tournais la tête pour repérer la main au couteau et eu la mauvaise nouvelle, mais pas vraiment surprise, de le voir me poignarder l'omoplate avec.

Je tressaillis en retenant un cri de douleur, mais sa prise sur moi m'empêchait de bouger. De toute façon, je n'osais pas faire de mouvement. La lame était toujours dans mon omoplate, donc je me blesserait forcément d'avantage. Sauf si je pouvais fuir vers le bas mais y'avait le sol donc c'était pas franchement possible, à moins de me découvrir un soudain pouvoir pour passer au travers des surfaces, ce qui serait pourtant bien pratique !

-Ça fait mal hein ? Fit-il.

Il enfonça un peu plus le couteau, lentement. Je fermais les yeux, comme si ça pouvait m'aider à supporter la douleur, sauf que non. J'étais incapable de faire quoi que se soit pour me libérer, incapable de faire quoi que se soit pour éviter la douleur. Je ne voyais pas quoi lui dire qui le ferait se barrer ou arrêter, et je n'avais pas envie de lui donner ce qu'il voulait, à savoir probablement une sorte de reddition à base de lamentations.

Ceci dit, pas sûr que option soit vraiment meilleure que l'autre à ce niveau car il semblait s'énerver de mon manque d'extériorisation.

-T'es moins causante d'un coup gamine ! Tu deviendrais presque trop silencieuse à mon goût maintenant !

Il enfonça la lame encore plus profondément d'un geste un peu plus vif cette fois, et tourna un peu la lame dans la plaie. Je lâchais un gémissement de douleur et me rendit compte seulement à ce moment là que j'avais retenu ma respiration.

-Voilà, c'est mieux !

Il retira totalement la lame et se releva. Je me mis à haleter et passait sur le côté pour avoir une meilleure vue sur lui avant de tenter de m'asseoir. Inutile de chercher à me lever, je doutais d'y arriver, surtout en sa présence. Je portais la main à l'épaule blessée, mais sans toucher la plaie directement -vu son emplacement se serait difficile de toute façon – et, voyant qu'il s'écartait un peu bien que sans me lâcher du regard, je terminais de me mettre en position assisse, grimaçant lorsque ma blessure à la jambe se rappela à moi alors que je bougeais.

Il s'était écarté de quelques pas, comme pour avoir une meilleur vue d'ensemble, enfin je suppose.

-Voyons, par quoi continuer ? J'ai tellement d'idées de choses à te faire !

J'aimais pas du tout comment ça sonnait. Il y avait un petit côté sexuel dans son ton. Bon, je sais pas si c'était vraiment pire que les coups et blessures, mais j'avais pas vraiment envie de tester. En fait je me passerais bien des deux.

C'est alors qu'il semblait avoir fait son choix et faisait un pas en avant, probablement pour mettre en œuvre sa nouvelle idée, qu'il fit soudain une drôle de tête, comme s'il avait un moment d'absence, ou que quelque chose dans son cerveau avait appuyé sur le bouton « off », et il s'écroula.

Je le regardais, stupéfaite, tandis que ma respiration revenait peu à peu à la normale, lorsque je remarquais Conan-kun et Haibara-san dans l'encadrement de la porte, qui s'approchèrent aussitôt de moi.

-Nazuna-chan ! Est-ce que ça va ? Me demanda Conan-kun.

-Oui, ça pourrait être pire je suppose, si vous ne l'aviez pas stoppé... Mais, comment ça se fait qu'il se soit écroulé comme ça ?

J'avais vaguement cru voir Conan-kun faire quelque chose avec sa montre, peut-être ce qu'il avait voulu tenter plus tôt dans la ruelle, mais j'étais pas sûr, vu que le temps que je regarde il avait finit et se dirigeait vers moi.

-Ne t'en fais pas, il est juste inconscient, et pour de bon cette fois ! Me rassura l'enfant.

-Montre-moi plutôt tes plaies, commanda Haibara-san.

Je tressaillis à son approche. Le contexte rendait son, hum, aura flippante si je puis dire, encore plus puissante, et je me sentais vraiment vulnérable, au sol et blessée, incapable de fuir de moi-même. Bien sûr, le danger était désormais écarté, mais avec tout ça, ma sensation de peur s'était encore décuplée et le fait que Haibara-san soit si près, plus qu'elle l'avait rarement été, en train d'examiner mes blessures, n'aidait vraiment pas. Conan-kun s'y mit aussi et, gênée, je leur demandais :

-Mais, vous n'avez pas prévenu la police ?

-Si, ils devraient bientôt arriver, mais on ne pouvait pas se permette de les attendre, ça aurait été trop long. Il voulait de toute évidence te faire du mal, et rapidement, même s'il a quand même prit soin de s'éloigner un peu.

-En tout cas il va te falloir un médecin, me dit Ai. Tes deux blessures ont clairement besoin de points de suture, surtout celle sur l'omoplate.

-Ah ! M'exclamais-je soudain. Est-ce que l'un de vous peut me prêter son téléphone ? Il a détruit le mien et je pense que j'ai reçu un appel d'Arō-san pendant que j'étais ici. Il doit être inquiet que je ne sois pas à la maison, je ne lui ai pas dis que j'allais sans doute sortir avec les DB !

-Il doit s'en douter non ? Tu ne lui avais pas dit qu'on venait ? S'étonna Conan-kun.

-Si, mais lui préférait que je reste au chaud à la maison, comme je suis malade, du coup je ne lui ai pas dis que je pensais sortir, avouais-je.

Je surpris ce qui ressemblait à un sourire de la part de Haibara-san, mais je n'y fis pas trop attention car Conan-kun eu une sorte de sourire compréhensif en me tendant son téléphone.

-Tiens. Tu connais son numéro par cœur ?

-Oui, merci !

Je voulu le prendre à deux mains mais ma blessure à l'omoplate se rappela à moi et je le pris de ma main valide, enfin, reliée à mon omoplate valide quoi. Je composais rapidement le numéro d'Arō-san avant de porter le téléphone à mon oreille tandis que les deux autres s'éloignaient, Conan-kun semblant notamment intéressé par le type inconscient.

-Allô ? Fit la voix de Arō-san, et même s'il semblait calme en apparence, je le sentais troublé.

-C'est Nazuna, commençais-je, me rappelant qu'il ne pouvait pas deviner vu que j'appelais avec un autre téléphone.

-Bon sang, tu m'as fais une de ces peur ! S'écria-t-il aussitôt. Je rentre, tu n'es pas là, et en plus quand je t'appelle, non seulement tu ne décroches pas mais en plus quand j'ai essayé la deuxième fois ça me disait que tu étais hors réseau ! Où es-tu ? Ne me dis pas qu'il t'es encore arrivé des choses ?

-En fait, si, avouais-je aussitôt. J'avais envie de bouger un peu, en plus je me sentais mieux, donc je suis allée jouer au parc avec les autres, puis j'ai demandé à Conan-kun et Haibara-san de me montrer les environs, mais un trafiquant qui avait échappé à la police, probablement car absent l'autre jour, nous a coincé et m'a, hum, emmené dans un bâtiment.

Même s'il ne m'avait pas interrompu, j'avais la nette impression qu'Arō-san n'en était pas loin. Je pouvais presque sentir son stress et son impatience d'entendre la suite au travers du téléphone.

-Là bas, il a, hum, eu le temps de me blesser un peu avant de s'évanouir je ne sais trop comment. Conan-kun et Haibara-san sont avec moi maintenant, ils m'ont trouvé, et la police et en route.

-Tu veux dire que ce n'est même pas la police qui t'a sauvé, c'est ces deux enfants ?

-Je sais pas trop, je crois oui.

-Comment ça ? Enfin, ce n'est pas important, je vais passer te chercher tout de suite !

-Tu es sûr ? Et ton boulot de ce soir ?

-Tu rigoles, je ne vais pas te laisser passer la soirée avec ces incapables de flics ! Et tu ne vas pas rentrer seule ! Où es-tu blessée d'ailleurs ?

Ah, oui. Cela allait être compliqué de gérer à la maison avec une jambe et probablement un bras en moins.

-Ben, à la cuisse droite et à l'omoplate gauche.

Heureusement que je suis droitière tiens !

-Mais je ne veux pas te gêner dans ton travail ! Tu en as déjà fait beaucoup, et j'arrête pas de te causer du soucis en ce moment...

-Mais on s'en fou du travail ! J'ai pas besoin de sous à ce point ! Et tu n'as pas à te sentir coupable de l'incompétence de la police !

-Qu'est-ce qu'il y a, Arō-san travaille ce soir ? Me demanda Conan-kun.

Je sursautais. J'avais complètement oublié leur présence ! Heureusement que je n'avais pas été plus loin dans pourquoi je ne voulais pas qu'Arō-san n'aille pas au travail pour moi. Je hochais la tête.

-Tu veux venir à la maison pour cette nuit ? Je suis sûr qu'ils seront d'accord, me proposa l'enfant à lunettes.

-Tu es sûr ? C'est très gentil, mais je veux pas gêner...

En fait je crois que c'est limite pire. Mais c'était trop tard pour reculer, d'autant que mon dit tuteur avait entendu.

-Tu préfères rester chez ton ami ? S'enquit-il. Je peux comprendre, s'il y a plus de monde je suppose que tu te sentiras plus en sécurité. Bon, je vais aller travailler quand même mais tu as intérêt à être à la maison à mon retour ! Et n'hésite pas à m'appeler s'il y a le moindre soucis, promis ?

-Ok. Promis. Bon courage.

Je raccrochais, me sentant perdue, jusqu'à ce que mon regard croise celui de Conan-kun, qui semblait me fixer d'un air un peu inquiet.

-Ça va ?

-Oui, c'est juste que... Je sais pas. Je suis fatiguée.

L'adrénaline était en train de partir et la douleur de mes blessures commençait à resurgir, même quand je ne bougeais pas. Conan-kun reprit son téléphone pour appeler chez lui pour les prévenir à mon sujet et demander si ça posait soucis. Cela ne m'aida pas à me débarrasser de mon sentiment de gêne. Je ne sais pas combien ils étaient chez Conan-kun, ni où il habitait. Et j'avais vraiment l'impression de me taper l'incruste, même si c'était lui qui avait proposé. Enfin, je suppose que ça allait être une très bonne occasion d'en apprendre plus sur lui.

Et... Ah zut, j'avais oublié de dire à Arō-san que mon téléphone était détruit. Je tournais la tête vers les débris lorsque je remarquais que Haibara-san était déjà penchée dessus et en revenait, tenant une carte SIM dans la main.

-On dirait qu'elle est fissurée. Je doute qu'elle soit utilisable, mais je peux essayer d'en retirer le répertoire, si ça t'intéresse, me proposa-t-elle.

-Oh, c'est gentil, mais je pense pas que se soit la peine. J'ai très peu de numéros dessus, se sera facile de les entrer dans un nouveau téléphone.

Elle hocha les épaules en ajoutant « C'est comme tu veux » avant de remettre la carte SIM du côté du téléphone.


Les inspecteurs Satô et Takagi avaient semblé heureux d'apprendre qu'Arō-san n'allait pas débarquer cette fois. Surtout Satô-keiji en fait.

On était au commissariat, après que j'ai été soignée. J'avais un bras d'immobilisé, et une béquille pour marcher, mais on m'avait suggérer d'utiliser un fauteuil roulant, tant qu'à faire. Perso j'aimais pas trop l'idée mais on verrait bien plus tard. De toute façon, l'un ou l'autre, j'allais pas pouvoir faire grand chose le temps que tout ça cicatrise je pense !

Le criminel avait été embarqué, et interrogé pour être sûr qu'il n'en restait plus aucun en liberté. Haibara-san avait déjà fait sa déposition et était rentrée chez elle. J'avais réussit à lui glisser un « Merci » avant son départ, et elle m'avait répondu « De rien » avec un air surpris. Pourtant ça me paraissait être la moindre des choses. J'avais bien sûr également remercié Conan-kun, d'autant plus qu'il m'invitait chez lui ! Bon, par contre, du peu que j'avais entendu quand il avait prévenu chez lui au téléphone, tout le monde n'avait pas l'air enthousiasmé par l'idée.

J'avais insisté pour faire ma déposition maintenant, comme ça c'était plié. De toute façon j'avais rien d'autre à faire et ça ne gênait pas Conan-kun, qui avait fait de même.

Alors qu'on attendant qu'on vienne nous chercher, je ne put m'empêcher de demander :

-Dis, tout à l'heure... Comment ça se fait que le criminel se soit écroulé net comme ça ? Il est pas tombé dans les pommes tout seul, et on aurait dit que tu l'avais visé avec ta montre ou un truc comme ça, je me trompe ?

Il tressaillit, l'air mal à l'aise.

-Qui sait, répondit-il, évasif.

Je ne qualifierais pas ça de réponse satisfaisante mais je doutais d'obtenir grand chose en insistant. Visiblement il ne voulait pas que ça se sache trop, j'avais déjà cru le comprendre l'autre fois alors qu'on discutait de ses gadgets le jour où ils n'avaient accompagné après qu'on ai trouvé la drogue. Je me rabattis sur une autre question, plus embarrassante pour moi cette fois.

-Et sinon, hum, il y a beaucoup d'escaliers chez toi ?

-Juste pour entrer, vu qu'on habite à l'étage, mais ne t'inquiète pas, ils pourront te porter si tu as du mal.

Ah. Eh ben on verra ça. J'avais pas encore trop l'habitude de ma béquille et monter les escaliers avec risquait d'être coton, mais j'aimais pas l'idée d'avoir besoin qu'on me porte.

Un type avec une moustache et l'air plus âgé qu'Arō-san arriva alors et se dirigea droit vers nous.

-Conan, t'es pas possible ! Grogna-t-il. Que tu te fourres dans les ennuis, c'est pas nouveau, mais depuis quand tu invites tes amis à pioncer à la maison ?

Il se figea soudain en remarquant que j'étais blessée.

-Attends, c'est toi qu'il a invité ?

-Oui, c'est Nazuna-chan, me présenta Conan-kun. Elle a été blessée aujourd'hui, et je te l'ai dis, la personne qui s'occupe d'elle travaille ce soir, et elle ne peut pas rentrer et se débrouiller seule ! C'est juste pour cette nuit, ne t'en fais pas. Je croyais que tu étais d'accord ?

En tout cas personnellement, je me sentais encore plus gênée, d'ailleurs j'avais l'impression de commencer à devenir rouge. Le type qui s'était approché et me dévisageait n'aidait pas.

-Au pire ça devrait le faire si vous me ramenez juste chez moi, suggérais-je.

-Tu plaisantes ? S'exclama le moustachu. On ne va pas te laisser seule dans cet état, surtout après ce qui vient de t'arriver ! T'en fais pas, on peut gérer une gamine pour la nuit. J'étais juste en colère contre ce gamin.

Il pointa Conan-kun, qui mima un air désolé. Je me penchais vers lui.

-Tu ne leur as pas dit que j'étais blessée ?

-Je croyais, mais visiblement j'ai oublié, avoua-t-il.

Je fis quelques pas avec les béquilles en demandant :

-Au fait, vous vous appelez comment ? Vous êtes le père de Conan-kun c'est ça ?

Il eu un rire.

-Non, je ne suis pas son père, je m'occupe juste de ce squatteur. Et je suis surpris, tu ne reconnais donc pas le célèbre détective Kogoro Mouri ?

Il bomba le torse tandis que je le fixais avec surprise.

-Ça ne me dit rien, mais enchanté.

Il parut un peu déçu. Il finit par proposer de me porter, vu que j'allais vraiment pas vite avec mes béquilles, et je finis par céder. Savoir que je les ralentissais aurait été pire je crois.

Je grimaçais lorsque le détective me prit.

-Ah, pardon, je t'ai fais mal ? S'enquit-il.

-Un peu, mais ça va.

De toute façon c'était compliqué de me prendre autrement vu que je ne pouvais pas me tenir à lui, et sa façon de me tenir actuelle impliquait de toucher mes blessures, m'enfin maintenant que j'étais en place, ça devrait aller du moment qu'il me secouait pas trop. Conan se chargeait de ma béquille.

-Allez, en route !

Le détective salua rapidement les inspecteurs puis on parti pour sa voiture. Une fois à l'arrière avec Conan-kun, je ne pu m'empêcher de lui demander :

-Mais du coup, ils sont où tes parents ?

-Aux États-Unis, mais je suis mieux ici, alors mes parents ont demandé à Kogoro-ojisan de s'occuper de moi.

Ah. Je sais pas si j'étais en train de me concentrer sur un détail sans importance mais je ne pouvais pas m'empêcher de trouver ça bizarre. Conan-kun et Haibara-san, les deux enfants que je trouvais les plus proches de moi en terme de maturité et étrangeté, semblaient également sans attaches, un peu comme moi. C'était quand même bizarre, non ? Ou c'était juste moi ? Enfin, je ne savais pas les détails, mais ni l'un ni l'autre n'habitait chez ses parents, c'était quand même curieux et atypique.

La soirée semblait soudain plus intéressante. Peut-être que je serais en mesure d'en apprendre plus sur Conan-kun, car au final, c'était de tous les DB celui que je connaissais le moins maintenant, vu qu'ils avaient essayés de me rassurer au début en voyant ma peur de Haibara-san en me parlant un peu d'elle. Et j'avais vu chez elle, et encore jamais chez Conan-kun.


Et voilà, on en a fini avec ces histories de trafiquants... Enfin normalement =P

J'ai plusieurs idées d'avancement pour la fic, mais pour l'instant j'ai de la chance, le tout s'articule tout seul, faut juste que j'ai le courage et le temps de me mettre à écrire en général x)

En tout cas le prochain chapitre devrait être plus calme, mais avec un peu de chance Nazuna devrait en apprendre plus sur Conan à ce moment là, ce qui peut être intéressant :3