MERCI! Vos reviews me font énormement plaisir!

Concernant le chapitre d'avant, l'avant dernière réplique de Sasha m'est venue à l'esprit grâce au 2x09, lorsque Doyle entre chez Maura pour se faire soigner après avoir pris une balle. Il dit la même phrase " j'en ai pas besoin" (dans la VF bien sûr)

Ce chapitre me plaît beaucoup et j'ai encore une fois pris du plaisir en l'écrivant, j'espère qu'il vous plaira! ENJOY!

CHAPTER 10

J'étais à présent allongée sur le canapé de Maura, bandage dessus-dessous du bras, maintenant ainsi mon épaule dans une position me permettant de moins ressentir la douleur. Je parle avec Jane, assise à mes côtés, Maura étant au poste essayant de recueillir un ADN sur la photo. Je lui raconte tout ce qu'il s'est passé, la photo, le mot, le sniper…

- Ce serait ton oncle qui voudrait te tuer ? Cela n'a aucun sens.

- Jane, le pire dans tout ça, c'est que ma mère ne m'avait jamais parlé d'un membre de ma famille vivant ici… je ne savais même pas que j'avais un oncle !

- Pourquoi te l'aurait-elle cacher ?

Je réfléchis, n'y voyant qu'une seule réponse.

- Pour me protéger. Ma mère et moi, nous étions les deux seules à savoir qui était mon véritable père… Je ne vois que cette explication Jane. Peut-être que ma mère lui en avait parlé, et cela ne lui a pas plu…

Je souffle. C'est vrai, pourquoi ma mère m'aurait-elle cachée l'existence d'un frère à elle si ce n'était pas pour me protéger ?

Nous entendons des bruits de clefs, et la porte d'entrée s'ouvrir sur une Maura arborant un très large sourire.

- C'est le fait de voir ta sœur ayant reçu une balle dans l'épaule qui te fait tant sourire ? – dis-je sur le ton de la plaisanterie.

- Tu ne devineras jamais ! Nous avons enfin une bonne nouvelle !

- On n'est pas en train de jouer au « qui est-ce ? » alors accouche s'il te plait ! – dis-je pressée de savoir la nouvelle.

- Nous avons trouvé une empreinte sur la photo ! – dit-elle tout sourire, sans pour autant poursuivre.

- Maura, quand je dis « accouches », c'est accouches ! C'est quoi son nom ?

- Peter Lane. Il a un casier judiciaire pour coups et blessures sur une femme enceinte avec tentative d'assassinat envers son enfant. – dit-elle dégoutée en lisant le rapport. Il est resté une trentaine d'années en prison.

- En quelle année c'était ? dis-je, respirant à peine, Jane me regardant et sachant pourquoi je pose la question.

- En 1982 – répond-elle, comprenant enfin de qui il s'agissait.

Je n'ose même pas relever, c'est tellement évident maintenant… C'était il y a 32 ans en arrière… Je ressens soudainement un profond sentiment de rage, avec une seule envie : tuer ce fumier…

Je me lève du canapé, mais Jane tente de m'en empêcher.

- Sasha, je sais ce que tu ressens et ce que tu comptes faire, mais calme toi !

- Ce salaud a tabassé ma mère juste à cause de moi, parce qu'il savait que j'aurai les gênes de Doyle ! Il ne mérite pas une seule respiration de plus dans ce monde, je vais le tuer, pousses-toi Jane ! – dis-je, au bord des larmes, essayant d'ignorer la douleur lancinante dans mon épaule.

- (Maura) Sasha, attention à tes sutures, recouches toi s'il te plait !

- Maura a raison. Sasha, réfléchis, il n'attend que ça, que tu ailles chez lui, que tu baisses ta garde pour qu'il puisse te tuer !

- Pourquoi… pourquoi ma mère ne m'en a jamais parler ? J'aurai pu la protéger, le faire enfermer toute sa vie en taule… - dis-je, laissant les larmes s'évader sur mes joues.

- (Maura) Sasha, dit-elle en me prenant dans ses bras, elle a fait ça parce qu'elle t'aimait, parce que peu importe qui aurait pu être ton père, tu étais avant tout son enfant à elle, sa petite fille.

Elle me regarde dans les yeux, essuyant de ses pouces les larmes qui dévalaient mes joues. Et si elles avaient raison ? Je ne peux pas y aller sans un plan, au cas où cela tournerait mal.

- Jane ?

- Oui, toute l'équipe sera là, t'en fais pas. Soit il repartira menottes aux poignets, sois les pieds devant. – me dit-elle, dans un sourire réconfortant.

- Merci… soufflais-je, me laissant presque tomber sur le canapé, à bout de force.

- (Maura) Repose-toi, tu en a vraiment besoin. Jane et moi, nous allons monter la garde, essaie de dormir.

- Vous êtes sur ?

- Certaines – répondirent-elles en même temps.

- (Maura) Nous te réveillerons s'il y a du nouveau. – dit-elle en mettant une couverture sur moi.

Ce fût la dernière phrase que j'ai entendu, Morphée n'avait pas tardé à faire son apparition.


Je me réveille, quelques heures plus tard. Dormir est le meilleur remède. J'entends Jane et Maura discuter dans la cuisine.

- Elle est si paisible quand elle dort… Je ne comprends pas pourquoi cette personne voudrait la tuer. Ça me tue de la savoir en danger.

- C'est normal Maura, c'est ta sœur. Elle a ton sang dans les veines, et malheureusement pour vous, c'est celui de Doyle. Pour l'instant la seule chose que l'on puisse faire pour elle, c'est la protéger, et te protéger en même temps.

- Ça ne sert à rien pour moi, comparé à elle je n'ai rien du tout, ce n'est pas moi qui suis en danger et qui me suis pris une balle.

- Tu oublies peut-être l'explosion ? Elle n'aurait pas été là tu serais peut-être morte parce que je n'aurai pas pu te protéger à temps sur ce coup-là.

- Je sais Jane… Je lui dois beaucoup, c'est pourquoi je veux que cette pourriture soit enfermée. Depuis qu'elle est à la criminelle elle ne fait que souffrir, c'est sa première enquête, et déjà la voilà chassée par un psychopathe.

- Tu sais Maura, je ne pense pas qu'elle regrette les derniers jours qui se sont passés, tu veux que je te dise pourquoi ?

- …

- Elle a trouvé une sœur, formidable qui plus est, et ça se voit dans ses yeux, à chaque regard qu'elle pose sur toi, qu'elle ne regrette rien, et que si c'était à refaire, elle le referait.

- Comment peux-tu en être aussi sûre ?

- Elle est flic Mau'. Elle sait faire les bons choix. Cavanaugh m'avait dit qu'elle me ressemblait beaucoup. Et c'est vrai, je le vois de plus en plus tous les jours, j'aurai fait exactement les mêmes choix qu'elle, concernant la bombe, le sniper … Elle fonctionne à l'instinct, ce qui est une qualité.

- Tu oublies que l'instinct a parfois conduit certaines personnes à se faire descendre…

- Peut-être, mais ça ne lui arrivera pas, elle est forte. Comme sa sœur.

- … Est-ce que c'est normal de ressentir autant d'inquiétude pour une sœur dont on ignorait encore l'existence il y a moins de trois jours ?

- (Jane rie) Oui, c'est normal. Tu t'y habitueras.

Je ne regrette pas de ne pas m'être rendormi. Cette conversation m'a fait comprendre une chose : jamais je n'abandonnerai Maura. Je serai pour toujours à tes côtés Maura, toujours.

A suivre.