Titre : infiltration chez les geeks
Auteur : mangafana
J'écris sans Bêta, merci de ne pas me conspuer pour ça !
Cette fic est un slash/yaoï TrowaxHeero et en arrière plan DuoxQuatre et c'est aussi un UA.
J'espère que vous allez vous amuser en lisant mon histoire.
Bonne lecture.
Chapitre 10
A la poste.
En arrivant devant le bâtiment, John vit que les pompiers étaient déjà là mais pas encore rentrés. Rapidement, il rentra et alla au guichet des colis. Heureusement, il n'y avait personne.
-Bonjour, je suis livreur pour speedy buz, vous avez un coli pour Vic Brazal que je dois convoyer.
-Ok, une pièce d'identité, s'il vous plait.
John la présenta en faisant un grand sourire et récupéra le long tube un carton. Avec une ficelle, il l'entoura et s'en fit une bandoulière. En sortant de la banque, il se mit dans un recoin et enleva le bouchon d'un des bouts. Il vida le sable dans le caniveau tout en surveillant les pompiers. Il vit un pompier sortir un vieil homme. C'était à lui.
Il reboucha le tuyau en carton, le passa sur son épaule et enfourcha son vélo. Il pédala comme un fou, prenant de la vitesse en s'approchant de l'ambulance. Il repéra la canne sur le côté du véhicule et sans même ralentir, se pencha à peine pour la prendre à la volée.
Ça y était, il l'avait. Et elle pesait lourd. Il s'arrêta au prochain carrefour afin de mettre la canne dans son fourreau protecteur puis, sachant qu'il portait sa fortune sur son dos, décida de ne pas prendre autant de risque que d'habitude, de rouler prudemment et de s'arrêter aux feux. Il ne manquerait plus qu'il ait un accident !
Devant la banque.
La vérification du bâtiment était terminée et les pompiers rangeaient leur matériel. Plus de peur que de mal pour les personnes et le bâtiment, dans cet affaire. Malgré tout, cette histoire était bizarre, se dit le chef des pompiers.
-Eh, Kurt.
-Quoi, Terry ?
-Le vieux monsieur, il refuse d'aller à l'hôpital mais il demande si on peut le déposer chez lui, et justement, j'ai fini mon service et après la nuit, je suis bien crevé et il n'habite pas loin de chez moi …
-Ok, j'ai compris, prend ma voiture et vas-y, les clés sont dessus.
-Merci, vieux, c'est cool.
-Mais tu m'en dois une, tu sais que normalement, tu dois faire l'inventaire du camion.
-Je reprends demain à 8h, ça sera fini à 9h, promis.
-Repose-toi bien.
Terry fit un grand sourire et parti soutenir Cole pour l'emmener à la voiture.
Chez Vic.
Il était 11h30, ses complices ne devraient pas tarder à arriver. Il venait juste de terminer de nettoyer le sol. Heero avait beaucoup saigné mais il n'y avait plus aucune trace, heureusement.
Il s'assura une dernière fois qu'aucune mare de sang n'apparaisse sous la porte du placard puis il alla rincer sa serpillère. Si sa femme la voyait comme ça, il allait se faire tuer. Il garda le seau et la serpillère propre à côté de la porte, il savait très bien qu'il en aurait besoin après s'être débarrassé des trois autres.
Il vérifia son arme et surtout son chargeur. Il avait 6 balles. Normalement, en étant rapide, 3 seraient suffisantes mais on ne savait jamais. Il cru entendre un bruit derrière lui mais ne vit rien. Punaise, encore un de ses rats. Il avait fait isoler phoniquement la cave en prévision de ce jour, mais il s'était rendu compte que les rats avaient fait des trous partout. Maudissant ses rongeurs, il commença à se ronger les ongles.
Devant la maison de Vic.
Pile au moment ou Terry arrêtait sa voiture, John arrivait en vélo, essoufflé.
-He, vieux, c'est pas parce que tu conduis une voiture de pompier que tu ne dois pas mettre de clignotants ! C'est dangereux, pour les gamins.
-Ça va, lâche moi, j'avais plutôt la tête ailleurs, si tu veux tout savoir. Rassure moi, t'as pas perdu ton coli.
-Ha, non mais tu me prends pour qui ! Dit John tout sourire. Allez, messieurs, encore un peu et on pourra se dire au revoir et bonne chance.
John cala son vélo contre le trottoir et prit les devants pour descendre dans la cave de Vic, alors que Terry aidait toujours Cole à marcher. Celui-ci avait hâte de retrouver sa canne, avec ou sans diamants dedans.
-Salut Vic.
-Ah, les gars, vous êtes de retour. Tout c'est bien passé ?
-A merveille, Cole à parfaitement joué son rôle.
-J'ai eu tellement peur qu'il va me falloir au moins 2 jours pour m'en remettre.
-Passe-moi la canne, petit. On va compter et distribuer.
-Heero n'est pas là ? Demanda Terry.
-Non, il a reçu un appel de son mari. Il a dû partir, mais je garde sa part et je la lui donnerai quand je le verrai.
-Ok.
-Asseyiez-vous sur le canapé, les gars, je vais nous chercher à boire, je reviens.
Vic, après avoir posé la canne sur la table et s'être assuré qu'il y avait bien des diamants, passa derrière le canapé et sorti son arme. Il s'apprêtait à tirer quand il fut percuté sur le côté.
Au bruit, les autres occupants de la pièce s'étaient retournés pour voir Vic par terre et Heero, recouvert de sang qui continuait à gouter sur le carrelage, debout mais pâle comme la mort :
-C'est pas beau de mentir, Vic. Je ne suis pas parti, tu vois, tu as essayé de me tuer comme tu les aurais tué eux pour avoir tous les diamants pour toi mais pas cette fois. Une fois à Washington à suffit, vieux.
-Quoi ? C'est quoi, cette histoire, Vic ? Demanda Terry.
John s'élança vers la canne et dit :
-J'm'en fout mais ça ne sent pas bon. Je prends mon fric et je me casse.
Heero prit alors le pistolet de Vic et le pointa vers lui.
-Je ne crois pas, non. Pose ça, on attend encore quelqu'un.
-Heero, ce n'est pas ce que tu crois …
-Ne te fatigue pas, Vic, tes explications ne m'intéressent pas. Rejoint les autres sur le canapé.
Alors que Vic, le nez en sang, se déplaçait lentement, le regardant comme un fantôme, Terry décida de tenter sa chance et se rua vers Heero pour le désarmer. Celui-ci, n'ayant plus aucune raison de se retenir, fit un coup de pied circulaire qui faucha Terry dans sa course puis il l'assomma d'un coup de poing sur le crane. On entendit même un craquement mais les trois hommes sur le canapé n'osèrent pas se poser la question de savoir si c'était son crâne ou le carrelage qui s'était fendu.
-Comment tu peux être encore vivant ? Je t'ai tiré dans le cœur.
-Et par derrière, en plus, tellement courageux.
-… Ecoute, si tu veux, on fait 75-25. On peut se contenter de 25 %, nous, hein ? Demanda Vic auprès des autres.
John et Cole approuvèrent de la tête mais Heero s'assit dans un fauteuil en grimaçant et dit :
-Non, on attend des invités, je vous ai dit. Ça ne serait pas très gentil de partir sans eux.
Devant chez Vic
Trowa ne chercha même pas à se garer, il monta carrément sur le trottoir et la pelouse de la maison de ses voisins et sorti en trombe de la voiture.
Après que Duo leur ai révélé leur véritable plan, à Heero, J et lui, il les avait forcé à attendre 11h30 pour partir en voiture de chez les préventers.
En attendant, Lady Une avait été mise au courant de ce plan annexe et elle avait appelé le professeur J pour s'expliquer. De nombreux cris s'étaient alors élevés du bureau de la chef des préventers de Londres. Personne ne savait ce qui s'était dit, mais quand Lady Une reparu, elle était toute décoiffée et dit :
-On attend 11h30 mais je vous préviens, Maxwell, si Yuy est mort, je ferai tout ce qu'il y a en mon pouvoir pour que vous et J soyez traduit devant la justice.
-Merci madame, mais ne vous inquiétez pas, je vous l'ai dit. Heero ne peux pas mourir, c'est moi qui le tuerai et Shinigami n'a pas encore décidé de son heure.
Sortant son révolver et se fichant des consignes de sécurité, Trowa, suivi de près par Quatre et Wufei, dans le même état que lui, alors que Duo suivait tranquillement derrière, défonça la porte de la cave et descendit les marches plus rapidement que jamais.
Seulement quand il eut posé son pied sur la dernière marche, il entendit les autres voitures des préventers arriver.
Et là, devant eux, sur un canapé, serrés, se trouvaient Cole Maxwell, John Smith et Vic Brazal. Terry, leur voisin homophobe/gay refoulé était étendu par terre et Heero Yuy, bel et bien vivant mais très pâle et sa chemise rendue rouge par le sang perdu, était tranquillement assit sur un fauteuil, trônant comme un roi, les bras sur les accoudoirs et un pistolet à la main.
-Ah, enfin, vous en avez mis, du temps.
Alors que Wufei remontait pour voir ou en était l'ambulance, Trowa et Quatre restaient figés. Duo s'approcha et s'assit sur un des accoudoirs du fauteuil d'Heero après que celui-ci ait enlevé son bras.
-Comment ça s'est passé ?
-Conformément au plan.
-T'es toujours pas mort, à ce que je vois.
-Non, toujours pas.
-Il lui est arrivé quoi, à lui ? Demanda Duo en désignant Terry.
Quatre se réveilla enfin et s'approcha de l'homme à terre pour vérifier son état.
-Il m'a attaqué.
-Mauvaise idée.
-Et comme je suis très rancunier, je ne me suis pas retenu.
-Tu es vivant …
Ce murmure incrédule venait de Trowa. Duo et Heero se tournèrent vers lui puis Duo soupira et dit aux trois spectateurs :
-Allez, les gars, levez-vous, retournez-vous, mains sur la tête, on va vous passer les menottes.
Au moment où il quittait l'accoudoir, Trowa retrouva l'usage de ses jambes et s'avança vers Heero qui le regardait approcher de son regard si bleu. Trowa s'agenouilla devant lui et posa sa tête sur les cuisses de Heero. Ses épaules furent secouées de sanglots et Heero le regarda sans comprendre. Il releva la tête pour demander une marche à suivre à Duo mais celui-ci lui tournait le dos. Il ne voyait que la natte qui bougeait au rythme des mouvements de l'américain.
Alors, suivant son instinct, Heero leva son bras qui ne le faisait pas souffrir et passa sa main dans les cheveux bruns de Trowa.
-Chhht, ça va. Je vais bien.
-Mais t'as failli y rester.
-Mais ce n'est pas le cas.
-Qu'est-ce que j'aurai fais, si tu y étais resté ?
-Tu aurais continué ta vie.
-Non …
Mais Trowa ne pu finir sa phrase car Wufei revenait avec les ambulanciers. Trowa se releva rapidement pour ne pas être dans le passage et Heero fut entouré par 3 hommes tout de blanc vêtus.
Deux jours plus tard, à l'hôpital.
Heero était tranquillement en train de lire un livre quand la porte de sa chambre s'explosa contre le mur :
-Eh, salut Hee-chan.
-Maxwell, bordel, on est dans un hôpital, ferme là !
-C'est vrai, Duo, soit plus doux.
-Oui mon amour. Dit Duo en volant un baiser à Quatre. Le jeune homme blond rougit mais souri doucement et suivi Duo dans la chambre.
Enfin, arrivant le dernier, Trowa rentra en fermant la porte derrière lui.
-Alors ça y est, Yuy, ta dernière opération est finie ?
-Hum.
-Et comment tu te sens ?
-Opérationnel.
-Oh, mission-man, calme-toi, tu vas avoir droit à quelques jours de convalo, avant de repartir au combat.
-Hum.
-J'arrive toujours pas à croire que vous saviez ce qui allait arriver mais que vous l'avez fait quand même.
-Les cadavres découverts dans l'ancienne maison de Vic prouvaient qu'il les tuait de dos, le courageux, en visant dans le cœur. Comme quoi, il était quand même assez bon tireur.
-Et comme je suis attends de situs inversus, mes organes sont tous inversés, j'avais donc de bonnes chances de m'en sortir.
-De bonnes chances ?! Moi j'envoi personne en mission s'il a de bonnes chances de s'en sortir. C'était totalement suicidaire.
-Hee-chan est suicidaire.
-C'est vrai ?
-Non. Mais la mission prime sur la vie.
-Qui a bien pu te mettre cette idée stupide en tête ?
-Mon père. Odin Lowe.
A l'entente du nom du plus grand tueur à gage de tous les temps, les trois préventers de Londres eurent besoin d'un temps d'adaptation.
-Et bien avec tout le respect que je dois à ton père, il se trompe. Rien ne prévaut sur ta vie.
-Oh, je ne suis pas sur que ce soit la meilleure tactique, que de dénigrer futur beau papa devant son fils, Tro ! Dit Duo en piquant un des chocolats de Heero et en s'asseyant en tailleur sur le lit.
Heero haussa simplement l'épaule qui n'était pas bandé, faisant abstraction des insinuations de Duo.
-Bon, et du coup, vous allez faire quoi ?
-Comment ça ? On attend que Heero se sente mieux et on rentre chez nous.
-Oh. Dit Quatre, un peu déçu.
Duo fut triste de le voir comme ça et lui aussi ça l'embêtait de repartir, il voulait encore rester avec le blond, mais il n'avait pas le choix.
-Reste.
La voie suppliante lui fit redresser la tête mais elle ne lui était pourtant pas adressée.
-Reste avec moi. Je veux qu'on passe le reste de notre vie ensemble. Moi, jaloux de tous les hommes qui se retourneront sur ton passage, et toi, les ignorants et restant à caresser Kita pendant que tu me diras que je me fais des idées.
-Trowa …
L'ambiance, après ces quelques mots, étaient à couper au couteau. Même Duo ne disait rien, ses yeux passant alternativement entre Heero et Trowa.
Le vert et le bleu se fixait intensément sans cligner mais aucune réponse n'était apportée.
-Hum, justement, je voulais vous proposer un job, à tous les deux. Dit Wufei, coupant l'échange de regard et l'atmosphère pesante.
-Un job ?
-Oui, j'ai parlé avec le docteur J et Lady Une. J dit qu'il n'y a plus vraiment besoin d'un assassin professionnel sur le sol américain parce que tu les as tous eu, Duo. Tes services ne seront donc plus employés au pays de l'oncle Sam. En contrepartie, ici, il y a pas mal de tête mises à prix pour toi, Duo et comme je ne m'en sors vraiment pas avec toute cette paperasse, Lady Une souhaitait ouvrir un deuxième poste d'adjoint des préventers et on t'offre ce travail, Heero. On serait tous les deux numéro 2, si ça ne te dérange pas de partager le pouvoir avec moi. Mais je pense qu'on saura s'entendre …
-C'est une vraie offre ?
-Bien sur ! Je n'ai pas l'habitude de faire des blagues. Et ce gros coup de filet nous a donné quelques crédits alors …
-Reste !
-Ok … je crois qu'on va vous laisser. Dit Wufei en se levant.
-Ben non, je veux voir la suite.
-Duo, si tu viens maintenant, je te laisserai me faire tu sais quoi. Dit Quatre.
Immédiatement, le natté était sur ses pieds et suivait le bond en lui demandant :
-C'est vrai ? Vrai de vrai ? Quand ça ?
Et Wufei referma la porte sur eux.
-…
-…c'est un peu gênant, cette situation.
-Reste, s'il te plait. Je veux vraiment que tu restes. Même sans travail, t'es pas obligé d'accepter ce poste d'adjoint. C'est dangereux, et visiblement, tu es souvent blessé et tout ce que je veux, c'est que tu ailles bien.
-Trowa …
-Je t'aime. C'est la vérité, je t'aime vraiment. Je le savais ce fameux soir, quand j'ai été odieux mais je ne savais pas si je pouvais rester avec toi toute ma vie et si je pouvais te rendre heureux toute ta vie alors j'ai préféré nous saborder. Mais quand je t'ai vu si blanc, assis sur ce fauteuil, ta chemise rouge de ton sang. J'ai cru que tu étais mort et je me suis senti mourir aussi et j'ai réalisé. Je t'aime, s'il te plait, reste avec moi.
-…
-Tu viendras habiter avec moi, ou on prendra une maison en banlieue, comme tu veux. Mais pas celle ou on a habité ces derniers mois, on a envoyé deux de nos voisins en taule dont l'un qui va y rester permet'. Mais Kita est déjà chez moi et il s'y sent bien alors on pourrait y rester et …
-Trowa, approche.
Trowa s'avança et s'assit sur le rebord du lit. Heero se pencha et posa ses lèvres sur les siennes.
-Je sais que Duo t'a menacé. C'est ce qu'il fait toujours quand une relation devient sérieuse pour moi, il la saborde parce que même s'il n'est plus amoureux de moi, je suis son frère et il est jaloux. Je te remercie d'avoir le courage de revenir vers moi malgré les menaces de Shinigami. Mais tu réalises que si je reste, il reste aussi parce qu'il n'y a que moi qui puisse le contrôler.
-Oui, je sais …
-Et donc tu vas avoir comme beau frère un assassin.
-… oui, je sais …
-Et comme beau-père un assassin …
-Oh, misère !
-Et moi je suis le perfect soldier, et j'accepte toutes les missions suicides. Tu es d'accord avec tout ça ?
-Tant que ça vient de toi, alors j'accepte tout tant que tu restes avec moi. Mais tu dois me promettre de toujours revenir vivant des missions suicide.
-Jusqu'à présent, je l'ai toujours fait !
-Alors je suis d'accord pour tout accepter.
-Et moi, j'accepte ce travail. C'est Duo qui va être content de rester avec Quatre.
-Et Quatre, que Duo reste avec lui. Je t'aime.
-Je t'aime aussi.
FIN
Certains auteurs font du chantage à la review, c'est pas mon cas, je ne vous demande qu'une chose, vu que j'écris pour mon plaisir, si vous avez aimé, reviewvez avec plaisir, j'aime ça, mais si vous n'avez pas aimé, même si vous pensez que votre review peut-être constructive pour moi, sans blague, je m'en fiche, ne reviewvez pas.
Merci d'avoir lu.
Mangafana
