Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Correction chapitre : AnitaBlake93100


RAR :

kiraeiden : Merci pour le com


Chapitre 9

Dans une pièce se situant quelque part sous terre, trois individus à la peau sombre, à la longue chevelure blanche et aux oreilles pointues tenaient une réunion top secrète.

_ Es-tu certain de ce que tu avances ? demanda l'un de ces individus. Ce sont là de très graves accusations Sariour.

Celui qui posa la question était de taille moyenne et dégageait une puissance physique et magique très intimidante. L'être portait sur le sommet de sa tête une couronne en or blanc sans aucun artifice. C'était un simple anneau avec un rubis rouge en son milieu. La créature était vêtue simplement. Il portait un pantalon noir, une longue tunique lui arrivant à mi-cuisse noire et des bottes en peau d'ogre de la même couleur que le reste de sa tenue. Une épaisse ceinture d'une dizaine de centimètres serrait sa taille fine. Et sur sa hanche gauche, une longue épée avec un pommeau à tête de dragon en argent pendait négligemment. Il était debout, le dos appuyait à une lourde chaise en bois. Une de ses mains caressait amoureusement et distraitement l'épée, tandis que l'autre jouait avec une boule de magie de couleur verte qu'il faisait apparaître et disparaitre à sa convenance.

_ Sans le moindre doute, Votre Majesté. J'ai parfaitement conscience de la portée de telles accusations, mon roi. Malheureusement c'est la triste vérité. Le seigneur Elthrai ainsi que plusieurs membres éminents des clans complotent contre vous.

_ On en est donc arrivé à là, dit le roi Ulric d'une voix peinée.

_ J'en ai bien peur, Majesté, lui répondit Sariour avant de poursuivre. Comme vous m'en avez donné l'ordre, j'ai suivi discrètement maître Aegnor. Lui et neuf guerriers de mon clan se sont rendus à un rassemblement secret qui s'est tenu dans Les Gorges Des Filles De Morgane. Je suis parvenu à déjouer la vigilance des gardiens et me suis introduit dans la grotte afin d'assister à la manifestation.

L'elfe résuma ensuite au roi le contenu de la réunion ainsi que les meurtres de maître Aegnor et de ses guerriers.

_ Donc, mon frère est derrière tout ça une fois de plus, releva le roi avec un soupir rempli de lassitude et de haine. Et tu dis que des guerriers vipères sont venus à bout de ceux de ton clan ? s'étonna par la suite le roi.

_ Il semblerait que ce soit lui une fois de plus qui est derrière toute cette histoire, confirma Sariour. En ce qui concerne les Vipères, ils étaient supérieurs en nombre. Quatre fois plus nombreux que les Exécuteurs.

_ Ceci explique cela, dit le roi en quittant sa position pour faire des allées et venues dans la pièce d'un air pensif.

_ J'ai deux autres informations à vous révéler, ajouta Sariour après quelques secondes de silence.

_ Que peut-il y avoir de plus à dire ? soupira le roi avec lassitude.

_ Au moment où je quittais les lieux du rassemblement, j'ai surpris une conversation entre le Seigneur Elthrai et un elfe dont je ne suis pas parvenu à découvrir l'identité.

_ Vraiment ? s'étonna le roi. Pour qu'il arrive à te cacher son identité à toi, mon meilleur Exécuteur, c'est qu'il ne doit pas être n'importe qui. Ce pourrait-il que cet elfe ait pu être mon frère ? interrogea ensuite Ulric alors que sa main se saisissait plus fermement de la garde de son épée.

_ Non, ce n'était pas lui.

_ Qu'est-ce qui te permet de le dire ?

_ Depuis le temps que vous m'avez lancé à sa poursuite, je suis en mesure de reconnaître sa signature magique, quelle que soit l'apparence qu'il revêt.

_ Quelle a été la teneur de cette conversation ? questionna le roi après avoir hoché la tête.

_ Il était question du massacre du clan des Exécuteurs, annonça gravement Sariour.

_ Je vois, dit pensivement le roi en retirant son épée de son fourreau pour détailler la lame avec une fascination morbide. Qu'est-ce qui a été dit exactement ? demanda-t-il ensuite.

_ Le Seigneur Elthrai a dit : « Je viens de recevoir des instructions du roi, il exige l'anéantissement des Exécuteurs. » L'elfe inconnu lui a répondu : « N'est-ce pas un peu expéditif et précipité ? Ne devrions-nous pas tenter une de plus de les rallier à notre cause ? Il ne faudrait pas oublier qu'ils sont nos meilleurs guerriers. Et si nous partons en guerre, nous priver d'une telle force de frappe est complètement insensé. Ne croyez-vous pas ? » Le Seigneur Elthrai lui a répliqué : « J'en ai bien conscience, mon ami, mais ce sont les ordres. Nous ne pouvons rien y faire. Les Exécuteurs ont scellé leur destin quand ils ont refusé de se joindre à nous. » À cela, l'elfe inconnu a dit : « Si c'est là sa volonté, je n'ai d'autres choix que d'obéir. Je vais dès à présent m'atteler à cette tâche. » Ils sont ensuite partis chacun de son côté.

Le roi resta silencieux et immobile durant deux longues minutes avant de se remettre à faire les cent pas.

_ C'est bien fâcheux, mais je ne doute pas de la capacité de ton clan à se sortir d'une telle situation, déclara le roi Ulric. Je me demande toutefois comment prévoient-ils de s'y prendre pour anéantir tout un clan, poursuivit-il.

_ Je n'en ai pas la moindre idée, mais pour qu'ils en viennent à parler de cela d'une façon si banale, c'est qu'ils doivent déjà savoir comment procéder. Et si ma déduction est bonne, nous devons nous montrer très prudents dans les jours et semaines à venir.

_ Je vais faire part de tes découvertes à ton Seigneur, ainsi il saura se tenir près le moment venu, informa le roi. Quelle est l'autre chose dont tu souhaites m'entretenir Sariour ? interrogea-t-il après cela.

_ J'ai peut-être trouvé la trace de votre enfant, déclara prudemment Sariour.

Suite à cette déclaration, le roi resta immobile durant de longues secondes, les yeux braqués sur l'Exécuteur.

_ Mon enfant ? murmura le roi sous le coup de l'émotion. En es-tu certain ? Tu as retrouvé sa trace ? Où est-il ? Est-il en bonne santé ? bombarda de questions Ulric avec fébrilité.

_ Je ne suis pas vraiment certain de l'information. Pour plus de précision, il va falloir que j'aille vérifier sur place. Cependant, j'ai de grands espoirs que cela soit vrai.

_ Pas certain ? Vérifier l'information ? Où ça ? Auprès de qui ? demanda Ulric dont l'espoir qu'il venait de ressentir à l'annonce de Sariour commençait à s'amoindrir. Explique-moi, ordonna Ulric.

_ Il y a quelques jours, alors que je rentrais d'une mission chez les elfes Sindars, j'ai intercepté un message venant du monde sorcier. Sur le moment, je n'ai pas tout de suite saisi le contenu de la missive du fait de son cryptage trop sophistiqué. J'en ai donc fait une copie et l'ai ramené avec moi. À mon retour, je me suis attelé au décryptage de ce dernier. La lettre fait mention de l'éveil d'un jeune elfe noir chez les sorciers.

_ Impossible ! Nous ne nous mélangeons pas aux sorciers, c'est tabou, s'écria le troisième individu qui n'avait pas encore ouvert la bouche.

_ Ce fut aussi ma première réaction à la lecture du message, lui dit Sariour. Mais il semblerait que cela soit bien arrivé. Un jeune sorcier vient de recevoir son héritage elfique.

_ Même si cela est vrai, commença le roi, qu'est-ce qu'un jeune elfe qui vient tout juste de s'éveiller à avoir avec mon enfant perdu ?

_ Tout mon roi. Il a tout à voir avec lui, informa Sariour avec enthousiasme.

_ Explique-toi plus clairement ! exigea le roi Ulric.

_ La lettre fait aussi mention d'autre chose, révéla Sariour.

_ Quelle autre chose ? Pressa le roi.

_ Le jeune elfe en question serait un Drow.

_ Impossible ! s'écria le troisième elfe.

_ En es-tu certain ? demanda Ulric avec empressement et espoir.

_ Je ne suis pas sûr de mon interprétation de la missive, car comme je vous le disais, elle était trop bien codifiée. Celui qui l'a envoyée est un expert en espionnage. Néanmoins, si ce que j'ai déchiffré est exact, un Drow vient de se réveiller. Le premier depuis plus de mille ans et le dernier de sa race.

_ Nous devons absolument découvrir si cela est authentique, décréta le roi avec ferveur. Si cette information est véridique, non seulement je vais enfin retrouver mon enfant, mais comme annoncé par le dernier Dragon Prophète, les temps sombres arrivent, dit le roi d'une voix à la fois triste et joyeuse. Sariour, tu pars dès demain chez les sorciers pour tirer cette affaire au clair. Quant à nous, dit-il à l'intention du troisième elfe, nous allons penser à comment déjouer les machinations qui pensent sur le clan des Exécuteurs et sur ma personne. Plus que jamais, je dois m'assurer de ma position.

_ Bien Votre Majesté, dirent d'une même voix les deux elfes.

_ Ganth, en tant que conseiller du Seigneur du Clan des Exécuteurs, votre tâche est de prévenir ce dernier de ce qui se passe. Nous devons être prêts quand nos ennemis passeront à l'attaque.

_ Cela sera fait, mon roi.

_ Bien, laissez-moi maintenant.

Les deux elfes quittèrent la pièce en laissant le roi seul avec ses pensées.

_ Donc, la prophétie du Dragon serait en cours de réalisation. Chuchota-t-il pour lui-même.

LDD

Suite à l'intervention de son oncle, Harry quitta la chambre de Voldemort en vitesse. Il se rendit dans la sienne et commença à faire des allers retours en marmonnant des malédictions dirigées vers le maudit mage noir. Non, mais ! C'était quoi son délire à l'autre, hein ? Pour qui le prenait-il ce vieux serpent fripé ? Et c'était quoi son baratin à dormir de bout ? Il s'est pris pour un Casanova moldu ou quoi ! Et d'abord, qui disait de telles conneries de nos jours, hein ! Comme s'il allait se laisser avoir par un vieux serpent pervers. Son père avait bien raison de se méfier de ce démon et il devrait faire de même à partir de maintenant.

La prochaine fois que cet obsédé s'approchera de lui, il allait lui arracher la langue et la lui faire avaler pour lui apprendre à dire des imbécillités pareilles. Harry était hautement agacé par ce qui venait de se passer. Sans l'intervention de son oncle, il ne savait pas ce qui se serait passé. Bon, il avait une toute petite idée sur la suite. Cependant le jeune elfe préfère se dire qu'il serait parvenu à repousser lui-même le mage noir. Et en parlant de ça, l'elfe eut un rictus de satisfaction en se rappelant le vol plané qu'il avait fait faire à Voldemort. C'était vraiment hilarant. Il faudrait qu'il recommence un de ces jours. Harry était vraiment heureux d'être devenu un elfe.

Sérieux, c'est incroyable la force dont il venait d'hériter. Est-ce que tous les elfes possèdent cette force herculéenne ? se demanda l'elfe. Harry se jura d'en parler à son oncle. Il reprit ses allers et retours qu'il avait stoppés entre-temps. Alors qu'il songeait à une vengeance pour la conduite inqualifiable que Voldemort venait d'avoir envers sa personne, son oncle apparut devant lui sans crier gare. Harry sursauta sous la surprise en lui rentrant dedans. Résultat : il se retrouva les fesses au sol et de mauvaise humeur. Enfin, encore plus qu'il ne l'était déjà.

Il pesta contre les inconscients qui apparaissaient sans crier gare devant de pauvres gens qui n'avaient rien demandé, sous les rires complètement débiles de son oncle immature. Comme son idiot d'oncle ne faisait pas mine de lui offrir son aide pour le remettre sur pied, Harry se releva seul en le fusillant du regard. Il se retint de justesse de lui lancer une malédiction ou de le maudire jusqu'à x générations. En voyant le mécontentement rageur qui s'afficha sur le beau visage de son neveu, le fou rire d'Ohtar s'accentua ce qui énerva un peu plus Harry.

_ C'est bon, tu as fini de te payer de ma tronche ! pesta Harry d'un ton boudeur.

_ Non, pas encore, lui répondit Ohtar sans aucun remords. Tu étais très drôle, là, par terre, les quatre fers en l'air.

_ Ha ha ! Très drôle. Sinon, et si nous allions découvrir ce fameux cadeau, suggéra ensuite Harry pour changer de sujet.

_ Comme tu veux Min Ai Ore, je te suis, lui répondit Ohtar en souriant de toutes ses blanches dents et parfaites.

_ Ça veut dire quoi Min Ai Ore ? demanda Harry en dirigeant vers la porte.

_C'est vrai que tu n'es pas encore familiarisé avec la langue elfique, mais cela ne va pas tarder à te revenir.

_ Comment ça me revenir ? Je n'ai jamais appris cette langue de toute ma vie, alors comment peut-elle me revenir ? s'étonna le jeune elfe en ouvrant la porte.

_ Ton père ne t'a rien dit sur ça, s'étonna Ohtar. Cela ne lui ressemble pas pourtant.

_ Me dire quoi sur quoi ?

_ Quand les demi-elfes reçoivent leurs héritages, ils entrent aussi en possession de tout le savoir accumulé par leurs parents elfes qu'ils soient en vie ou mort. C'est de cette façon que notre peuple (je veux dire par là, tous les peuples elfes) empêche le savoir accumulé par nos ancêtres de disparaître à la mort de ces derniers.

_ Tu veux dire que lorsque mon père va mourir, je vais recevoir toutes ces connaissances ? Tout ce qu'il a appris tout au long de sa vie ?

_ Exactement ! Non seulement son savoir à lui, mais aussi celui des morts de notre famille. Il en va de même pour les connaissances de ta mère aussi.

_ Je vais tout recevoir d'un coup ? Parce que si c'est le cas, est-ce que je ne risque pas de faire une crise ou un truc du genre en recevant trop d'informations à la fois ?

_ Non, tu ne vas pas tout recevoir d'un coup. Ces connaissances vont te revenir petit à petit tout au long de ta vie. Normalement, ce savoir ne se débloque que lorsque tu en as besoin. Mais il est possible de le débloquer en suivant un entrainement prévu à cet effet. Cependant, la plupart des elfes choisissent d'attendre de se trouver devant le fait accompli pour recourir à la mémoire de leurs ancêtres, seul un petit nombre d'entre nous optent pour un déblocage via l'entrainement.

_ Je vois, dit Harry. Sinon, si je comprends bien, mes parents à moi sont tous deux des elfes, alors, pourquoi tu fais référence à moi en tant que demi-elfe et non un elfe à part entière ?

_ Certes, tes parents sont bien des elfes de pure souche, toutefois, même si ta mère était bien une elfe, elle n'en avait plus l'apparence ni les caractéristiques après son adoption par les Potter. Cet acte a fait d'elle une sorcière à cent pour cent. Ce qui fait que la magie te considèrera toujours comme un demi-elfe et non un elfe à part entier.

_ Ok. Mais si je dois recevoir les connaissances de mon père et de ma mère, pourquoi tu es là ? Parce que si je suis ta logique, je n'ai pas vraiment besoin de ton enseignement.

_ Ce que tu crois mon petit neveu, lui dit son oncle ! Nul doute que tu vas bien acquérir les sciences de ton père et de ta mère. Mais il te faut bien apprendre à les utiliser, car avoir accès à une épée et la brandir ne veut pas dire que tu sais la manier. Je suis là pour t'apprendre comment l'utiliser au meilleur de ses capacités. Je vais t'enseigner les bases de la magie elfique, car comme tu dois t'en douter, notre magie n'est pas la même que celle des sorciers. Notre magie nous vient de la nature alors que celle des sorciers leur vient du noyau magique qui se trouve dans leur corps. Notre magie est sauvage et libre tandis que celle des sorciers est enfermée et domestiquée.

_ Je n'avais pas pensé à ça, dit Harry penaud. Donc, je vais bientôt recevoir toute l'expérience accumulée par mon père jusqu'à présent, reprit Harry avec enthousiasme. Ça veut dire que je vais devenir un génie des potions comme lui ? demanda-t-il après réflexion.

_ Oui, même son savoir sur les potions, lui sourit Ohtar. Tu as une chance fabuleuse mon neveu de l'avoir comme père. Mon frère est un grand érudit dans notre société même s'il n'aime pas cela. D'après les rumeurs, il est question qu'il prenne la place du porte-mémoire de notre peuple.

_ C'est quoi un porte-mémoire ? demanda Harry alors qu'ils descendaient des escaliers menant au sous-sol.

_ Je ne sais pas si ton père t'en a parlé, mais notre peuple ne met rien à l'écrit. Toute l'histoire de notre peuple et des autres peuples est transmise par la parole. Ce savoir est détenu par un gardien que l'on nomme le Porte-Mémoire. Ce rôle est accordé au plus méritant d'entre nous.

_ Je vois, dit Harry en hochant la tête. Mais si le Porte-Mémoire vient à mourir brusquement avant de la transmettre, que se passe-t-il ensuite ? demanda Harry après réflexion.

_ Si cela vient à se produire, sa mémoire va se réfugier dans l'Arbre de Connaissance jusqu'à ce que l'on désigne un nouveau Porte-Mémoire.

_ C'est quoi l'Arbre de Connaissance ?

_ C'est de lui que sont nés les premiers elfes. En fait, d'après les anciens, tous les elfes de cette Terre sont issus de lui et de Gaia, la mère de la magie.

_ Hein ! Comment un arbre peut-il procréer ? Et, pourquoi je n'ai jamais entendu parler de cette Gaïa ?

_ Oh, mon neveu ! Ne sais-tu donc rien de la magie ? demanda Ohtar. Je pensais pourtant que les sorciers savaient cela. Que toutes les créatures de cette planète ainsi que notre magie nous viennent de notre mère à tous : Gaïa.

_ Je n'ai pas réellement reçu des leçons particulières sur la magie ou sur le monde sorcier. Tout ce que l'on m'a appris, mis à part les cours à Poudlard, c'est que mes parents ont été tués par Voldemort. Que j'avais survécu au sortilège de mort et que je devais abattre Voldemort ou mourir de sa main. Ils m'ont fait comprendre qu'il était de mon devoir de protéger les sorciers du mage noir, mais sans jamais me dire comment m'y prendre ni me donner les moyens d'y parvenir. Je crois qu'ils pensaient que cela allait jaillir de nulle part lors de mon futur duel avec le Lord, lui répliqua amèrement Harry.

_ Tu n'as pas eu une vie facile Min Ai Ore, se désola son oncle en lui faisant un gros calîn.

_ Pas vraiment, dit Harry alors que sa longue tresse battait dans son dos, comme poussée par un vent invisible.

_ Étant donné que tu es aussi ignorant sur la magie, je vais commencer les leçons dès aujourd'hui, lui dit son oncle pour tenter de l'apaiser.

_... Au commencement, il y avait le chaos, une profonde crevasse, puis survient Gaïa. Gaïa donna ensuite naissance à Ouranos, le ciel. Elle le fit sans une intervention extérieure, elle l'engendra seule. Ensuite, elle accoucha de Pontos, la mer, puis d'Ouréa, les montagnes. D'eux trois est née la terre. Par la suite, elle peupla sa surface de toutes les créatures vivantes. Elle dota certains d'un peu de sa magie, alors qu'elle s'abstint d'en faire pour d'autres. Tout comme elle donna la connaissance à certaines créatures et la refusa à d'autres.

_ D'où les moldus et les sorciers, dit Harry.

_ Exactement. Gaia avait une nette préférence pour les sorciers et les moldus ce qui fait qu'elle leur a offert un peu plus de savoir qu'à la majorité de ses créations. Les sorciers ont utilisé ce savoir pour assujettir les êtres magiques, alors que les moldus se sont lancés dans des guerres sans fin et des inventions destructrices. Poussés par leur quête insatiable de savoir, les moldus se mirent à détruire les forêts, mers et les montagnes afin de forger des armes et des machines capables de leur simplifier la vie. L'acharnement des moldus à détruire la Terre et les forêts pour leur confort à fait réalisé à notre mère à tous combien ces derniers étaient dangereux pour ses enfants. Ainsi, pour sauver Ouréa, Pontos, Ouranos et les forêts, elle engendra l'arbre de connaissance avec lequel elle s'unit pour concevoir les elfes. Elle leur donna plus de magie et de connaissance qu'elle en avait octroyée aux moldus et aux sorciers. Ensuite, elle leur confia la protection des forêts et de ses enfants, ainsi que de remettre de l'ordre dans le monde magique.

_ Cela ne semble pas avoir marché, fit remarquer Harry. Les moldus continuent de déforester les forêts et les sorciers d'asservir les créatures magiques. Ils l'ont même fait avec les elfes de maisons.

_ Tu as raison, reconnut Ohtar.

_ Comment cela se fait-il que rien n'ait changé ?

_ Eh bien, de ce que je sais, les trois premiers siècles qui ont suivi leur création, nos ancêtres ont remplir leur mission avec succès et diligence. Et tout s'est déroulé selon les souhaits de notre mère à tous.

_ Mais, parce qu'il y a toujours un ''mais ".

_ Mais au fil du temps, certains elfes se sont mis en tête de soumettre le reste du monde. Pour eux, c'était la façon la plus rapide de mener notre tâche à bien. Cependant, toutes les communautés elfique n'étaient pas d'accord. C'est alors qu'une guerre entre les différents peuples a vu le jour. Nous nous sommes mis à nous massacrer les uns les autres en oubliant notre rôle premier. Durant la guerre, deux races se sont distinguées parmi les cinq, pour leur sauvagerie et leur force.

_ Qui cela, même si je crois deviner l'un d'eux.

_ Les elfes noirs et les elfes gris, qui sont maintenant appelés elfes de maisons.

_ Quoi, les elfes de maisons étaient féroces ? demanda Harry qui n'en croyait pas ses oreilles.

Il avait un peu de peine à imaginer Dobby se montrer cruel. Maladroit ? Oui. Mais cruel ? Non.

_ Il ne faut pas se fier à leur apparente servilité, car au fond d'eux, ils restent de redoutables guerriers sans pitié. Quand ils ont été asservis par les sorciers personne n'a cherché à les libérer ou à comprendre le comment et le pourquoi, car cela arrangeait tout le monde, lui apprit Ohtar.

_... Donc, je disais que les elfes noirs et les elfes gris se sont distingués par leur cruauté au combat et par leurs forces, mais aussi par leur maitrise exceptionnelle de la magie et leur résistance à celle-ci. Bien évidemment, ils n'ont pas tardé à s'allier contre les trois autres races. Et à eux deux, ils étaient presque parvenus à anéantir le reste d'entre nous. Le désespoir avait commencé à s'infiltrer dans nos cœurs quand par on ne sait quel miracle un mage parvint à lier les elfes gris aux sorciers; les rendant esclaves d'eux. Toutefois, même après le retrait de ces derniers la guerre se poursuivit.

_ Mais avec les elfes de maisons mis KO, les trois races étaient en nombre supérieur, non ?

_ C'est ce que tout le monde avait pensé, néanmoins il y avait à la tête des elfes noirs, un elfe très charismatique avec des pouvoirs hors normes. Il avait réussi l'exploit de rallier à lui seul, tous les clans.

_ Je croyais que seules les femmes pouvaient diriger les clans. Ah ! C'est vrai, père à dit qu'ils avaient un Roi.

_ Avant lui, le premier roi, les elfes noirs étaient dirigés par les Matrones. Elles prenaient toutes les décisions importantes relatives aux clans. Donc à cette époque l'avènement d'un roi avait étonné tout le monde. Avec cet elfe, ce roi, comme meneur, les elfes noirs parvinrent à tenir tête aux trois autres races d'elfes et les ont obligés à prêter allégeance à leur roi.

_ Attends un peu ! Il sortait d'où ce Roi ? demanda Harry.

_ Personne ne le sait exactement. Il est apparu un jour et s'est fait proclamer Roi. Je crois que c'est à cette même époque que le mot ''Drow'' est apparu pour la première fois de l'histoire. Mais comme je ne suis pas le Porte-Mémoire, je ne peux pas t'en dire plus sur ce qu'est un Drow. Je sais seulement que cela à un rapport avec le Roi des elfes noirs.

_ Tu penses qu'il y a un moyen de s'informer sur ce qu'est un Drow ? Parce que si j'en suis vraiment un, j'aimerais savoir ce que cela signifie.

_ Je pense que ton père va tout faire découvrir de quoi il retourne. Je le connais, il ne peut pas résister à un mystère surtout si celui-ci concerne son fils. Pour en revenir à la guerre que se livrèrent les peuples elfes, grâce à leur roi, les elfes noirs soumirent les trois communautés elfiques qui furent obligées de prêter serment au monarque sous peine de se voir annihiler. Ayant réussi à mettre sous sa coupe tous les elfes, le roi s'attaqua aux sorciers et aux humains. Il ne lui fallut pas longtemps avant de parvenir à ses fins. Le monde fut alors plongé dans une ère sombre où la peur et les meurtres étaient légion. Trois cents ans après que le Souverain ait pris le pouvoir, sans que personne ne sache comment ni pourquoi, il disparut sans laisser de traces. Après quelques dizaines d'années sans nouvelles de lui, le bras droit du roi fut nommé nouveau roi. Nous ne savons toutefois pas la raison pour laquelle les Matrones n'ont pas protesté à cette nomination. Après son couronnement, le nouveau roi mit fin aux guerres et libéra les elfes, les moldus et les sorciers. Ensuite, au fil du temps, les différents rois firent leur possible pour faire la paix entre les elfes noirs et les autres races. Le dernier roi était presque parvenu à réintégrer sa race avant leur inexplicable disparition il y a quelques décennies environ.

_ Cette partie de l'histoire, je la connais déjà.

_ Parfait alors. Après cette guerre, les elfes n'ont plus eu le courage de reprendre leur mission, car cela leur rappelait de trop mauvais souvenirs. Seuls les elfes Sylvains qui furent les premiers-nés de l'arbre de connaissance reprirent leur rôle.

_ Comment es-tu au courant de tout cela ? Mon père ne semblait pas connaitre cette histoire.

_ Tout réside dans le ''ne semblait pas ". S'il a omis de te le dire, c'est peut-être parce qu'il pensait que ce n'était pas le moment.

_ Je vois, lui répondit Harry. Ce fut sur cette note qu'ils arrivèrent dans les cachots.

Les deux elfes fouillèrent la prison cellule par cellule à la recherche du fameux cadeau, quand au détour d'une cage, Harry se figea complètement. Son corps tout entier fut pris de tremblements violents. Le jeune elfe sera les poings à se saigner les paumes. Ohtar fut intrigué par ce comportement étrange et s'apprêta à aller voir ce qui arrivait à son neveu, quand un vent glacial se leva et entoura le jeune elfe. Des bourrasques fortes sorties de nulle part, comme lors d'une tempête en mer, se levèrent dans la prison, empêchant ainsi l'oncle de s'approcher de son neveu.

Alors que le vent s'amplifiait de seconde en seconde, la porte de la cellule devant laquelle se tenait Harry vola en éclats. Ohtar ne parvint à l'éviter et à ne pas se la prendre en pleine face uniquement à l'aide de son agilité et à sa rapidité inhumaine. Mais alors qu'il se mettait hors de la trajectoire des débris de la porte, la force du vent l'emporta et le colla à l'un des murs. C'était comme si le vent avait une volonté propre, car il le retint ainsi au mur en déjouant toutes ses tentatives pour se libérer. Pendant ce temps, Harry pénétra dans la cellule d'un pas décidé (enfin, pas d'un pas, puisque ses pieds ne touchaient presque plus le sol).

L'elfe lévitait de quelques centimètres au-dessus de celui-ci. Avec une vitesse inimaginable, il s'avança vers le seul occupant de la pièce. Il le saisit par la gorge et le souleva avec aisance. On avait l'impression que le prisonnier ne pesait rien. Pourtant, celui-ci était plus grand qu'Harry et devait facilement peser le double de son poids. L'occupant de la pièce était un homme d'une soixantaine d'années à tout casser. Dans son regard, on pouvait y lire une peur insoutenable. Harry s'attendit à le voir se faire dessus tant il tremblait comme une feuille. Remarquant la frousse qu'il provoquait sur le prisonnier, un large sourire délicieusement démoniaque se dessina sur son beau visage.

Harry se délectait du plaisir anticipé de ce qu'il se préparait à lui faire subir. Des images de sa captivité lui passèrent en tête alors que dans sa main droite, une belle épée en argent couverte de runes elfiques apparaissait dans celle-ci. Elle se recouvrit d'un halo aussi sombre que la nuit. Toujours en maintenant l'homme d'une main, de l'autre, Harry plongea lentement et avec délectation son arme dans le cœur de son captif. Aucune trace de sang n'apparut durant le procédé. L'homme ouvrit les yeux en grand comme des soucoupes alors que son regard suivait la progression de la lame dans sa poitrine.

Quand elle fut à moitié dans le corps de l'homme, l'elfe la tourna d'un mouvement brusque et sec. Le prisonnier brailla comme un putois sous la souffrance. La douleur fut tellement forte que ses yeux sortirent presque de leurs orbites. De la morve et de la bave dégoulinèrent sur son visage. Il gigotait dans tous les sens en cherchant à retirer l'arme de sa poitrine. Mais rien n'y fit, elle resta plantée dans son corps. Un liquide jaunâtre s'échappa des pantalons de l'homme, alors qu'il beuglait de douleur.

Harry lâcha la poignée de son épée et l'homme. Les deux restèrent en suspens dans les airs. Le jeune homme ne le savait pas, mais il venait d'utiliser l'un des sortilèges de torture les plus répandus chez les elfes noirs. Son nom était : la mort suspendue. Ce charme permettait à son utilisateur de faire subir les plus effroyables sévices à qui il voulait sans que la victime ne meure ou ne perdre conscience. Le charme pouvait durer un mois ou plus selon la force magique de lanceur.

D'un geste souple de la main, une longue table apparue dans la petite cellule. D'un autre geste, des instruments étranges et inquiétants surgirent sur la table. Se tournant vers l'homme en lévitation, Harry fit disparaitre ses vêtements d'un simple claquement de doigts. Il plaça ensuite sa victime sur la table et la fixa dessus à l'aide d'énormes clous qu'il prit un malin plaisir à enfoncer sans l'aide de magie sur ces quatre membres. Durant tout ce temps, l'homme n'avait pas cessé un instant de hurler sa souffrance. Quand l'elfe fut satisfait de son travail, il s'approcha de la tête de sa victime. Il posa la main sur l'épée et l'homme cessa de crier. Il devint complètement muet.

_ Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de te revoir Alexander, lui chuchota-t-il à l'oreille. J'ai souvent rêvé de ce moment, le sais-tu ? poursuivit Harry.

_ Quuuiii... Tenta de dire Alexander, mais aucun mot ne sortir de sa bouche.

_ Quoi ? Tu ne me reconnais pas ! Fit semblant de s'étonner Harry. Oh, mais c'est vrai, j'ai un peu changé depuis notre première rencontre, lui dit Harry sur le ton de la conversation. Je suis Harry Potter, cependant, je ne pense pas que tu te souviennes de mon nom, ajouta Harry. Peut-être que tu me remettras plus si je te dis que je suis le garçon que tu venais visiter au 4, Privet Drive.

Les yeux du vieillard s'écarquillèrent d'étonnement.

_... Voilà ! Tu vois que tu t'en souviens à présent, le félicita un Harry rayonnant de joie. Comment trouves-tu ma nouvelle apparence ? Elle te plaît ? Elle te donne envie ? Tu veux aussi la posséder ? demanda Harry d'une voix douce, caressante et sensuelle en glissant son doigt le long du corps de l'homme.

_...Oh, mais c'est que je te fais de l'effet, s'exclama l'elfe en voyant le membre de son prisonnier se dresser suite à sa caresse malgré sa peur. Tu veux que je te fasse du bien, lui demanda-t-il ensuite.

Au hochement de tête de l'homme, Harry tendit sa main vers les instruments qui se trouvaient sur la table. Il se saisit d'une paire de ciseaux à l'air très coupant.

_ Puisque c'est ce que tu désires, je vais te donner du plaisir, lui susurra tendrement Harry, alors que ses yeux brillaient d'une lueur malsaine. L'homme commença brusquement à trembler comme une feuille à la vue de la paire de ciseaux.

_ Mais pourquoi trembles-tu comme ça ? le questionna doucement Harry tout en laissant glisser lentement les ciseaux le long du corps du moldu. Oh, je vois, c'est parce que tu es impatient que je commence, ajouta l'elfe en se plaçant devant le membre de l'homme.

Il leva la main qui tenait les ciseaux et avança l'autre pour se saisir de la verge maintenant à moitié ramollie de l'homme. Mais avant que ses doigts n'entrent en contact avec celle-ci, Harry retira sa main.

_ Brrr ! C'est trop dégoutant cette chose, je ne peux pas la toucher, marmonna-t-il. Que faire ? Ah, voilà, dit-il en attrapant une pince.

Il retourna ensuite son attention sur la verge d'Alexander. Avec l'aide de la pince, il captura le membre devenu complètement flasque à présent. Comme Alexander tremblait de plus en plus en pleurant et en suppliant muettement, Harry tourna son regard vers lui et lui dit pacifiquement et aimablement :

_ Ne t'en fais pas Alexander, j'ai de très bonnes notions en médicomagie, je sais parfaitement comment faire pour ne pas mettre tes jours en danger, le rassura Harry avant de trancher brusquement et sans prévenir, le sexe de celui-ci.

Alors que le moldu hurlait de douleur en se vidant de son sang en silence, Voldemort pénétra dans la cellule comme une furie.

_ Par la barbe de Merlin, qu'es-tu en train de faire ?

_ Je fête mes retrouvailles avec un ami, lui répondit Harry sur le ton de l'évidence avec un sourire adorable étirant ses belles lèvres.

LDD

Les jumeaux Weasley étaient connus pour l'ingéniosité de leurs blagues et leur capacité à ne jamais se faire prendre quand ils se décidaient à jouer un tour à quelqu'un. Fred et George aimaient aussi les défis, c'est pourquoi, quand leur frère leur avait fait remarquer que leur professeure de potions n'était plus même et qu'il était peut-être même amoureux de Malfoy, ils avaient vu là une opportunité pour lui jouer un tour à leur façon. Un Snape distrait ne verrait jamais leur blague arriver avant qu'elle ne se produise. C'était leur seule chance de parvenir à se jouer du maître des potions, car en temps normal cela n'était pas possible.

Et s'ils faisaient passer cela pour un banal accident de potion comme il y en avait tant, personne ne pourrait les tenir responsables de quoi que ce soit. Convaincus de leur réussite, les deux jeunes sorciers se mirent au travail avec un sérieux dont ils n'avaient jamais fait preuve avant. Ils passèrent la nuit à mettre au point leur blague. Ensuite, le lendemain matin, et avant que qui que ce soit ne se soit levé, ils s'introduisirent dans la salle de classe de Snape.

Étrangement, ils ne rencontrèrent aucune difficulté à pénétrer dans la classe. Ce qui en soit était très étonnant, car Snape plaçait toujours des sorts infranchissables et vicieux sur la porte. Mais au lieu de s'inquiéter de l'absence de ses derniers, les jumeaux mirent cet oubli sur le compte du change de comportement de leur professeure. Ils installèrent le fruit de leur dur labeur et quittèrent la classe avec des sourires entendus. Au début de la première heure de la journée, les jumeaux, des sourires satisfaits aux lèvres, pénétrèrent en classe.

En ricanant comme des imbéciles, ils prirent place à leur table. Snape ferma la porte quand le dernier de ses élèves entra. Il marcha vers son bureau et tira sa chaise. Il sortit sa baguette de sa manche droite et frappa trois petits coups sur le tableau ce qui fit apparaître une recette de potion sur ce dernier.

_ Vous avez une heure et demie pour réaliser cette potion. Si un seul d'entre vous fait exploser son chaudron, la classe entière devra revenir ici même tous les soirs afin de laver les chaudrons de toutes mes classes de potion pendant deux mois. Cela vous apprendra peut-être à faire plus attention à ce que vous êtes, bande d'ignorants sans cervelles.

_ Mais monsieur, c'est injuste. Vous n'avez pas le...

_ Osez terminer cette phrase, M. Weasley, et je vous garantis que vous saurez ce qu'est l'injuste, le coupa Snape.

Fred ferma sa bouche et ne dit plus rien.

Le cours se déroula dans le calme. On pouvait même entendre une mouche voler, tant le silence régnait en maître. Les jumeaux ne cessèrent de se regarder les yeux pleins de questions. Ron se serait-il trompé sur le compte de la chauve-souris ? Car pour une personne qui devrait avoir un comportement autre que le sien, Snape semblait être toujours le même. Les jumeaux eurent un doute et commencèrent à se demander s'ils ne s'étaient pas jetés dans la gueule du loup en sifflotant joyeusement.

À la sonnerie de fin de cours, Snape ordonna à ses élèves de mettre leur potion en bouteille, l'étiquette de leur nom et la pose sur son bureau. Alors que les élèves suivaient ses consignes avant de quitter la classe, Snape sortit du tiroir de son bureau une petite boîte vert et noir. Elle était de forme carrée et de la taille d'un poing. Il la souleva avec précaution et l'examina avec soin. En remarquant le manège du maître de potions, les jumeaux se dirigèrent vers la porte avec empressement.

_ Messieurs Weasley, retentit la délicieuse voix de Snape.

Elle était gorgée de tant de plaisir que cela interpella non seulement les jumeaux, mais aussi les autres élèves.

_ Oui monsieur, répondirent les jumeaux d'une seule voix. Que pouvons-nous faire pour vous ?

_ Il me semble que vous avez oublié quelque chose, dit-il en étirant ses lèvres dans un rictus sadique.

_ Non, nous ne pensons pas, dirent-ils avec conviction.

_ Dois-je donc considérer cette admirable petite boîte comme un présent en témoignage de vos sentiments à mon égard ? demanda-t-il avec un sérieux qui donnait froid au dos.

_ Euh...dirent les jumeaux rouges de honte sous les ricanements de leurs amis.

_ Je vois, vous ne vouliez pas que vos camarades apprennent votre petit penchant pour moi, fit mine de se désoler Snape. Mais il ne faut pas avoir honte de ce que vous ressentez, c'est naturel à votre âge. Mais aussi flatteur que cela puisse être, je suis au regret de décliner votre demande. Je n'ai aucune attirance pour les roux et encore moins les taches de rousseur, ils me donnent des boutons voyez-vous. Et je suis aussi votre enseignant, cela serait mal vu et je pourrais perdre mon poste si cela venait à se savoir. Ce dont je suis certain ne manquerait pas d'affliger vos camarades de classe. Perdre un enseignant tel que moi serait une énorme perte pour ces jeunes esprits à l'intelligence de troll que regroupe Poudlard. Et ce n'est pas ce que nous voulons, n'est-ce pas ? Donc, pour toutes ces raisons, je me sens obligé de vous rendre votre présent, finit Snape en lançant la boîte avec habileté vers les jumeaux.

Le geste fut si rapide, que les deux sorciers n'eurent pas le temps de se décaler de la trajectoire de la boîte. Ensuite, les actions s'enchaînèrent en vitesse. En touchant le sol au pied des deux frères, la boîte explosa dans un bruit sourd. Une fumée grise et épaisse s'en échappa et recouvrit les deux jeunes gens sous les regards ahuris de leurs amis. Quand elle se dissipa enfin, des fous rires incontrôlables se firent entendre dans la pièce et le couloir.

Fred et George étaient méconnaissables. Leur belle chevelure rousse était devenue extrêmement graisseuse, très longue et très noire (enfin noir de crasse). La blancheur de leur peau avait pris un teint jaunâtre et maladif couvert d'acné. Leur nez avait augmenté de volume et était devenu très crochu. Leurs robes avaient pris l'apparence de ceux de Dumbledore. Et à la place de leurs oreilles, de beaux ailerons de chauves-souris battaient gaiement.

_C'est fou ce que vous pouvez me ressembler messieurs, les boutons, les robes et les ailes en moins cela dit, chantonna gaiement (oui, vous avez bien lu) Snape les yeux étincelants d'allégresse sous les rires de sa classe. Je me suis permis de faire quelques modifications à votre potion. Et comme je connais à présent vos tendres sentiments pour ma personne, je me suis dit que cela vous plairait d'être à mon image.

_ Severus Snape est le plus beau, le plus intelligent, le plus charismatique, le plus sexy, le plus fabuleux des sorciers. Je le vénère et rends gloire à sa magnificence. Je suis en adoration devant une telle perfection, déclara soudainement George les yeux emplis d'horreur.

_ Vous ai-je dit que j'ai apporté quelques arrangements à votre travail ? demanda Snape quand George le regarda avec de l'épouvante dans les yeux. Oh, par contre, je n'ai pas touché à la durée et donc, comme prévu, il durera deux semaines. Vous pouvez y aller maintenant, les congédia Snape d'un ton impérieux.

_ Le professeur Snape est le meilleur des hommes, jamais personne ne pourra l'égaler. Je suis à ses pieds sur un seul de ses mots, dit Fred quand il tenta de protester.

_ Tel est pris qui croyait prendre, leur dit Snape en ricanant.