Bonne lecture...
Chapitre X : Indices
« Tout avait mal commencé. Paula et moi, nous nous sommes disputés. Elle n'arrête pas de dire que je dois parler à Gibbs de ce que je ressens pour lui, que ça ne peut plus durer. Je la comprends, Gibbs est tellement intransigeant avec elle et ça en partie à cause de moi.. Qu'est-ce que je suis en train d'insinuer ?? Que Gibbs pourrait être jaloux !! En tout cas, c'est ce que j'espérais pour Pam Kim. Et c'était une monumentale erreur. Elle est complètement folle. Je ne pensais qu'à un diné mais elle s'est accrochée et elle a même fini par lâcher son fiancé. Elle croyait en fait pouvoir me changer, être celle qui me rendrait heureux. Mais apparemment, elle a changé d'avis, elle a jeté des oeufs sur ma voiture et mis ma photo sur ce maudit site des malades de l'herpès. Et « Le DiNozzo » en a parlé à Cassidy et forcément, elle m'a planté en plein milieu du resto... »
« Cette journée n'aurait pas pu finir plus mal. Il est parti rejoindre Cassidy. Mon silence devient insupportable aussi bien pour lui que pour moi et en plus, Paula en fait les frais aussi. Ma belle résolution de laisser Tony tranquille est tombée à l'eau mais c'est sa faute aussi. Pourquoi est-il autant à mes côtés ? Même quand je suis invivable !! Ari est parvenu à déclencher une telle colère en moi... Heureusement depuis les choses se sont calmées et Anthony DiNozzo me devient chaque jour plus essentiel... »
Tony ne savait pas où aller. Son appartement, sûrement pas ! Ce n'était qu'un endroit bien vide. Il n'y avait que le NCIS où il se sentait chez lui. Et donc Tony en prit la direction. Arrivé à l'étage, il se dirigea dans le noir vers son bureau quand la lumière de celui de Gibbs s'alluma.
- Boss ! fit Tony, en se figeant.
- DiNozzo ! annonça Gibbs, tout aussi surpris.
- Je .. enfin, c'est .., puis Tony en eut assez de mentir. Je dinais avec Paula mais nous nous sommes disputés. Elle essaye de m'aider, c'est une véritable amie...
- Amie ?
- Bien sûr, Paula et moi sommes amis. Étonné ?
- Un peu, oui.
- Oui, moi aussi..., et Tony lui sourit. Depuis Gibbs, il avait tellement changé. Il s'était enfin posé quelque part et n'avait plus aucune envie d'aller ailleurs. Grâce à lui, il avait une famille.
« Comme tu es magnifique, souris-moi encore, Tony. Tu m'es si important. Tu me rends heureux et malheureux en même temps. Tellement heureux ce jour-là sur ce ring tandis que McGee se faisait ratatiner par Kate. Quelle vie émane de toi et j'ai souris. C'était plus fort que moi et j'en avais tellement envie car j'étais tellement en vie !!! Me souriras-tu encore ... Toi et moi sur le ring... comme j'aurais voulu être seul avec toi et que ce coup de fil n'arrive jamais... »
Tony était parvenu à faire apparaître l'ébauche d'un sourire sur le visage de son patron.
« J'aimerais revoir le même sourire que lors de notre séance d'entrainement. Et même s'il m'a mis à terre, j'étais si bien, ses yeux bleus plongeant dans les miens... D'ailleurs, il a l'air bien pensif ... »
- Toujours là, Boss !
- Où veux-tu que j'aille ?
- Je comprends. Je suis là avec toi, dit Tony en désignant l'endroit. Par contre, je meurs de faim. Je commande.
- Je ..., articula à peine Gibbs encore pris par ce « Je suis là avec toi »
- Laisse-toi tenter et puis l'appétit vient en mangeant.
« Me laisser tenter !! »
Et Gibbs le laissa donc faire et profita de la vue. Tony assis sur son bureau, attrapant le cornet du téléphone.
« DiNozzo est magnifique quel que soit ce qu'il met, ce qu'il fait et depuis que j'ai surpris la conversation entre Kate et Abby, je le vois devant le lavabo en train de se brosser les dents. Kate l'avait bien sûr joué vexée sur le moment, réaction préprogrammée chez elle mais en le racontant à Abby, elles riaient ensemble. Et lorsque Kate parla de son lancé d'éponge, Abby dit tout haut ce que je pensais tout bas : « Trop Sexy »
- Gibbs, ça va ?
- Pour..quoi ?
- Tu rougis...
- Sûrement pas.
- Ok, dit Tony, amusé et curieux de savoir la raison de cette réaction car juste avant Gibbs était en train de le regarder ! Non ?
- Qu'as-tu commandé ?
- Pizza. Et ma préférée : pepperoni, saucisses et fromage extra.
- Je ne suis pas surpris.
Malgré eux, un silence s'installa et Tony décida de s'activer à son bureau. Il savait parfaitement jouer les gars occupé, technique efficace jusqu'à l'arrivée de la pizza. Et puis, il avait l'habitude, il passait souvent le soir ou même tard dans la nuit pour s'avancer dans le boulot ou améliorer son rapport, ...
Une fois la pizza récupérée, il s'assit en face de Gibbs et il continuèrent le jeu du silence. Tony savait pourtant que c'était l'occasion de parler à Gibbs.. Pas d'eux, bien sûr mais ce qui tournait dans sa tête depuis l'enlèvement de Kate :
- Je ne te décevrais plus.
- De quoi parles-tu, DiNozzo ?
- De Ari. J'aurais dû rentrer avec Kate.
- Et il t'aurait probablement tué.
- Tu étais tellement en colère.
- C'est vrai, hors de moi... mais pas contre toi. Nous étions là et Ari nous manipulait à sa guise sans que je puisse faire quoi que ce soit.
- Tu ne crois pas à son statut d'agent double, n'est-ce pas ?
- Ari est un agent double mais pas dans le sens que le FBI le pense.
- La prochaine fois, je serai là avec toi.
« Ah oui ! Avec moi.. J'en rêve.. Et j'en ai assez d'en rêver.. Je .. Reprends-toi, que voudrais-tu faire : l'entrainer dans l'ascenseur et bloquer la cabine ... »
- Patron ?
- Oui..., ce sera DiNozzo, Kate, McGee ? amorça enfin Gibbs.
- Hein !
- Je sais comment faire pour te faire courir.
- Pas du tout !
- DiNozzo ?
- D'accord, tu as raison.
- Ce que je te demande c'est de faire attention à toi.
- Il faut que tu arrêtes de me téléphoner alors... Oui, à chaque fois que tu .. Aiiieee !!!
« Et une tape, une ! Si tu savais comme il m'arrive de les attendre et parfois de les provoquer juste pour sentir tes mains sur moi... »
- Je suis sérieux.
- Ok, Boss.
Tony remarqua alors un sachet d'enquête avec un de ces trucs que les filles mettent dans leurs cheveux...
- C'est à Sandy ?
- Oui, je voulais passer la lui rendre.
- Et voir comment elles vont.
- Oui, répondit Gibbs pensif.
« Cet homme avait toute la chance du monde et il avait organisé ce kidnapping. » pensa Jethro.
Puis il revint à Tony, pour croiser son sourire et s'en nourrir, il vit en fait un voile devant les yeux de son agent.
- Tony ! Tony ?
- Oh, pardon, je...
« Je pourrais lui dire pour mon adoption. Il comprendrait. Il sait tellement bien s'y prendre avec les enfants mais je ne suis plus un enfant. Il va penser que je lui ai caché des choses et il aurait raison mais ça me fait si mal d'en parler. Je ne sais pas qui je suis mais je ne sais pas non plus être autrement... »
Alors, Tony enchaîna :
- J'aurais voulu penser à prendre les empreintes plus tôt.
- Sandy nous a aidé.
- Je n'aime pas ça me servir d'enfant dans une enquête.
- Elle voulait se sentir utile.
- Un enfant ne sent jamais assez utile, il croit toujours devoir faire mieux.
Gibbs savait que c'était son adoption qui lui faisait dire cela. Une adoption pas aussi heureuse qu'on puisse le croire. L'argent ne fait pas le bonheur...
- Je comprends, oui.
« Ah oui !! » pensa Tony, intrigué...
Le téléphone du bureau se mit alors à sonner. Une fois raccroché, Gibbs résuma la situation à Tony qui avait déjà rappelé Kate et McGee. Il s'agissait d'un vol d'antiquités irakiennes, stockées à Norfolk. Deux civils employés pour les emballer avait réussi à voler deux containers, 87 pièces d'une très grande valeur mais l'un d'eux avait été rattrapé lors d'un contrôle de police seulement, il refusait de parler.
Tout s'était alors passé très vite. La mission sous couverture était la solution la plus rapide pour empêcher la revente, et donc la disparition, des objets par l'autre complice. Et sans que Gibbs puisse dire quoi que ce soit, DiNozzo était désigné. Sous couverture, il était parfait. Tony le savait, il le devait à ses masques tout en sachant pourtant qu'un jour ou l'autre il pourrait être démasqué et sous couverture ce serait mortel.
Maintenant, Tony attendait habillé dans sa salopette orange. Il était appuyé contre la voiture du Marshall qui devait l'amener au dépôt pour le transfert de prisonniers où il serait enchaîné à ce Jeffrey White.
La radio, toujours allumée, diffusait une chanson :
« Love be still Say that you'll stay
love be sweet
dont you dare
change a thing
I want to photograph you with my mind
To feel how I feel now all the time
Forever this way
Forever and forever
That we'll never have to change
Dont move
Dont breathe
Dont change
Dont leave
And promise me
Say you'll stay
We'll stay
This way »
Il regarda Gibbs, il écoutait les rapports de McGee et de Kate. Pourtant c'était lui qu'il regardait. Comme s'il avait peur de ne plus jamais le revoir.
« Il m'a demandé de faire attention.. Il y a ce mot qu'il m'a laissé.. Comme j'ai pu comprendre, il a eu peur pour moi notamment dans ce bunker à munitions lorsque le Quartier-Maître Swain, complètement déboussolée, m'a assommé. Il y a aussi eu ce moment où il souriait, radieux, sur ce ring... Des indices peut-être.. Peut-être qu'il ... Et même depuis plus longtemps ...»
- DiNozzo, on y va, lui cria Gibbs.
- A tes six heure, Boss, répondit DiNozzo, en le rejoignant.
« Et s'il avait vraiment des sentiments pour moi !!! »
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Je dois dire que je suis plutôt contente de moi. Je suis parvenue à mettre une partie des éléments significatifs des épisodes 1.23 / 2.01 / 2.02 / 2.05 / 2.06 / 2.08 et 2.09. J'ai bien bossé... rassurez-moi ! Merci d'avance pour vos messages.
