« bla » pour les choses dites tout haut
« bla » pour les pensées de Juliet
«bla » pour Parseltongue (L'anglais de Fourchelang) pour plus tard
« bla » pour les choses écrites par Juliet.
oOoOo Traitement et Mémoires oOoOo
« AVADA KEDAVRA ! »
Mais le rêve ne s'arrêta pas là comme à chaque fois. Elle sentit autour d'elle cette étrange lumière verte, l'entourer et tenter de la déchirer en tout petits morceaux. Après un moment, lors desquels les cris de l'enfant se mélangèrent à ceux de l'homme horrible qui venait de détruire sa famille, il n'y eut plus rien. Que le silence irréel entourant la mort flottant sur cette demeure. L'un des murs de la pièce avait été réduit en cendre, mais par quoi, Juliet ne pouvait pas vraiment le savoir, on pouvait donc voir à l'extérieur et le corridor était à moitié détruit lui aussi. Elle vit alors la forme inerte de sa mère, couchée tout près d'elle et la fixant de ses yeux magnifiques. Mais ils ne l'étaient plus...
Vert émeraude brillant d'amour, de joie et de vie faisait maintenant place à un vert mat, vide et inerte. L'enfant se traîna sur le sol, passant une pile de tissus noir, pour aller s'accrocher à sa mère.
« Maaa ! Maaa ! »
Le son horrible d'un enfant suppliant, n'utilisant pas vraiment un mot, mais ce par quoi elle nommait sa mère. Les petites mains de l'enfant tentaient de faire bouger cette personne si importante qui venait de la sauver... Mais rien n'y fit. L'enfant se laissa alors retomber sur son fessier et de grosses larmes glissèrent sur ses joues alors qu'elle s'époumonait.
Juliet eut l'impression de pleurer pendant une éternité avant qu'un bruit ne fasse légèrement cesser ses braillements. Un homme apparut dans l'emplacement de la porte, qui était à moitié arraché de son cadre. Il était essoufflé et semblait avoir pleurer. Il était grand, ses longs cheveux étaient noirs, légèrement bouclés et ses yeux bleus étaient tellement pleins de tristesse alors qu'il prenait l'enfant contre lui, la serrant comme une bouée. Juliet continuait de pleurer.
« Ne pleure pas Liliet, s'il te plait, ne pleure pas. Je vais m'occuper de toi... S'il te plait Liliet... »
Il murmurait à l'oreille de Juliet alors qu'il agitait sa baguette pour faire sortir doucement le corps de sa mère dehors. Juliet ne se rendit pas vraiment compte qu'elle sortait de sa maison dans les bras de cet homme, mais lorsqu'elle fut dehors, l'homme s'agenouilla à côté de deux formes, si pleines de vie il y a quelques instants, étaient maintenant inerte à jamais. D'un geste infiniment doux, il referma les paupières de Lily et James Potter. Juliet recommença à pleurer de plus belle.
« Liliet, ne pleure pas, je vais m'occuper de toi, plus rien de mal ne t'arriveras, je te le promet... C'est de ma faute, je n'aurais jamais du dire à Prongs de changer le Gardien du Secret pour Peter... Pardonne moi Liliet... S'il te plait ne pleure plus... Ne pleure plus ma petite Émeraude... »
L'homme berça doucement et tendrement l'enfant alors qu'un POP retentissant le fit se retourner, baguette à la main, prêt à agir au moindre mouvement.
« Ah j'déteste les Portkey, Yeh... Ah Sirius ! Par Merlin, qu'est ce qui c'est passé ici ? Lily ! James ! »
L'homme avait une carrure impressionnante, et il se laissa tomber à genoux près de l'homme nommé Sirius. Il était visiblement très triste de la perte des parents de Juliet. Après un moment, il sortit un mouchoir énorme de sa poche et s'essuya les yeux. Il tourna la tête vers l'homme et l'enfant pour ensuite se lever en se raclant la gorge.
« J'dois... J'dois prendre Juliet et l'apporter à Prof. Dumbledore, Sirius. A doit être protéger... »
« Hagrid ! Je suis son parrain... Je dois prendre soin d'elle, personne d'autre ! »
« Mais Sirius, Prof. Dumbledore a déjà une place pour elle. Les Mangemorts doivent pas mettre la main su elle. Tu en parleras avec lui, mais j'dois l'apporter maintenant... »
Sirius regarda l'enfant dans ses bras, il caressa le visage de Juliet avant de lui chuchoter à l'oreille.
« Je viendrai te chercher Liliet, je te le promet... »
Juliet fut alors donnée à l'homme à la carrure imposante. Elle avait l'air encore plus minuscule, il pouvait la tenir dans le creux de l'une de ses mains gigantesques. Juliet tendit les mains vers Sirius. Un message silencieux lui disant de ne pas la laisser...
« Prend ma motocyclette Hagrid... Je n'en aurais plus vraiment besoin. »
« D'accord Sirius. J'prendrais bien soin d'elle. T'inquiète pas. »
Les deux hommes retournèrent vers une grande motocyclette qui était non loin de là. Hagrid avait placé Juliet dans un sac pour la tenir bien contre lui, mais elle pleurait très fort. Sirius se pencha au dessus d'elle et embrassa doucement son front.
« Sois sage ma petite Émeraude, je serais près de toi en un rien de temps... »
Hagrid monta alors sur la motocyclette et s'envola. Juliet continua de pleurer...
oOoOo Changement de scène oOoOo
Juliet ouvrit lentement les yeux pour voir Madame Pomfrey et William à côté d'elle. Poppy agitait sa baguette alors que William prit un mouchoir de sa poche pour éponger doucement les joues de Juliet.
« Je pleurais vraiment... Qui était cet homme ? C'est la première fois que le rêve... non... La mémoire va plus loin... Pourquoi... Pourquoi n'a-t-il pas tenu sa promesse ? » pensa Juliet tristement.
Poppy soupira et prit une potion qu'elle fit prendre à Juliet. Celle-ci la prit au complet sans ce plaindre. Après que Poppy se fut assuré qu'elle avait bien bu toute sa potion calmante, elle alla appeler un elfe de maison pour commander un déjeuner pour tout le monde ; ils en avaient besoin. Alors que Poppy se dirigeait vers le foyer, William aida Juliet à s'asseoir dans le lit, mais elle était distraite, encore toute prise dans son rêve...
« Est-ce que ça va Emrys ? »
Juliet se retourna vers William, de la curiosité et de l'inquiétude s'émanait de lui. Juliet rougit joliment alors qu'elle prenait son calepin et écrivait quelque chose.
« Je m'excuse William, j'ai fait un rêve et... ce n'était pas vraiment un bon rêve. »
Juliet observa William alors qu'il fronçait les sourcils à son message. Il lui redonna son calepin et s'accota sur le lit, son visage dans le creux de sa main. Juliet rougit un peu plus.
« Ma mère m'a toujours dit qu'il faut parler de ses rêves avec quelqu'un, que cela fait fuir les cauchemars. Cela fonctionne pour moi. »
Juliet pencha la tête de côté, et Bill fut frappé à quel point elle ressemblait à un petit oiseau fragile lorsqu'elle était comme cela.
« Je ne crois pas que ce cauchemar particulier ne parte si j'en parle à quelqu'un William. C'est plus une mémoire qu'un rêve ou un cauchemar... La nuit où mes parents sont morts... »
Sans trop savoir pourquoi l'écrire était particulièrement difficile pour Juliet. Cela semblait si final. De la tristesse s'échappa de Bill et frappa Juliet au coeur. Elle dut retenir les larmes qui voulaient couler sur ses joues. Et encore, les mains de Bill retournèrent sur ses joues, la faisant lever la tête pour le regarder.
« Personne n'aurait à voir la mort de ses parent comme cela. C'est bien trop triste. »
Juliet observait William alors qu'il parlait. Il y avait chez lui une douceur incroyable et ses yeux saphir ne portaient que la vérité. Elle lui sourit doucement alors que Poppy revenait avec deux plateaux. Elle en déposa un près de Bill et l'autre sur les genoux à Juliet. Elle ajouta alors une potion au plateau et regarda Bill un moment avant de se fixer sur Juliet.
« Mr. Weasley est ici pendant tout l'été pour commencer à enlever le sort que tu as à ta gorge. Pendant l'été il viendra deux fois par jours ici, puis à la chambre que tu habiteras au château, pour travailler sur ton sort. Si tu te sens trop fatigué ou trop faible, n'importe quoi, tu dois le lui dire. Si tu n'es pas bien et qu'il travaille sur ta magie c'est dangereux. Cela peut être mortel. Tu comprends Juliet ? »
Juliet hocha la tête fermement. Poppy lui offrit un sourire avant de retourner à son petit bureau. Elle comprenait qu'elle devait dire comment elle se sentait à ces gens si gentils qui l'entouraient maintenant, mais c'était difficile. Les Dursley l'avait élevé pour ne jamais rien dire, ne jamais se plaindre et ce n'était pas normal pour elle de dire ce genre de chose. Juliet et Bill mangèrent leur déjeuner en silence. Elle pouvait maintenant manger de la nourriture solide, ce matin elle avait des crêpes aux fraises. Elle comprenait alors pourquoi Dudley aimait tant ce genre de chose. C'était plus que délicieux, tellement mieux que le bout de pain auquel elle était habituée.
Après sa bonne crêpe, elle ne pouvait pas vraiment en manger plus qu'une, elle prit docilement sa potion. Elle se tourna alors qu'une vague d'amusement passa venant de William. Il souriait avec un léger pétillement dans ses yeux.
« Je crois que tu es bel et bien la seule qui prend les potions que Madame Pomfrey donne sans te plaindre... Je me souviens encore des plaintes de Charlie lorsqu'il devait le faire. »
Juliet leva un sourcil.
« Pourquoi devrais-je me plaindre ? Il est vrai qu'elle ne goûte pas très bon, mais c'est pour me faire du bien. C'est un bien petit mal... »
William s'assombrit alors qu'il lisait ces lignes. Juliet l'observait encore alors qu'il lui redonnait son calepin. Tout d'un coup l'amusement s'était effacé, pour laisser place à une colère étrange... Une colère non pour soi, mais pour les autres.
« Tu as déjà eu pire qu'une petite potion n'est-ce pas Emrys ? »
Soudainement, sans trop savoir, Juliet eut honte. Elle ne comprenait pas très bien, mais elle était inconfortable à ce qu'il sache tout cela. William prit alors sa main dans la sienne et sembla l'observer.
« Tu n'as pas à me répondre, mais juste à te voir, on peut facilement voir que tu n'étais pas aimé là où tu étais. » Il baissa le regard sur la main minuscule qui se trouvait dans la sienne. « Tes mains sont bien trop petites pour quelqu'un de ton âge. J'ai une petite soeur, Ginny, elle a un an de moins que toi et je suis certain qu'elle est bien plus grande que toi. Tu es si petite. Lorsque je t'ai prise hier, j'ai eu peur de te briser... Encore là, tu n'aurais pas du subir tout cela. Personne ne devrait subir une telle chose. »
Juliet se vit hocher la tête. Ce qu'il disait était vrai, sonnait vrai, mais une petite voix dans sa tête, qui l'avait accompagné depuis longtemps, lui disait : « Peut-être, peut-être pas ! » Juliet eut un sourire un peu amer et écrivit un peu sur le calepin.
« Je crois que tu as raison, mais comme dans toute chose, il y a du bien et du mal. Si je n'avais pas eu l'enfance que j'ai eue, peut-être serais-je quelqu'un d'entièrement différent. Charlie et Ginny... Est-ce que tu as d'autres frères et soeurs ? J'aurais aimé avoir une famille... »
Juliet voulait changer le sujet et Bill sembla le laisser aller. Il sourit et un sentiment d'amour fraternel et de fierté sembla l'habiter alors qu'il parlait de sa famille.
« Nous sommes sept enfants, mais Ginny est la seule fille et la plus jeune. Je suis l'aîné, après moi, il y a Charlie, qui travaille avec les Dragons. Il a toujours été fasciné par ceux-ci. Après il y a Percy, qui est la personne studieuse de la famille. Viens ensuite les deux terreurs, Fred et George, jumeaux identiques, même Maman se trompe parfois entre eux deux. Mais pas moi. Tu vois, Fred a un grain de beauté juste à la base de son cou, sur son côté droit et George n'en a pas. Cela les énervent toujours un peu lorsque je les différencie. Surtout qu'ils n'ont pas l'air de ce rendre compte de mon truc ! Ils sont toujours en train de jouer des tours à tout le monde. Ils aiment vraiment rire et savent très bien donner de l'amusement à tout le monde autour d'eux. Après eux il y a Ron, qui sera avec toi à Hogwarts, il commence lui aussi cette année. Il n'a que 11 ans et il est déjà capable de battre toute la famille aux échecs ! Puis il y a la petite Ginny, la dernière. Bien qu'elle soit la dernière de la famille, elle est quelqu'un d'espiègle et de joueur... Un espèce de mélange entre moi et les jumeaux... Très très étrange!»
Juliet avait accoté sa tête dans la paume de ses mains, le tout accoté sur ses genoux. Elle souriait doucement alors que Bill parlait si énergiquement de sa famille.
« Ma mère, Molly est quelqu'un de très doux, mais aussi de très protecteur. Elle aime tout le monde, sauf quelques exceptions. Elle est très protectrice de sa famille, laisse-moi te le dire. Mon père, Arthur, est quelqu'un de très patient et silencieux. Il aime tout ce qui se rapporte aux Moldus, il est entièrement fasciné par eux. Si tu veux, lorsque tu contrôleras ton don un peu, je t'amènerai chez moi pour que tu les rencontres. Cela te plairait-il ?
Juliet hocha vigoureusement la tête, envoyant de longs cheveux noirs partout. Elle attrapa la main de William et la serra très fort. Juliet serait tellement heureuse de pouvoir rencontrer une famille qui semblait si aimante. William rit doucement en voyant l'enthousiasme de Juliet.
« Assez parler de moi, nous devons parler de toi un peu et je vais devoir commencer à observer ton grille. Est-ce que Silverec t'a donné la potion ? » Nouveau hochement de tête.
« D'accord. Je vais commencer par regarder ta grille, tu n'as rien du tout à faire, juste ne pas bouger beaucoup. Je vais prendre toute sortes de contrôles et de mesures. Tu as quelque chose qui n'a jamais été vu jusqu'à maintenant. Je dois donc procéder avec très haute précaution. Je veux être certain de tout d'accord Emrys ? »
Alors que William aidait Juliet à se recoucher et être très confortable, celle-ci écrivit quelque chose dans le calepin pour lui donner.
« Merci pour tout l'effort que tu mets pour m'aider à retrouver ma voix. J'aimerais savoir quelque chose pourtant. Pourquoi m'appelles-tu Emrys ? »
William eut les oreilles un peu rouges. Il se racla la gorge alors qu'il plaçait tout ce dont il avait besoin sur une table qu'il venait de conjurer. Parchemins, drôles d'outils qui intriguaient Juliet et plumes couvraient la table nettement.
« Lorsque les gens du Monde Magique t'ont surnommé Celle-Qui-A-Survécut, je trouvais cela un peu ridicule. Avec quelques-uns de mes copains, nous avions essayé de trouver un nom qui t'aurait mieux fait et qui était plus beau que cela. Nous avons trouvé Emrys, qui est le Galois pour "Enfant de la Lumière". C'est beaucoup plus joli et maintenant que je t'ai vu je trouve que cela te va très bien. »
Juliet sourit doucement. Enfant de la Lumière. Oui elle aimait cela beaucoup mieux que Celle-Qui-A-Survécut. C'était un peu ridicule. Elle s'installa confortablement et regarda travailler William. Il prenait de nombreuses notes, faisait de nombreux sort et fit apparaître le même double en grillage pour prendre ses notes. Il jeta un coup d'oeil à son front avant de renoncer. Elle trouvait cela magnifique car alors qu'il travaillait, émettant uniquement du calme et de tranquillité, elle ne pouvait s'empêcher d'être heureuse de ne plus être chez les Dursley.
oOoOo Changement de scène oOoOo
Nymphadora Tonks était une bonne Auror. Elle était jeune, elle commençait à peine et avait encore besoin d'expérience, mais elle était bonne dans ce métier. Sauf lorsqu'elle avait ses journées, durant lesquelles elle tombait partout sans grande raison, car voyez-vous, Nymphadora est quelqu'un de très malhabile. Et elle déteste aussi son prénom. Il n'est pas rare de voir les gens qui l'appelle par celui-ci se retrouver au bout de sa baguette ou sous une menace quelconque.
Elle marchait présentement vers la maison 8 Privet Drive pour prendre la dernière disposition des gens du quartier sur les Dursley. Elle secoua de nouveau la tête. Tous les adultes traitaient Juliet comme si elle était une nuisance et les Dursley des Saints. Mais lorsqu'elle parlait avec des enfants, c'était le contraire. Dudley était un monstre qui leur volait leur argent de poche avec ces petits amis Pier Polkiss et deux autres garçons d'un autre quartier. Il était bien que les familles de ces garçons soient plus attentives que les Dursley. Ils étaient au courant des petits jeux qu'ils faisaient avec les autres enfants et les punissaient sévèrement lorsqu'ils l'apprenaient. Lorsque Tonks était venu prendre la déposition des parents elle avait été agréablement surprise par des adultes responsables qui faisaient de leur mieux pour que leurs enfants ne fassent plus de problèmes et connaissaient le lien que Dudley avait. Il était le chef de leur petite gang.
Les trois enfants avait la bouche scellée et avait refusé de lui parler. Elle ne pouvait pas s'en foutre plus. Elle commençait à avoir beaucoup de poids contre Dudley. Elle s'arrêta et sonna à la porte des Evans. La porte s'ouvrit après un petit moment par un homme habillé d'un short et t-shirt. D'après Tonks il devait être un peu plus vieux que Kingsley, dans la mi-trentaine.
« Oui Mademoiselle? »
Il avait une voix très polie et s'essuya l'une de ses mains sur son chandail. Elle vit qu'il devait être en train de peinturer car il tenait encore un pinceau.
« Mr. Evans je présume? » L'homme hocha la tête. « Je suis Constable Black, je voudrais parler à votre famille des Dursley qui ont été arrêté il y a de cela 5 jours. Puis-je entrer? »
L'homme après avoir regarder le badge de Tonks lui fit place. Alors qu'il la dirigeait vers leur salon, il appela dans la maison sa femme et son fils.
« Julie! Mark! Une policière veut nous parler, venez au salon! »
Il s'excusa alors pour aller fermer le pot de peinture avec lequel il repeignait la galerie à l'arrière de leur maison. Julie et Mark descendirent de l'étage et vinrent rejoindre Tonks au salon. Tonks observait le salon et ne pouvait s'empêcher de le trouver plus vivant que celui des Dursley. Les tons étaient chaleureux, avec beaucoup de photos d'eux et des enfants qui avaient été pris par des amis et non un photographe comme les Dursley. Il y avait un sentiment accueillent dans cette maison et Tonks eut un léger pincement au coeur en repensant à la froideur qui existait chez les Dursley, à leur blanc impeccable, presque maladif. Mr. Evans revint s'asseoir quelques minutes plus tard.
« Pour commencer, je vous assure que Juliet Potter est maintenant en train de se rétablir de tout cela, mais portera des cicatrices pendant toutes sa vie du traitement qu'elle a eu chez les Dursley. J'aimerais donc avoir votre impression sur eux. Si vous avez déjà vu quelque chose arriver, n'importe quoi. Même si vous croyez que c'est insignifiant j'aimerais le savoir. »
La famille se regarda et le père commença à parler.
« Ils étaient toujours très bien lorsque nous allions les voir, sauf une fois je crois. J'étais allé voir Pétunia à propos de son fils. Mark m'avait dit que son argent de poche lui avait été volé par Dudley. Lorsque j'allais sonner, j'ai entendu des voix au travers de la porte. Elles disait : « Je n'aurais pas une petite bitch maladroite dans ma cuisine, je t'avertis! » J'ai trouvé cela étrange, mais quand j'ai sonné, je n'ai jamais vu Juliet. Et je suis parti après que Pétunia ait tenté de me dire que Dudley était en faute...» Le père de Mark parlait doucement alors que Tonks prenait des notes.
« Je n'ai jamais cru que cette petite fille puisse voler l'argent de poche de Mark pour ensuite le forcer à me mentir comme ça. Je ne l'ai vu que très peu de fois et chaque fois je la trouvais bien trop petite et bien trop maigre. C'était l'un des arguments que j'avais avec Julie voyez-vous. Elle croyait Pétunia et je ne parvenais pas à croire son histoire. Mark n'est pas un menteur. »
Tonks regarda Julie alors qu'elle baissa la tête misérablement. Son mari passa un bras autour de ses épaules.
« J'ai toujours cru Pétunia parce que j'ai rencontré Dudley. Il est un gentil garçon quand j'étais autour de lui. Je ne connais pas Juliet, je ne peux même pas vous dire quelle est la couleur de ses yeux... »
Tonks hocha la tête doucement.
« Ne vous tracassez pas ainsi à ce point Madame Evans. Vous n'êtes pas la première famille à avoir cru les Dursley. Ils ont toujours caché Juliet et c'est beaucoup plus facile de croire que cette petite fille dont vous ne savez rien est la fautive, que ce garçon que vous connaissez et qui a toujours été très bien autour de vous. Toi Mark, est-ce que tu as quelque chose à me dire de plus qu'il y a cinq jour? »
Mark serra la main de sa mère et regarda la gentille constable aux yeux bleus.
« Il y avait des jours où Juliet ne pouvais presque pas bouger... D'autres ou elle ne pouvait pas fermer sa main. Un jour, le lendemain que Maman soit allé voir Pétunia pour lui parler de Dudley, elle avait un drôle de pansement sur le poignet droit... Le pansement était drôle parce que ça ressemblait à une vieille couverture... Maman m'a toujours dit qu'une plaie mal traiter pouvait causer plus de mal que de bien. Quand je lui ai demandé c'était quoi, elle m'a écrit qu'elle s'était brûlée... Je suis venu ici prendre un pansement mieux que la couverture qu'elle avait, de la petite crème pour les brûlures parce que Papa en avait déjà eu et on l'a remplacé... C'était un rond de cuisine Madame. Et je crois pas que c'était un accident tsé... Comment elle pourrait se brûler accidentellement pour avoir deux marque comme un rond de poêle quand elle ne peut pas l'atteindre sans un banc? Et qu'est-ce qu'elle faisait dans la cuisine Madame, sans surveillance? Elle est trop petite pour s'approcher du four! »
Alors que Mark parlait, Julie mit sa main devant sa bouche et émit un petit cri. Son mari la serra doucement. Elle regarda la Constable.
« Est-ce qu'elle a vraiment une plaie comme cela! »
Tonks regarda la femme...
« En fait, Madame Evans... C'est l'une des moins pire qui couvrent son corps d'après le rapport que j'ai eu. Elle a été maltraitée et mal nourrie pendant toute sa petite vie à ce que les médecins peuvent voir. Avant que je parte, j'ai quelque chose pour toi Mark. »
Tonks sortit la petite lettre improvisée de Juliet et la tendit à l'enfant. Celui-ci la prit doucement et l'ouvrit. Sa mère et son père lisaient par dessus son épaule.
« Allo Mark!
La Constable Black m'a dit que tu t'inquiétais pour moi. Cela me réchauffe le coeur. Mais tu ne dois plus t'inquiéter. Je vais déjà mieux, les médecins ici prennent grand soin de moi. J'ai même pu dormir dans un lit ! Tu te rends compte !
Je sais que maintenant que tout est à jour, ta mère doit se sentir coupable. Ne lui en veut pas Mark. Elle a une naïveté que Pétunia a vue et exploitée. Les grandes personnes sont parfois bien difficile à comprendre, mais je suis sûre que ta mère t'aime beaucoup et ne veut que ton bien.
Je suis en Écosse présentement, dans un hôpital spécialisé. J'ai appris que mes parents m'avaient inscrite dans une école spéciale à ma naissance, alors je ne serais plus à Surrey. Je suis désolée... Dès que j'irai mieux, car je suis encore confinée dans un lit, seul l'un de mes bras veut coopérer avec moi! Donc dès que j'irai mieux, je t'écrirai! Je te le promets Mark.
Tu es, après tout, mon premier ami, le plus important !
Prends soin de toi, et chéris tes parents... Ils t'aiment.
Juliet Potter. »
Mark reniflait alors que deux petites larmes coulaient sur ses joues. Il n'avait que 6 ans et Juliet 10, mais il la considérait comme une vraie amie. Il était triste de savoir qu'il ne la verra probablement plus. Julie regarda la Constable et Tonks lui r'envoya son regard.
« Pourquoi semble-t-elle si heureuse d'avoir un vrai lit? Et... elle n'a qu'un bras qui coopère avec elle? »
Tonks soupira en ouvrant son carnet. Elle n'avait pas vraiment de besoin de savoir ce qu'étaient les plaies de Juliet Potter. Après avoir revit cela, elle le referma en voyant qu'ils avaient le même petit placard en dessous de l'escalier, comme chez les Dursley.
« Son bras droit est le seul qui n'avait aucune plaie. Ce n'était vraiment pas beau à voir, Madame Evans. Les Dursley sont accusés de tentative de meurtre, abus majeur sur une mineure ainsi que possession d'arme illégale et de nombreux autres méfaits. Juliet était presque morte lorsque elle a été trouvé. Et pour ce qui est du lit... »
Tonks tourna la tête et pointa le placard.
« Les Dursley ont un placard comme le votre. La seule différence est que c'était la chambre de Juliet. »
Tonks laissa la famille alors que la femme pleurait dans les bras de son mari, Mark raccompagna la Constable à la porte.
« Dites Madame Black... Juliet va se rétablir complètement? »
Tonks s'agenouilla devant le petit garçon.
« Elle sera capable de marcher comme tout le monde et de mener une vie normale. Mais les nombreuses plaies qui couvraient son corps vont lui laisser des marques indélébiles. C'est triste, mais au moins elle vivra et les Dursley seront punis. »
Tonks laissa une famille triste alors qu'elle marchait jusqu'à sa voiture. Elle avait choisit d'utiliser un mode de transport moldus pour mieux se fondre dans le paysage de l'endroit. Elle partit sa voiture et soupira encore une fois avant de partir de Privet Drive. Kingsley avait raison, ils devaient être punis.
oOoOo Changement de scène oOoOo
Kingsley Shacklebolt était en train de relire les diverses dépositions qu'il avait contre les Dursleys alors que la porte menant à son bureau s'ouvrit sèchement laissant entrer une femme.
« SHACKLEBOLT! JE VEUX DES EXPLICATIONS! »
Kingsley leva la tête de son rapport pour observer la figure fâchée de son supérieur, Amélia Bones. Il leva un sourcil, déposa son dossier et lui fit signe de s'asseoir. Il n'aimait guère discuter avec les gens qui étaient fâchés. Amélia s'assit après avoir refermé la porte avec un fracas.
« Madame Bones, ce n'est pas en détruisant mon bureau que vous aurez des réponses. Retenez-vous. »
Amélia lança un regard noir à Kingsley avant de répondre.
« Je viens juste d'avoir votre rapport pour vos activités de la dernière semaine, vous et Auror Tonks... Interrogations, nous avons trois moldus dans nos cellules et aucunes explications, je suis venue les chercher. »
Kingsley hocha la tête, c'était ce qu'il espérait qu'elle ferait. Il souleva quelques dossiers et sortit une pensive avec un sac scellé par une rune. Il les posa devant Amélia.
« Ceci est la pensive, le parchemin transcripteur et le rapport de l'infirmière accréditée qui s'occupe de la victime. Si vous voulez bien ouvrir le sceau, Madame Bones et lire le nom de la victime sur le parchemin transcripteur... »
Amélia secoua la tête, sortit sa baguette et tapa deux fois la rune en disant le mot de passe qu'elle seule possédait. Oh il était possible pour d'autres d'entendre ce mot de passe et d'essayer de l'essayer, mais cela ne l'ouvrirait pas... Elle ouvrit donc le sac et sortit le parchemin et le rapport d'infirmière. Une photographie, prise des mémoires de l'infirmière alors qu'elle soignait l'enfant tomba par terre et Amélia se pencha pour la prendre. On pouvait voir le torse de l'enfant, il semblait légèrement déformé couvert de bleues rappelant des pieds. Juste en bas de la photo, sous le nombril de l'enfant, un "W" caractéristique qui lui fit prendre une vive respiration. Elle sortit vivement son monocle et le posa devant son oeil. Les yeux d'Amélia se dirigèrent rapidement vers le parchemin transcripteur et elle dut lire le nom 3 fois avant de lever la tête vers Kingsley...
« Dites-moi que c'est une farce Kingsley... Si Juliet Potter a été tant maltraitée, les gens de la communauté magique de Londres voudront le sang de ces Moldus... »
« J'ai bien peur Madame Bones que c'est le cas. La fillette est en train de se rétablir à Hogwarts sous la supervision d'Albus Dumbledore. A part le petit problème d'hier, tout est bien pour elle et elle est en train de se rétablir. Il y a aussi un Conjureur qui travail avec elle pour enlever le sort de Mutisme qu'elle a réussit à faire permanent lors d'un accident de Souhait Magique. »
Amélia leva un sourcil.
« Quel est le petit problème d'hier Auror Shacklebolt? »
Oh, il était facile de voir quant Madame Bones voulait des réponses. Elle utilisait rarement cette forme pour adresser ses employés, mais lorsqu'elle l'utilisait, vous étiez mieux d'avoir des réponses.
« Christian Delaney, Maître Conjureur à Gringotts avait été envoyé avec Conjureur William Weasley à Hogwarts. Professeur Dumbledore a découvert, alors qu'il allait leur laisser la place pour travailler avec Juliet sur son sort, que Christian Delaney est un Mangemort. »
Amélia prit une nouvelle vive inspiration.
« Delaney a tiré un Avada Kedavra vers le lit qu'occupait Juliet Potter. Celle-ci a réussit à éviter le sort et après quelques minutes, l'homme a été stupéfié par les effort combinés de William Weasley et Albus Dumbledore. Il est dans une des cellules près des Dursley. Son procès est dans une semaine. »
Amélia hocha la tête et commença à lire le parchemin transcripteur devenant de plus en plus pâle à chaque ligne. Elle reposa le parchemin transcripteur et ouvrit le rapport de l'infirmière. Qu'elle referma vivement, l'air un peu verte. Elle replaça le tout dans le sac qui se scella de nouveau.
« Avez-vous toutes les dépositions pour le procès des Dursley? »
Alors que Kingsley allait répondre, la porte de son bureau s'ouvrit pour laisser voir Tonks, cheveux roses et habits moldus.
« Voici... Oh Pardon Madame Bones, je ne savais pas que vous étiez là. »
« Entrez, Auror Tonks, ce que nous parlons vous concerne. »
L'air incertaine, Tonks entra et referma la porte derrière elle. Elle prit place dans l'autre chaise près du bureau de Kingsley. Elle lui tendit un cahier et une petite enregistreuse moldus.
« Madame Bones, Tonks était justement en train de prendre la dernière déposition des voisins de la victime, alors nous avons toutes les preuves possibles pour les persécutez au plus fort de la loi. Je crois que nous devrions les faire juger par les deux mondes, Moldus et Magique. »
« En temps normal, je serai d'accord avec vous, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Juliet Potter est aimée du public et laisser voir qu'elle se soit fait maltraité par ses gardiens Moldus serait fatal pour les relations entre les deux mondes. »
« Peut-être Madame Bones, mais Juliet Potter mérite d'avoir ses tortionnaires jugé selon la loi et mis en prison. L'avis du public sera le même peu importe. Je ne souhaite pas qu'elle vive la publicité qui accompagnera ces procès, mais elle mérite au moins que nous faisions notre travail. »
Il était rare de voir Kingsley parlez activement pour la défense de quelqu'un. Tonks le regardait de côtés avant de parler elle aussi.
« Madame Bones... Tout les enfants du voisinages ont été protégés un moment ou à un autre par Juliet de son cousin. Tous les parents avec lesquels j'ai parlé veulent voir l'affaire se régler dans les tribunaux pour donner une chance à une vie meilleure à cette enfant. Je suis de l'avis de Kingsley Madame, nous devons lui donner justice. Elle a souffert trop longtemps de leur main, maintenant nous devons faire notre part et être sur qu'ils seront punis. »
Amélia se frotta les tempes. Elle savait qu'ils avaient raison. C'était la loi. Elle soupira.
« D'accord... Préparez le procès Moldu pour la semaine prochaine, nous auront le magique juste après. Celui Moldu se passera sous huit clos, avec un juge seulement, sans journalistes. Juliet devra être présente, avec déguisement bien sur qui montrera ses plaies au juge. Elle devra être présente pour le procès Magique. Les Dursleys seront interrogés sous un sort de vérité et je ferais mon possible pour qu'elle n'ait pas besoin de parler au Wizenmagot. Il sera par compte impossible d'empêcher les journalistes d'avoir des renseignements après le procès. Ils seront interdis dans la salle, mais attendront sûrement l'enfant à sa sortie. »
Après quelques discutions pour protéger Juliet Potter des journalistes, ils se mirent au travail pour préparer les deux procès. Un avocat fut prit pour représenter les Dursley, un avocat connaissant les deux mondes. Il fut difficile d'en trouver un car lorsque le nom de la victime fut dit, il n'était plus question de les représenter. Ils finirent par trouver un avocat qui le ferait, sans paiement, car après visionnement des preuves, vit que les Dursley n'avait aucune chance.
Juliet Potter allait avoir sa Justice.
oOoOo Fin de chapitre oOoOo
Oy !
J'ai tellement de belles reviews! Je m'excuse tout le monde, j'ai vraiment eu une fin de semaine d'enfer et je n'ai pas eu le temps encore de répondre à vos reviews, je vais le faire, ne vous inquiétez pas!
Les Dursley vont payer!
Ce sera le prochain chapitre...
Encore un énorme merci pour ma Bêta Ishimaru ! La pauvre est prise dans des examens !
Oh et n'oublié pas les reviews ;)
Drider Queen
