Salut! Pas de retard cette fois, z'avez vu...

Huhu, réponse à chlo st-dizier : Le ItaSasu est adorable, j'y peux rien! Le prochain lemon... va être difficila à placer ^.^ Bientôt, je pense! Normalement je publie les mercredis mais comme tu l'as vu, il m'est arrivé d'avoir des retards...

Stupide enfant MakeYourDream : Tu as tes réponses donc bon ^.^...

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Naruto soupira pour la deuxième fois en une minute et regarda son téléphone : quatorze heures quarante-quatre, jeudi. Il se mordit la lèvre, trouvant le temps long, et cela faisait pourtant moins d'une heure qu'il était assis dans le dortoir, surveillant les enfants qui dormaient pendant que Shisui et Sakura prenaient leur pause à leur tour.

Il tourna légèrement la tête et vit Minato qui lui-même avait le regard posé sur la petite chose blonde et boudeuse qui avait finit par s'endormir au bout d'une demi-heure de câlins de sa part.

Oui, Kiiro était venu, aujourd'hui.

Le lycéen soupira encore et bailla. Les nuits lui semblaient courtes. Il ne pouvait pas appeler Sasuke puisque sa mère avait décidé de rester dans la chambre avec lui, mais il ne pouvait tout simplement pas dormir en sachant que son meilleur ami était sûrement en train de le maudire.

Ou de prendre son pied dans un recoin de la demeure Uchiha.

Fort heureusement, il n'avait pas croisé Hashirama de la journée, et si son père, lui, l'avait vu, il n'en laissa rien paraître, par peur de provoquer un scandal. D'ailleurs, Minato se sentait un peu comme un adolescent à qui on aurait interdit quelques fréquentations, mais qui continuerait en cachette. Son rôle de père était complètement déformé.

Il sentait bien que son fils l'évitait depuis la veille, vraiment gêné, mais il espérait que ça passerait vite. Après tout, c'était juste un geste d'affection, même s'il savait que tous les pères et fils ne s'embrassaient pas pour se remercier, il considérait que cela pourrait être leur truc à eux. Parce qu'effectivement, tous les pères et fils n'étaient pas gays.

L'attention des deux hommes fu regagnée par la porte du dortoir qui s'ouvrit sur Shisui et Sakura. Ils firent signe aux deux autres de prendre leur pause, ce qu'ils firent avec un soupir de soulagement. C'est avec plaisir qu'ils trouvèrent deux chaises abandonnées par leurs collègues et s'assirent dessus. Ou plutôt le père s'assit et le fils se laissa retomber comme s'il sortait d'une épreuve fatiguante.

- Naruto?

- Quoi?

- Tu as l'air fatigué.

Le jeune homme hocha lentement la tête, "fatigué" étant un euphémisme.

- Tu ne dors pas assez?

- Ouais. Et hors de question que je me couche tôt pendant les vacances sous prétexte que j'travaille, mentit-il à moitié.

Minato sourit et les paroles d'Hashirama ressurgirent dans la mémoire de Naruto. Il se gratta nerveusement le ventre et entendit son père marmonner presque pour lui-même :

- On devrait aller au spa un de ces week-end...

- Au spa?!

Le garçon se leva à cette annonce en le répétant encore une fois. Il tourna sur lui-même en sautillant, se rappelant qu'il n'y avait été qu'une seule fois et c'était quatre ans auparavant, avec Sasuke et sa mère. Il sourit et questionna :

- On ira ce week-end? Au spa de Konoha? On prendra genre avec les massages et tout?

Puis il se frappa le front du plat de la main et se répondit :

- Pfff, j'avais oublié que tes vieux t'avaient laissé de l'argent! On va aller au spa de Suna et on prendra tous les truc qu'ils proposent! Oooooh, il faut que j'dise ça à Sasuke! N-Non, pas maintenant, après. Ils ont des râmens dans cette ville?

Son père le regardait s'agiter en souriant, heureux d'avoir mis son fils dans cet état avec une aussi vague proposition. Il sursauta en voyant son Naruto faire de même puis le jeune homme sortit son téléphone de sa poche et déccrocha, faisant cesser les vibrations :

- Uzumaki.

- Bonjour, Naruto.

- C'est qui?

- Shikaku.

Cette phrase fit immédiatement redescendre l'adrénaline qui animait le garçon. Néanmoins, sa jauge remonta en flèche lorsqu'il commença à paniquer en se rappelant que sa mère était restée chez eux. Il s'éloigna de son père dans le couloir jusqu'à être hors de portée de voix.

- Comment z'avez eu mon numéro?

- Mon fils connaît des gens, qui connaissent des gens, répondit l'homme de façon amusée. Je te dérange?

- Pas encore, j'suis au taff. Enfin j'reprends dans quelques minutes. Vous vouliez quoi?

- Je suis libre pour toi demain soir, ça te dit?

- On dirait que vous m'invitez au resto'.

Il y eut un petit blanc puis Shikaku éclata de rire et répondit :

- Vraiment garçon, même si je devais un jour être attiré par les hommes, je m'attaquerai aux Hommes, pas aux petits garçons comme toi!

- Tsss, j'vous aurais prouvé le contraire.

Shikaku souffla longuement pour calmer son rire et entendit Naruto :

- Vous voulez que j'vienne à quelle heure?

- Je t'attendrai à partir de seize heures.

- Ok. Moi j'finis à quinze heures donc j'viendrai vers seize heures trente plutôt.

Il n'eut pas le temps d'entendre la réponse qu'une main se posait sur son bras, le faisant sursauter. Il se tourna vivement pour se retrouver face à Minato qui le regardait d'un air interrogatif.

- Avec qui tu parles? demanda le père.

Naruto tapa furieusement sur son écran pour tenter de raccrocher, et y parvint après quelques essais. Puis il rangea son téléphone et regarda son père.

- Pourquoi tu veux savoir?

- Je n'ai pas le droit de savoir? C'est un copain?

- Ouais, c'est un copain. On s'est donné rendez-vous en fin de semaine. Mais ça te regarde pas!

Affolé, le garçon contourna Minato pour rentrer dans le dortoir en marmonnant qu'il avait eue la peur de sa vie. Son père le regarda, perplexe. Il était presque sûr d'avoir reconnue la voix du portable de son fils. Mais après tout, il était tout de même peu probable que Naruto ait ce genre de fréquentation. Du moins il l'espérait.

Comment une journée pouvait-elle passer aussi lentement? Naruto n'en savait rien. Il savait juste que ses trois collègues s'affairaient et semblaient prendre du plaisir à faire ce qu'ils faisaient, que les enfants était bruyants bien que moins nombreux que la veille, mais surtout, qu'il avait faim.

Et enfin quinze heures s'affichèrent sur l'horloge. Il cria un "wouhou!" de soulagement et attrapa son sac pour quitter l'école. Alors qu'il se dirigeait vers la sortie, son père l'agripa par le T-shirt pour l'embrasser sur la joue en guise d'au revoir, même s'ils se verraient plus tard dans la soirée.

Sans perdre de temps, Naruto se rendit chez Sasuke avec la ferme intention de se faire pardonner. Il toqua, attendit, toqua encore, puis attendit, et continua son manège jusqu'à ce que le porte ne s'ouvre sur... Itachi. Le jeune blond commença à bégayer bêtement pour demander Sasuke.

- Tu te doutes que mon frère n'a pas envie de te parler?

- Ouais, j'sais. Mais justement j'suis venu pour m'excuser. S'il vous plaît.

- Je sais bien. Il est dans la chambre, là. Il sait que c'est toi mais il ne veut pas te parler.

Naruto soupira de façon exagérée. Il se mordit la lèvre en cherchant quoi faire avant d'entendre à nouveau la voix d'Itachi :

- Il est vraiment vexé, et je le comprends.

Ca, c'était un reproche.

- Mais je te comprends un peu d'une certaine manière.

- Comment ça?

- Quand mon meilleur ami a apprit ma relation avec Sasuke, sa réaction a été pire que la tienne. Il a été dégoûté et ne plus parlé pendant un moment, jusqu'à ce que je lui explique et qu'il comprenne.

- Mais j'comprends c'que Sasuke voulait dire. Juste que sur le coup c'était vraiment drôle! Enfin sa tête m'a mis K.O, mais même si j'trouve ça bizarre ça me dégoûte pas.

- Laisse-lui un peu de temps, il va se calmer.

- J'veux qu'il sache que j'm'excuse.

Puis il mis sa main au coin de sa bouche pour augmenter la portée de sa voix en criant à l'intention de son meilleur ami, quelque part dans la maison :

- J'suis désolé Sasuke! Je t'appelle demain!

Après ça il salua Itachi en le remerciant, réussissant même à lui arracher un sourire qui lui déclencha presque une crise cardiaque.

Il prit ensuite le chemin de chez Temari, résolu à avoir de ses nouvelles à elle aussi, puisqu'elle ne répondait plus au téléphone. Devant sa porte comme devant celle de Sasuke, il toqua en criant le prénom de sa cousine, priant pour ne pas tomber sur Kazehaya. Quel ne fut pas son soulagement lorsque Gaara apparut dans l'encadrement.

- Ah, salut.

Gaara le regarda de haut en bas en silence, à moitié caché derrière sa porte. Puis il sortit un peu la tête comme pour vérifier que personne ne pouvait les voir, attrapa le bras de Naruto et l'entraîna à l'intérieur avec une vitesse hallucinante, lui arrachant un cri peu viril.

Le blond cligna des yeux, se laissant entraîner pas son cousin jusqu'à l'étage, puis ils se retrouvèrent en quelques secondes dans la chambre du rouquin. Une pièce carrée comme celle de sa soeur, aux murs gris et au mobilier aussi pauvre que la chambre de son père : un lit à droite, sous la fenêtre, à côté d'une petite table de chevet. A gauche, contre l'autre mur, une armoire métallique, puis, presque collé, un petit bureau.

- Euh... Y'a un problème?

- Mon père est au travail, répondit Gaara d'une voix si basse que Naruto faillit ne pas l'entendre.

- T'as une sale gueule, ça fait combien de temps que t'as pas dormis?

Le roux ne répondit pas. Il toisa encore son cousin avant de s'approcher pour lui dire :

- Il faut que ton père s'excuse. Pour ce qu'il a dit au mien l'autre jour.

- Quoi? Mais ça va pas, ton père l'avait cherché!

Gaara se mit à se ronger un ongle. Il contourna Naruto pour ouvrir la porte de sa chambre, vérifier que personne n'était dans les couloirs et refermer derrière lui, puis répéta :

- Il faut qu'il s'excuse.

- Eh, mais il t'arrive quoi? T'es parano.

- Ecoute, Naruto, depuis que nos père se sont vus, le mien a des crises de colères effrayantes. Il est tout le temps sur les nerfs. Mon frère est allé chez un ami pour se cacher, et Temari et moi on vit chez les Aburame. Je suis rentré aujourd'hui parce que j'avais besoin d'affaires et que mon père travaille mais il va pas tarder.

Naruto plissa les yeux en scannant son cousin, cherchant à comprendre exactement ce qu'il venait d'entendre, puis :

- Vous avez peur à ce point? Elle va bien Temari?

- Elle va très bien, mais elle a prit un congé pour éviter que mon père la cherche sur son lieu de travail.

- Mais j'pige rien, tu vas pas me dire que ton père est énervé comme ça parce que le mien lui a dit de fermer sa gueule?

- J-J'en sais rien, mais depuis ce jour il est devenu fou. Peut-être que si ton père vient le voir, ça le calmera, mais on peut pas rester comme ça.

Puis Gaara se dirigea vers son armoire dont il sortit un sac à dos. Il fourra dedans plusieurs vêtements en marmonnant, répétant que Minato devait s'excuser. Puis il s'approcha de Naruto et lui prit la main en le suppliant presque des yeux :

- Tu comprends, Naruto? Tu dois parler à Minato aujourd'hui, fais tout pour le convaincre. Le téléphone de Temari ne fonctionne plus, alors si t'as un problème appelle-moi. T'as mon numéro?

- Ouais, répondit mollement le blond.

- O-Ok. Maintenant on doit paritr, mon père va rentrer.

Puis sans lâcher son cousin, Gaara rouvrit la porte de la chambre et ils quittèrent rapidement le domicile. Le rouquin verrouilla la porte derrière lui et répéta :

- Aujourd'hui, c'est important.

Il sembla hésiter une seconde avant d'embrasser la joue de Naruto et de disparaître à pas rapides dans une petite ruelle.

Le blond resta planté dans la rue un instant, secoué. Que venait-il de se passer? Est-ce que Gaara et ses aînés avaient peur de Kazehaya? Mais si c'était le cas et que ce que venait de dire son cousin était vrai, il devait absolument en parler à Kushina avant d'en parler avec Minato!

Naruto se reprit et s'approcha de l'arrêt de bus. Le prochain bus ne passerait que dix-sept minutes plus tard, alors la garçon fit mine de s'échauffer avant de reprendre le chemin de son château en courant. Lorsqu'il arriva chez lui, il prit une minute pour reprendre son souffle, puis il retira ses chaussures, jeta son sac dans sa chambre et appela immédiatement :

- Maman! T'es où? Il faut que j'te dise un truuuuc!

Kushina sursauta en voyant son fils entrer si brutalement dans la chambre. Elle toqua dans le mur et pendant qu'elle sortait de quoi écrire, Naruto ne perdit pas de temps pour tout lui raconter, faisant de grands gestes dans le vide pour illustrer ses propos :

- J'viens d'aller chez Temari pour avoir de ses nouvelles, mais y'avait que Gaara. J'ai pas tout compris mais j'crois que son père est devenu fou! Il m'a dit que Kankurô était chez un pote et que lui et Temari aussi vivaient chez d'autres gens, parce que leur vieux arrêtait pas de faire des crises de colère à cause de l'autre jour quand P'pa est allé lui fermer sa bouche! Gaara a dit que j'dois parler à P'pa pour qu'il s'excuse parce qu'ils ont peur de Kazehaya.

Kushina écarquilla les yeux. Alors ça, elle ne s'y attendait pas. Elle n'eut pas le temps d'écrire que Naruto acheva :

- Genre Gaara était parano il avait trop peur que son père le voie, il était venu chercher des affaires. T'imagines? Il est trop bizarre ton cousin! Faut que Papa aille le voir!

Puis il s'immobilisa en pensant à ce que devait ressentir Temari. Les relations compliquées avec un père, il connaissait, mais jamais il n'avait eu peur de lui. Et puis Kazehaya avait toujours été un papa gâteau pour sa fille, si elle avait carrément peur de lui, c'est qu'il avait dû y aller vraiment fort.

Naruto s'assit sur son lit, le regard dans le vide. Il sortit son téléphone et regarda l'heure : Dix-sept heures trente. Encore une heure et demi avant que Minato n'arrive. Il sentit un creux se former près de lui et sut que sa mère venait de prendre place également. Elle lui tendit une feuille et il lut :

- Je n'aime pas du tout ça. Comment allait Gaara, il n'était pas blessé?

- Nan, il avait juste vraiment peur.

- Il faut que tu parles à ton père, qu'il s'explique avec Kazehaya. Tu es sûr que c'est à cause du week-end dernier, chez lui?

- J'en sais rien, c'est juste c'qu'a dit Gaara. Moi, je l'ai pas vu, son père.

Kushina se mordit nerveusement la pulpe du pouce. Cette situation était tout à fait inattendue. Si jusqu'ici elle n'arrivait pas à croire aux changements qu'elle avait vu de son cousin, elle commençait sérieusement à s'inquiéter. Et encore, son meurtre ne lui venait pas encore à l'esprit. Ce qui la préoccupait, c'était que Kazehaya se comporte d'une telle façon que ses enfants aient peur de lui. Etait-il arrogant au point que les remarques de Minato l'aient mis hors de lui depuis une semaine?

Que ça sentait mauvais...

...

...

...

Dix-neuf heures trente-neuf. Minato arriva au château Namikaze, exténué. Jamais plus il ne jouerait à la balle au prisonnier avec des enfants, même si Kiiro le lui demandait en dilatant ses pupilles au milieu de ses gros yeux bleus.

- Guten Abend, lança-t-il à l'adresse de son fils.

Fils qui apparut soudainement d'un couloir en l'entendant entrer. Naruto arriva vers lui en courant, le faisant même reculer. Sans perdre de temps, le garçon lui raconta tout ce qu'il s'était passé dans l'après-midi à partir de son arrivée chez Gaara. Il parla tellement vite que Minato se demanda s'il ne risquait pas d'avaler sa langue. Enfin, le jeune homme souffla et demanda :

- T'as compris? Tu dois aller voir ce cinglé pour qu'il se calme!

- Tu es sûr de ce que tu racontes?

- Mais POURQUOI j'te mentirai, hein? Au lieu de dire n'importe quoi appelle-le ou va le voir ou écris-lui une lettre ou invite-le... En fait nan, l'invite pas!

Minato esquissa un sourire avant de poser une main sur l'épaule de son fils pour le calmer. Il lui demanda deux secondes pour se changer mais le garçon le suivit jusque dans sa chambre, sautillant en lui demandant de se dépêcher. Il ne détourna même pas les yeux en voyant son père se déshabiller, tant il était occupé à parler vite et d'une voix aiguë.

Le père soupira en enfilant son T-shirt, et entendit la sonnerie de son téléphone dans la poche de son jean à présent posé sur le lit. Il n'eut pas le temps de faire un mouvement qu'un éclair jaune le dépassait pour s'emparer de l'appareil. Naruto déccrocha et cria, affolé :

- ALLÔ?!

- Allô? Je peux parler à Minato s'il vous plaît?

- Temari? C'est Naruto! C'est moi! T'es où? Tu vas bien?

- Liebling! répondit la jeune femme. J-Je vais bien, merci. Mon frère m'a dit que vous vous étiez vus aujourd'hui.

- Ouais, il m'a tout dit.

Naruto vit Minato s'approcher de lui et lui faire signe de lui faire écouter également.

- Tema, j'mets le haut-parleur, y'a mon père.

La blonde acquiesça à l'autre bout du fil, et lorsque ce fut fait, Minato salua :

- Bonjour, ma grande. Je viens d'apprendre ce qu'il s'est passé. Comment tu te sens?

- Eh bien, ça pourrait aller mieux. Je ne comprends juste pas ce qu'il s'est passé avec mon père. Je pense que Gaara vous a tout raconté...

- Ouais, mais t'inquiète pas, commença Naruto, P'pa va aller voir ton vieux pour s'expliquer, après ça ira mieux.

- Surtout pas! Surtout, ne lui parlez pas, ne l'appelez pas!

Les deux hommes clignèrent devant l'empressement de la réponse. Temari reprit après quelques secondes :

- Je connais très bien Papa, plus on essaye de le calmer, plus il s'énerve. Ne vous inquiétez pas pour nous, je saurais quand il ira mieux. Mais s'il vous plaît, ne prenez pas contact avec lui.

- Mais on peut pas t'laisser comme ça!

- Naruto, si elle ne veut pas qu'on intervienne, on n'interviendra pas.

Kushina et sa nièce écoutèrent ensuite les deux hommes se disputer pour chercher quelle était la meilleure solution. Naruto voulait à tout prix appeler Kazehaya pour sortir ses cousins -mais surtout sa cousine- de leurs ennuis, tandis que Minato lui répétait que Temari savait mieux qu'eux comment réagir avec son père. Kushina était partagée entre les deux, en tant qu'ancienne proche de Kazehaya, elle aurait bien aimé savoir ce qui aurait put le mettre dans une telle colère, mais elle ne voulait pas non plus risquer de l'énerver plus, au risque que les retombées soient pour ses enfants.

- Nous ne l'appellerons pas, Naruto. Je sais que tu t'inquiètes, mais...

Le père prit une inspiration pour continuer :

- Chez qui résidez-vous, avec ton frère, Temari?

- On est chez Aburame Emi. Elle nous a volontier ouvert sa porte et a promis de ne pas contacter Papa.

Minato et Kushina réfléchirent. Des années qu'ils n'avaient pas vue Emi...

- Si je propose à Temari et Gaara de venir ici, commença l'aîné à l'adresse de son fils, tu seras plus rassuré?

- C'est vrai?

- Cela dépend des Sabaku. Tu en penses quoi, ma grande?

- J-Je ne peux pas accepter. C'est vraiment gentil mais je ne veux pas gêner.

- Mais tu gênes pas, abrutie!

Temari déclina une nouvelle fois. Sous le regard suppliant du lycéen, Minato argumenta pour convaincre sa nièce, lui soulignant qu'elle dérangerait moins chez eux que chez les Aburame qui avaient cinq enfants, qu'ils seraient tous plus rassurés, et que son père aussi serait plus heureux en se calmant s'il apprenait que ses enfants avaient logé chez de la famille. Devant la ténacité de la psychologue, le père finit par lui proposer de la rejoindre dans un café le surlendemain pour parler tranquillement. La jeune femme accepta après un temps d'hésitation, et ils raccrochèrent en soupirant chacun de leur côté.

- Tu es content, mon chéri?

- Bah ouais, vu la tronche du fils Aburame, j'imagine pas à quoi doivent ressembler les paternels.

- Ne sois pas méchant, Emi était une bonne amie à ta mère et moi.

Naruto leva les yeux au ciel en haussant les épaules et se laissa retomber sur le grand lit de son père. Il gigota un peu, puis en sentant la forme du matelas sous lui, il ne put que remarquer :

- Tu dors jamais du côté de maman, hein?

Son père secoua la tête, un vague sourire triste aux lèvres. Les deux hommes restèrent quelques secondes à se regarder silencieusement, jusqu'à ce que Minato rejoigne son fils sur le lit. Il s'allongea également sur le dos, sa tête à la hauteur de celle de son fils :

- Tu t'en fais encore pour Temari et Gaara? s'enquit-il.

- En fait à la base, je m'en fais que pour Tema. Mais à cause de la tête de Gaara cet après-midi j'ai commencé à m'en faire pour lui...

- Ne t'inquiète pas, Temari a tellement sale caractère que je suis sûr que même son père ne pourra jamais rien contre elle. Elle ne fait pas partie de la famille Uzumaki pour rien.

Un bref rire leur échappa pendant que Kushina hochait fièrement la tête. Ils se regardèrent une nouvelle fois en silence, puis Minato le brisa d'une voix presque inaudible :

- Quand... quand ils viendront, Temari prendra la chambre d'ami, et Gaara pourra partager la tienne.

- Pourquoi, y'a deux autres chambres dans cette baraque.

- Tu sais que c'est un garçon très perturbé, un peu de compagnie lui fera du bien. Et puis vous vous entendez bien, vu ce que vous avez fait à votre soirée.

Un léger rouge vint tinter les joues du lycéen. Il sourit d'embarrassement et se mit sur le côté, face à son père pour répondre :

- Bah j'te préviens que si tu nous mets dans la même chambre, tu vas pas pouvoir dormir pendant un bout de temps.

- Oh, pitité épargne-nous ça.

- Ouh, qu'est-ce qui t'arrive, t'as peur de pas être à la hauteur de mes exploits, avec ton boss?

- Comme si tu ne savais pas de quoi nous étions capables, plaisanta le père, médusé de parler aussi naturellement de ce sujet avec son fils, bien que ses joues à lui aussi prenaient une teinte plus foncée.

Kushina les observait en souriant, se débarrassant rapidement de l'envie de les rejoindre. Elle regarda ensuite les deux hommes se parler encore un peu, une discussion taquine tout à fait banale, comme elle n'aurait jamais imaginé en voir deux semaines auparavant. C'était presque miraculeux, tellement qu'elle en oublia pour un moment les nouvelles énigmes qui s'étaient ajoutées aux anciennes.

...

...

...

Naruto refusa catégoriquement de se lever pour ce vendredi matin. Minato avait beau le secouer avec plus ou moins de force, ouvrir les volets de la chambre, l'appeler, rien n'y faisait. Naruto gardait les yeux obtsinéments fermés. L'animateur soupira, pensant à ce que sa femme aurait fait à sa place -lui balancer de l'eau à la figure- mais décida de ne pas en arriver jusque-là.

Il passa une main sur sa nuque, exaspéré et se mordit la lèvre.

- Liebling, ça fait moins d'une semaine que tu as commencé le travail, tu ne peux pas t'absenter.

- C'est pas parce que c'est la première semaine que j'peux pas être fatigué, marmonna l'adolescent, la bouche dans l'oreiller.

Au moins il est réveillée, pensa Kushina. Ses mains lui brûlaient tant elle avait envie de renverser une bassine d'eau froide sur le visage pour le moment angélique de son fils. Pour qui se prenait-il? Sécher le travail de cette façon! Oh, si elle pouvait, elle lui ferait avaler les douces plumes de ce coussin si confortable.

Minato abandonna. Il eut un petit grognement frustré et fiinit de se préparer pour se rendre à l'école. C'était dans ces moments qu'il regrettait de ne pas être un de ces Fugaku dont les enfants n'osaient même pas songer à rester au lit alors qu'ils avaient des choses à faire. Il était incapable de forcer son fils, pas parce qu'il n'en avait pas la force, mais tout simplement parce qu'il pouvait comprendre que Naruto soit fatigué, qu'il ait envie de dormir. C'étaient des choses qui lui étaient arrivées à l'adolescence et il avait un peu souffert que ses parents ne sachent pas du tout comment s'y prendre avec lui.

Lorsqu'il arriva sur son lieu de travail, il maudit le ciel de croiser Tobirama de si bon matin. L'homme aux cheveux blancs le salua mais ne posa aucune question à propos de Naruto, ce qui était inhabituel pour quelqu'un dont les yeux si perçants ne perdaient jamais de temps à remarquer et pointer ce qui n'allait pas.

L'animateur ne se fit cependant pas remarquer et rejoint sa salle pour se retrouver seul, comme chaque matin à cette heure-ci.

Le temps lui sembla passer beaucoup plus lentement, malgré l'arrivée de Sakura et Shisui quelques heures plus tard, et Minato finit par s'avouer que bien que discret, son fils lui manquait un peu quand il n'était pas au travail avec lui. Et cela faisait pourtant, comme il l'avait souligné, moins d'une semaine que Naruto avait commencé. A quels point s'étaient-ils rapprochés pour en arriver là?

De son côté, Naruto n'émergea de son sommeil que vers dix heures. Il profita de ce matin seul pour prendre son temps pour se préparer et regarder la télé. Alors qu'il posait ses pieds sur la table basse, une feuille vint se poser sur ses genoux. Il rougit en lisant le contenu :

- Tu aurais dû aller au travail, fainéant! Je sais que c'est dur de te lever le matin mais c'est un devoir, un engagement que tu as pris en acceptant ce boulot. Ton père pourrait se faire engueuler, je te rappelle qu'il s'est porté garant pour toi auprès de son patron!

- Je sais mais j'suis vraiment trop fatigué. Et pis c'est trop tard, j'suis là, j'suis là!

- Yoda te punira!

Ce commentaire laissa Naruto perplexe. Néanmoins, Kushina lui indiqua de laisser tomber et il ne s'en préoccupa pas plus. Quoique c'était tout de même la deuxième fois que sa mère parlait de Yoda...

Le garçon passa la journée à ne strictement rien faire, à part jouer sur sa console et regarder les téléfilms de l'après-midi, grignotant toutes sortes de produit, alors qu'il n'avait même pas faim.

C'est vers seize heures qu'il se leva pour prendre une douche. Il s'habilla ensuite rapidement, se chaussa et attrapa son sac dans lequel il glissa l'interrogatoire de Kushina pour Shikaku. Une fois que celle-ci tira doucement sur son pull pour lui indiquer qu'elle était prête, ils quittèrent le château pour prendre le bus.

Naruto ne perdit pas de temps pour retrouver la maison de l'homme, dont il avait déjà mémorisé le chemin. La même grand-mère que la dernière fois le siffla lorsqu'il passa, assise sur le perron de sa maison, et l'ignora royalement pour arriver chez sa cible.

Il s'arrêta devant la porte, soupira, puis sonna. Moins d'une minute plus tard, la femme de Shikaku lui ouvrait. Elle mit quelques secondes à le reconnaître puis sourit et appela son mari. Celui-ci apparut et sourit en voyant le jeune homme :

- Alors, tu t'es préparé?

- Bien, même!

Shikaku sourit et s'écarta pour laisser entrer Naruto et Kushina. Il ferma derrière eux et rejoint le salon. Naruto le suivit avec appréhension, se demandant s'il serait à la hauteur et si cela valait de toute façon la peine de perdre du temps, puisque Kazehaya constituait à présent un parfait suspect.

Le blond chassa ces idées de sa tête.

Personne n'était à innocenter.

xxxXxxx

Chapitre court, pardon! Mais les vacances arrivent pour moi, je vais pouvoir bien m'avancer dans cette fiction et éviter tout incident ^.^