Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !

Un grand remerciement pour La Ptite Coquine d'avoir corriger ce chapitre ! ^^


LIVRE SECOND : Draco Malfoy and the chamber of secrets

Chapitre 9 : routine & Dobby

« Bien tout semble correct, préviens-moi si d'autres effets se manifestent. » le prévint Severus, en rangeant sa baguette, comme tous les matins depuis plus d'un mois.

Draco se contenta d'hocher de la tête et de s'en aller sans lui jeter en regard, marchant monotonement, saluant au passage son père d'une voix fade et légèrement amère, rassurant peu après sa mère qui lui jetait un regard soucieux, atteignant finalement sa chambre tout en poussant un soupir résigné. Comme tous les matins depuis plus d'un mois.

Draco réactiva alors les sorts de sécurité que lui avait placé Severus, referma sèchement les rideaux de peur de se faire voir de l'extérieur. Il annula le sort de dissimulation qu'il avait mis sur une des lattes de parquet sous son lit et en sortit un petit carnet déjà bien remplie et retira le Prong's Snitch de sa poche. Comme tous les matins depuis plus d'un mois.

Et comme tous les matins depuis plus d'un mois, il regarda Potter petit-déjeuner avec ses Muggles, avec lesquels il se disputait souvent à cause de la magie. Draco avait pris l'habitude de noter systématiquement les faits et gestes de Potter 'au cas où' avait-il justifié à Dobby, qui l'avait regardé curieusement la première fois. Et l'elfe s'était contenté de sourire gentiment avant de lui apporter un verre de jus de citrouille. Dobby était en fait le seul elfe de maison à pouvoir traverser les protections de Severus sans problèmes, étant également le seul à avoir l'entière confiance de Draco.

Comme vous avez pu le remarquer, la monotonie était le mot maître du Manoir depuis le début des vacances scolaires. Seuls quelques jours – en vérité trois - sortaient de l'insipide routine de Draco. Le lendemain des vacances, au moment où Severus était arrivé à l'improviste, prétextant le besoin d'utiliser le laboratoire de potion hautement sophistiqué et bénéficiant des derniers ingrédients et matériaux trouvable sur le marché, du Manoir Malfoy pour une expérience dont la concoction devrait durer environ deux mois. Depuis, son parrain logeait au Manoir pour pouvoir la surveiller, quémandant l'aide de son filleul tous les matins, pour 'jouer le rôle de l'assistant' et ainsi 'accroître sa culture 'général' en potion'.

Le deuxième était environ deux jours après l'arrivée de Severus. Dobby avait débarqué, paniqué, dans sa chambre déblatérant des paroles incompréhensibles. Finalement l'elfe s'était calmé et avait exposé ce qu'il venait de découvrir à Draco. Apparemment, Dobby avait surpris une conversation entre Lucius et un de ses 'amis' au sujet d'un complot contre Potter, qui se déroulerait durant la seconde année à Hogwarts.

Voilà une autre des raisons qui faisaient que Draco appréciait l'elfe, car il était l'un des seuls à pouvoir 'trahir' son maître, bien sûr il ne pouvait résister à un ordre direct, mais ceux sous-entendus, oui, il le pouvait. Quand Draco lui en avait demandé la raison, Dobby lui avait répondit que certes il était lié à la famille Malfoy, mais que son lien avec le jeune maître était plus fort, et qu'il le considérait comme son seul maître. Même si le blond n'en avait rien dit, il s'était réellement senti ému par tant de considération.

Dobby et lui avaient alors cherché un moyen d'empêcher ce complot de quelle nature qu'il soit de trop amocher Potter. Et après une bonne heure de d'argumentation et de recherches, une idée principale en ressortit : il ne fallait pas que Potter aille à Hogwarts cette année. Dobby avait alors commencé à intercepter le courrier du brun.

Puis enfin le dernier jour, était aujourd'hui. Le 31 juillet, l'anniversaire de Potter, mais aussi le jour du déclenchement de l'étape 2. Aujourd'hui Dobby devait se rendre chez Potter pour le mettre en garde –sans tout dévoiler cependant – et peut-être le convaincre de ne pas aller à Hogwarts, même si Draco savait qu'il n'y avait qu'une infime chance pour que le brun accepte, après tout il considérait le château comme sa maison…

Draco poussa un soupir, pourquoi fallait-il que le Gryffindor s'attire toujours des ennuies où qu'il soit ? Le blond observait le cœur serré, bien qu'il ne laissait rien paraître, le Survivant traverser la pelouse de sa maison après des recommandations de son oncle concernant le déroulement de la soirée, se laisser tomber sur le banc du jardin et chanter à mi-voix : « Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, cher Harry… ».

Draco ne se sentait nullement concerné par le fait que Potter n'ait jamais eu un anniversaire digne de ce nom, après tout ce n'était pas de sa faute si le vieux fou l'avait envoyé dans une maison où les habitants étaient incapables de l'aimer. Mais il ne put empêcher une légère culpabilité montrer le bout de son nez, car c'était de sa faute si Potter n'avait pas pu recevoir les cartes et cadeaux que ses amis lui avaient envoyés. Et bien tant pis, il en recevra bien l'année prochaine !

Draco se leva un bond en voyant que Potter avait repéré Dobby dans la haie, l'elfe n'était pas censé être découvert maintenant ! Mais il fut soulagé lorsque la voix du gros tas de graisse – comment s'appelait-il déjà ? Dud - Dudly ? Peu importe, le cousin de Potter l'interpela d'une voix moqueuse et Dobby eut le temps de disparaître.

Le blond roula des yeux en voyant Potter dire des choses complètement ridicules, « Que veut dire 'Abracadabra' d'abord ? », pour effrayer le gros tas de graisse qui lui servait de cousin. Quoiqu'il en soit le Survivant écopa d'une longue série de corvée, sous le sourire moqueur du blond.

On frappa alors à la porte et Draco se dépêcha de tout ranger – sans tout de fois désactiver le vif, qu'il mit dans sa poche – et relança le sort de dissimulation, après avoir ré-ouvert les rideaux et remit un peu d'ordre dans sa tenue, il alla ouvrir la porte. Sur le pas de la porte se trouvait un vieil elfe de maison, Pixy – l'elfe personnel de sa mère – dont la voix était étrangement aigu pour son âge.

« Pixy est désolé de vous avoir dérangé, jeune maître Draco Malfoy, monsieur, mais madame votre mère, Narcissa Malfoy, requiert votre présence dans la cave. » couina l'elfe.

Draco opina de la tête, et se dirigea vers la cave du Manoir, non sans avoir jeté un sort de sécurité sur sa porte. Les après-midi à la cave en présence de sa mère, faisait également parti de la longue et ennuyeuse routine du blond. Pendant ce laps de temps, elle l'entraînait toujours à l'occlumencie, mais avait décidé de passer au niveau supérieur, à savoir tester sans relâche les résistances du blond. Tout cela était laborieux, mais le blond était plus ou moins satisfait, il parvenait presque à l'empêcher de lire ses pensées profondes et arrivait à lui mentir sans qu'elle ne le détecte une fois sur deux. Et bien sûr, il arrivait à lui cacher tout ce qui concernait Potter, ce qui le soulageait grandement, il se voyait mal essayer de chercher des justifications qui seront sûrement bancales, si sa mère lui posait des questions là-dessus.

Et ce fut un Draco passablement épuisé qui se traîna jusqu'à sa chambre et s'affala avec grâce (si si c'est possible) sur son lit, après avoir lancé tous les sorts nécessaires. De son côté Potter était toujours en train de repeindre le banc. Puis sept heures et demie du soir arriva et la tante de Potter l'appela pour qu'il mange et lui ordonna de le faire rapidement. Et finalement le moment fatidique arriva et Potter retourna dans sa chambre où il rencontra Dobby.

~HPDM~

« Je savais bien que Dobby, aussi bizarre qu'il soit, n'avait pas pu décider seul de me 'sauver'. » s'écria Harry.

« Oh… je n'en suis pas sûr…» répliqua Draco, avec un sourire en coin, « même si je ne le lui avais pas demandé, il aurait trouvé un moyen d'aller t'aider… »

« Mais… c'est possible, ça ? »

« Normalement non, mais Dobby a toujours été bizarre et avait une manière disons assez 'spéciale' d'exécuter les ordres qu'il n'appréciait pas… alors ça ne m'aurait pas étonné, s'il l'avait fait. Il est un peu comme toi en fait… mais la capacité à s'attirer des ennuis en moins.» rajouta le blond avec un sourire moqueur.

« Ha, ha, très drôle Malfoy. » ironisa Harry. « N'empêche… je me suis demandé un truc… euh en fait ça n'a rien à voir avec Dobby.»

« Tu te demandes toujours des trucs qui n'ont rien à voir avec le sujet précédent de toute façon ! » ricana Draco, « Mais bon… comme je n'ai rien de mieux à faire… vas-y je t'écoute. »

« Je me demandais pourquoi ta mère n'avait rien vu sur ton année à Hogwarts… je veux dire… comme elle a utilisé la legimencie, elle aurait dû voir pour le sort, le passage dans la forêt interdite et tout, non ? »

Draco se crispa légèrement mais répondit quand même d'un ton amer : « le maléfice a créé une barrière protectrice sur cette partie de ma mémoire… tout ceux qui essaierait de la forcer ne verrait que des souvenirs factices… ce fut le cas de ma mère. »

« Ooh… mais Snape ne l'a pas vu, lui ? Il t'examinait tous les matins et il n'était pas fichu de voir la barrière ? A moins qu'il l'ait vu mais n'en ai jamais parlé…. »

« Non, il ne l'a découverte que plus tard… »

« Hm. »

~HPDM~

« Heu… bonjour. » dit Harry, pas très à l'aise, tandis que Draco levait les yeux au ciel, « C'est bonsoir, maintenant ! imbécile. »

« Harry Potter » dit Dobby d'une voix volontairement aiguë qui devait sûrement s'entendre dans toute la maison. « Oh, Monsieur, il y a si longtemps que Dobby rêvait de faire votre connaissance… c'est un si grand honneur… »

Draco hocha la tête d'un air approbateur, rien de tel qu'une petite flatterie pour faire bonne impression…

« M-merci » répondit Potter en longeant le mur vers la chaise de son bureau sur laquelle il se laissa tomber.

Cela se voyait à sa tête qu'il voulait demander ce qu'était Dobby exactement, manifestement il n'avait jamais vu d'elfe de maison.

« Qui êtes-vous ? »

« Dobby, Monsieur. Dobby, rien de plus. Dobby l'elfe de maison. » répondit Dobby.

« Ah vraiment ? » dit Potter, « Excusez-moi je ne voudrais pas vous paraître discourtois, mais je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour recevoir un elfe de maison dans ma chambre. »

L'elfe baissa la tête, l'air peiné. Et Draco se dit que son elfe était bon acteur.

« Je suis enchanté de faire votre connaissance, croyez le bien, » s'empressa d'ajouter Potter, « Mais je me demande… quel est le… motif de votre présence ? »

« Eh bien voilà, Monsieur, » répondit l'elfe avec gravité, « Dobby est venu vous dire… Ah c'est très difficile Monsieur… Dobby se demande par où commencer… »

« Asseyez-vous donc, » dit poliment Potter en montrant le lit.

Dobby éclata alors en sanglots, sous l'œil horrifié de Potter et celui clairement amusé de Draco, qui lui avait demandé de faire autant de bruit possible, sous n'importe quel contexte. Le blond savait également que son elfe avait un talent merveilleux pour l'exagération.

« Ass- asseyez-vous ! » gémit Dobby, bruyamment. « Jamais… au grand jamais… »

« Je suis désolé » murmura Potter, visiblement gêné, « Je ne voulais pas vous offenser. »

« Offenser Dobby ! » sanglota l'elfe. « Jamais encore un sorcier n'avait demandé à Dobby de s'asseoir… comme un égal. »

A ce moment là, Draco fronça les sourcils, légèrement indigné. C'était vrai qu'il n'avait jamais proposé à Dobby de s'asseoir, mais cela était uniquement dû au fait que l'elfe avait tendance à avoir des effets très négatifs après un quelconque signe de respect à son égard.

Mais, le blond oublia vite cette pensée, préférant s'amuser du comportement de Potter. Celui-ci essayait maladroitement de réconforter Dobby tout en l'incitant au silence, autant dire qu'il faisait plus de bruit qu'autre chose.

« Les sorciers que vous fréquentez ne doivent pas être très aimables. » plaisanta Potter.

Dobby hocha la tête. Puis, sans prévenir, il se leva d'un bond et se cogna la tête contre la fenêtre en criant « Méchant Dobby ! Méchant Dobby ! ».

Draco quant à lui ne s'en offusqua pas outre mesure, il savait que l'elfe ne l'englobait pas dans les 'sorciers qu'il fréquentait', puisque la punition qu'il s'infligeait était en somme assez faible.

Draco grimaça en se rappelant que lorsqu'il avait huit ans, sous le coup de la colère le blond avait accusé injustement Dobby d'être la cause de ses malheurs. L'elfe se sentant horriblement coupable s'était frappé durement le torse jusqu'au sang. Depuis lors Draco faisait particulièrement attention à ce qu'il disait en présence de son elfe, son esclave ? Non, celui qui sera toujours près à l'aider sans rechigner, celui en qui il avait l'entière confiance, peut-être même… son ami.

Du côté de la projection, Potter avait enfin réussit à calmer Dobby et tous deux parlaient de la famille de Dobby (les Malfoys donc, mais ça Potter ne le savait pas… et c'était tant mieux), mais surtout de leur indifférence à l'égard de l'elfe lorsque celui-ci se punissait. A l'exception de Draco, bien sûr qui enguirlandais longuement Dobby après une autopunition trop 'sévère'.

« Harry Potter demande s'il peut aider Dobby… » gémit l'elfe de gratitude, « Dobby avait entendu parlé de votre grandeur, Monsieur… mais il ne savait rien de votre générosité… »

« Tout ce qu'on vous a dit sur ma grandeur n'est qu'un tissu de bêtises » dit Potter, tandis que Draco leva les yeux au ciel et afficha un air sarcastique.

« Evidemment dans le genre, il devrait être plutôt être qualifié de 'nain'… Mais blagues à part.. Potter devrait vraiment avoir une meilleure considération de soi ! »

« Je n'étais même pas le premier de la classe à Hogwarts, » continua le brun, les joues en feu, « c'était Hermione la meilleure, elle… ».

Mais il s'interrompit. Penser à Granger devait lui être douloureux. Et Draco sentit un élan de culpabilité l'assaillir à nouveau mais il la dégagea d'un geste de la main, se focalisant sur son but et les risques éventuels qu'ils subiront, si jamais il échouait.

« Harry Potter est humble et modeste » le flatta Dobby, empêchant astucieusement Potter de se morfondre. « Harry Potter ne parle pas de sa victoire triomphante sur Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Être-Prononcé »

« Voldemort ? »

Le blond se renfrognant, la conversation prenait une tournure totalement imprévue et cela ne lui plaisait absolument pas. Tandis que Dobby plaqua ses mains contre ses oreilles.

« Ah Monsieur, ne prononcez pas ce nom » gémit-il, « ne prononcez pas ce nom »

« Désolé » dit Potter, avec précipitation, « Je sais que beaucoup de gens n'aiment pas l'entendre. Mon ami, Ron, par exemple… »

Il s'interrompit à nouveau. Apparemment penser à Weasley devait lui être tout aussi douloureux. Mais quel idiot aussi ! Pourquoi pensait-il toujours aux choses qui lui faisaient mal ?

Dobby se pencha alors vers Potter.

« Dobby a entendu dire que Harry Potter avait à nouveau affronté le Seigneur des Ténèbres il y a quelques semaines… et qu'il avait réussi à lui échapper une fois de plus » dit Dobby d'une voix rauque.

Potter approuva, légèrement gêné et l'elfe réagit au quart de tour.

« Ah, Monsieur, » sanglota-t-il, « Harry Potter, est vaillant et audacieux ! Il a déjà bravé tant de dangers ! Mais Dobby est venu protéger Harry Potter, il est venu l'avertir, même s'il doit se pincer les oreilles dans la porte du four pour se punir… Harry Potter ne doit pas retourner à Hogwarts. »

Il y eut un long silence et Draco se serait volontiers cogné la tête contre le mur s'il n'avait pas été un Malfoy. C'était incroyable de voir que, malgré toutes ces années son elfe, avait toujours autant de tact… c'est-à-dire, proche de zéro.

« Qu-Quoi ?» balbutia Potter. « Mais il faut que j'y retourne. La rentrée a lieu le premier septembre. C'est la seule chose qui m'aide à tenir le coup. Vous ne savez pas ce que c'est de vivre ici. Je n'ai rien à faire dans cette famille. J'appartiens au monde des sorciers… au monde de Hogwarts.»

« Non, non, non, » couina Dobby, « Harry Potter doit rester là où il est en sécurité. Il est trop grand, trop généreux, pour qu'on prenne le risque de le perdre. Et si Harry Potter retourne à Hogwarts, il courra un danger mortel. »

« Excellent, Dobby, maintenant Potter va sauter à pieds joints dedans ! Non mais franchement tu ne sais pas que le danger et Potter sont comme des aimants ? Quand c'est pas Potter qui attire le danger, c'est le danger qui attire Potter ! »

« Pourquoi ? » s'étonna Potter.

« Il existe un complot, Harry Potter. Un complot qui provoquera des évènements terrifiants à l'école de sorcellerie de Hogwarts, cette année » murmura Dobby, en se mettant à trembler de tous ses membres.

Potter devait sûrement penser que cela était dû au complot et que Dobby était effrayé. Mais Draco, lui, n'était pas dupe. Il connaissait ses signes précurseurs, oui, Dobby allait révéler quelque chose dont même Draco n'était pas au courant.

« Il y a des mois maintenant que Dobby est au courant. Harry Potter ne doit pas mettre sa vie en péril. Il est trop important, Monsieur ! »

« Cela fait des mois que Dobby était au courant…. Des mois… ET IL NE M'A MIS AU COURANT QU'IL Y A UN MOIS ? IL SE FICHE DE MOI OU QUOI ? »

~HPDM~

« Dobby ! » appela sèchement Draco, tandis que du côté de la projection Potter venait de recevoir un hibou du ministère pour utilisation de la magie, avec un peu de chance, celui-ci se fera renvoyé… mais sincèrement le blond en doutait.

L'elfe apparut dans un 'crac' sonore, et se tortillait nerveusement devant son maître.

« Assis. » ordonna Draco en désignant une chaise du menton.

Et Dobby laissa échapper un couinement effrayé avant de s'exécuter.

« Explication. », la voix du blond était sèche et claquait dans l'air tel un fouet, dans une parfaite imitation de Severus.

« Jeune Maître, Dobby aurait tout révélé au jeune maître plus tôt, s'il avait été sûr que ce qu'il disait était vrai ! » affirma Dobby, effrayé, « Et Dobby voyait bien que le jeune maître avait d'autres problèmes à ce moment là…. Maître Lucius n'en avait pas reparlé alors Dobby pensait que rien n'allait se passer, jusqu'à ce que Dobby entende en entende à nouveau parler, il y a un mois de cela. »

Draco soupira longuement et tâcha de reprendre son calme, il ne pouvait pas entièrement blâmer l'elfe, puisque celui-ci pensait bien faire.

« Depuis combien de temps ? » demanda le vert et argent, en se massant les tempes.

« C-Cinq mois, Jeune maître » avoua Dobby, en baissant la tête.

« COMBIEN ? » s'étrangla presque Draco.

« Dobby est sincèrement désolé de l'avoir caché au Jeune Maître, Dobby se punira sévèrement pour cela, il coincera les doigts dans le four, il se cognera mille fois contre le mur et il -»

« Suffit ! » le coupa Draco.

Le blond inspira et expira profondément avant de reprendre d'une voix normale, tout colère disparue, « Je t'interdis de te punir tu m'entends ? Si j'apprends que tu t'es ne serait-ce qu'une foiscogner contre un mur… »

Il laissa sa phrase en suspens, laissant l'imagination débordante de Dobby imaginer la suite.

« Bien » reprit Draco, « Dorénavant je veux que tu m'informes immédiatement de ce qu'il se passe, est-ce clair ? (Hochement de tête) C'est bon, tu peux partir et n'oublie pas de laisser les lettres de Potter sur le bureau.»

Après un nouveau hochement de tête frénétique, Dobby disparut après l'habituel 'crac'.

Draco soupira, cet elfe allait finir par le tuer, ô pas intentionnellement bien sûr, mais s'il continuait à lui donner des informations importantes au compte gouttes et dans les moments les plus inopportuns, cela sera sans doute ce qui risquerait d'arriver.

Le blond avisa le tas de lettres et les feuilleta distraitement, quand il tomba sur une enveloppe pour le moins inattendu.

Draco Malfoy ou celui qui s'amuse à intercepter les lettres d'Harry Potter.

Le Slytherin écarquilla les yeux de surprise et ouvrit lentement l'enveloppe.

Draco,

Si tu es en train de lire cette lettre, cela veut dire que j'avais raison et que tu es bien celui qui intercepte les lettres d'Harry. Mais si par un hasard, ce ne serait pas toi, alors je prierais la personne qui lit actuellement cette lettre de ne pas lire la suite et de la brûler (même si je doute que vous le fassiez).

Ou alors, dernier cas possible, Harry tu reçois bien nos lettres et pour une raison quelconque tu n'as pas envie de nous répondre et dans ce cas-là tu dois bien te demander pourquoi je suis si familière avec Draco…

Mais de toute façon je suis certaine que c'est Draco, qui est actuellement en train de lire cette lettre…alors il n'y a pas de problèmes…

( Draco sourit, Granger était vraiment unique en son genre. )

Bref, tu remarqueras que dans un souci de discrétion, je n'ai pas envoyé de lettres directement chez toi, j'imagine que comme je n'ai pas encore reçu de réponse à leur qu'il ait, cela veut dire que le Professeur Snape ne t'a toujours pas remis ma lettre.

(Draco fronça des sourcils, de quoi parlait-elle encore ?)

Oui, j'ai envoyé une lettre au professeur juste avant qu'il ne devait se rendre chez toi, tu devrais peut-être aller la lui réclamer. Je suppose qu'il ne te l'a pas encore donnée parce qu'il devait vérifier si je n'avais lancé aucun mauvais sort dessus. Tu pourras le rassurer, en même temps, je n'ai pas une assez grande connaissance en magie noire pour faire cela.

Amicalement,

Hermione Granger.

Ps : je pense qu'il y a des réponses à tes questions dans la lettre que détient Snape.

~HPDM~

Draco inspira profondément et frappa à la porte. Celle-ci s'ouvrit, laissant passer un Severus passablement surpris de voir son filleul, qui semblait lui en vouloir depuis le début des vacances.

« En même temps c'est compréhensible, c'est de ma faute, je n'aurais pas dû lui jeter ce sort. » songea le maître des potions.

« Je peux entrer ? » intervint Draco d'une petite voix.

« Bien sûr, » répondit Severus en se décalant pour le laisser passer.

Une fois que la porte fut fermée, verrouillée et insonorisée, Draco se tourna vers son parrain et lui demanda d'une voix lasse et traînante : « Quand comptais-tu me dire… ou mieux me donner la lettre provenant de Granger ? »

La mâchoire de Severus se crispa légèrement mais il répondit d'un ton calme et serein : « Je devais vérifier si elle ne l'avait pas ensorcelée. »

« Pendant plus d'un mois ? » demanda ironiquement Draco, « Severus, cette fille n'a même pas encore commencé sa deuxième année à Hogwarts et elle est une Gryffindor de surcroît ! Comment veux-tu qu'elle réussisse à faire quelque chose comme ça ? »

« On ne doit jamais sous-estimer ses ennemis Draco, certes elle n'est qu'en deuxième année, certes elle est une Gryffindor, mais elle n'en reste pas moins l'une des sorcières les plus intelligentes de sa promotion, celle qui avec Potter et Weasley ont réussi à déjouer les protections que nous, professeurs expérimentés, avons placées autour de la Pierre Philosophale… alors excuse-moi d'être légèrement soupçonneux. »

« Elle n'est pas mon ennemie » répliqua Draco. « Et je veux ma lettre. »

Severus tenta d'argumenter mais le regard emplie de détermination de son filleul l'en dissuada. Finalement le maître des potions fouilla dans son tiroir et remis une lettre à Draco, qui semblait-il avait été manipulé dans tous les sens.

Draco le remercia et retourna dans sa chambre.

~HPDM~

1er juillet,

Cher Draco,

Comme je n'étais pas sûre de pouvoir t'envoyer cette lettre en toute sécurité, j'ai préféré plutôt l'envoyer au professeur Snape avant son départ chez toi. Je présume que tu ne la liras pas avant très, très longtemps… Mais ce n'est pas grave, du moment que tu la lis.

Si je t'écris, c'est pour te demander dans les formes de bien vouloir être mon ami. Je sais que tu dois te demander à quoi je pense… Mais non, je n'ai pas perdu la tête et oui, je suis consciente des différences fondamentales entre le statut d'alliée et celui d'amie.

Voilà pourquoi je souhaite être la tienne. Je reconnais que nos rencontres ont été très houleuses depuis l'année dernière, en parti à cause de Ron et Harry, cependant celles que nous avons eues en privé étaient totalement différentes. Ce qui m'amène à penser que tu es bien différent de ce que tu veux bien laisser croire.

Evidemment tu penses bien que ce ne sont pas mes seules raisons… en fait, je SAIS que tu nous as énormément aidé durant l'année dernière, que cela soit volontaire ou non. Je sais aussi que tu nous as sauvé la vie… non en fait tu as sauvé celle de Harry. Je te vois froncer les sourcils d'ici, et oui, je suis au courant que TU es celui qui a envoyé la lettre à Dumbledore… Merlin sait ce qu'il serait arrivé à Harry si tu ne l'avais pas fait assez tôt.

Ma lettre traîne un peu en longueur… mon intention première étant de te proposer mon amitié… Bien entendu, je comprendrais que tu ne veuilles te lier avec des gens de mon 'espèce'.

En attente de ta réponse,

Hermione Granger.


Voilà le deuxième tome qui commence, alors qu'en pensez-vous ?

Je remercie tous les reviewers !

Prochain chapitre : lettres & Diagon Alley

See Ya !