Nouveau chapitre! Yeah :)

Apparemment y'a pas grand monde par ici pendant l'été... Ca se comprend xD Il fait meilleur sur la plage!

Merci beaucoup à tous pour vos gentilles reviews! Et merci encore à Sasha pour ces explications sur Humpty Dumpty.

Dans ce chapitre ça se réchauffe côté Tiva :p Bonne lecture et vive les reviews!


Julie : Merci beaucoup! On fait ça avec plaisir, et les reviews motivent bien :)


Chapitre 10 : Traduit par Nanoushka.

Quand Tony revint dans la chambre de Ziva un peu plus tard dans la soirée, il s'arrêta sur le seuil lorsqu'il vit qu'elle était déjà profondément endormie, prête à ne se réveiller que le lendemain matin. Un lit de camp avec un oreiller et une couverture se trouvaient juste à côté de son lit, à l'endroit où était auparavant la chaise dans laquelle il avait pris l'habitude de passer la nuit.

L'infirmière de nuit lui sourit de sa place dans le coin de la pièce, où elle était assise à lire un livre.

- Elle se faisait du soucis pour votre dos. Elle a dit que ce n'était pas bon pour vous de dormir à moitié penché sur son lit tant de nuits d'affilés, elle a demandé à ce qu'on vous installe ce lit de camp.

Tony lui sourit et la remercia d'un signe de tête, puis entra davantage dans la pièce. Il déposa un léger baiser sur le front de Ziva avant de reculer d'un pas pour de nouveau s'adresser à vois basse à l'infirmière.

- Comment elle va? Je suis toujours inquiet pour le sang qu'elle a toussé tout à l'heure, dit-il, déclarant pour la première fois son inquiétude à voix haute, profitant que Ziva soit endormie.

- Plutôt bien, si on considère ce qu'elle vient de traverser. Elle a eu un peu de fièvre ce soir, sans doute un résultat de son léger déchirement interne. La fièvre est tombée, et elle dort comme un loir depuis un peu plus d'une heure. Je crois que ça serait mieux si elle restait alitée encore au moins une nuit, et si elle limitait ses mouvements au minimum. Ça lui donnerait un peu plus de temps pour récupérer, et permettrait à ses points de mieux cicatriser, expliqua-t-elle avec honnêteté dans un fin sourire, quand elle vit toute l'inquiétude qui se trouvait dans le regard de l'italien. Elle n'a pas vraiment apprécié quand je le lui ai dis, continua-t-elle dans un plus grand sourire.

- Je veux bien vous croire, répondit Tony en souriant lui aussi.

Il imaginait bien comment Ziva avait pu prendre une telle nouvelle, devoir rester alitée un jour de plus.

- Je vais essayer de ne pas trop la faire rire, et je vais réduire son nombre de visites. Je vais m'assurer qu'elle se repose comme elle le devrait. Je crois qu'on ne l'a pas tellement aidé dans ce domaine, on a un peu oublié qu'elle devrait être en soins intensifs, avec un nombre de visites et une liberté de mouvement très contrôlés.

Il perdit une fois de plus son sourire et soupira.

- On a tous été si excités de la découvrir en vie, de s'apercevoir qu'elle respirait toujours… Je pense qu'on a oublié combien elle est fragile et qu'elle est encore loin d'être guérie.

- Ne soyez pas trop dur avec vous-même Agent DiNozzo. Elle a sans aucun doute besoin de repos, mais à mon avis toutes ces visites lui ont fait du bien. Ziva a l'air d'être le genre de femme qui ne peut rester bien longtemps sans ne rien faire. Discuter avec vous, ou même vous regarder interagir autour d'elle, j'ai remarqué que ça lui permettait de garder le moral et de rester sur la pente de la guérison. Laissez lui juste un peu de temps. Je sais que ça n'est facile pour aucun d'entre vous, mais elle va aller bien. C'est une dure à cuire, je le sais.

L'infirmière sourit en regardant la jeune femme alitée endormie.

- Elle l'est, c'est sûr, lâcha-t-il dans un sourire, et commença à s'installer pour la nuit.

Il l'embrassa une dernière fois avant de s'allonger lui aussi. Son corps le remercia lui et Ziva pour le lit de camp, tandis qu'il étirait ses muscles pour la première fois en plusieurs jours. Il s'endormit presque aussitôt, ronflant légèrement, suite à toute la fatigue qu'il avait accumulé, et à son incapacité à respirer correctement à cause de son nez cassé.

L'infirmière les observa tous les deux et sourit, puis reprit sa lecture.

Gibbs entra dans la pièce une heure plus tard. Il était resté travailler tard pour finir de lire le dossier qu'il avait commencé à éplucher. Il avait voulu s'assurer que Ziva allait "bien" avant de rentrer chez lui. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire quand il vit qu'elle et Tony étaient tous les deux profondément endormis, l'un à côté de l'autre, elle dans son lit d'hôpital et dans un lit de camp.

- Bonsoir, dit-il à l'attention de l'infirmière. Je voulais juste m'assurer qu'elle allait bien avant de partir. Tout va bien?

- Oui, Agent Gibbs, répondit l'infirmière dans un sourire. Elle a eu un peu de fièvre plus tôt dans la soirée, sûrement une conséquences des sutures qui ont sauté, mais elle semble aller bien à présent. J'ai légèrement augmenté sa dose d'antibiotiques pour les prochaines vingt-quatre heures afin de chasser tout risque d'infection. Elle se repose tranquillement depuis qu'elle s'est endormie. J'aimerais qu'elle reste alitée une journée de plus, je lui en ai déjà parlé. Elle a besoin d'un peu plus de temps pour récupérer et guérir.

- Elle n'a pas dû être ravie d'entendre ça, répondit-il dans un sourire.

Il s'approcha et déposa en douceur un baiser sur le front de Ziva. Il ramena ses cheveux vers l'arrière dans un geste délicat avant de l'embrasser à nouveau.

- L'Agent David a de la chance d'avoir autant de personnes qui se soucient tant de sa santé, déclara l'infirmière tandis qu'il s'éloignait vers la porte.

- On a de la chance de l'avoir. Passez une bonne nuit.

Gibbs lui sourit une dernière fois puis prit le chemin de chez lui. Règle numéro huit, se rappela-t-il, ne rien prendre pour acquis. Sa famille était tout ce qui comptait pour lui, et il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour tous les garder sains et saufs.

Quand tout le monde fut de retour au travail le lendemain matin, chacun repartit plus motivé que jamais à la recherche de Bodnar, qui avait disparu de la circulation, après avoir appris ce qu'avait vécu Ziva la veille, et qu'en conséquence elle allait devoir passer une journée de plus confinée au sous-sol. Cela leur rappelait à tous qu'elle n'était pas encore complètement remise, et que le monstre responsable de son état était toujours en liberté, et restait une menace potentielle. Ils passèrent tous leur rage sur cette situation dans la recherche de Bodnar, désespérés de mettre la main sur cette homme pour lui faire la peau au nom de Ziva et de Vance, qui n'avait toujours pas repris le travail. Il prenait le temps d'être avec ses enfants et de faire avec eux le deuil de sa femme, de leur mère.

Tony estima qu'il était de son devoir de les informer qu'aujourd'hui Ziva devrait se limiter à un visiteur à la fois, et qu'elle devait impérativement se reposer. Elle ne sembla pas le remarquer ou y accorder de l'importance, et dormit plus que les jours précédents. Elle avait fait une liste pour Tony des objets qu'elle aimerait qu'il aille chercher à son appartement. Il s'y rendit aussitôt après le travail après l'avoir embrassée plusieurs fois, un sourire sur le visage. Demain, si elle allait bien, elle pourrait quitter son lit et utiliser la salle de bain, se doucher et enfiler autre chose que la blouse de l'hôpital. Elle aurait même le droit de se déplacer un peu si quelqu'un restait présent à ses côtés pour l'aider à garder son équilibre. C'était un pas en avant, et ça les réjouissait tous.

Ziva sourit quand Tony réapparut sur le seuil, son sac de voyage à l'épaule, et chantant d'une voix grave "J'ai la quelques unes de tes affaires préférées!" sur l'air de La mélodie du bonheur, son film favori.

- Ziva, tu as des choses fascinantes dans ton appartement.

Il s'assit sur le bord du lit, affichant un large sourire, la taquinant, les deux sourcils levés.

- Qui savait tous les secrets que tu y gardes enfermés?

- Tu as encore fouillé dans mes affaires, Tony? répondit Ziva en souriant elle aussi et en levant un sourcil.

- Encore?

Tony feignit la consternation.

- Je n'oserais jamais!

Il lui fit un clin d'œil, l'un comme l'autre se souvenant très bien le nombre de fois où il avait fouillé dans son bureau.

- Je dois cependant dire que… tu as quelques tenues très sexy dans tes placards, Ziva, que je ne t'ai jamais vu porter. Des tenues…

Il embrassa le bout de ses doigts comme le ferait un italien.

- Magnifiques!

Il sourit.

- Pourquoi est-ce que je ne t'ai jamais vu les porter? Cette petite robe noire sans manche fendue le long de la cuisse droite… Aaaahhh! Grogna-t-il en faisant claquer sa langue.

- Hmm, acquiesça Ziva avec un très léger sourire sur les lèvres.

Elle avait apprécié la description animée de Tony du contenu de son armoire jusqu'à ce qu'il en vienne à cette robe.

- C'est la robe que je portais le soir où Ray m'a invitée au restaurant et m'a posé un lapin. Le soir où apparemment il avait prévu de me demander en mariage et où il ne l'a jamais fait, ajouta-t-elle doucement dans un soupire.

Elle vit l'expression de Tony aussitôt changer.

- Oh, dans ce cas… c'est un idiot.

Il secoua un peu la tête, surpris par le comportement de Ray, et ne s'étant pas du tout attendu à entendre le nom de Ray être prononcé lors d'une conversation sur la petite robe noire sexy. Peu importe les fantasmes qui avaient traversé son esprit le temps d'un instant, sur Ziva un soir en ville pour un dîner auquel il l'aurait invitée, portant cette robe, toutes ces images s'envolèrent en une seconde. Il lui achèterait une nouvelle robe noire sexy. Une avec laquelle ils pourraient créer leurs propres souvenirs.

- C'est tant mieux pour moi qu'il ne t'ait finalement jamais posé la question.

Il sourit et s'approcha pour embrasser ses lèvres.

- Je croyais que tu appréciais Ray? demanda Ziva, osant pour la première fois aborder ce sujet.

- J'ai essayé pour ton bien. Je voulais que tu sois heureuse. Mais je ne l'ai jamais vraiment apprécié, non, admit Tony en ouvrant le sac et en en sortant quelques unes des affaires qu'elle lui avait demandé de lui apporter.

Il déglutit difficilement, un peu mal à l'aise qu'elle ait osé lui poser ce genre de question, et qu'ils puissent maintenant en venir à avoir une discussion honnête sur ce genre de sujet.

- Pourquoi? demanda Ziva, toujours curieuse de savoir ce que Tony pensait réellement de l'homme qu'elle avait failli épouser.

- Il n'était pas assez bien pour toi. Il ne l'a jamais été. Tu méritais quelqu'un qui te traite mieux que ça. Quelqu'un qui t'apprécie pour ce que tu es, pour toi et simplement toi. Il a cru que tu étais déjà à lui.

Ses yeux se glissèrent dans les siens, et ils se remémorèrent la conversation qu'ils avaient eu la nuit où elle avait craqué et où elle lui avait raconté en pleurant comment Ray l'avait laissée seule dans ce restaurant, alors qu'ils ne s'étaient pas vus depuis bien longtemps.

- Je t'ai considérée comme acquise, admit-il, réalisant qu'il avait agi ainsi lui aussi. Il a fallu que je te perde en Israël, la première fois… pour le réaliser. Et je me suis juré à cette époque, de ne jamais plus te penser comme acquise après qu'on t'a ramenée de Somalie. Peu importe ce qui te rendait heureuse, je voulais ça pour toi. Ray semblait être ce qui te rendait heureuse, alors j'ai tenté de soutenir ton choix.

- Pourquoi tu ne m'as jamais rien dis de tout ça auparavant Tony? Ce que tu pensais vraiment de Ray quand je sortais avec lui, quand j'étais sur le point de me marier avec lui? l'interrogea Ziva en fronçant les sourcils.

Le fait qu'il n'ait rien dit sur ce qu'il ressentait réellement, et qu'il ait essayé de la soutenir, pour de bonnes raisons, mais jamais comme il le fallait vraiment, suscitait en elle un tourbillon d'émotions.

- Après ce qu'il s'était passé avec Rivkin…

Tony avala sa salive et détourna les yeux à l'évocation de cet homme. Entre eux il avait toujours été un sujet de discussion bien hors-limite depuis que Ziva était revenue de Somalie, il ne savait même pas si il pouvait mentionner le nom de cet homme.

- Je ne voulais pas tout foutre par terre et perdre le peu d'équilibre qu'on était à peine parvenu à réinstaurer Ziva. Tu m'avais expliqué plutôt clairement, quand nous étions en Israël, comment tu te sentais exactement quand j'interférais ou quand je donnais mon avis sur tes fréquentations.

Ce fut au tour de Ziva de se sentir mal à l'aise et de sentir une vague de culpabilité l'envahir instantanément concernant la façon dont elle avait agi envers lui cette fois là.

- Il y a tant de choses qu'on doit encore se dire à ce sujet Tony, et à propos d'autres sujets aussi.

- Oui, acquiesça Tony doucement en soutenant son regard. Mais pas maintenant.

Il soupira et prit sa main

- On aura le temps de parler de ça et tout le reste plus tard. Maintenant…

Il sourit.

- J'ai une autre question. Pourquoi est-ce que tu désirais tant avoir cette photo de moi de quand j'étais au pensionnat? demanda-t-il dans un grand sourire, essayant de changer le sujet de la conversation pour l'orienter vers quelque chose de moins intense pendant un temps. De toutes les photos de moi que tu as pu collecter ces dernières années, pourquoi as-tu choisis d'accrocher celle-là à l'écran de ton ordinateur? Chaque personne qui est entrée dans l'openspace ces quinze derniers jours et a pu apercevoir la photo m'a taquiné à ce sujet.

Penser à cette photo fit sourire Ziva.

- J'ai mes raisons. Mais je ne suis pas encore prête à les partager.

Elle replaça nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille, soutenant le regard de Tony. Elle n'était pas sûre qu'ils soient déjà capable de parler de telles choses.

- Est-ce que je peux avoir un droit de vétérinaire et ne pas répondre à cette question?

- Un droit de vétérinaire? demanda Tony dans un léger rire. Je pense que tu as voulu dire un droit "de véto" Ziva. Mais oui, je te l'accorde. On en reparlera plus tard.

- Et toi alors Tony? Pourquoi as-tu tant voulu avoir cette photo où je suis enceinte jusqu'aux yeux? demanda-t-elle avec le même air de challenge et le même sourire charmeur, la même voix douce que celle qu'il avait utilisé pour lui poser la question.

Il comprenait comment face à un tel regard le pauvre Schmeil avait pu si facilement cracher le morceau et tout raconter à Ziva sur le nombre de fois où il l'avait embrassée.

- J'aurais cru que c'était assez évident, répondit-il sérieusement.

Il croisa son regard et le soutint. La tension que provoqua ce regard les fit tout les deux ressentir une vague de chaleur les envahir.

- Tu avais apprécié l'enquête? demanda-t-elle pour obtenir plus d'informations, en soutenant toujours son regard. À quel point on s'était amusé pendant ces deux semaines?

- J'ai aimé te voir enceinte. Belle, resplendissante, rayonnante, expliqua doucement Tony, essayant de contrôler sa respiration, et de réprimer son envie de l'embrasser jusqu'à ce qu'elle en perde la tête.

- Je n'étais pas vraiment enceinte Tony, murmura Ziva, brûlant sous la chaleur de son regard, et ayant très envie de l'embrasser elle aussi.

- Un homme a le droit de rêver, répondit-il en murmurant lui aussi, ce qui la fit sourire.

- Donc, je n'étais pas la seule dans ce cas… répondit Ziva, admettant qu'elle avait rêvé des mêmes choses.

L'image de son père la questionnant à propos de cette photo lui traversa soudainement l'esprit.

- Là j'ai envie de t'embrasser jusqu'à t'en faire perdre la tête, dit doucement Tony, son rythme cardiaque ayant encore accéléré quand elle lui avait répondu, et quand il se souvint ce qu'elle lui avait répondu le jour où ils avaient trouvé la photo. Quand il lui avait dit que la grossesse lui allait bien, et qu'elle avait rétorqué que ça lui irait toujours bien. Ils n'étaient peut-être pas prêts pour aborder certains sujets de manière claire et précise, mais au moins ils savaient qu'ils allaient dans la même direction.

- J'aimerais garder ma tête, répondit-elle dans un sourire. Mais un baiser ne me dérange pas.

Tony se pencha vers elle et l'embrassa tout doucement, se retenant autant qu'il le pouvait d'être trop passionné et de lui couper le souffle, car elle n'était pas encore prête pour ça.

- Un jour, je vais t'embrasser à t'en faire perdre la tête, Ziva David, dit-il tout contre ses lèvres, avant de se reculer doucement et de reprendre son souffle.

- Quand j'aurai retrouvé la forme… et que j'en serai capable, on verra qui sera le premier à perdre la tête Tony, le taquina-t-elle dans un sourire diabolique.

Elle regarda Tony déglutir.

- C'est une promesse? souffla-t-il dans un sourire, en pensant à ce que Ziva serait capable de lui faire quand plus rien ne la retiendrait.

- Oui, sourit-elle en passant une main sur le côté de son visage meurtri. Et j'ai même hâte.

- Oh.

Tony sentit un frisson lui parcourir l'échine face au ton à la fois dangereux et prometteur qu'elle venait d'utiliser.

- Sûrement pas autant que moi.

- Tu as raison, répondit-elle en regardant Tony soudainement perdre des couleurs.

Son sourire s'agrandit et elle se souleva pour déposer un baiser juste à côté de son oreille, prenant son temps, en caressant sa mâchoire du bout de ses doigts pour mieux le taquiner.

- Beaucoup plus que toi.

Tony frissonna sous ses doigts. Il dut se reculer, sa peau était en feu. Il prit le temps de prendre quelques grandes respirations.

- Vous jouez avec le feu, Mademoiselle David.

La forte toux derrière eux attira instantanément leur attention, et les fit s'écarter l'un de l'autre en un temps record.

- Oh, salut Patron, lâcha Tony en sentant son visage s'empourprer. Ziva et moi étions simplement en train de discuter…

- C'est bon, DiNozzo, le fit taire Gibbs en levant une main. Je n'ai pas besoin de connaître les détails, ni d'entendre le mensonge que tu vas essayer de me vendre. Je ne suis pas sourd.

- Bien, Patron, rougit davantage Tony en réalisant que Gibbs en avait assez vu pour comprendre de quoi il en retournait. Qu'est-ce que je peux faire pour toi Patron?

- Tu peux arrêter de m'appeler "Patron" toutes les dix secondes, DiNozzo.

- T'as raison, Patron, acquiesça aussitôt Tony, puis sous l'effet du regard que lui lança Gibbs il se tut.

Gibbs secoua la tête en tentant de garder un visage ferme.

- Je suis descendu pour voir ma Ziva. Comment ça va, tu tiens le coup?

Ziva sourit quand elle l'entendit dire "ma Ziva", et qu'il était venu rien que pour la voir, si tard dans la soirée. Tony lui avait dit à quel point Gibbs se tuait à la tache, n'hésitant pas à faire des heures supplémentaires, faisant de son mieux pour mettre la main sur Bodnar. Elle aurait aimé pouvoir leur prêter main forte.

- Je vais bien Gibbs, répondit-elle dans un sourire.

Ça le fit doucement rire, et il déposa un léger baiser sur son front.

- Toi et tes "je vais bien", Ziva. Je pense que toi et moi n'en n'avons pas la même définition.

- Je vais aller bien, ça va mieux comme ça?

- Oui, tu iras bien.

Il sourit doucement et lui adressa un signe de tête pour la rassurer sur le fait qu'elle traverserait cette épreuve et retrouverait bientôt la forme. Il en était persuadé, et elle devrait l'être aussi.

- Je t'ai apporté quelques unes de mes vieilles chemises en flannel. L'infirmière a dit que tu resterais encore incapable de lever les bras pendant quelques jours, que tu devrais porter des vêtements qui s'ouvrent sur le devant, expliqua Gibbs en faisant des signes au niveau de son torse, gêné par le sujet. Au niveau de la poitrine.

Ziva sourit et lui prit les vêtements. Elle les porta à son nez pour en respirer l'odeur.

- Ils sentent comme toi… le bois et l'après rasage. Ça me plaît.

Son sourire s'agrandit quand elle l'imagina dans sa cave en train de travailler sur son bateau en portant l'une de ces chemises.

- Merci.

- Elles devraient être suffisamment grandes et confortables pour ne pas irriter ta cicatrice. Ne t'embête pas à me les rendre, elles sont à toi maintenant.

Il sourit et déposa un autre baiser sur son front, ayant besoin de ce contact pour le rassurer sur l'état de santé de la jeune femme.

- Je rentre chez moi. Il te faut autre chose Ziver?

- Non, merci. Tony est passé à mon appartement un peu plus tôt et m'a ramené quelques affaires. Tout devrait être installé d'ici demain.

Elle sourit et pressa sa main pour le remercier avant qu'il ne s'éloigne en direction de la porte.

- Bien, bonne nuit alors.

Il leur sourit à tous les deux et prit le chemin de la sortie.

- DiNozzo…

Il se retourna une dernière fois pour héler Tony, le regard dur.

- Oui, Patron?

Tony déglutit face au regard menaçant que Gibbs lui lançait.

- Tiens toi bien.

Les yeux de Gibbs se déportèrent sur Ziva.

- Toi aussi.

Sa voix d'abord ferme s'adoucit sur la fin. Il lui lança un clin d'œil et un léger sourire avant de les laisser tous les deux assis, la bouche entre-ouverte, toujours surpris à l'idée qu'il sache parfaitement ce qu'il avait interrompu en arrivant, ce qu'ils étaient en train de se chuchoter à ce moment là.


Le prochain chapitre sera sûrement lui aussi traduit par moi... A moins que DG tu passes par là et que tu te sois frottée au chapitre 11?