« Ambre est partie en mission avec Farkas. Comme je l'envie! Je vais devoir me contenter d'une chasse à l'ours avec Vilkas. J'aimerais tellement être à sa place.» Ria
Ria n'avait pas envie de se lever ce matin. Elle s'était entrainée presque toute la veille avec Ambre qui avait une légère gueule de bois. Elle se plût tellement qu'elle ne vit pas la journée passer et qu'elles restèrent éveillées, à se raconter des ragots jusque tard dans la nuit. C'est Nadja qui la sortit du lit, elle revenait de sa mission avec Athis.
« Allez debout glandeuse ! Ça fait plusieurs heures que le soleil est levé ! »
« Laisse-moi Nadja, je suis crevée. » râla Ria en s'enfonçant plus profondément dans les couvertures.
« Je te conseille de te dépêcher, Vilkas voulait te prendre chasser et il a l'air particulièrement de bonne humeur ce matin. » dit sa collègue.
« Quoi ? »demanda Ria, encore dans les vapes.
Nadja reprit avec un sourire carnassier. « Donc je disais que comme Farkas est parti avec la nouvelle chercher un morceau de Wuuthrad. Vilkas à prit la première mission qui lui passait sous la main et t'attend et, comme tu t'en doutes, il a déjà des envies de massacre. »
« On dirait que j'ai pas le choix… » soupira l'impériale.
« En effet. J'te laisse, j'vais voir Eorlund qu'il m'arrange ce bouclier, il n'a pas trop aimé les griffes de ces saletés d'harfreuses. »
Ria se prépara en vitesse et courut rejoindre son frère d'armes.
« C'est pas trop tôt. » sortit ce dernier en la voyant arriver. «On y va. »
« Hé, j'ai rien mangé ! »
« J'ai pris de quoi grignoter en chemin. »
Ria accepta. Elle n'avait pas vraiment le choix, avec Vilkas qui avait tout préparé et son caractère particulièrement exécrable ces derniers temps, elle préférait ne pas s'attirer ses foudres. Une fois sortis de Blancherive, il lui tendit le sac qu'il portait. Il contenait une poignée de potions mais aussi et surtout de la nourriture. Mais pas n'importe quoi, des petits pains, un peu de viande, des pommes de terre au four mais surtout le péché mignon de Ria : des bouchées à la crème de Tilma. Il y en avait près d'une dizaine. Elle en prit trois. Peut être que Vilkas portait attention à elle finalement pour avoir remarqué qu'elle adorait ces pâtisseries. Elle essaya de suivre l'allure de son frère d'armes tout en enfournant les délicieux gâteaux.
« Et on va où au juste ? »
« Au cairn des poussiéreux. »répondit Vilkas sans même lui accorder un regard.
« C'est pas une ruine nordique ? Je croyais qu'on allait chasser. »
« On va surveiller Farkas et Ambre, qu'il ne leur arrive rien. »
Ria se figea. Vilkas, ne voyant plus la jeune guerrière lui emboiter le pas se retourna.
« Quoi ? » demanda-t-il exaspéré.
« Si Skjor leur à confié cette tâche, on n'a pas à s'en mêler. » reprocha la plus jeune.
« Je ne lui fais pas confiance, s'il doit arriver quelque chose à mon frère, je ne lui pardonnerais jamais. » répliqua-t-il, la colère se reflétant dans ses yeux.
Ria sentait la colère monter en elle. Farkas n'était peut être pas toujours une lumière mais il était peut être le plus fort des Compagnons et Ambre savait parfaitement se défendre. Pourquoi fallait-il que Vilkas ne crois qu'en sa force à lui ? C'était toujours la même rengaine quand elle voulait une tâche un peu différente : « Non Ria. Tu n'es pas prête. ». Les corvées étaient tellement barbantes que lui-même en revenait frustré. Mais au moins, lui, il pouvait ensuite partir avec son frère. Elle, elle n'était que la jeune recrue… Elle décida que si elle voulait changer son image, elle allait commencer avec Vilkas. Il fallait qu'elle s'affirme.
« Très bien, si tu veux y aller, vas y mais ce sera sans moi ! »
« Et tu comptes faire quoi ? Retourner à Blancherive ? » se moqua Vilkas.
Les yeux marrons de Ria défièrent ceux de glace de Vilkas. Ce n'était peut être pas grand-chose mais pour la jeune impériale, elle devait gagner ce combat, montrer la volonté dont elle voulait faire preuve. Cependant son frère d'armes la dominait totalement, elle essaya de résister mais finit par céder et rompit le contact. Elle partit seule.
« La ville n'est pas par là. »
« Je sais. » le défia Ria
« Ne fais pas n'importe quoi ! »
« Nadja parlait d'un criminel dont il fallait s'occuper à Markarth. J'y vais, c'est tout. » mentit Ria.
« Ne fais pas l'idiote ! Tu n'as pas le niveau. »
Ria bouillait à l'intérieur d'elle. Pour qui se prenait-il ?
« Si tu n'as pas confiance, tu n'as qu'à venir avec moi ! »dit-elle sur un ton de défi
« Te moques pas de moi, tu n'es pas capable de venir à bout d'un ours seule. Comment veux-tu faire face à un criminel recherché ? On va juste jeter un œil qu'ils n'aient pas d'ennuis et quelqu'un d'autre s'occupera de ce gars.»
Ria en avait assez, elle explosa. « Je pourrais arriver à bout de ces ours seule si un èspece de crétin arrogant ne s'en chargeait pas avant ! Ton frère sait parfaitement se battre et même sans Ambre, je ne doute pas un instant de sa réussite. Je te déteste ! Je ne suis pas la petite Ria, j'ai voulu intégrer les Compagnons et être respectée en tant que telle. Mais à cause de toi, tout est fichu. Ils me prennent pour une espèce de novice au combat. Je te déteste Vilkas ! Tu as tout gâché, tout ! »
Ria en avait les larmes aux yeux et avait une grande envie de pleurer mais elle se retint, même si le nœud dans sa gorge était presque intenable. Le Compagnon parut un peu surpris par l'attitude de Ria mais sa voix n'en montra rien.
« Si tu savais tenir ta lame correctement… ». Ria ne réfléchit pas et, la colère débordant, asséna une gifle à Vilkas. Le visage de ce dernier était impassible. L'adrénaline retomba et Ria se rendit compte de la puérilité de son geste. Vilkas allait la tuer, c'était certain. Elle recula, apeurée, pour éviter une éventuelle riposte de ce dernier. Par Shor, qu'ai-je donc fait ? Ria fit alors la chose la moins courageuse qu'elle ait faite depuis son entrée chez les Compagnons : elle s'enfuit en courant le plus loin qu'elle pouvait. Elle n'entendit pas Vilkas crier son nom et parcourut les plaines sans s'arrêter ni se retourner. Elle ne voulait pas voir la fureur de Vilkas même si elle savait que la honte l'envahirait quand elle retournerait à Jorrvaskr. Elle ne savait pas si elle pourrait le supporter.
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La veille, Ambre s'était reçu un savon de la part du Héraut. Il est vrai que de se battre contre un frère d'armes en étant bourrée n'était pas vraiment honorable. Mais si seulement Vilkas arrêtait d'être aussi insupportable… Elle resta donc un moment avec Eorlund à l'observer à la forge. Elle rêvait de pouvoir forger sa propre arme de la Forgeciel, son oncle en serait tellement fier et Gorag lui aurait dit une phrase du genre. « Pas trop mal mais rien ne vaut un bon vieux marteau en orichalque. ». Eorlund, n'ayant aucun Compagnon ne sachant réellement forger lui proposa de la prendre comme apprentie lorsqu'elle serait acceptée entièrement parmi eux et si elle avait le niveau. Elle en fut honorée.
Elle passa le reste de la journée à s'entrainer avec Ria et Torvar, même si ce dernier parvenait à peine à tenir son épée, le corps déjà corrompu par l'alcool. Skjor et Farkas les observaient et les conseillaient. L'attitude de Skjor la mettait profondément mal à l'aise. C'était comme son oeil lisait au plus profond de son â se sentaie mise à nu. Aela demanda aussi à voir ses compétences en archerie. Elle ne rata aucune cible même si ses tirs n'étaient précis comme la chasseuse.
« Pas trop mal. Tu as l'habitude de chasser non ?»
« Il faut bien se nourrir dans le désert aussi. Mais comparé à toi, je ressemble à une novice. » dit Ambre.
Même si la journée était un peu ennuyante. Ambre apprécia de rester comme ça au milieu de tout le monde. Elle ne vit cependant pas Vilkas mais ne le chercha pas davantage. Ce n'était pas le moment d'attiser les braises de leur colère.
Le lendemain, elle se leva avant l'aube. Skjor était déjà dans le grand hall.
« Ah Ambre, je voulais te parler. »
Ambre haussa un sourcil, étonnée. Elle croyait Skjor plutôt distant avec les nouvelles recrues.
« J'ai une mission un peu particulière pour toi. Tu sais, celle dont je t'avais palé à Faillaise. Un érudit nous à dit où se trouvait un fragment de Wuuthrad. Je veux que tu partes avec Farkas nous le ramener. Evite qu'il se fasse tuer. »
La Rougegarde accepta. Cette mission paraissait plus intéressante que de casser la figure à quelqu'un qu'elle ne connaissait même pas et qui s'avérait être son voisin de geôle dans une prison.
« On s'en occupe alors. »
« Bien. »
Skjor se comporta ensuite comme si elle n'était pas là. Elle déjeuna alors en silence, attendant que les autres se lèvent. Farkas vint la rejoindre un peu plus tard d'une tape amicale dans le dos qui lui fit presque s'étouffer avec sa bière.
« Alors on part en mission ensemble. » lui-dit il en s'asseyant à côté d'elle.
Une complicité s'était installée entre eux deux. Farkas était très chaleureux malgré son apparence de brute et Ambre devinait qu'il devait être d'une extrême générosité et gentillesse. Il n'y avait surement que la compagnie de Ria et peut être de Lydia qu'elle appréciait autant.
« On dirait. On doit aller au cairn des poussiéreux. Skjor m'a montré où c'était. »
« Ouais. Ça devrait être sympa. »
« Skjor m'a dit de faire en sorte que tu te fasse pas tuer. »
« C'est plutôt à moi de surveiller que tu te fasse pas tuer. » rétorqua la brute.
Tous deux achevèrent de déjeuner dans la bonne humeur et se préparèrent mais au moment de partir, Farkas lui demanda d'attendre un moment, il devait aller dire qu'il parle à son frère. Quand ils quittèrent Jorrvaskr, Ambre lui demanda pourquoi. Il haussa les épaules. « On n'a pas de secrets l'un pour l'autre. » se contenta-t-il de répondre.
« Ah, ok. »
Ambre mena le chemin jusqu'au cairn des poussiéreux. Elle était plus douée en orientation que Farkas. Ils pénétrèrent dans le bâtiment.
« On dirait qu'il a été creusé ya pas longtemps. »
Ambre dégagea une pelle et vit un coffre plein de potions médicinales récentes. En effet.
« Allons-y discrètement. Faudrait pas que ce soit des bandits. »
Farkas approuva. Cependant, Ambre dut rapidement constater que Farkas et furtivité étaient deux termes incompatibles. Elle se demandait s'il ne faisait pas au contraire plus de bruit en essayant d'être discret qu'en avançant normalement. Je ne me plaindrais plus de Lydia désormais. Ils avancèrent dans les ruines, aucun cadavre n'était vivant mais personne n'était visible non plus. La tension commençait à monter pour Ambre. C'est calme, trop calme. Tous deux arrivèrent dans une salle verrouillée par une grille.
« C'est fermé, faut trouver un truc pour ouvrir. » grogna le Compagnon.
Ambre examina la petite salle. Il y avait des coffres avec un peu d'or et des potions médicinales« Je crois que j'ai trouvé. » dit-elle en se dirigeant vers un vieux levier. Elle l'actionna mais une grille se referma devant elle. Et merde. Farkas la rejoint devant les grilles.
« Je peux pas l'ouvrir ! » se plaignit Ambre
« Je vais voir ce que je peux faire. » Il se mit à tourner dans la pièce
Ambre essaya quand à elle d'enclencher de nouveau le levier mais il était verrouillé.
« Farkas, est-ce que des fois l'autre grille s'est ouverte ? »
« Ouais. »
« Il y a peut être l'autre levier derrière. »
« J'y vais. »
Il disparut de son champ de vision mais elle entendit des pas. Ils avaient dû êtres trop bruyants et attirer les bandits. J'espère que Farkas s'en sortira. Elle le vit cependant revenir doucement. Se préparant au combat. C'est vrai qu'une telle arme doit être plus facile à manier dans une vaste salle que dans un couloir étroit. Toute une horde de bandits déboula dans la pièce. Ils encerclèrent Farkas. Ambre recula au fond de la cavité. Elle ne pouvait rien faire sinon se cacher et espérer qu'ils ne la remarquent pas. Silencieusement, elle banda son arc. Comme prévu les bandits étaient trop occupés avec Farkas pour porter attention à la novice prise dans le piège.
« Tu vas mourir sale chien. » lança un des bandits.
« Nous savions que tu viendrais. » enchaina un autre
« Grosse erreur Compagnon. »dit une femme.
Ils voulaient nous attirer ici. Qui pourrait en vouloir à ce point aux Compagnons? En y réfléchissant, il pourrait y avoir beaucoup de monde, tels que des bandits qui auraient fui les razzias mais les Compagnons étaient des mercenaires, c'était leur boulot. Puis il y avait trop de légendes autour d'eux pour qu'un groupe de bandits, aussi assoiffé de vengeance soit-il, cherche à tendre une embuscade à un Compagnon ? Quelque chose échappait à la métisse. Farkas recula contre la barrière d'acier, Ambre se prépara à tirer dans l'ombre même si son aide allait être bien faible. Mais Farkas ne paraissait pas inquiet, au contraire, il semblait tout ce qu'il y a de plus tranquille. Elle se demanda aussi si Farkas n'essayait pas ainsi, en couvrant l'espace de son corps, de la cacher.
« Vous aurez du mal à la raconter si vous êtes morts. »
Mais malgré l'assurance qu'il dégageait, il s'affaissa. Ambre paniqua et dégaina une flèche sur le bandit le plus proche. Ce dernier s'effondra, mort, une flèche entre les deux yeux. Les autres bandits, surpris, la remarquèrent enfin. Ambre ne voyait plus Farkas, à la place se tenait une énorme créature. Un loup-garou ! Farkas était en réalité un loup-garou ! La fraction de seconde de diversion qu'Ambre lui avait offerte avait suffi à ce dernier pour les lacérer de ses griffes acérées qui étaient auparavant de simples mains. Rapidement, les corps de tous les bandits gisaient au sol, une mare de sang se répandant sous eux. Ambre avait déjà rencontré des créatures-garou à Lenclume avec les Cimeterres Vengeurs. Ils n'avaient plus rien d'humain et l'odeur du sang les excitait. C'était des animaux sauvages, des prédateurs à l'allure à peine humaine, des âmes vendues à Hircine. La barrière s'ouvrit mais Ambre resta sur la défensive, ne sachant pas si elle doit s'attendre à retrouver Farkas ou un monstre sanguinaire.
« Ça va ? J'espère que j't'ai pas fait peur. »
Ambre rougit et ferma les yeux. Farkas n'avait donc aucune pudeur ! Elle l'entendit ricaner.
« Qu'est-ce que c'était que ça ? » demanda-elle, les yeux toujours hermétiquement clos.
« C'est une faveur accordée à certains d'entres nous. Nous sommes plus forts, redoutables. »
« Mais c'est pas une malédiction ? »
« Pour certains si, d'autres non. Au fait c'est bon j'suis rhabillé.»
Ambre le fixa. Elle sentait ne sentait rien émaner de lui, pas d'agressivité ou de colère ou quoi que ce soit de bestial. Si elle ne l'avait pas vu de ses yeux, elle n'aurait jamais pensé que Farkas partageait son corps et son esprit avec une bête d'Hircine.
« Et vous tous… ? »
« Non, non. » la coupa Farkas. « Seulement les membres du Cercle ont cette faculté. »
Donc Vilkas et Skjor sont aussi des Loups-Garous. Elle s'en serait doutée : Skjor avait cette attitude prédatrice et quand il l'observait, elle se sentait traquée, comme une proie. Vilkas était trop spontané, sauvage. Mais alors Aela et Kodlak aussi ? Pour eux le rapprochement était plus difficile quoiqu'en y réfléchissant bien, Aela était une excellente chasseuse et Kodlak avait une longévité exceptionnelle, surtout pour un guerrier.
« Et au fait. » Les yeux d'argent de Farkas étaient redevenus pétillants. Ambre sentait le coup foireux. « Je te savais pas aussi prude, ya que Ria ptêtre pour être aussi gênée devant un corps d'homme. »
Ambre se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux. « J'suis pas prude, j'ai été surprise c'est tout… » bafouilla-t-elle. Ce n'est pas la première fois qu'elle voyait un homme nu ni la dernière mais comme ça, en plein combat… Elle s'imagina un des membres du clan arriver totalement déshabillé à l'improviste en pleine mission d'éclairage. Ils aurait tout fait pour impressionner la fille du clan, mais elle n'avait d'yeux que pour Kematu là bas. Que cette époque insouciante lui semblait loin. Allez Ambre ressaisis-toi. Farkas était moqueur. « Je te déteste ! » lui cracha-t-elle.
« Moi aussi j't'aime bien. » répondit-il.
Ambre examina les corps pour voir s'ils avaient quelque chose de valeur. Elle ne trouva pas grand-chose d'intéressant si ce n'était des potions médicinales et des ingrédients d'alchimie. Leurs épées étaient recouvertes d'argent, certainement pour blesser les créatures de la nuit. Bande de fanatiques !
« Y'en a d'autres tu crois ? »
« Sais pas, ya qu'à avancer pour voir. »
Il y en avait en effet d'autres. Ils battaient contre des draugrs sortis de force de leur sommeil. Les deux Compagnons se contentèrent de passer derrière eux même si Farkas aurait largement préféré se jeter dans le tas et qu'il le fit comprendre par maints grommellements à Ambre. Bientôt, ils n'eurent plus que des draugrs à affronter. La main d'argent, comme Farkas nommait les bandits, ne s'étaient pas enfoncés aussi profondément dans les ruines.
Ils finirent par arriver dans une vaste crypte. De nombreux sarcophages encadraient les murs et un immense mur écrit en draconique comme au tertre des chutes tourmentées trônait au fond de la pièce. Juste devant se tenait une table de pierre portant un socle. Sur ce dernier, des morceaux de métal.
« Ce sont les fragments ? »
« Ouais, j'crois. »répondit le compagnon.
« Prenons-les et sortons d'ici, j'aime pas cette ambiance. »
« J'te suis. »
Ambre s'approcha mais une force inconnue et irrésistible l'attira vers le mur. Comme la dernière fois. Le mot pénétra en elle, dans son essence même. Cependant, comme pour le Fus, elle ne parvint pas à faire quitter le Toor de sa gorge. La sensation se dissipa cependant assez vite et elle entendit les couvercles de pierre des sarcophages tomber. Une véritable armée de draugrs était en train de se réveiller. Mara nous garde. Pria Ambre.
Farkas chargea, un sourire en coin, il aimait se battre et préférait largement ça à l'infiltration. Ambre resta à distance, le soutenant avec son arc.
« Ambre, j'aurais besoin d'un petit coup de main là. »
« J'arrive ! »Voyant que l'arc était insuffisant, elle fendit la masse pour rejoindre Farkas. Dos à dos, ils tranchaient inlassablement les stupides êtres. Il en revenait toujours.
« FUS RO ! » cria Ambre. Les draugrs en face d'elle furent ébranlés et elle se dépêcha de les achever. La masse commençait à diminuer mais des archers les attaquaient à distance. Ils étaient piégés au centre de la pièce et ne pouvaient les atteindre, des créatures les assaillant toujours au corps à corps…
Encore un chapitre de rédigé. Il est plus long normalement mais je l'ai divisé en deux, pour laisser un peu de suspense ^^ . Ce qui veut dire que je devras publier la suite plus rapidement.
Que va-t-il arriver à ma petite Ria rebelle? et comment vont s'en sortit Farkas et Ambre? et Vilkas? Sans compter qu'une petite OC de mon cru aperçue à Faillaise devrait entrer dans la danse...
