Disclaimer et Avertissement : Cf Chapitre 1
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Merci à Mistycal, ma Bêta. Son lien est dans mon profil. Je vous recommande d'aller lire ses fics!
A la demande de Luna xXx, ce chapitre arrive un peu plus tôt afin qu'elle puisse le lire avant de partir en week-end prolongé ! Je le mets même en avance de quelques heures sur ce que je lui ai promis! Bonne lecture et bon week-end, Miss!
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Retour Au Présent 1/2
Samedi 26 octobre 1996
Acte 1 : Premier Pas Vers La Liberté
Draco
« Bien ! Vous voilà de retour ! Bienvenue les garçons ! »
Madame De Paimpont nous regarde, toute souriante, même si elle paraît un peu fatiguée. Elle est assise en tailleur sur le sol, elle aussi, juste à côté de nous. Il nous suffit de nous tourner un peu, pour lui faire face et je comprends qu'il faut que je le fasse, en voyant Harry le faire lui-même.
Finalement, la retenue ne doit pas tout à fait être terminée.
Tant mieux…
Plus je reste ici et plus je retarde le retour dans les Cachots…
Elle me regarde et ses yeux couleur océan plein d'étoiles me sondent. Cela ne me dérange pas, car elle ne lit pas dans mon esprit, elle lit dans mon cœur.
Du moins, c'est l'impression que j'ai.
Et elle m'enveloppe de chaleur aussi. Sans me toucher, rien qu'avec ses yeux… Et je me sens bien, en confiance…
« Je voulais vous dire merci Madame… De m'avoir mis en retenue avec Harry… » murmure-je dans un souffle
Elle sourit.
« Bien ! Mais ce n'est pas moi qu'il faut remercier. C'est toi-même. Et Harry également. Après tout, si vous ne vous étiez pas mis en situation de mériter une retenue alors que j'étais dans les parages, vous n'auriez pas vécu cette aventure n'est-ce pas ? » répond-elle d'une voix douce
« Euh … Vous parlez comme Harry… » ne puis-je m'empêcher de remarquer.
Elle éclate de rire.
« Bien ! Mais est-ce moi qui parle comme Harry ou Harry qui parle comme moi ou comme quelqu'un d'autre de ma connaissance ? » demande-t-elle, en se tournant vers Harry
« Comme quelqu'un de votre connaissance Madame… » lui répond-il en souriant lui aussi
« Oh bien ! Vous avez donc encore fait des progrès tous les deux ! » s'exclame-t-elle, visiblement satisfaite.
« Oui, Madame. Nous pouvons dire effectivement que nous progressons avec régularité dans nos rapports sociaux. Ils ne sont encore ni chaleureux, ni cordiaux, mais… Nous pouvons dire que cela va de mieux en mieux. Nous commençons à nous comprendre je crois… » explique Harry, la tête un peu penchée, comme c'est souvent le cas quand il réfléchit
Ils ont l'air satisfaits. Et cela me fait plaisir, même si je ne sais pas de qui ils parlent tous les deux…
« Bien ! Et Draco et toi avez également fait de gros progrès. Vos rapports sociaux sont maintenant tout à fait chaleureux et cordiaux n'est-ce pas ? » dit-elle maintenant, en adressant un petit clin d'œil à Harry.
Et elle rit encore
Harry pouffe lui aussi.
Cela me fait drôle de le voir rire ainsi avec un professeur.
Moi, cela ne m'est jamais arrivé.
Bien que je connaisse Snape depuis des années en dehors de Poudlard, nous n'avons jamais eu de tels moments détendus, presque complices…
Je comprends maintenant pourquoi, indépendamment de l'admiration qu'il a pour ses capacités magiques et son enseignement, Harry apprécie tellement Madame De Paimpont.
Elle est vraiment différente de tous les professeurs que nous avons eus jusqu'à présent.
Finalement, il a vraiment trouvé quelqu'un de bien pour enseigner la DCFM cette année notre Directeur… même si je la trouve quand même un peu bizarre cette Madame De Paimpont…
« Bien ! Maintenant que nous sommes détendus tous les trois et que vous avez repris contact avec Poudlard, avez-vous quelque chose à me dire les garçons ? » nous demande-t-elle, l'air plus grave.
Harry se tourne vers moi.
Et je vois dans son regard que c'est à moi de parler…
********************
Harry
Draco déglutit difficilement. C'est un moment important pour lui.
Le moment où il va officiellement réprouver Voldemort.
Le moment où il va désavouer son père…
Le moment où il va officiellement faire son premier pas vers la liberté…
Pour le soutenir et l'encourager, je lui prends la main et je lui murmure :
« Vas-y Draco. Je suis avec toi… »
Et il parle. Il dit tout. Pas dans les détails bien sûr, juste l'essentiel. Comment il a découvert qu'il ne voulait pas faire de mal aux autres, comment il s'est rendu compte que les idées de Voldemort ne sont pas cohérentes, qu'il ne voulait pas devenir Mangemort, ni se mettre au service de ce fou sanguinaire et cruel.
Il dit tout de ses terreurs, de ses cauchemars, des désirs de Voldemort nous concernant tous les deux.
Il dit comment, avec sa mère, ils avaient eu le projet de contacter le professeur Dumbledore et de se placer sous sa protection. Comment Voldemort avait empêché ce projet de se réaliser après avoir entendu les soupçons de sa tante Bellatrix…
Et il dit aussi tout de sa mission et de la menace qui pèse sur les Weasley… et sur sa mère…
Et à mesure qu'il parle, je sens combien cela l'allège de le faire. Bien sûr, il était déjà bien apaisé de me l'avoir dit. Mais là, il s'agit d'un adulte, un professeur qui va l'aider…
Il pleure maintenant.
De soulagement.
Je le sais, parce que la prise de sa main sur la mienne est légère. Les larmes roulent sur ses joues et il renifle un peu, mais je crois bien qu'il ne s'en rend même pas compte. Alors je sors son mouchoir gravé à ses initiales et je le mets dans sa main. Il le regarde, puis il lève la tête vers moi et me sourit.
« Tu l'as toujours » me dit-il
« Ouais ! Et je l'ai lavé. Je me suis dit que cela pourrait être utile un jour… » lui réponds-je, en, souriant moi aussi.
Il rit doucement, sèche ses larmes et se mouche.
Fort peu élégamment…
Mais ce n'est pas grave. On s'en fout. Même si Madame De Paimpont est là, avec nous, nous restons entre amis. Et les amis ne portent pas attention à ces détails. Ils s'en foutent de l'élégance dans des moments comme celui-ci.
Notre professeur, pendant ce temps, nous sert une tasse de thé fumante et un gros morceau du chocolat qu'elle a fait apparaître sur un guéridon.
Je ne sais pas quand cela est arrivé, mais nous sommes maintenant installés dans des fauteuils bien confortables et elle se cale dans le sien, dans une pose décontractée, l'une de ses jambes repliées sous elle et l'autre allongée sur un repose-pied.
« Bien ! » dit-elle.
Bien, c'est son vocable ce soir semble-t-il, car elle commence toutes ses interventions par ce mot…
« Tout ce que tu as dit est très intéressant Draco ! Nous soupçonnions déjà que les amis de Harry, ceux qui ont fait partie des évènements au Ministère en juin dernier, étaient en danger. Et leur famille aussi bien entendu. Mais ils sont à l'abri, bien que nous ne devions pas exclure une action sur leur lieu de travail… Grâce à toi, nous avons maintenant une idée précise de la date où les risques sont accrus et nous allons pouvoir prendre les mesures qui s'imposent… Et nous allons aussi voir ce que nous pouvons faire pour ta mère.
Le professeur Dumbledore voudra te rencontrer sans aucun doute. Je me charge d'organiser cela avec lui. Mmmmm… Ce serait bien que tu oublies ton devoir lundi pour le cours de DCFM. Et ne t'inquiète pas pour ceux qui t'espionnent. Ils pourront toujours te suivre, ils ne découvriront rien de compromettant.
Mmmm… Je mettrais aussi quelques Sorts de mon cru autour de ton lit cette nuit. Quoiqu'il arrive quand tu seras dedans, personne ne pourra te faire mal ou t'entendre, ni même savoir ce que tu fais. Je t'apprendrais à les renouveler toi-même…
Bien ! C'est tout pour ce soir les garçons ! Je vous laisse, je retourne dans mon bureau. Draco, tu auras la gentillesse de demander au professeur Snape de venir me voir. Je lui ai dit que j'aurais besoin d'un service et il attend que tu le préviennes que je suis libérée de mes obligations pour ce soir.
Ne tardez pas à partir. Le couvre-feu est déjà passé depuis longtemps… Ah ! Et si vous rencontrez Rusard ou un professeur en chemin, montrez-lui le petit mot qui se trouve dans votre poche.
Bonne nuit ! » nous dit-elle sans même faire une pause dans son discours…
Et sans attendre une réaction de notre part, elle s'en va, en boitant un peu plus bas que d'habitude.
C'est bien elle ça, de faire une longue déclaration et de s'en aller ainsi, brusquement ! Elle m'a déjà fait le coup plusieurs fois l'été dernier, alors je ne suis pas étonné…
Mais Draco, lui, a l'air un peu perdu…
« C'est tout ? Elle s'en va comme ça ? Mais… Que… Qu'est ce qu'elle a voulu dire quand elle a dit que ce serait bien que j'oublie mon devoir lundi ? » me demande-t-il, les yeux ronds d'étonnement.
« Bah… Je crois qu'elle songe à te coller une autre retenue. Sans doute pour que tu puisses rencontrer le professeur Dumbledore. » lui réponds-je, à peu près sûr de mon fait.
« Ah ! Ok… Elle est un peu bizarre quand même ! Je ne dis pas cela en mal hein ! Ne crois pas cela Harry, je sais que tu l'aimes bien et je me suis senti à l'aise et en confiance avec elle moi aussi… Mais quand même… Elle est un peu bizarre… » affirme Draco, fronçant les sourcils et l'air franchement dubitatif
Je ris.
« Non, c'est parce qu'elle réfléchissait tout haut. Regarde, elle a même glissé un mot dans notre poche pour justifier notre présence dans les couloirs après le couvre-feu ! Tu viens de voir une Gryffondor à l'œuvre, mon pote ! Capacité de réflexion rapide et efficace ! » dis-je pour plaisanter une dernière fois en sa compagnie, avant que nous soyons de nouveau séparés pour une période indéterminée.
Draco lève les yeux au ciel, mais il sourit…
Tout est dit. Il n'y a rien de plus à ajouter. C'est le moment pour nous de nous quitter maintenant et nous ne savons pas quand nous pourrons nous revoir tous les deux…
*******************
Acte 2 : Retour Vers Les Cachots
Draco
Pour ne pas rendre les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà, Harry et moi nous quittons rapidement. Juste le temps d'une accolade amicale et de récupérer nos baguettes, laissées sur le guéridon par Madame De Paimpont et nous passons la porte pour prendre chacun une direction opposée
J'ai la gorge nouée en prenant le chemin des Cachots.
Je redoute de retrouver ma salle commune et mon dortoir.
Je redoute de retrouver l'enfer de mes cauchemars, sans la présence rassurante de Harry à mes côtés.
Et puis, je redoute de voir Snape.
Si quelqu'un se rend compte de quelque chose, je suis fichu !
Ma mère est fichue !
Alors je prends mon temps pour tâcher de me recomposer un masque impassible, mais je me rends compte que cela m'est vraiment difficile de le faire maintenant.
Le mieux sera de faire très vite me dis-je. Je décide donc de délivrer le message et de tourner rapidement les talons pour retourner dans mon dortoir. Les autres ne devraient pas être étonnés que j'aille vite m'enfermer derrière les rideaux de mon lit à baldaquin…
Après tout, je sors de retenue n'est-ce pas ? Les Serpentards sont toujours furieux d'avoir été mis en retenue. Cela signifie qu'ils se sont fait prendre en flagrant délit et n'ont pas bien calculé leur mauvais coup…
Oui, c'est comme cela que je vais procéder.
Je suis arrivé, déjà, devant la porte entrouverte de Snape. Je respire à fond, les yeux fermés, conscient que mon masque n'est pas encore bien en place, puis je lève la main et frappe deux coups brefs. J'ouvre la porte à l'ordre agacé de Snape, qui relève à peine la tête et replonge aussitôt son nez dans ses corrections tout en m'invitant à entrer…
Merde !
La première phase de mon plan est foirée ! Snape ne va pas se contenter que je lui délivre rapidement mon message…
Merde !
Snape !…
J'ai oublié de dire à Harry et à Madame de Paimpont qu'il est un Mangemort !
Il faudra que je le fasse dès que possible !
Il me fait attendre, debout devant son bureau. Je sens mes mains qui tremblent, certes imperceptiblement, mais devant quelqu'un comme Snape, c'est déjà trop.
Alors je me donne une contenance en les joignant dans mon dos et en prenant une pose faussement décontractée.
Enfin, il se recale dans son fauteuil et semble s'intéresser à moi.
« Que puis-je pour vous M. Malfoy ? » me demande-t-il d'une voix doucereuse qui ne me dit rien de bon.
« Le professeur De Paimpont m'envoie pour vous dire qu'elle est libérée de ses obligations pour ce soir et que vous pourrez la voir dans son bureau » lui réponds-je, de ma voix la plus neutre et la plus traînante, pour signifier mon ennui de la situation.
« Voyez-vous ça ! M. Malfoy joue les hiboux et transmet les messages des Gryffondors maintenant ! » déclare-t-il, pinçant les lèvres et d'une voix à glacer le sang des plus braves Gryffondors eux-mêmes.
Je sens le tremblement de mes mains redoubler dans mon dos.
Je perds contenance face à cette attaque inattendue.
« Je… J'étais en retenue avec le professeur De Paimpont Monsieur. Elle m'a dit que.. que vous attendiez ma venue… » dis-je, d'une voix hésitante et rougissant presque.
« Seriez-vous nerveux M. Malfoy ? Vous vous justifiez d'une façon si pathétique ! Une simple retenue avec votre professeur de DCFM aurait-elle suffit pour faire de vous une mauviette ? A faire voler en éclat votre prestance et votre maîtrise de vous-même ? A vous faire oublier les préceptes que je vous ai inculqués concernant le contrôle de vos émotions ? Des émotions que vous contrôlez d'ailleurs fort mal depuis déjà quelque temps et qui vous ont valu cette retenue avec cet idiot de Potter ! »
A mesure qu'il parle, de plus en plus froid et tranchant, je sens une rougeur de gène me monter au visage…
Et de la colère aussi…
Car il insulte mon ami.
« Non, Monsieur » lui dis-je, cette fois sur un ton plus assuré et redressant mon dos et ma tête, me campant plus fermement sur mes jambes, reprenant instinctivement l'attitude fière que j'ai calquée sur celle de mon ignoble père.
« Non, quoi ? M. Malfoy ? Non vous n'êtes pas nerveux ou non vous ne perdez pas le contrôle de vous-même ? Que vous arrive-t-il ? Regretteriez-vous certains de vos choix ? De vos engagements ? La fréquentation de deux stupides Gryffondors durant ces trois dernières heures aurait-elle suffi à vous faire vaciller ? Après tout, il est de notoriété publique que Nally De Paimpont est à la botte de Dumbledore et j'ai entendu ce petit prétentieux de Potter vous proposer une trêve avant-hier soir ! Seriez-vous disposé à la lui offrir ? » me demande-t-il, haussant un sourcil moqueur, autant qu'interrogatif, ses yeux noirs fouillant les miens à la recherche d'informations que je ne lui donnerai pour rien au monde.
Cette fois, c'est de rage que je me sens trembler.
Il me teste !
Ce salopard me teste !
Et je suis sûr qu'il agit selon les ordres de Voldemort, pour vérifier la solidité de mon engagement envers lui !
Comment ai-je pu être assez idiot pour l'oublier dans l'équation quand je cherchais qui pouvait bien être ses espions à Poudlard ?
Je sers les poings et ma mâchoire se crispe de fureur. La vie de ma mère se joue en ce moment même et je rassemble tout mon courage, je concentre toute ma hargne pour lui répondre, sur un ton aussi froid et tranchant que le sien et affichant à nouveau mon masque d'impassibilité.
« Non, je ne suis pas une mauviette Monsieur ! Non, je ne perds pas la maîtrise de moi-même ! Non, je ne regrette pas mes choix ! Je suis et je resterai fidèle à moi-même et à mes convictions Monsieur ! J'ai pris des engagements cet été et je m'y tiendrais ! Je suis fiable et solide dans mes décisions et je travaillerai dur et avec constance pour réussir dans mes entreprises et mes futures missions ! Monsieur ! »
Snape m'observe maintenant les yeux plissés, sondant mon visage autant que mon regard…
Mais il peut essayer d'user de toutes ses capacités de Légilimens, il ne verra rien de mes pensées !
Il ne verra pas de quels choix, de quels engagements, de quelles convictions je parle…
Il ne verra pas que c'est envers Harry que vont mes sympathies, mon amitié, ma fidélité…
C'est à ses côtés que je mènerai mes combats dorénavant. Et je tiendrais la promesse faite à ma mère à la fin de l'été et je la sauverai ! C'est cela ma mission maintenant !
Quoi qu'il m'en coûte à l'avenir !
« Très bien M. Malfoy. Il m'aurait été pénible qu'il en soit autrement. Vous pouvez regagner votre salle commune maintenant. Et n'oubliez pas à l'avenir d'éviter de vous faire surprendre » tranche Snape, sur le ton qu'il emploie avec moi habituellement.
Doucereux et mielleux…
« Bonne nuit Monsieur » réponds-je moi-même, hautain et froid, avant de tourner les talons.
Je me rends, sans détour, vers les quartiers de Serpentards. Je traverse la salle commune, droit, digne et fier, sans jeter un seul coup d'œil alentour et gagne aussitôt mon dortoir. Sans un mot, Zabini et Nott me regardent passer devant leur lit, conscient sans doute de la fureur qui couve en moi sous la glace de mon visage et de mon regard.
Ils ne devraient pas manquer de la mettre sur le compte de ma retenue avec Harry.
Je me déshabille très vite, à l'abri derrière mes rideaux et, après avoir jeté un Sort de Silence autour de moi, je me couche sans attendre pour pouvoir me détendre et rêver à mon paradis… et oublier ce retour brutal au présent
Et me laisser à trembler...
Autant de peur que de colère...
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Acte 3 : Snape VS De Paimpont
Severus
Je laisse passer les trente secondes nécessaires au jeune Malfoy pour regagner la salle commune de Serpentard avant de sortir de mon bureau. Je m'engage dans les couloirs sombres, faisant voltiger ma robe dans ce mouvement qui me vaut le surnom de chauve-souris des cachots…
Et qui renseigne les élèves sur mon humeur, aussi bien que mon air renfrogné ou mon regard glacé.
Les retardataires ont tout intérêt à ne pas croiser mon chemin ce soir.
A mi-chemin de ma destination, je rencontre Miss Teigne, qui miaule à mon passage rapide à ses côtés. Elle semble indignée, car je n'ai pas daigné m'arrêter pour lui prodiguer une ou deux caresses. Je ne sais pas pourquoi cette chatte m'a toujours apprécié, elle qui ne supporte personne, à part son Maître. C'est peut-être parce que nous nous ressemblons, elle et moi, que nous avons en commun la laideur de notre aspect et un caractère revêche, à l'instar de son maître…
Je me hâte maintenant dans les escaliers, leur intimant silencieusement l'ordre de ne pas me détourner de ma destination.
Nally aurait pu obtenir une salle de classe, un bureau et des appartements privés au rez-de-chaussée… Avec sa blessure, cela aurait été beaucoup plus approprié, plus pratique et moins fatigant que de devoir faire des allers et retours incessants et fastidieux dans ces longs couloirs et ces escaliers capricieux, pour venir dans la Grande Salle, la Salle des professeurs et le bureau de Dumbledore…
Fichue Gryffondor entêtée ! Tout cela parce qu'elle a décrété que les lieux habituellement réservés aux professeurs de DCFM ont une âme qui lui correspondent !
Sentimentalisme idiot ! Obstination stupide !
Tout Poudlard a une âme qui lui correspond !
Voilà enfin sa porte. Au moment où je vais frapper pour indiquer mon arrivée, elle s'ouvre d'elle-même et Nally m'invite à entrer…
Naturellement, cela n'a pas manqué ! L'un des barbons qui peuplent les tableaux du couloir menant chez elle s'est empressé de la prévenir de mon arrivée ! Ils sont décidément tous sous son charme ! Tous gagas devant elle… A lui faire des ronds de jambes imbéciles à son passage… C'est à celui qui lui fera le plus beau compliment, qui obtiendra la faveur de son sourire… Ils se comportent avec elle comme des adolescents bafouillants et rougissants et se pâment comme les idiots le font en présence d'une Vélane…
Vieillards pathétiques !
J'entre ou plutôt je m'engouffre brusquement dans son bureau pour stopper presque aussitôt. Et je la regarde, d'où je me trouve, sans dire un mot, sans un bonsoir.
Elle sourit.
Je suis en colère, très en colère… Elle le sait mais elle me sourit quand même.
Alors, toujours sans rien dire, je sors le pot d'Onguent que j'ai apporté et je viens le poser sur la petite table auprès d'elle. Puis, je rapproche un siège bas de la méridienne sur laquelle elle est à demi allongée, une couverture sur les jambes… Je reprends le pot et je l'ouvre.
Sans rien dire elle non plus, elle découvre sa jambe blessée. Elle est dénudée et je peux voir courir tout au long de sa cuisse, la cicatrice hideuse, aux lèvres mal ressoudées, rouge et suintante…
Une blessure causée par un mauvais coup d'épée empoisonnée il y a quelques mois…
Toujours muré dans mon silence, je l'examine, la palpe du bout des doigts puis je me saisis du nécessaire qu'elle a préparé pour la désinfecter et je me mets au travail…
En douceur… Elle doit souffrir suffisamment comme cela…
Quand la peau est de nouveau bien sèche, je prends une grosse noix d'Onguent et je l'étale en couche épaisse, avant de masser longuement, pour faire pénétrer tous les produits actifs dans la peau et détendre le muscle crispé par la douleur…
Cela dure un quart d'heure avant que je sente son muscle se relâcher, se détendre sous mes mains…
« Tu as des doigts de fée Severus et cet Onguent fait des merveilles » me dit-elle dans un soupir soulagé.
« Et toi tu devrais te ménager davantage ! Tous ces déplacements ne te valent rien ! Avec cet Onguent, tu devrais être guérie depuis des semaines si tu cessais de parcourir tous ces couloirs et ces escaliers ! Sans compter les entraînements ! » lui réponds-je, hargneux
« Je prendrais le temps si nous l'avions… » réplique-t-elle sur un ton doux, avec un sourire triste
« Il fallait revenir plus tôt… » lui dis-je un peu moins brusquement cette fois
« Ne sois pas injuste s'il te plait Severus. Tu sais bien que je ne pouvais pas » répond-elle, d'une voix pleine de douceur et de regrets.
Ses yeux me fixent.
Sans reproche, mais toujours avec la même tristesse…
C'est vrai, je sais qu'elle ne pouvait pas revenir plus tôt. Et je ne lui en veux pas pour cela. Ni pour la progression trop lente de sa guérison. Ce n'est pas la raison de ma colère. Et elle n'est pas dupe.
« Tu m'en veux pour ce soir… » murmure-t-elle
« Oui… Ils avaient la même mission Nally, n'est-ce pas ? J'avais bien raison à ce sujet non ? » la prie-je de me renseigner.
Elle ne dit rien, mais son absence de réponse et ses yeux pétillants me renseignent plus que des mots.
« Oui… J'avais bien deviné… Ils devaient se rapprocher l'un de l'autre… Et ils l'auraient fait, même sans ton intervention et sans aucun doute avec le même effet… » dis-je calmement, radouci par l'air triste qu'elle a soudain, en m'entendant remettre en cause son intervention.
« C'était nécessaire Severus et je n'ai fait que précipiter les choses, accélérer la venue de quelque chose qui serait arrivé de toute façon. » m'explique-t-elle avec douceur
« Je sais. Même si je persiste à penser que tu aurais pu attendre encore un peu. La situation se serait dénouée d'elle-même j'en suis certain » soutiens-je fermement.
« Trop tard Severus. Elle se serait dénouée trop tard. Ils en auraient souffert encore davantage et ils ont assez souffert comme cela tu ne crois pas ? » me demande-t-elle doucement.
« Bien sûr que je le crois ! … Mais je n'ai pas aimé le rôle que tu m'as fait jouer là dedans » réponds-je, un peu trop brutalement.
Voilà ! Nous sommes arrivés là où je ne voulais pas aller…
Les reproches que je ne voulais pas lui faire…
Car je n'ai pas à lui en vouloir. Ce rôle ingrat, il y a longtemps que je l'ai accepté, en connaissance de causes et de conséquences.
« Je sais. J'en suis désolée. Mais c'était le seul moyen » souffle-t-elle
Nous nous taisons tous deux.
Elle a raison, je dois le reconnaître au moins pour moi-même…
Mais j'aurais quand même préféré que cela se passe autrement…
J'espère au moins que les choses se sont passées correctement, même si je le soupçonne déjà, et répondent à toutes nos attentes… Je sais qu'elle ne me révèlera rien de la retenue, mais je lui pose cependant les questions qui me tiennent à cœur :
« Est-ce que cela en valait la peine au moins ? »
« Oui ! Oh oui ! Au-delà de mes espérances même ! » s'exclame-t-elle, enthousiaste
« Avais-je raison Nally ? Au sujet du jeune Malfoy ? » m'enquiers-je, avec une note d'espoir.
« Je ne peux rien te dire Sev… » répond-elle doucement.
« Si tu le peux ! Tu es celle qui lance le Sceau du Secret… » dis-je, de nouveau brusque, agacé malgré moi.
« Oui, mais je ne dirais rien. C'est à lui seul de parler, de dire ce qu'il a à dire. Et tu le sais très bien… » réplique-t-elle avec fermeté
J'évite de répondre, en poursuivant avec mes questions
« Et Potter ? Comment s'est-il comporté ? Tu peux le dire cela au moins ! »
« Admirablement Severus, admirablement ! Mais je ne m'en doutais pas, il est intelligent et à beaucoup de cœur » assure-t-elle, avec un rien de fierté
« Une fan de plus hein ! » commente-je, sans pouvoir m'empêcher de ricaner et d'être de mauvaise foi
« Ne sois pas sarcastique ! Tu l'aimes bien toi aussi, avoue… » fait-elle remarquer, avec un petit sourire moqueur
« Non, je n'avoue rien. Il lui faut bien quelqu'un qui ne chante pas ses louanges à longueur de temps pour l'aider à garder les pieds sur terre… » réplique-je, avec un petit reniflement dédaigneux.
« Il les garderait de toute façon… Et je ne chante pas ses louanges. Je reconnais simplement sa valeur. Je le fais travailler très dur, je ne le ménage pas, contrairement à ce que tu penses. Ceci dit, je reconnais quand même, que tu lui apportes beaucoup toi aussi, avec tes manières abruptes et tranchantes… Cela le fait avancer plus vite encore. Dans le fond, nos méthodes ne sont pas très différentes l'une de l'autre. Nous ne faisons que précipiter les choses, chacun à notre façon… » affirme-t-elle, en observant mes réactions du coin de l'œil.
Bien, nous arrivons où je le voulais cette fois… même si je suis certain qu'elle ne se laissera pas prendre au piège que je lui vais lui tendre maintenant dans l'espoir d'avoir au moins un soupçon vérifié
« Mais de nous deux, c'est toi qui as le beau rôle ! Je suis prêt à parier que le jeune Malfoy te voue maintenant lui aussi un véritable culte et que je suis celui qu'il déteste le plus au monde après Voldemort… » déclare-je avec une grimace de dégoût et de regret.
« N'essaye pas de me tirer les vers du nez Severus Snape ! Je te vois venir avec tes allusions ! Je suis peut-être une Gryffondor mais je ne suis pas une idiote et je te pratique, toi le Serpentard pur et dur, depuis assez longtemps pour savoir comment ton esprit fonctionne mon cher ! » assène-t-elle, l'air sévère et rieur à la fois.
Elle n'a pas été dupe…
« Tu ne peux pas m'en vouloir d'essayer… » lui dis-je en prenant mon air le plus innocent.
« Non, bien sûr que je ne t'en veux pas… Et je suis désolée Severus. Vraiment désolée de te l'avoir envoyé, mais c'était nécessaire… » répond-elle, posant sa main sur mon bras, en un geste de réconfort.
Encore une fois, c'est elle qui gagne. Elle a très bien compris que j'ai du mal à digérer mon entrevue avec le jeune Malfoy, d'avoir dû me montrer dur avec lui, de le replacer dans la réalité du moment et le remettre sur ses gardes de cette façon brutale.
Et que finalement, tout tourne autour de cela.
Que j'essaye tout simplement de m'assurer que j'ai fait ce qu'il fallait faire. Que je n'ai pas raté ma partie, qu'elle était justifiée. Que cela ne l'aura pas fait revenir en arrière des décisions que nous espérions le voir prendre durant cette retenue…
Et qu'il a prises, si j'en juge la manière dont il a réagi devant mes provocations.
« Je sais… Les autres auraient vu la différence dans son comportement si je n'étais pas intervenu. Il avait l'air de… d'un Gryffondor ! » dis-je, faisant une grimace méprisante et reniflant dédaigneusement.
« Oh ! Quel joli compliment ! » s'exclame Nally, toute souriante et moqueuse.
« Cesse de plaisanter Nally ! Il n'aurait jamais pu donner le change et les soupçons auraient vite germé ! Il est dans une fosse aux serpents, dont certains sont peut-être tout à fait inoffensifs, mais d'autres terriblement venimeux… Et aussi longtemps qu'il le faut, il doit tenir Nally ! Il doit tenir ! » m'écrie-je cette fois, agacé qu'elle ose plaisanter en de telles circonstances.
« Il va tenir ! Il a du courage Severus. Il tiendra ! » m'assure-t-elle, se saisissant de ma main pour la serrer entre les siennes.
Elle semble si sûre de son fait !
« J'espère que tu as raison, jusqu'à présent je l'ai connu plutôt couard… » dis-je, radouci
« Il est courageux ! Bien plus qu'il ne le pense lui-même ! Et je suis très optimiste pour la suite ! » déclare-t-elle, montrant son enthousiasme avec…indécence.
« Bien sûr que tu l'es ! Tu es une Gryffondor après tout » fais-je remarquer, sarcastique
« Et fière de l'être ! Mais tu n'es pas mal non plus dans ton genre, mon cher Serpentard ! » réplique-t-elle, avec un sourire en coin, qui ne me dit rien qui vaille…
Car je la vois venir. Cette fois, c'est elle qui essaye de m'entraîner sur son terrain…
Et il vaut mieux que je me retranche…
Parce que de toute façon, elle a déjà gagné d'avance…
« Oh ! Ça va hein ! Je crois qu'il vaut mieux que je m'en aille avant que cela ne dégénère… Et toi, tâche de rester tranquille au moins cette nuit !… Tu as besoin de te reposer et de ménager ta jambe… D'accord ? » lui dis-je, d'un ton impérieux et me levant déjà pour prendre congés.
« Tu es adorable Severus quand tu t'inquiètes ainsi… » me glisse-t-elle, avec une expression elle-même adorable d'innocence feinte sur son visage.
Oh ! Je n'aime pas sa façon de détourner mon attention…
Je subodore quelque coup foireux, un piège dans lequel je vais sûrement tomber à pieds joints, mais je ne peux m'empêcher de me laisser avoir parce que je suis trop intrigué par ce qu'elle a manigancé…
« Qu'est-ce que tu as encore prévu ? » m'enquiers-je donc, oubliant toute prudence, pour satisfaire ma curiosité.
« Quoi ? Mais rien ! » me dit-elle en ouvrant de grands yeux faussement angéliques.
Voilà, elle va me jouer le grand jeu et je vais me faire manger tout cru ! Elle adore quand je m'inquiète pour elle et me manipule en jouant de cela…
Mais c'est plus fort que moi et je joue avec elle…
« Ne joue pas les idiotes Nally… Tu n'as pas acquiescé quand je t'ai demandé si tu allais rester tranquille ce soir. Cela signifie que tu vas encore aller vadrouiller je ne sais où ! » fais-je remarquer, d'un ton qui n'admet pas la réplique.
« Tu me connais décidément trop bien… J'ai promis à Draco d'aller poser des Protections autour de son lit cette nuit… » dit-elle, en haussant les épaules, comme si ce n'était pas grand chose que d'aller en pleine nuit jusque dans les Cachots et de s'introduire subrepticement dans les dortoirs de Serpentard.
Des dortoirs souvent piégés par des sortilèges à la limite de la Magie Noire…
« Par Merlin ! Tu es indécrottable ! » m'écrie-je encore
« J'irais en Transplanant… Et je serais prudente ! Et je suis professeur bon sang Sev ! De DCFM ! » riposte-t-elle, véhémente.
« D'accord… Mais promets-moi que demain tu resteras ici toute la journée… » dis-je, certain pourtant qu'elle n'acceptera pas aussi facilement et que je suis en train de tomber tout droit dans la gueule du Dragon.
« Et m'ennuyer comme un rat mort ? Ah ! Non ! » s'exclame-t-elle en redressant le dos d'une manière défiante
« Je passerai te tenir un peu compagnie si tu veux… » dis-je, sachant parfaitement que ce ne sera pas suffisant.
« Je dois voir Albus… » se défend-elle, le visage buté
« Je lui dirais de venir aussi… » dis-je encore, tout aussi buté qu'elle
« Je dois entraîner la petite troupe… » fait-elle mine de bouder.
« Ils s'en passeront pour une fois ! Ou ils le feront tout seul ! J'irais les surveiller s'il le faut !… » certifie-je, conscient d'être bien dans la gueule du Dragon cette fois.
« Tu es trop gentil Severus… » me remercie-t-elle.
Naturellement, elle affiche un immense sourire…
Une vraie gamine malgré ses trente-cinq ans… Toute fière d'avoir réussi son coup et obtenu ce qu'elle voulait !
Je dois lui montrer que je ne suis pas dupe de ses manières moi non plus, que je la connais autant qu'elle me connaît…
« Bien. Maintenant que tu as obtenu ce que tu voulais, je m'en vais… Bonne nuit Nally… » lui dis-je, en plantant un rapide baiser sur son front
« Bonne nuit mon chou. A demain » répond-elle, des étoiles plein ses yeux rieurs…
Je lève les yeux au ciel, mais je ne peux m'empêcher de sourire au sobriquet. Et elle me fait un clin d'œil.
En sortant de chez elle, je ris doucement…
Décidément, je suis comme les vieux barbons dans leurs tableaux…
Complètement sous le charme de cette stupide Gryffondor !
C'est un comble pour un Serpentard !
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Note: Peut-être serez vous interessés(es) par la réponse faite à Thecrasy à sa question cruciale : Tu as prévu combien de chapitres pour cette fic ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas obligés(es) de lire ma réponse. (rires)
La voici :
Alors voyons je comptais écrire un OS... Et quand j'ai commencé à écrire, les idées ont surgi du bout de mes doigts à une vitesse éclair... Et plus j'écrivais et plus elles surgissaient... J'ai du ouvrir une sorte de boite de Pandore... en beaucoup plus sympa quand même !... (rires)
De là, est né un scénario très précis, avec des moments clés, des évènements prévus et des personnages originaux (entendre qui m'appartiennent)... J'ai donc des objectifs précis: A halloween, il se passe ceci : à Noël ça, à la St Valentin cela etc... Jusqu'au bouquet final...Et entre chaque phase, il se passe ceci et cela pour pouvoir atteindre chaque objectif qui sont tous reliés par un fil conducteur : l'intrigue... dont j'essaime des indices ténus en chemin...
Mais, cette trame, que je suis à la lettre, laisse place au développement d'idée annexes... Et j'en ai beaucoup...
A ce jour j'ai écrit 36 chapitres dont 2 courts en 1 partie et 1 très long coupé en trois soit : 71 parties...Et je ne suis pas arrivée à Noël... Or je compte aller jusqu'aux environs de la fin de l'année scolaire, à moins qu'une idée extraordinaire ne vienne chambouler mon scénario... Ce qui est très très peu probable...
Alors je n'ose plus dire combien de chapitres je prévois puisque cela change tout le temps à cause des idées annexes que je ne peux pas décrire en trois phrases... Je suis donc en pleine réflexion. Dois-je couper cette fic en plusieurs parties ? Cela donnerait un truc à la Rocky...Le Chemin des Âmes I, Le Chemin des Âmes II, Le Chemin des Âmes III etc...(rires)
C'est comme cela. Je n'y peux rien. Il faut que je fasse monter la pression sur chaque évènement, que je décrive chaque personnage, leur donnant vie et en en donnant une idée plutôt précise (surtout les méchants)... en décrivant ce qu'ils ressentent et pensent…(surtout les gentils)…
Tu vois ce que cela donne… J'aurais pu répondre à ta question en une phrase et je viens de t'écrire un discours…(rires)
Note bis: Ne croyez pas que cette réponse n'est pas sérieuse. Elle l'est tout à fait... J'ai commencé à écrire le 05 septembre 2008, prenant le temps de peaufiner chaque chapitre et idée... En début d'année, j'avais plus de 600 pages écrites et j'ai commencé à ressentir le besoin d'avoir un avis extérieur. Je suis allée à la recherche d'une Bêta... Merci encore Misty qui a accepté !... La pauvre, elle a bien du mérite d'avoir corrigé tout cela, tout en préparant le bac... Fin juin, j'ai plus du double de pages écrites et là, je ressens le besoin d'offrir mon histoire aux lecteurs de FFnet...
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...Alors, alors ! Qu'est-ce que vous pensez de tout ça ?...
Est-ce que ce chapitre vous plait? Qu'est-ce que vous aimez dedans? Qu'est-ce qui vous agace?
…Votre avis m'intéresse vivement…
Un p'tit clic ci dessous me ferait très plaisir !
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