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Crains l'âme mais ne la cultive pas car elle ressemble à un vice

Chapitre10

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Le blond ressortit de la chambre que Hizumi lui avait prêtée. Ils avaient salement amoché Kyô. Il avait hésité un instant à retourner chercher les agresseurs de son amant pour les tuer mais avait finalement réussi à se persuader que ça ne changerait rien. Hizumi l'avait regardé s'occuper du petit brun sans rien dire. Jui lui en était reconnaissant mais il savait que Hizumi voudrait savoir pourquoi il n'était pas allé chez Mana et avait préféré s'abaisser à lui demander de l'aide. Il s'assit sur le matelas qui servait de canapé au jeune homme qui l'hébergeait. Son regard se posa sur Zero qui, installé en face de lui, une tasse de thé brûlante entre les mains, le regardait fixement sans un mot. Il haussa un sourcil mais ne fit aucun commentaire. Le brun aux longues tresses l'énervait. Il n'arrivait pas à deviner ce qui se passait dans sa tête. Il finit par lever la tête à nouveau et regarda comme il pouvait dans les autres pièces.

- Où est Hizumi?

Le brun laissa doucement un sourire s'installer sur ses lèvres à l'évocation de son ami avant de répondre tranquillement.

- Parti surveiller que son petit protégé va bien.

Le ton mi-moqueur, mi-tendre qu'il avait pris pour dire cela surpris le blond. Il haussa un sourcil et regarda avec étonnement son vis-à-vis. Celui-ci parut énervé par son attitude et croisa les jambes avant de s'étaler un peu plus dans son petit fauteuil. Ce semblant de gène amusa le blond mais il fit en sorte de ne rien en laisser paraître. Il ne voulait pas vexer plus Zero, avoir réussi à le faire réagir ainsi était déjà bien assez satisfaisant. Il se leva d'un pas léger pour aller chercher un thé. Il attendrait qu'Hizumi rentre. Kyô n'était pas prêt de se réveiller à son avis. Ça devait faire déjà bien longtemps que le petit brun si maigre n'avait pas dormi. Ça ne pourrait finalement ne lui faire que du bien. Et il n'aurait pas pu dormir Là-bas… Il fit couler de l'eau infusée dans la petite tasse et retourna s'installer en face de Zero. Il porta doucement le liquide brûlant à ses lèvres. Il souffla délicatement dessus avant d'en avaler une gorgée. Il releva les yeux vers le brun.

- Et il revient quand Hizumi?

- Dans pas longtemps… Sauf si son petit protégé se rend compte de sa présence… Ce qui est improbable sauf s'il le fait exprès.

Il sourire se redessina sur ses lèvres avant qu'il ne remarque à mi-voix :

- Ce qui est fort possible…

Un sourire affleura aux lèvres de Jui et il s'installa plus confortablement sur son canapé. Après tout s'il devait attendre, autant qu'il s'installe bien. Il remercierait le blond, lui demanderait de prendre soin de Kyô et repartirait. Il aurait bien aimé savoir… non, ça ne servirait à rien, Zero refuserait tout net de lui dire qui était le petit protégé d'Hizumi. Tant pis, il finirait bien par deviner. Il se demanda un instant où était le troisième de la bande mais au moment où il se posait la question, la porte s'ouvrit avec pertes et fracas. Kazutake surgit dans la pièce avant de stopper en apercevant Jui. Il fronça les sourcils.

- Qu'est-ce qu'il fait là, lui?!

Zero leva la tête et regarda son ami d'un air surpris. Puis, il sourit avant de faire la moue.

- Tu dis même plus bonjour Kazu? T'es méchant?

Kazutake aurait ri en voyant la tête de Zero si la présence de Jui dans cette maison ne l'avait pas tant stupéfié. Le blond lui adressa un petit sourire contrit qui le fit hausser un sourcil de surprise. Il n'était pas habitué à voir l'autre si conciliant avec eux. D'habitude, ils cherchaient toujours à se provoquer mais là… Il se tourna vers Zero, attendant toujours une explication. Le brun, lui, semblait toujours attendre que son ami vienne lui dire bonjour. Le plus jeune soupira et se dirigea vers son aîné pour le saluer comme il se fallait afin qu'il lui dise enfin ce qu'il voulait savoir. Zero le fit s'asseoir sur ses genoux et n'ajouta rien. Kazutake attendit un moment mais voyant qu'il ne disait toujours rien il se retourna.

- Bon! Tu m'expliques oui ou non?!

- Jui est notre hôte, on l'a hébergé pour qu'il puisse soigner Kyô en paix. Voilà, tu sais tout.

Kazutake lança un regard surpris à Jui avant de hausser les épaules.

- Si Hizumi est d'accord après tout… Mais… Pourquoi t'as pas laissé Mana le soigner? C'est lui le médecin, non?

Jui grommela porta sa tasse à ses lèvres et avala un gorgée avant de répondre tout en la faisant tourner machinalement entre ses mains.

- Je le laisserais jamais poser ses sales pattes sur mon Kyô…

Il avait dit ça à voix basse, comme s'il en avait honte ce qui fit gentiment sourire Zero mais qui ne surpris que plus le plus jeune. Il s'apprêtait à demander pourquoi quand le brun aux longues tresses lui tapa gentiment sur la tête.

- Laisse tomber Kazu-kun, tu comprendras plus tard… Ou bien tu comprendras pas.

Kazutake eut une moue boudeuse mais abandonna le sujet voyant que ça embarrassait leur "hôte". Ils restèrent un moment ainsi, dans le silence avant que le maître de maison se décide enfin à faire son entrée. Il regarda un instant Kazutake installé sur les genoux de Zero d'un air moqueur. Le plus jeune rougit légèrement et tenta de s'en aller mais Zero passa ses bras autour de sa taille et l'empêcha de s'enfuir tout en soutenant le regard d'Hizumi. Ils se regardèrent un instant en chien de faïence puis Hizumi soupira et abandonna la partie pour se tourner vers Jui.

- Kyô va mieux?

Jui acquiesça sans rien dire. Le blond le regarda avec étonnement.

- On t'a arraché ta langue? A moins que ce soit ces deux idiots qui te gênent…

Il lança un regard assassin à ses deux compagnons. Il savait bien que ça n'était pas ça qui risquait de gêner Jui mais il ne voulait pas rater une occasion de les embêter. Il ne supportait pas que Zero se serve du plus jeune pour ce genre de provocation stupide. Le grand brun le savait mais ne se gênait pas pour autant. Il se contenta de tirer la langue à celui qui l'hébergeait. Un petit sourire était apparut sur les lèvres de Jui devant cette scène mais quand Hizumi se retourna vers lui, il replongea du nez dans sa tasse.

- Alors? Explique.

- Je refuse de laisser Mana s'occuper de Kyô.

- Pourquoi?

- Parce que je ne lui fais pas confiance… Ni à lui, ni à Nero, ils m'énervent… Ils croient être capable de faire mieux que Gackt, qu'ils essaient, je les suivrais après, s'ils y arrivent.

- Faire mieux que l'Autre, ça doit pas être bien difficile…

- Peut-être… Enfin, je ne les crois plus… Je ne les suis que pour Aoi. Parce que je crois en Aoi.

Hizumi eut un sourire affectueux.

- Qui ne croirait pas en Aoi? Il croit tellement en ses idées qu'il est impossible de ne pas prendre son partit.

Jui le regarda avec étonnement. Venant d'Hizumi, les compliments sur les autres étaient toujours très surprenants.

- Et en même temps, il est si distant et si agressif… c'est trop chou ce petit air de faux rebelle. Et puis cette obstination à croire en son combat perdu d'avance…

- Il se laisse plus facilement convaincre qu'il n'y paraît…

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Mana regardait les personnes installées dans son salon. Ils étaient de plus en plus nombreux. Il n'avait jamais eu l'intention d'ouvrir un dortoir chez lui mais bon… ordre de Nero, comme toujours… On ne désobéissait pas aux ordres de Nero. Tous le savaient. Probablement… Aoi se préparait à partir se faire tatouer, il n'arrêtait pas d'avaler des pilules contre le stress. Il semblait ne pas pouvoir s'empêcher de tourner en rond. Il ne voyait pas Kyô, chose étonnante de la part du petit blond. Et Jui n'était pas là non plus. L'absence des deux amants ne semblait pourtant inquiéter personne. Uruha finit par apercevoir le médecin appuyé sur la chambranle de la porte.

- Mana! Tu veux boire quelque chose?

Il fit non de la tête mais le grand blond n'y fit pas attention et lui apporta quand même un tasse de thé bien chaude. Il lui la tendit avec un grand sourire et le brun n'eut pas le courage de la lui refuser. Il se contenta de le remercier d'un hochement de tête. Uruha s'éloigna pour aller se réinstaller sur le canapé mais quand il se fut assis, il ne lâcha pas le médecin du regard. Il semblait pensif… Il ne comprenait pas cette manie que cet homme toujours vêtu de robes à froufrous, aux yeux toujours abondamment maquillés avait de ne pas parler. Il était persuadé que c'était pour attirer l'attention sur lui. Au moins, il était sûr que tout le monde l'écoutait quand il parlait. Il haussa les épaules. Après tout, c'était son problème. Mais cet air si sûr de lui, si méprisant, le troublait sans qu'il ne sache pourquoi. Ruki posa sa main doucement sur son bras, le faisant sursauter.

- Uruha… Je sais pas si je dois le faire…

Il se ressaisit un instant, il remercia Ruki de ne pas avoir remarqué le rosissement de ses joues. Il n'aurait pas su le lui expliquer de toute façon. Il n'aurait pas su, ou pas pu…

- Tu fais ce que tu veux Ruki, mais moi je suis contre, pour toi comme pour les autres. Cette marque est une partie de vous que vous ne pourrez jamais renier totalement. Et si vous finissez malgré tout par la renier pleinement, c'est que vous vous reniez vous-même.

Die entra dans la pièce et interpella Mana quand il l'aperçut.

- Mana, c'est votre rendez-vous, il est là.

Le médecin acquiesça, alla poser la tasse sur la table avant de se diriger vers la porte. Il passa devant Die en le remerciant de l'avoir prévenu d'un nouveau hochement de tête. Il referma la porte derrière lui. Die regarda les personnes installées autour de la table. Décidément, ils étaient de plus en plus.

- Alors? C'est quoi le sujet de conversation du moment?

- Je ne sais pas si je dois cacher la marque ou pas… T'en penses quoi? Lui demanda Ruki.

- Ça ne sert à rien de la cacher selon moi. Parce que ce qu'elle raconte c'est une partie de ton histoire, un épisode de ta vie. Ça ne t'apporterait rien de dissimuler cette chose qui fait partie intégrante de toi.

Ruki regarda un instant Uruha avant de reporter son attention sur l'assistant aux cheveux rouges. Il regardait celui-ci d'un air stupéfait.

- Vous vous êtes concertés avant … C'est ça ne?

Uruha eut un petit rire alors que Die ne comprenait pas ce que voulait dire le petit blond. Kai qui était assis près de la porte où Die était resté appuyé lui expliqua que Uruha venait de dire à peu près la même chose. Le rouge regarda le grand blond avec étonnement et lui sourit. C'est le moment que choisit Jui pour entrer dans la pièce.

- 'hayô! Vous êtes prêt?

Un petit brun apparut derrière lui en grognant.

- Hey, moi je voulais faire une pause pour prendre un café quand même!

- Tu es une feignasse Yomi, tu veux toujours faire des pauses.

- Et alors? C'est toujours sympathique les pauses… Je reprends toujours avec deux fois plus d'ardeur après!

Ils eurent tout deux un petit rire alors que les autres les regardaient sans rien dire. Ils ne leur prêtaient plus aucune attention. Tatsurou interpella le petit brun qui le regarda un instant étonné avant de lui lancer un grand sourire.

- Qu'est-ce que tu fais là Yomi?

- Bah j'suis un des seuls à ne pas avoir eut la chance de rencontrer les nouvelles recrues. Comme j'ai croisé Jui qui venait ici, j'en ai profité pour le suivre afin de tous vous rencontrer!

Il avait finit sa phrase sur un grand sourire qui faisait penser à un sourire d'enfant. Tatsurou eut un léger rire amical. Jui attrapa le petit brun par la taille et le souleva sans problème.

- Alors mon p'tit Yomi, je vais faire les présentations avant qu'on parte, de toute façon, c'est pas grave si on est en retard, Hide est sympa, il ne nous fera aucune reproche.

- Hey! Mais repose-moi grande perche stupide!

Jui obéis en éclatant de rire. Il se contenta d'attraper la main de son cadet pour le mener devant chaque personne au fur et à mesure qu'il les présentait. Poli, Yomi s'autorisait une petite courbette et leur serrait la main.

- Bon alors, tu connais déjà Aoi, Tatsurou, et cet idiot de Die. Sinon, voici Daisuke, Uruha, Ruki, Kai, Toshiya et Rame. Si tu te souviens plus des noms, t'en fais pas, tu me demandes, je te redirais.

Yomi acquiesça, il semblait vouloir mémoriser ces noms et ces visages présentés si brusquement. Jui les regarda tous avant de demander qui venait. Aoi et Kai se levèrent, prêts à le suivre. Toshiya attrapa la main de Kai pour se lever et son amant lui lança un regard surpris.

- Tu crois que je te laisserais y aller sans moi?

Pas vraiment une question, une sorte de reproche qui n'en était pas un non plus. Uruha regarda Ruki. Celui-ci ne savait toujours pas ce qu'il allait faire.

- Fais ce que tu veux Ruki, si tu veux vraiment le faire, je ne pourrais plus que te soutenir puisque ça sera ton choix, mais je suis contre.

Ruki le regarda un instant avant de lui adresser un sourire triste. Il se leva et alors que Uruha s'apprêtait à faire de même malgré son air résigné, le petit blond lui posa la main sur l'épaule lui intimant silencieusement de rester assis. Uruha lui lança un regard surpris.

- Je vais accompagner Aoi. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. J'y réfléchirais en chemin, tu verras ce que j'ai fini par décider quand je reviendrais hein…

- Mais tu ne veux pas que je vienne avec toi?

- Ça ne servirait à rien… Allez, on y va?

Die se leva.

- J'ai bien envie de venir, ça fait longtemps que j'ai pas vu Hide, il me manquerait presque…

Jui sourit.

- Bon, je crois qu'on est assez nombreux là, ne? On y va à pattes, de toute façon, c'est pas trop loin… Vous êtes prêts?

Ils sortirent sans rien ajouter de plus, Aoi se contenta d'avaler une dernière pilule contre le stress. Quand ils furent sortis, Yomi examina la pièce, cherchant à déterminer quel fauteuil ou canapé serait le plus confortable. Il opta pour celui où était déjà installé Uruha. Il se rappela au moment même où il se glissait entre les confortables coussins qu'il connaissait ce canapé. Il grogna ce qui lui attira les regards surpris des quatre autres.

- Qu'est-ce qu'il y a? lui demanda Tatsurou.

- J'avais oublié que c'était le canapé maudit…

Haussant un sourcil, Daisuke eut un sourire moqueur.

- Maudit? Comment ça maudit?

- Quiconque s'assoit dans ce canapé subit la malédiction, il ne peut pas se lever. Mais pour que la malédiction opère, certaines conditions doivent être respectées… Elle ne peut être brisée qu'au prix d'une action précise…

- Quelles conditions? Demanda Rame, sincèrement amusés par le ton mystérieux du petit brun qui ne se prenait pas au sérieux.

- Ça… Je ne peux pas vous le révéler… Ni ce qu'il faut faire pour être délivré de la malédiction…

- Et pourquoi tu ne peux pas nous le dire?

- Parce que je suis sur le canapé, il m'engloutirait si je révélais ce qu'il faut faire pour échapper à sa terrible malédiction…

Uruha, appuyé à l'accoudoir opposé le regardait, les yeux pétillants d'amusement, s'efforçant de garder un air sérieux et terrifié peu crédible. Yomi se tu et s'enfonça un peu plus dans les coussins.

- Dites, vous voudriez pas me donner une tasse de thé? Je peux plus me lever…

Daisuke pouffa de rire et lui apporta une tasse de thé avant d'attraper la main de Tatsurou. Le grand brun le regarda avec étonnement.

- Tu viens? On va faire un tour…

L'air de Tatsurou semblait encore plus surpris. Il haussa les épaules avant de sourire à son amant pour le suivre vers la sortie. Quand ils furent tous deux partis, Rame regarda les deux autres avant de se lever à son tour.

- Je vais vous laisser, je dois aller voir quelqu'un. Passez une bonne fin de journée, en espérant que tu arrives à te délivrer de ta malédiction Yomi…

Je n'en ai pas forcément envie… Yomi lui adressa un petit signe de la main en guise d'au revoir alors que Uruha le remerciait d'un hochement de tête avant de lui souhaiter à son tour une bonne fin de soirée. Quand il fut partit à son tour, Uruha reporta son attention sur le petit brun qui avait posé ses lèvres sur le bord de sa tasse mais ne buvait pas, attendant que le liquide refroidisse tout seul.

- Tu peux vraiment pas me dire à moi, les conditions de la malédiction…

- Eto… Vaut peut-être mieux pas finalement… On sait jamais, t'es peut-être pas maudit toi, sûrement pas…

- Allez, dis-les moi, si le canapé t'engloutit, je plongerais te chercher!

- C'est que… Bon, tu l'auras voulu… Les conditions sont les suivantes… Eto… En fait il n'y en a qu'une vraiment compréhensible… donc la voilà, il faut être assis dans ce canapé avec un jeune homme tout à votre goût qui vous donne envie de lui sauter dessus pour le violer sur le champ.

Yomi avait dit ça d'un ton égal, un petit sourire ne quittant pas ses lèvres. Il soutint le regard stupéfait que lui adressait Uruha. Le blond rougit alors brusquement et baissa la tête, ses fines mèches venant dissimuler son regard, ses joues rougies et son air ahuri. Yomi se rapprocha de lui doucement, souleva du bout du doigt les cheveux qui cachaient son visage.

- Désolé de t'avoir choqué Uruha, je ne voulais pas, je n'aurais pas du te dire les conditions… Avec Jui, je ne suis pas habitué à prendre des gants à ce niveau là. Enfin bon… Je n'ai plus qu'à te dire le moyen de rompre la malédiction, de faire que je m'en aille…

Uruha avait les genoux repliés contre lui, il releva la tête vers Yomi qui s'était agenouillé tout près de lui, presque collé à ses jambes. Il lui lança un regard interrogateur.

- Le seul moyen de me permettre de quitter le canapé, c'est de me donner juste un baiser, un simple baiser.

Uruha rougit de plus belle. Il baissa à nouveau la tête. Yomi se pencha doucement vers lui et le fit relever la tête en lui tenant le menton entre le l'index et le pouce.

- Désolé d'être rentre dedans, je ne voudrais pas t'obliger à quoi que ce soit, mais je te demande un simple baiser, c'est pas grand chose… ne? Laisse-moi faire, tu n'auras rien à te reprocher…

Yomi cueillit doucement ces lèvres qui lui avaient donné envie dès qu'il les avait vues. Mais avant qu'il ait eu le temps d'approfondir le baiser, Uruha le repoussa calmement. Il semblait moins rouge qu'avant. Plus sûr de lui. Yomi le maudit un instant de s'être repris aussi vite.

- Yomi, arrête ça, c'est des conneries tes histoires de malédiction. J'ai Ruki déjà…

- T'as Ruki! T'as Ruki! T'as vu comment ton petit blond regardait Die quand on est arrivés Jui et moi?! Non mais t'as bien regardé?! Si jamais il ne t'appréciait pas autant, il t'aurait lâché pour ce baka rouge! Il a juste peur de te faire du mal, je crois que c'est ça! Bien sûr, je ne le connais pas, je ne te connais pas non plus, et alors? J'ai les yeux en face des trous, et ce n'est pas parce que je ne vous connais pas que je ne peux pas lire dans vos petits jeux! Vous êtes comme les autres hommes, vous avez juste les mêmes pulsions, c'est facile à décrypter les idiots comme vous… Mais moi, je te demande juste un petit baiser, et tu refuses! Alors que ça n'est rien, personne n'en saura rien, Ruki te l'aurais pardonné si tu avais vraiment voulu lui en parler j'en suis sûr! Et puis de toute façon, c'est pas des conneries, j'ai vraiment lancé cette malédiction au canapé! Avec l'aide de Reita, un jour où on était un peu trop bourrés… La suite de la soirée est mémorable… Enfin, s'il te plaît, ne me fais pas briser cette malédiction maintenant, laisse-moi juste t'embrasser une fois, juste une petite fois…

Uruha le regardait d'un air choqué. Il se leva du canapé sans rien dire, l'air fermé. Yomi grogna de déception, le blond ne se laissait pas convaincre aussi facilement qu'il l'avait pensé. Il le sentit se retourner. Le petit brun ne daigna pas lever la tête pour croiser son regard. Il resterait sur ce fauteuil de toute façon. Il avait pas envie d'abandonner la malédiction maintenant que Reita était mort. Il sentit tout de même le blond s'approcher de lui à nouveau et quand il s'accroupit en face de lui, il accepta de lever les yeux pour croiser son regard. C'était un regard à nouveau sûr de lui, à nouveau gentil. Uruha reprenait son attitude protectrice, pareille à celle d'un grand frère. Attitude qui énerva Yomi mais le petit brun se contenta de serrer les dents. Uruha lui attrapa le menton. Yomi mis du temps à réagir avant de réaliser que le grand blond l'embrassait doucement. Avant qu'il n'ait eu le temps de répondre au baiser, il avait déjà délié leurs lèvres. Yomi lui adressa un regard triste alors qu'il se redressait. Uruha eut un léger sourire.

- T'es délivré de ta malédiction maintenant, ne?

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Gackt avait attendu qu'ils soient tous sortis pour reposer enfin les yeux sur Son amant qui s'était lové dans un fauteuil à côté de Lui. Il avait réussit à s'endormir. L'Autre Se leva de Sa chaise et S'approcha de lui. Il passa doucement la main sur sa joue. Aucune réaction, Reita devait vraiment être fatigué pour être si peu attentif, à moins qu'il ne se sente tout simplement en sécurité. Gackt sourit à cette hypothèse. Non, Reita savait probablement qu'ici ou ailleurs, on était jamais en sécurité, même aux côtés de l'homme le plus influent, le plus protégé… Même entouré de centaines de gardes, on n'est pas à l'abri… Il n'avait pas le cœur à réveiller le jeune homme endormi. Il le souleva doucement dans ses bras. La porte s'ouvrit devant Lui, Il passa devant Satochi sans un mot. Il S'en fichait s'il se posait des questions. Après tout c'était Lui le chef ici, Il faisait ce qui Lui plaisait. Il savait qu'Il ne devait pas Se trahir, pas faiblir, rester le monstre qu'Il avait toujours été. Mais si Satochi se posait des questions, il n'oserait jamais les Lui poser ni en parler avec les autres. Finalement, le système qu'Il avait mis en place L'arrangeait assez. Quand Il fut arrivé à Sa chambre, Il laissa la porte se refermer derrière Lui. Ici aussi, comme dans Son bureau, de grandes baies vitrées permettaient d'admirer le ciel. Chose dont les gens du ghetto étaient privés. Mais ils avaient le choix. S'ils s'alliaient à Lui, ils voyaient le ciel. On a toujours le choix, même si c'est entre deux enfers… Il savait qu'Il persécutait les gens d'en bas, mais pour être reconnu et respecté, Il avait du en arriver là, et puis de toute façon, ce n'était pas Son problème. Il S'en fichait des gens du ghetto, Il ne leur avait jamais prêté la moindre attention, ce n'était aujourd'hui qu'Il commencerait. Il se laissait déjà trop aller avec Reita, mais Il n'avait pas envie de changer. Reita n'essayait pas de Le faire changer, Il lui en était reconnaissant, il L'acceptait tel qu'Il était. Et c'était réciproque. Reita était revenu malgré les crimes qu'Il commettait sans cesse. Il ne l'avait pas puni comme Il l'aurait fait avec un autre. Il était conscient que Reita faisait plus de concession que lui, mais s'Il avait eut quelque chose à reprocher à Son amant, il ne l'aurait jamais fait. Parce que c'était Son amant et ses défauts qu'Il aimait. Même s'Il avait du mal à Se l'avouer encore. Il le déposa sur le lit. A genoux par terre, les bras croisés sous Sa tête, sur le rebords du lit, juste en face de visage de Reita, Il le fixait sans un mot, détaillant chaque trait de son visage. Alors qu'il contemplait le visage serein de son amant, ses pensées dérivèrent jusqu'à ce qu'il trouve naturellement le sommeil.

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Rame s'arrêta avec un air stupéfait quand il eut poussé la porte de la petite maison. Il se demanda un instant ce qui pouvait bien être la cause de tout le bazar qui se trouvait devant ses yeux. Il n'eut pas à chercher bien loin.

- Dégage toi! J'veux pas te voir!

- C'est bon Kyô, je t'ai dis que j'étais désolé… Je voulais pas te faire mal… Et puis c'est toi qui a attaqué le premier!

- Vas-y! Rejette la faute sur moi tant que t'y es!

Rame entendit Zero soupirer et sortir de la chambre où Kyô devait s'être réfugié. Il l'entendit fermer la porte à clé sur les cris du petit brun et revenir vers le salon.

- Et merde! Quel petit con! Après, c'est moi qui vais me faire tuer par Hizumi…

- Si tu veux je peux t'aider à ranger tout ça… intervint Rame qui n'osait toujours pas faire un pas de peur d'écraser quelque chose de fragile.

Zero releva la tête, surpris de cette présence étrangère et lui sourit en le reconnaissant.

- Je veux bien mais Hizumi va me tuer s'il voit que je t'exploite pour réparer des erreurs qu'il croit miennes…

- Bah on a qu'à faire en sorte d'avoir tout rangé quand il reviendra.

Zero eut un petit sourire reconnaissant et commença sans plus attendre à ranger la pièce qui avait autrefois été un salon. Quand Hizumi revint, ils avaient finis de tout remettre en ordre, et grâce aux doigts de fée de Rame, les dommages causés par le petit démon brun ne se remarquaient presque plus. Hizumi les regarda avec étonnement, tous deux assis sur le canapé l'attendant un sourire aux lèvres, chacun une tasse de café dans les mains.

- Qu'est-ce que tu fais là Rame-chan?

- Ça fait plaisir d'être accueillit comme ça… J'était venu te voir figure toi, parce que j'en avais marre d'être là-bas, tout seul, à regarder les autres discuter tranquillement. En plus Yomi voulait que je parte, je l'ai sentit.

- Tu es le bienvenu ici Rame, c'est juste que ça me surprend.

Rame eut un sourire satisfait que Hizumi lui rendit avant de se tourner vers Zero.

- Kyô ne s'est pas encore réveillé?

- Si.

- Pourquoi il est pas là alors?

- Parce que je l'ai enfermé dans sa chambre après qu'il ait réduit ton salon en miettes.

Hizumi regarda autour de lui, malgré le fait que tout ai été remis en place, il décela des traces de l'ancien champ de bataille qu'avait été son salon. Il fronça les sourcils.

- Tu l'as maîtrisé sans trop de problème je suppose… Comment ça se fait qu'il ait réussi à m'abîmer mon salon tant que ça? C'est un nain, t'as vu ta force?

- Ouais, mais il était blessé, alors je voulais pas lui faire trop mal…

Hizumi sembla réaliser quelque chose et un sourire amusé vint se peindre sur ses lèvres alors qu'il dévisageait Zero qui semblait gêné.

- Bon, c'est pas grave, tu as tout nettoyé tout seul ne? Tu n'as pas osé demandé à Rame-chan de t'aider je pense bien…

- Bien sûr que non Hizu-kun, il ne m'a rien demandé, quand je suis arrivé, il avait déjà tout rangé.

Hizumi soupira en voyant le sourire que lui adressait Rame : il était évident qu'il lui mentait ouvertement. A son soupir, Rame oublia son sourire pour prendre l'expression surprise et inquiète qu'il aimait adopter et qui rappelait à Hizumi la tête d'un chiot perdu sous la pluie.

- Tu veux pas me croire?

- Si, si, bien sûr, je te crois…

Hizumi leva les yeux au ciel en disant cela et le sourire ironique qui s'installa sur ses lèvres montrait que lui aussi mentait ouvertement. Puis une lueur de sadisme apparut sur ce magnifique sourire.

- Bon, bah Zero, je pense que ça ne te gène pas d'être chargé de t'occuper de Kyô…

- Oh non… Hizumi, non pitié! Me fais pas ça…

- J'était sûr que ça te ferais plaisir!

Zero jura de manière quasi-inaudible, Rame sourit lui aussi en croisant le regard de Hizumi.

- Allez Zero, tu devrais aller lui apporter à manger, je pense qu'il a faim s'il est resté enfermé dans sa chambre toute la journée!

- Mais quand est-ce que Jui viendra nous délivrer du démon brun miniature? Murmura-t-il comme pour lui en partant vers la cuisine.

Hizumi sourit en le voyant partir ainsi, tête baissée, dos voûté, comme prêt à subir la pire des tortures. Rame le regarda s'asseoir à côté de lui avec un léger sourire qui semblait satisfait. Hizumi lui lança un regard suspicieux qui le fit réadopter son air de chien battu.

- Faudrait que t'arrête de protéger Zero Rame-chan…

- Tu m'en veux?

Il semblait être sur le point de fondre en larmes. Il était vraiment doué pour jouer la comédie. Hizumi le regarda un instant avant de soupirer.

- Arrête de jouer de la comédie comme ça ou bien je risque de m'attacher sérieusement à toi Rame…

- Mais… mais…

Rame avait l'air d'un petit garçon que l'on prend en faute. Hizumi le regarda un instant l'air sérieux avant de hausser les épaules en soupirant et de le prendre doucement dans ses bras comme pour le consoler. Rame en profita pour poser sa bouche près de son oreille afin de lui glisser sur un ton sérieux que Hizumi ne lui connaissait pas :

- Qui te dis que je n'ai pas envie que ça devienne sérieux tout ça?

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Hide, les pieds posés sur son bureau, les attendait. Il leur fit un grand sourire en les voyant arriver. Il repoussa doucement ses rajouts en arrière avant de se lever et de se diriger d'un pas joyeux vers Die.

- Mon Die-chou! Ça va? Ça faisait longtemps!

- C'est pour ça que je suis venu…

- Oh! Je te manquais…

La voix de Hide se fit caressante alors qu'il laissait glisser sa main sur le torse du rouge.

- Oh oui, tu me manquais Hide-kun… ça n'est pas réciproque?

- Si koibito…

Die lui sourit d'un air amusé à cette appellation et Hide éclata de rire avant de s'écarter joyeusement du rouge. Il alla saluer tranquillement Jui et regarda un instant ses clients.

- Alors… Vous êtes décidés?

Kai hocha vivement la tête comme pour approuver le "oui" de Aoi. Hide leur sourit avant de se tourner vers Ruki et Toshiya.

- Vous les accompagnez, c'est ça?

Alors que Toshiya acquiesçait, Ruki ne répondit pas. Hide le regarda avec étonnement. Le petit blond finit par relever la tête pour fixer le tatoueur dans les yeux.

- Non, je veux me faire tatouer aussi.

Hide le regarda légèrement surpris avant de lui sourire gentiment.

- Si tu veux.

Il remonta un peu ses manches laissant apparaître le début des tatouages qui couvraient presque totalement son corps. Ruki avait été surpris par ses yeux des couleurs différentes. Un noir sombre et profond et un rouge agressif et sanglant. Agressivité qui ne collait pas avec le visage doux du blond aux rajouts blancs, noirs et rouges.

- Alors, je commence par qui? Je fais quoi?

Aoi s'avança légèrement.

- Je veux être le premier, mais… Je sais pas ce que vous pourriez me faire, je veux juste cacher cette marque, je veux quelque chose de pas trop chargé si possible…

- Bon… Je vais tenter de te faire ça. On peut se tutoyer, ne?! Tu veux bien me suivre onegaï?

Aoi acquiesça et le suivit dans une salle attenante. Jui venait aussi.

- Qu'est-ce que tu fous Jui? Pourquoi tu viens? C'est à lui que j'ai demandé de me suivre, pas à toi…

- Je viens pour le soutenir, baka.

- Ah… ok, s'tu veux.

Il ne fit plus attention au jeune homme et commença à s'occuper de son matériel. Il demanda à Aoi de relever sa manche. Il s'approcha avec son aiguille et adressa un sourire qui se voulait rassurant au brun. Jui lui avait attrapé l'autre main. Il regarda à peine un instant la marque avant de se décider à planter l'aiguille dans le bras de l'ancienne Geisha.

oOo

Zero avait apporté le plateau-repas dans la chambre du petit brun. Il avait fermé la porte et s'était assis par terre. Le dos contre la porte, il regardait Kyô qui engloutissait son repas. Le petit brun s'arrêta un moment pour se retourner vers lui d'un air énervé.

- Qu'est-ce que t'as à me regarder là?!

- J'ai rien d'autre à faire…

- Tu peux pas partir?!

- Eto… Hizumi est avec Rame, je préfère pas y retourner, je risquerait de tomber sur un truc qui me choquerait…

Kyô eut un sourire désabusé suivit d'un rire cynique.

- Toi? Tu peux être choqué?

Zero sourit à son tour dans l'obscurité de la chambre. Voyant que Kyô ne mangeait plus, il pencha la tête sur le côté.

- Tu veux plus manger?

- Non, ça va aller…

- C'est pas bon? C'est ça?

- Si, c'est bon, mais j'ai assez mangé déjà.

- Non, t'aimes pas… je suis sûr.

Le petit brun le regarda d'un air désespéré.

- Tu le fais exprès?

- Tu vois, t'aimes pas…

- T'es vraiment con, c'est chiant…

Kyô soupira alors que Zero le regardait en fronçant les sourcils. Il ne supportait décidément aucune critique venant de ce petit brun. Comment celui-ci pouvait lui parler ainsi?!

- Ah bon? Je suis chiant? J'ai pas choisi de t'héberger moi! Tu sais, toi aussi tu me fais chier. T'es qu'un nain stupide. Tu fais vraiment chier tout le monde. Je sais pas comment Jui a pu s'attacher un minimum à toi! Mais tu sais, quand il aura trouvé quelqu'un d'autre, il te laissera crever. A moins qu'il ait pitié de toi et qu'il accepte de rester ami avec toi. Même si je sais pas comment on peut avoir pitié d'un chieur comme toi!

Il finit sa tirade, haletant légèrement. Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça. Il n'en pensait pas un mot. Il avait juste besoin de se défouler, de faire du mal à quelqu'un. Il était désolé que ça soit tombé sur le jeune homme qui se trouvait en face de lui, le visage décomposé de stupeur. Il semblait au bord des larmes. Il serra son plateau jusqu'à ce que la douleur qu'il ressentait dans ses doigts le fasse sursauter. Il jeta alors avec violence les restes de son repas à la figure du brun aux longues tresses. Avant qu'il ait eut le temps de réagir, le petit brun était sur lui, le frappant comme il pouvait tout en l'insultant d'une voix noyée de sanglots. Zero mit un instant avant de reprendre ses esprits et par la même occasion le dessus sur Kyô. Il l'attrapa sans trop de mal, et le serra contre lui, son dos contre son torse, l'empêchant de bouger et de continuer à le frapper. Kyô comprit sans trop de mal qu'il ne pouvait plus rien faire et qu'il était coincé. Il continua un moment à hurler des insultes à Zero entre ses larmes puis sa voix finit par diminuer.

- Je sais que t'es plus beau que moi, mais être laid ne me retire pas le droit de vouloir être aimé!

Sa voix se brisa sur un sanglot. Il pleurait sans discontinuer, la respiration saccadée. Zero attendit qu'il se calme par lui même. Kyô recommença à gesticuler, à se tortiller pour échapper à l'étau que formaient les bras du grand brun autour de son maigre ventre. Il commença à lui crier dessus pour qu'il le lâche, ses sanglots ne cessant toujours pas.

- Je suis désolé pour ce que je t'ai dit Kyô-kun… C'était stupide, blessant et totalement faux…

- Bien sûr, je te crois… répondit Kyô d'un ton mordant, désabusé.

Zero le fit tourner vers lui. Voyant les larmes qui continuaient à couler nerveusement sur ses joues, il eut un élan d'affection pour le petit brun qu'il s'efforça de ne pas laisser paraître. Il réaffirma simplement son étreinte.

- Je ne pense rien de ce que je t'ai dit Kyô… Je suis désolé…

- Ouais, bien sûr…

Kyô ravala tant bien que mal ses dernières larmes.

- Sache une chose Zero, je suis conscient de ma laideur, mais c'est ainsi que je suis. Je sais que tu ne m'aimes pas, que je te répugne, que me tenir ainsi ne doit provoquer en toi que du dégoût. Mais je sais aussi que si j'était à ton goût, si j'étais aussi beau que toi, tu n'aurais eut de cesse de tenter de me charmer, et à ce niveau, je suis assez satisfait de ma laideur, au moins, celui qui s'intéressera à moi sera quelqu'un qui me connaîtra et qui tiendra sincèrement à moi… eto… sauf s'il est aveugle. Mais le fait que tu ne m'aimes pas ne me gène pas, mais s'il te plaît, arrête de montrer à quel point je te dégoûte, arrête de me faire comprendre combien tu me trouves laid, kudasai…

- Mais non, c'est pas ça…

- Si, c'est ça. Me toucher te dégoûte plus que tout, j'en ai conscience.

Kyô se dégagea de l'étreinte de Zero sans mal. Celui-ci le regardait d'un ait consterné. C'était donc ce que le petit blond pensait? Comment pouvait-il croire ces stupidités?! Debout en face de lui qui était toujours assis par terre, Kyô le regarda un instant, remettant ses cheveux en place. Il haussa les épaules avant de retourner vers son lit. Il regarda un instant son haut. Il avait traîné dans les restes du repas que lui avait préparé le grand brun et était à présent bien tâché. Il le retira rapidement avant d'aller en chercher un autre dans la petite armoire sous l'œil absent de Zero. Quand il reçut une serviette dans la figure, celui-ci revint à la réalité et leva la tête vers le petit brun torse nu qui le toisait d'un air désespéré.

- T'es crade, essuie-toi au moins le visage…

Kyô repartit ensuite vers la petite armoire pour se trouver un tee-shirt convenable. Quand il sentit des bras enserrer sa taille, il sursauta avant de se débattre en criant des injures, se demandant se que l'autre pouvait bien lui vouloir encore. Mais il cessa immédiatement de bouger, stupéfié, quand les lèvres du grand brun vinrent se poser dans son cou. L'étreinte de Zero se resserra doucement alors qu'il le faisait tendrement se tourner vers lui.

- Tu ne me dégoûtes pas Kyô-kun… Je ne sais pas ce qui te fait croire ça…

Kyô eut alors un sursaut et se dégagea vivement des bras de l'autre, le repoussant en même temps. Zero le regarda d'un air totalement stupéfait.

- Qu'est-ce que t'as en tête là? C'est quoi ton plan? Tu veux me repousser après, pour que je me sente encore plus laid, plus nul? C'est ça, ne? Tu veux me prendre pour mieux me jeter après, ne?!

Zero le regardait sans comprendre. Kyô qui sentait qu'il risquait de pleurer à nouveau s'il se laissait aller se reprit vivement et passa rapidement la main sur ses joues pour essuyer les quelques larmes qui avait déjà commencé à y rouler. La main de Zero lui empoignant les cheveux lui fit relever la tête.

- Itai! Tu me fait mal! Lâche-moi bordel! Kisama! Lâche mes cheveux! Ça fait trop mal!

Il hurlait sans faire attention à l'air énervé du plus grand. Quand leur regard se croisèrent, Kyô arrêta immédiatement de crier et prit un air intimidé qui ne lui était pas familier. C'était la première fois qu'il voyait Zero dans cet état là et ça ne le rassurait pas.

- Bon, quand t'auras finit ton bordel tu préviendras hein!

Sans qu'il ne crie, la voix de Zero était forte, plus forte que celle de Kyô auparavant. Il était vraiment en colère.

- T'arrête avec ton complexe d'infériorité stupide maintenant! compris? Sinon, je t'arrache les cheveux. Vraiment. Alors tu la fermes et tu m'écoutes!

Kyô voulut hocher la tête pour lui faire comprendre qu'il l'écoutait, que c'était pas la peine de continuer à crier, mais il renonça vite à l'idée, réalisant que ça ne traumatiserait que plus ses cheveux et son crâne déjà endolori.

- Puisqu'il faut te dire les choses clairement pour que tu les comprennes, vu que apparemment t'es trop stupide pour les comprendre toi-même, je vais te les dire clairement, sans ambiguïtés. Je suis vraiment attiré par toi, tu comprends? C'est pas pour te faire chier! J'ai pas fait "exprès"! Ça va? Ça entre? Si tu veux une preuve, et ben j'en ai pas. C'est con mais c'est comme ça! Alors maintenant, t'es consentant ou je risque de te violer parce que t'es bien mignon mais bon, te voir comme ça, torse nu, c'est très tentant et moi, j'ai beau te vouloir, je suis pas assez gentleman pour te laisser réellement le choix.

Kyô le regardait d'un air ahuri.

- On dirait que t'as pas tout suivit Kyô-kun… reprit Zero sur un ton plus calme, plus doux. C'est pas grave, je te résume ça si tu veux…

Kyô revint à la réalité quand la langue de Zero s'insinua entre ses lèvres entrouvertes.

oOo
à suivre
oOoOo
o
°

Nyouh! Nyouh! °+

J'ai abandonné le lexique parce que c'est trop chiant à faire çç c'est mal ne? Mais c'est Juu qui m'y a poussé donc pour tout réclamation c'est à elle qu'il faut s'adresser le lemon semble avoir été banni de ce chapitre oO Comment ai-je fait?! C'est un miracle Enfin, pas de soucis, ils réapparaîtront dans le prochain chapitre mes chtits lemons que j'aime (j'espère! çç) J'ai déjà une idée pour commencer à me diriger vers le dénouement… ça ne me prendra pas beaucoup de temps je pense… à peine un ou deux chapitre ''' mais je m'en sortirais, un jour… (J'espère çç) Allez! On y croit les enfants . / kyu prise d'une subite envie de touiks èéV V-touiksons les enfants oV(27/12/06)

()Petit nasterixme: C'est pas de Hide le grand que je parle mais de Hide le petit, de Vidoll! Faut pas croire non plus! naméo . J'ai déjà un grand rouge dans ma fic, pas besoin d'un deuxième baka qui me foutrait tous mes couples en cacahuètes! (o . o)