J'aurais mieux fait de me faire amputer
Rating : M
WARNING : Trucs sexuels et références très douteuses …
Disclaimer : J'aurais voulue être une artiste~ !
A/N : je voulais que le souvenir du début soit marrant, et j'ai dû recommencer sept fois. Ça m'a saoulé grave, je vous jure … Vous savez quoi ? J'aime bien le rythme de cette histoire … J'écris à peu près deux chapitres par semaine et ça ne me déplait pas … Je me consacrerai entièrement à Maple War quand cette histoire sera terminée (mais c'est pas encore près d'arriver) …
Presque aussi long que le précédent chapitre … Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?! Et j'ai aussi remarqué que le style de cette histoire était bien différent de « Aujourd'hui j'me barre » au final … Je me suis un peu amélioré je suppose …
BAM ! Chapitre 10 sans un seul retard dans mes mises-à-jour ! Fiers de moi ? Et maintenant, il faut que je trouve un titre … J'y arrive pas … En plus je crois que c'est du belge … (en tout cas je le lis avec l'accent de ma prof de primaire)
Oh, et mon village et passé au JT cette semaine(avec ma prof de primaire) ! Yay pour la plus petite commune de Wallonie et classée parmi les plus belles ! Vresse-sur-Semois est magnifique, alors si vous passer en Belgique, passez chez nous (on en a besoin…)
EDIT : Correction de l'âge de Feli, parce que je suis une grosse andouille qui ne sait pas lire sa propre ligne du temps.
Chapitre dix : C'est quoi de ça pour une relation ?
Je me suis soudainement souvenu d'un truc …
(Je sais, ça m'arrive souvent, surtout en début de chapitre.)
C'était la première fois que j'avais fait pleurer Feliciano, le jour après que j'avais découvert ma haine pour les allemands (je garde cette histoire pour un autre jour).
Il devait avoir à peu près huit ans … C'était sa période … Mmh, je l'appellerais bien « période de grosse tarlouze homosexuelle » mais il est toujours en plein dedans … Disons que c'était sa période où Grand-Père le laissait s'habiller en fille.
Et c'était un mystère pour nous tous. Feliciano avait droit à tout. J'avais osé demander à Grand-Père de m'acheter la VHS (le DVD de l'époque si vous avez moins de quinze ans) de Billy Elliot et il m'avait enfermé dans une pièce avec des VHS de Rambo pour me « masculiniser » …
(Ça ne m'avait pas fait grand-chose, à part me dire que la violence c'était cool et qu'en fait j'aimais assez bien les grands bruns…).
Donc comme je disais, Grand-Père habillait Feli en fille et l'envoyait jouer chez un ami à lui.
Pendant ce temps-là, le brave petit Romano, scolarisé à la maison et qui n'avait jamais eu l'occasion d'avoir une vraie conversation avec d'autres enfants devaient rester au manoir Vargas. Il n'y avait que ma mère avec moi et elle comblait ses manques par de la glace au chocolat ou au rhum et des cassettes-audio de cors de chasse en regardant des photos montrant un homme obèse avec une grosse moustache dégueulasse (mon père, ce sale fils de pute). Elle avait besoin d'un vrai mâle je crois, et épouser un cuisinier tout le temps en voyage ne lui plaisait pas trop …
Du coup je devais rester avec elle … Merde, j'me f'sais chier … C'était quand la vrai vie, bordel ? On m'avait dit que j'allais également me faire scolariser la maison pour le collège et le lycée … Et j'allais devoir étudier avec Grand-Père pour devenir cuisinier … J'en avais rien à foutre, putain !
Et puis Feli est revenu à la maison. Il avait le moral dans les chaussettes (hautes et roses à froufrous) et tenait les bords de sa robe blanche. Grand-Père était à côté de lui, l'air tout aussi abattu et marmonnait dans sa barbe.
« Ils ont déménagé ! » a dit Grand-Père à Maman qui entamait son soixante-septième pot de gelato. Maman a levé la tête vers Feli qui ne disait rien. Elle avait le ventre rond parce qu'un connard l'avait engrossé … C'était pas mon père, parce qu'il n'était pas revenu depuis près de deux an … Donc ma mère était en cloque de Marcello et Feli était triste comme un pou.
« Oh, Feli ! Tu as fait du bon travail ! » l'a rassuré Maman. « Ce n'est pas de ta faute ! On va aller manger une glace ensemble, d'accord ? ».
Feli a hoché la tête et Maman a attrapé sa main. J'ai attrapé mon manteau pour les accompagnés mais Grand-Père a mis une main sur mon épaule.
« Tu restes là, Romano. »
J'ai pas compris pourquoi.
Pourquoi je n'avais droit à rien, pourquoi Feli pouvait faire ce qu'il voulait, pourquoi je devais rester enfermer avec Maman.
Je comprenais rien, putain, et c'était épuisant. J'étais qu'un gosse, putain ! J'avais besoin d'attention !
« T'es vraiment qu'un sale fils de pute, Feliciano. »
L'insulte était sortie toute seule. Bien sûr, Feli ne savait pas ce que cela voulait dire, mais ma mère et mon Grand-Père ont écarquillés les yeux. J'étais un gosse assez silencieux, et je ne parlais vraiment qu'avec mon petit frère. J'évitais Robino le plus possible parce qu'il voulait toujours me lire la Bible et c'était chiant.
« ROMANO ! » a hurlé Grand-Père, faisant trembler les murs.
« LA FERME ! » ai-je répondu. « Feli ! T'es vraiment un sale gosse ! T'es pourri jusqu'à l'os ! C'est pour ça que ton précieux petit Papa est parti tu sais ? C'est à cause de toi qu'on va avoir un nouveau petit frère, de ta faute et celle de ta chienne de mère ! »
Ce fut le début de ma rébellion contre ma famille.
Ce fut la première fois que j'avais fait pleurer mon frère.
Ce fut la première fois que j'avais dû m'excuser.
Et j'y étais à nouveau. Devant sept personnes, tous de nationalités différentes à devoir m'excuser parce qu'encore une fois, je n'avais pas su fermer ma grande gueule.
La pluie ne devait pas être une chose formidable pour mes plâtres, mais j'en avais rien à foutre. Antonio le Schtroumpf me regardait en souriant comme s'il venait de m'apporter la solution à tous mes problèmes.
Quatre nordiques me fusillaient du regard, mais comme ils étaient placés par taille, ils avaient plus l'air des Dalton et c'était pas super intimidant …
Emil serrait une peluche de pingouin (en tout cas ça y ressemblait, je n'étais pas ornithologue) légèrement brûlée. Il fixait le sol, les joues rouges, mais je crois que c'était de l'embarras. Son visage hurlait « laissez-moi partir, j'ai d'autres chats à fouetter et d'autres asiatiques à niquer » …
Pas vraiment pour la deuxième partie, mais ça m'a fait sourire de m'imaginer ce genre de chose. Mais comme j'étais super en colère, mon sourire est retombé aussitôt et j'ai froncé les sourcils à max !
Ils tombaient vraiment mal, bordel !
J'ai grogné et le gars qui m'avait frappé quand je m'étais présenté à sa porte le visage en sang avec Antonio a parlé en premier :
- Je suis pas là pour entendre tes excuses.
Bon bah …
- Ok, ciao ! ai-je dit en faisant demi-tour et en manquant de peu de frapper Matthew avec mes plâtres.
- Pas si vite ! a fait Mathias le concierge qui m'avait retrouvé dans l'amphithéâtre. C'est pas fini !
J'ai serré les dents et fermé les poings (aïe). Mes yeux étaient plissé et j'avais envie de leur aboyer dessus … Mais je ne me sentais pas suicidaire aujourd'hui … J'avais bien compris qu'ils n'hésitaient pas à frapper les handicapés … Il n'y avait que Berwald le doyen qui ne m'avait rien fait … J'ai tourné légèrement la tête, ne voulant pas leur faire face (comme ça, s'ils m'attaquaient, ils auraient l'air de lâches frappant un handicapé de dos, et c'était pathétique !).
Tino prit la parole :
- On aimerait que tu nous dises tout ce que tu sais sur ce qu'il s'est passé le trois novembre deux-milles treize.
J'ai grimacé parce que je n'avais pas la moindre idée de ce dont ce pauv' type parlait. Comme si en te donnant une date au pif, tu pouvais dire ce qu'il c'était passé ! Bordel, il me prenait pour quoi ?
Emil s'était un peu plus recroquevillé sur lui-même par contre …
- De quoi tu parles ? Tu m'as pris pour Google ? Demande ça à un ordinateur ?
Lukas (je crois que c'est le nom du passif/agressif) a continué :
- Un petit effort, Romano, ça concerne un incendie …
Je les ai regardé encore plus déconfit. Et de où ils connaissaient mon nom, ces enfoirés ? Je pariais qu'ils avaient fouillé dans les dossiers de l'école ! Bande de bâtards.
- J'ai aucune idée de quoi tu causes …
J'étais maintenant trempé comme un pou et je grelottais. Bonjour le rhume, on se connait ? Ils me faisaient chier ces cons là … S'ils ne voulaient pas de mes excuses, alors ils pouvaient bien se casser ! Et c'était quand exactement que cet idiot d'espagnol allait intervenir, huh ? Il nous fixait en fronçant des sourcils en se demandant certainement pourquoi rien ne se passait.
- On n'te lâchera pas … fit Mathias.
Tino et Berwald hochèrent la tête et Emil soupira. C'était comme s'il n'avait pas envie de se mêler à cette histoire. Tant mieux ! Lukas fit se tourner les autres d'un mouvement de poignet, et ils sont repartis aussi vite qu'arrivés (et toujours en ressemblant étrangement aux Daltons) …
- Qu'est-ce qu'il vient de se passer exactement ? demanda finalement Antonio en levant un sourcil. Ils sont venus me voir et m'ont dit qu'ils te cherchaient, alors j'ai dit « Oh, mais ça tombe bien ! Il voulait justement s'excuser ! » et le doyen a dit un truc, mais je n'ai pas compris –il faut qu'il apprenne à articuler, et je les ai amené ici !
J'ai grogné et lui ai demandé de me laisser passer car j'étais légèrement humide et désirait me mettre à l'abri … pas vraiment comme ça, mais le message est passé.
- Arrête d'être aussi vulgaire, Lovi, c'est pas mignon du tout !
- Ah ouais ? C'est ta mère qu'était pas mignonne quand elle me léchait les boules hier soir !
Antonio a soupiré puis a relevé la tête en me souriant … narquoisement ?
- C'était pas vraiment ma mère qui te faisait des trucs hier soir …
J'ai senti mon visage entré en ébullition et je lui ai hurlé dessus alors qu'on marchait jusque la cafétéria.
- Je t'ai dit de ne pas parler de l'imparlable !
J'avais presque oublié qu'il avait un cerveau capable de se souvenir ce demeuré … Et je ne savais pas non plus qu'il pouvait avoir un air sournois … J'avais déjà vu son côté pervers (et aurait bien aimé ne jamais le découvrir) et son côté bouffon … Il y avait combien d'Antonio différents ?
On est arrivé dans la cafétéria et en arrivant à ma table, j'ai vu que Gilbert était toujours là, et mon repas aussi.
- Où est Mattie ? m'a demandé la patate.
Oh merde ! Je l'avais oublié ! Je me suis retourné, mais il n'était pas là. Oups … Bah tant pis … Je supposais qu'il ne voulait pas vraiment voir la tête de cet abruti de toute façon … Je me suis senti dégouté rien qu'en lui parlant. Quel monstre … J'imaginais mal à quel point j'aurais envie de me tuer si Antonio décidait de se taper Feliciano dans mon dos et-
MERDE ! Ce genre de pensée n'était pas sensé m'affecter ! J'en avais rien à foutre d'Antonio !
Mais …
…
Ça ferait quand même mal …
Surtout que mes ex « petit-copains » m'avaient tous avoué qu'au final ils auraient mieux fait de se taper mon puceau de tapette de frère plutôt que moi …
…
Ça ne me blessait pas du tout …
Merde, j'avais les larmes aux yeux …
- Lovino ? a demandé le connard allemand.
- TA GUEULE ! T'ES VRAIMENT UN MONSTRE, TU LE SAIS ÇA ?
Antonio et Gilbert ont tous les deux sursautés. Quoi ? Ils n'étaient toujours pas habitués à m'entendre gueuler ? Mais cette fois, l'albinos s'est levé et a hurlé à son tour en tapant des paumes sur la table :
- ENFOIRÉ TU LUI A DIT ?!
J'ai secoué la tête, regrettant de ne pas pouvoir moi aussi taper des poings sur la table.
- IL LE SAVAIT ! IL EST PAS AUSSI CON QUE TOI !
Gilbert a levé le poing, prêt à frapper, mais Antonio s'est mis devant lui.
- Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il se passe …
- Comme d'habitude, l'ai-je interrompu.
- … mais arrêtez de crier, tout le monde vous regarde !
J'ai rougis, ne supportant pas quand les gens me fixaient. Ils n'avaient rien d'autre à foutre ? Des devoirs en retard, des copines/copains à molester ? Les trucs classiques des universitaires, quoi ! J'étais plus que confus. Je ne savais pas comment me sentir ! Encore pire qu'hier … parce que ça ne concernait pas qu'Antonio cette fois …
Bien sûr, il faisait toujours partie de l'équation … Je ne savais pas si je devais le remercier pour ne pas m'avoir parlé de la chose en détail (et je parle de la vraie chose, pas de moi m'excusant) ou l'incendier pour avoir m'avoir forcé à faire face aux nordiques.
Et je ne savais pas quoi penser des nordiques qui m'accusait d'avoir foutu le feu à quelque chose … Comment j'aurais pu faire ça avec les bras dans le plâtre … Ah moins que ça ne ça soit passé avant hier … C'était le plus logique en fait … Ils avaient même donné la date … Merde, pourquoi j'étais aussi con ?
Et il y avait Gilbert. D'un côté, c'était mon meilleur ami … Mais il avait vraiment fait le con … Il avait perdu tous les points qu'il avait accumulé.
En fait, j'étais confus, en colère et déçu en même temps.
Oh, ça expliquait certainement pourquoi j'étais en train de courir jusqu'à mon prochain cours … Antonio me poursuivait avec mon sac, mais je ne comptais pas m'arrêter.
J'en avais ras la casquette.
Je me sentais comme une sous-merde là tout de suite.
J'en avais même mal à la tête.
Le prof nous a donné un énorme projet à rendre le mois prochain, mais bien sûr, j'ai eu droit à une extension, mais devrait quand même lui remettre le projet sur papier à la date donnée. J'avais la tête dans les nuages en train d'imaginer quel genre de scénario je pourrais utiliser pour faire passer le message qu'il nous avait donné à travers un mini-film.
J'étais le genre de mec qui aimait la violence et les trucs morbides. Ça se voyait dans tous mes projets précédents, et je pensais que le professeur aussi kiffait…
Je n'ai pas entendu Antonio arrivé avant qu'il ne pose sa main sur mon épaule, me faisant sursauter.
- Pourquoi tu souris comme ça, Lovi ?
J'ai immédiatement laissé retomber mes lèvres. Perdu dans ma passion, j'en avais oublié Antonio, Gilbert, Matthew et tous les problèmes qui s'accumulaient sur mes épaules depuis deux jours. J'ai soupiré et me suis levé. L'espagnol s'est mis à ranger mes affaires dans mon sac, il avait l'air d'une fée j'vous dis ! Voltigeant partout pour attraper mes affaires au lieu de rester en place et de tendre le bras pour chopper un livre …
On a quitté l'auditorium et je me suis soudainement demandé « et maintenant ? ». C'était le week-end, et je ne pourrais rien faire par moi-même… J'allais devoir attendre l'appel de Feli aussi … Et faire face à Gilbert …
Merde, trop de responsabilités ! J'allais mourir sous le stress, borde ! Antonio s'est mis à marcher plus vite pour attraper la navette qui approchait et on a réussi à monter dedans. Comme c'était la première, il n'y avait pas trop de monde à l'intérieur, et on a facilement trouvé une place.
- Au fait, Lovi ça te dis de venir au cinéma avec moi demain ? J'avais prévu depuis un bon moment et comme je peux pas te laisser tout seul …
- Premièrement, tu peux me laisser tout seul, grand con, ça me fera des vacances. Deuxièmement, c'est quel film ? Et troisièmement, ce n'est en aucune forme un rencart, pigé ?
Il m'a souri en hochant la tête. Merde cet attardé … Il pouvait pas arrêter d'être aussi mignon !? J'ai rougis en regardant mes genoux.
- Tu appelles ça comme tu veux, Lovi ! Tu acceptes ?
J'ai une nouvelle fois levé la tête vers lui, il me regardait avec tant de joie et … d'envie … J'avais envie de tendre les bras et de toucher son visage … de le tenir près de moi et … et de lui exploser la gueule !
Merde ! Je devais combattre mes pulsions de désir avec des pulsions de violence, ça m'évitait de me transformer en grosse salope ! C'est pas ma faute … (et quand je donne ma langue au chat, je vois les autres … tous prêts à se jeter sur moi … c'est pas ma faute à moi, L-O-L-I-T-A~ !)
Merde, salope d'Alizée ! (Et si vous avez moins de quinze ans ou peu de culture vous ne connaissez probablement pas).
- Lolo~ ! T'es dans le monde des Bisounours encore une fois~ !
- T'as gueule ! Et c'est quoi ce surnom ? « Lolo » sérieux ?
- C'est super mignon, pas vrai Lolo ?
- Non, c'est con …
- Comme toi~!
J'ai écarquillé les yeux avant de lui donner un coup de boule dans le menton. Il croyait qu'il pouvait m'insulter comme ça ? Pour qui il se prenait de fils de louve en chaleur ?
- Ouch Lolo … C'est pas mignon du tout !
- Je suis pas mignon, je suis hyper badass ! T'arrives pas à le voir ?! Regarde mon visage ! Tu vois quelque chose de mignon ici ?!
Il m'a regardé dans les yeux, les siens larmoyaient un peu. Puis il s'est mis à rire … J't'en prie dis-moi que mon visage est une blague, connard !
- Je mourrais en répétant que t'es mignon, surtout avec ta petite bouille d'ange !
- J'ai pas une bouille d'ange putain ! Regarde-moi bien ! Je suis un démon ! Un vrai démon !
Il s'est mis à rire plus fort puis m'a regardé dans les yeux quand il a vu que ça ne me faisait pas rire du tout. Ce con se foutait de ma gueule, j'allais pas me marrer, quand même !
Il m'a souri puis s'est avancé à la vitesse de Flash Gordon pour m'a embrasser la joue.
- ENCULÉ !
- C'est notre arrêt, Lolo, on descend !
- C'EST LOVINO, PUTAIN !
Bon bah … Nous voilà dans ma chambre … Gilbert n'était pas là, et il n'avait pas intérêt à revenir de sitôt. Antonio a posé mon sac sur le sol, à côté de mon bureau et s'est assis sur la chaise devant ce dernier. Il a soupiré un grand coup puis a posé ses yeux sur moi.
- Bon ! On fait quoi ?
C'était assez gênant, putain … J'avais rien à faire parce que les profs m'avaient donnés un max de suspensions pour mes devoirs et l'idiot aux tomates avaient sûrement d'autres choses à foutre. Ce qui ne me laissait qu'une chose à faire.
- Netflix ! me suis-je exclamé en m'asseyant sur le lit.
Antonio m'a souri sans raison apparente et m'a apporté mon ordinateur. Cette fois, je me suis allongé entièrement habillé parce que monsieur espagnol n'était près de revoir mes jambes de sitôt !
…
… il y avait la douche je supposais …
Bref, il s'est couché à côté de moi et a entré le code de mon ordinateur. En attendant que ça charge j'ai demandé :
- T'as pas des devoirs, débile ?
Il a froncé des sourcils puis a hoché la tête. Il m'a regardé, je l'ai regardé et j'ai rougit parce qu'il était putain de sexy. Si sexy que j'en avais mal au cœur … Ses grands yeux verts, ses cheveux en bataille retombant sur son front, ses lèvres pulpeuses, son teint méditerranéen … Je pariais que ça lui aurait plu là que je l'embrasse … J'ai imaginé la chaleur de son souffle contre mon cou alors qu'il me couvrirait de baisers avant de descendre au nord pour prendre mes tétons en bouche puis aller encore plus bas pour me donner la meilleure fellation de ma vie … Est-ce que j'étais une grosse cochonne ?
- Sûrement … a-t-il dit.
J'ai rougit encore plus fort, et il l'a vu, ne comprenant certainement pas pourquoi sa réponse m'avait transformé en un tas de braises. Saloperie d'imagination ! Il a connecté l'ordi à Netflix puis m'a demandé :
- Quelle série ?
- Glee, ai-je répondu le regrettant aussitôt.
Oh merde ! J'aurais dû dire Game of Thrones ! Ce con va me juger ! Merde ! Il allait voir mes recommandations ! J'étais trop gay, bordel de merde ! C'était quoi la dernière chose que j'avais regardé ? Oh … New Girl … Mean Girls … Grey's Anatomy et … Pretty Little Liars …
Cependant, Antonio n'a rien dit, il a tapé le nom de la série et en voyant le synopsis il s'est soudainement mis à me gueuler dans l'oreille.
- Oh ! Oh ! Lovi ! J'ai toujours voulu commencer cette série !
…
Et moi qui pensais qu'on ne faisait pas plus pédé que moi … J'ai souri légèrement, essayant de le cacher pour ne pas que l'idiot le remarque et me dise un truc idiot que seul un idiot comme lui pourrait me sortir …
- Envoie la saison une ! ai-je proclamé.
Je ne me souvenais pas vraiment du moment où je m'étais endormi … C'était un épisode vachement ennuyeux en tout cas … J'ai rêvé comme un porc par contre …
Genre …
Rêve sexuel étrangement plaisant …
J'avais mes bras intacts …
J'étais nu …
Antonio aussi était nu …
Je l'ai violement plaqué contre un mur et l'ai embrassé comme jamais. Sa langue arrivait à peine à suivre mes mouvement tellement j'étais pressé de pouvoir aller plus loin. J'ai mordu sa lèvre inférieure, l'entendant gémir de plaisir et j'ai placé mes lèvres contre son cou, voulant le gouter, le dévorer …
Ses bras me saisirent par le col et d'un mouvement vif, il échangea nos positions me plaquant violement contre le mur qui se changea en lit. Me voilà couché nu sur un lit avec Antonio au-dessus de moi mon érection entre ses fesses demandant mon entrée.
Je n'attendais que ça.
Je l'ai pénétrer agressivement, grognant à la sensation alors que des sons de jouissance s'échappait de ses lèvres pendant qu'il regardait le plafond.
Son visage aurait pu suffire à me faire jouir là tout de suite, mais c'était hors de question, j'avais attendu un peu trop longtemps pour me taper Antonio, et j'allais faire durer le plaisir … Mais je n'avais pas contrôle de mon corps … Ce n'était qu'un rêve et-
Toc toc toc
- Lolo, tu es dors encore ?
J'ai ouverts les yeux et me suis assis aussitôt. J'étais un peu désorienté, alors j'ai regardé autour de moi. J'étais toujours dans ma chambre, il faisait nuit noire dehors donc passé dix-huit heure … Mon ordinateur était posé à côté de moi, là où se tenait précédemment Antonio et Antonio se tenait à l'entrée, passant sa tête par l'ouverture.
MEEEERDE ! Mon jeans était putain de souillé ! J'avais éjaculé dans mon sommeil ! La honte ! La honte ! La honte ! J'ai regardé mes jambes et j'ai vu que j'étais sous la couverture.
- Tu veux aller manger un bout avec moi ? J'ai des réductions pour chez McDonald's !
- Huh … Je- … Là … euh …
J'arrivais pas à articuler. Mort de honte. J'étais mort de honte. Antonio allait le découvrir, il allait le savoir. C'était lui qui me douchait, il allait le voir. MERDE !
- T'es adorable quand tu perds tes mots !
J'avais les larmes aux yeux tellement j'avais honte ! C'était comme si j'avais pissé au lit … Le liquide coulant contre ma cuisse interne me donnait envie de vomir.
- Lovino ? Ça va ?
Il est entré l'air inquiet et une larme a coulé sur ma joue.
NON NON NON ! LARME TU RETOURNE D'OÙ TU VIENS !
Saloperie … C'était la larme du matin (tu sais, quand tu te réveilles et que t'as les yeux qui piquent), mais avec ma tête ça devait donner l'impression que je pleurais. Mais je ne pleurais jamais !
- Un cauchemar ? m'a-t-il demandé.
J'ai pas osé réagir … C'était loin d'être un cauchemar mais c'était pas non plus un simple rêve …
- Tu peux m'en parler, tu sais …
J'ai secoué la tête.
- C'était pas un cauchemar … C'était …
Je n'ai pas eu besoin d'expliquer plus que ça, c'était un gros pervers, il avait compris par lui-même. De toute façon, je n'l'aurais pas dit, bordel ! Il a mis sa bouche en « O » puis a écarquillé les yeux et a lentement fait glisser son regard vers mon entre-jambe sous la couverture.
- Bah, ça arrive Lovi … À la douche et puis McDo ?
Il conduisait comme un pied, mais c'était parce qu'il était espagnol, je supposais, du coup, j'ai proposé qu'on marche à la place de faire six cent mètres en voiture. Et apparemment, j'avais rencontré plus fainéant que moi.
- Mais Lovino ! Ça fait presque un kilomètre à pied ! Pour aller au Fast Food, c'est anti-sport !
- La ferme, c'est bon pour toi de marcher. Non pas que j'en ai quelque chose à foutre, mais ça garde ton cul ferme. Non pas que j'en ai quelque chose à foutre, mais c'est tout ce que t'as de toute façon …
Il a grogné et laissé tomber sa tête alors qu'il marchait à côté de moi. Il était si proche qu'il était un peu dans ma bulle personnelle. Mais ça ne me dérangeait pas trop, du coup, je crois que je lui faisais confiance maintenant …
La douche avait été rapide … Il avait frotté l'intérieur de mes cuisses rapidement et brusquement, il m'avait lavé la teub (et le cul parce que dans l'humiliation du moment j'avais avoué que je devais chier) comme si de rien n'était, et j'avais eu honte, mais puisqu'il me parlait en même temps de la fois où Gilbert avait mis le feu à ses cheveux, j'étais à l'aise.
Il était plutôt cool en fait …
Mais ça ne faisait que deux jours, je ne pouvais pas encore lui faire entièrement confiance ! Il allait sûrement aller raconter ce qu'il c'était passé à Gilbert ou à un autre de ses tas d'amis ! D'ailleurs ils étaient où ses potes ? Il était super populaire comme gars, il avait plein d'amis, et pourtant il préférait rester avec moi …
- Je vais directement au lit après ça … a marmonné Antonio. Sauf si tu veux faire quelque chose …
- Et pourquoi je voudrais faire quelque chose avec toi, andouille ?
- Parce qu'on est pote, pas vrai ?
Je n'ai pas répondu. On n'était pas pote … On pouvait pas s'appeler des amis, c'était impossible … Il y avait quelque chose de plus et quelque chose en moins … En plus, je n'avais que trois amis, et en les acceptant en tant que tel, je m'étais promis d'arrêter avant d'en avoir de trop et qu'ils se retournent contre moi …
- On n'est pas ami, ai-je dis.
Et je le pensais.
Il n'a pas répondu. Je ne savais pas s'il me croyait ou pas mais je m'en fichais. Je ne voulais pas me mentir à moi-même. On était loin d'être amis, et on ne le serait jamais.
- Regarde, Lolo ! Un nouveau restaurant vient d'ouvrir !
Il pointait du doigt vert un établissement qui ressemblait fortement à un bar avec tous ces néons me frappant la gueule tellement ils étaient fort.
- T'es sûr que- … ai-je commencé avant qu'il ne me pousse à l'intérieur. Hey bâtard ! Je croyais qu'on allait s'engraisser au McDo !
L'intérieur était bien mieux que l'extérieur. Les murs étaient couleur chocolat et la décoration était principalement bleue turquoise donnant un air assez raffiné à l'endroit. Il y avait du monde, c'était bruyant avec le bruit des couverts contre les assiettes et des chaises raclant le sol. Un homme est venu nous voir et nous a conduits à une table pour deux (non sans fixer mes plâtres ce trou du cul).
Antonio retira son manteau sac poubelle, son écharpe bleue et son bonnet blanc pour les poser sur sa chaise avant de venir retirer mon écharpe et mon fedora (ouais, je portais des chapeaux fedora et j'en étais fier !).
J'ai jeté un coup d'œil à la carte, c'était un restaurant mexicain. Ça n'y ressemblait pas pourtant … Où étaient les sombreros ? Essaye d'entré dans un resto italien ici sans être bombarder de décoration touristique …
Du coup, un point en plus pour ce restaurant.
Oh j'allais m'amuser à me transformer en critique gastronomique …
La serveuse est venue nous voir et c'est Antonio qui a commandé en premier.
En espagnol.
Troooop sexy !
J'ai gardé mon âme de fanboy enfermée pour jeter un coup d'œil au menu, qui n'était qu'une simple carte en plastique recto-verso. J'avais envie de voir l'autre côté, mais pour ça, j'allais devoir interrompre Antonio qui discutait avec la serveuse. J'avais pas envie de l'arrêter alors que ses lèvres bougeaient si vite, les sons en sortant si doux et mélodieux …
J'ai soupiré … J'allais me prendre un burrito, c'était suffisamment stéréotypé mexicain pour que je puisse le comparé à ceux du Taco Bell.
La serveuse se mit à rougir et Antonio lui fit un clin d'œil.
Huh ?
Est-ce qu'il flirtait avec elle ?! Il se prenait pour qui ce con ?! J'étais assis là, en face de lui, et il se mettait à draguer une pauvre poufiasse probablement droguée vue qu'elle était mexicaine.
- ¿Y tú Lovi ?¿Qué deseas ?
C'est ça bouffon … fais ton bilingue … Et si je me mettais à te parler en italien tu ferais quoi, eh ? Tu trouverais ça certainement érotique … Mais tu ne pourrais pas me répondre dans la même langue. Moi j'avais fait suffisamment d'espagnol pour pouvoir commander au resto.
- Un burrrrrrito. Ai-je dis en roulant bien mon « r » pour me foutre de sa gueule.
Ça l'a fait rire et il a plissé les yeux en ma direction, une lueur de malice dans ses putains d'orbes émeraude qui capturaient la lumière.
- ¿Y para beber?
- un rrrefrrresco !
J'avais pas vraiment envie d'une limonade, mais j'avais oublié comment on disait « jus » alors …
- ¡Oh ! ¿No quieras un zumo de tomate?
Ah, ouais, c'était comme ça qu'on disait jus de tomate … J'ai remarqué quand même que même son « Oh » était en espagnol … à cause de la ponctuation …
- ¡Si porrrr favorrrr !
La serveuse est partie en me regardant étrangement et Antonio se mit à rire.
- Sérieux Lovino, arrête de massacrer ma langue maternelle …
J'ai dû me retenir d'exploser de rire avant de répondre :
- ¡Olé!
- Mamma mia pizzeria ! a fait Antonio en bougeant inutilement les mains dans l'air.
- C'était une tentative à l'italien ?
- Si, vivo per lei ! Italiano ! Pasta ! Basta ! Bene !
J'ai ricané involontairement, mais fallait avouer que c'était marrant. J'ai souri et il m'a souri en retour. J'étais super à l'aise … J'avouais qu'il n'était pas mon ami mais c'était juste parce que j'avais envie de coucher avec lui … On ne couche pas avec ses amis …
Et j'avais vraiment envie de coucher avec lui …
Qu'est-ce qu'on était dans ce cas ?
J'ai cessé de rire, mais la lueur d'humour dans les yeux d'Antonio n'avait pas disparue, me faisant rire malgré moi. Merde, il était trop mignon … Nos boissons sont arrivées (on avait commandé la même chose) et il s'est mis à me parler des cours, des profs et de ce genre de choses ennuyeuses à lire, mais marrantes pour moi.
Et bah merde, je passais un bon temps ! C'était presque comme ce que j'imaginais être un rencart ! (je suis jamais allé en rencart avec quelqu'un, me jugez pas, c'est pour ça que j'appelle mes ex des ex « petit-copains », on se voyait pas souvent, on s'envoyait des sms et on couchait avant qu'ils ne se barrent tous voir ailleurs parce que j'étais une grosse merde). Mais ceci n'était pas un rencart, juste deux étudiants qui prenaient une bouffe ensemble.
En parlant de bouffe, la voilà qui arrivait. Le burrito avait l'air plutôt pas mal et Antonio avait commandé … euh, une salade ?
- T'es sûr que t'auras assez avec ça ? ai-je demandé en le voyant se rapprocher de moi pour me donner un bouchée de mon plat.
Et bah merde, c'était succulent. Ok, je reviendrai.
- Oh ne t'inquiète pas Lovi, je ne mange pas grand-chose !
- Si tu veux tu peux prendre un peu de mon burrito, j'ai de trop …
Il a secoué la tête en me remerciant.
- Non, je suis … végétarien.
J'ai écarquillé les yeux. Mais … Mais il n'avait pas du tout l'air d'un végétarien ! Je voulais dire que tous les végétariens que je connaissais n'arrêtaient pas d'en parler et de ramener leur fraise avec leur « oh, mais il faut sauver les animaux » et leur « la viande c'est un luxe inutile » … Antonio n'était pas comme ça …
… Il était …
…
… d-différent.
Merde, tout chez ce type me criait qu'il n'était pas comme les autres ! M-mais c'était sûrement une façade, pas vrai ? I-Il jouait la comédie ! Personne ne pouvait être aussi … p-p-parf …
…
Je ne le dirais pas …
Et son végétarisme … Remarque ça expliquait pourquoi il ne voulait pas de mon sandwiche ce midi … Je ne l'ai jamais vu manger de viande en fait … Et la pizza hawaïenne alors ? Je ne me souvenais plus s'il y avait du jambon dessus ou pas … Et il avait voulu m'emmener au McDonald's … C'était pas le repère secret des végétariens ça … Il était trop bizarre … J'étais le plus grand des cons, mais je savais que quelque chose clochait …
- Oh euh … ai-je fait. C'est cool … Sauve des vaches et tout ça …
Il a penché la tête et fixé son plat avant d'y planter sa fourchette. J'ai remarqué que ça n'avait pas l'air super bon … Surtout qu'il n'y avait pas de sauce. Juste du vinaigre et du poivre … Ça pouvait être bon pour lui, mais pas pour moi.
Ainsi a commencé le rituel du repas que nous allions devoir instaurer trois fois par jour. Il me donnait une bouché de mon burrito et puis pendant que je mâchais, il mangeait de sa salade. Inutile de dire qu'il a eu fini avant moi. J'étais trop gavé pour un dessert, alors je me suis étiré. On s'est levé, il m'a mis mon bonnet et mon écharpe.
- Tu peux prendre mon portefeuille ?
J'ai remarqué que je ne l'avais pas insulté de la soirée et j'ai ajouté un « ducon ». Merde, je jurais beaucoup moins, c'était quoi mon putain de problème ?!
- C'est moi qui paye, Lovi ! La serveuse me fait une ristourne pour avoir commandé en espagnol. Tu pourras me rendre la monnaie après le décompte.
- Quelle pimbêche … ai-je marmonné. Je l'aime pas …
Antonio a posé sa main sur ma tête.
- Jaloux Lovino ? me demanda-t-il avant de se pointer du doigt. Ne t'inquiète pas ce corps de rêve n'appartient qu'à un italien.
Il me fit un clin d'œil. Tout mon sang à affluer vers mon visage.
Je ne savais pas si j'étais énervé, flatté ou excité. Alors j'ai fait ce que je savais faire de mieux dans ce genre de situation.
- JE SUIS PAS JALOUX ENFILEUR DE BOULES DE BILLARD !
- Ahahaha~! J'avais jamais entendu cette insulte !
Il a payé et la serveuse nous a donné un gentil sourire avant de nous dire au revoir et à la prochaine. Bon, maintenant, il fallait retourner au dortoir, et j'avais besoin d'une bonne marche pour digérer tout ça …
Antonio faisait pratiquement la conversation à lui tout seul, et avait l'air si heureux de le faire … J'écoutais sans broncher. Tant qu'il ne parlait pas de moi, ça m'allait …
Ça m'allait même très bien …
Ça m'allait même trop bien ! P-pourquoi est-ce que je souriais à ses blagues ?! Elles n'étaient même pas si drôles que ça !
Qu'est-ce que cela signifiait ?!
N-Ne me dîtes pas que je le …
… que je le …
…
… q-que je ne le h-haïssait … p-pas …
J'ai secoué la tête en espérant que c'était juste l'ambiance du moment … Je ne m'étais jamais rapproché de quelqu'un en si peu de temps. C'était presque comme si tout ce qu'il me disait était un peu trop parfait …
Bien trop rapidement, on était devant ma chambre, porte fermée, Gilbert n'était pas là. Antonio y a introduit ma clef et je suis rentré en premier, retirant mes chaussures immédiatement. L'espagnol a refermé la porte derrière nous et s'est approché de moi.
- Il n'est que vingt et une heure, Lolo … Tu veux aller au lit immédiatement ?
J'avais pas envie de mettre fin à cette soirée … J-Je m'étais bien amusé, bordel de merde ! Je me suis mordu la lèvre (aïe) et j'ai posé mes yeux vers mon ordinateur.
- Netflix ?
- Oh oui ! Je peux rester ? Je veux savoir ce qui arrive à Kurt et Finn !
J'ai reconnu la lueur dans ses yeux, vous la connaissez aussi … Il shippait Finn et Kurt … Urgh … Je pensais pas non plus qu'il était aussi fanboy que moi …
- Ils se mettent pas ensemble, ducon, ils sont frères … Finn va-
Il a posé sa main sur ma bouche.
- Me spoil pas la fin, Lovi ! Ça fait longtemps que je n'avais pas apprécié une bonne série télé !
J'ai failli lui dire que cette série courait à sa perte dès la deuxième saison, mais je ne voulais pas tuer son optimisme …
Eh ?
Et pourquoi je ne voulais pas faire ça ? Ça m'avait toujours rendu plus qu'heureux de le voir triste … Je supposais qu'après l'avoir vu sourire aussi souvent, j'avais envie qu'il garde cette expression lui donnant l'air d'un ange sous cocaïne …
- Ok, Lovino ! Je te déshabille, et on se glisse dans le lit ! Il y a moyen de finir la saison une !
Bah merde, c'était vraiment un truc pervers à dire … Et je n'ai rien dit … J'ai pas gueulé, j'étais bien trop choqué par le fait que ça ne me faisait rougir d'embarras au lieu de rougir de rage … Je n'ai même pas relevé le fait qu'il allait se mettre dans le lit avec moi … J'étais trop bien … Même si cela n'allait pas durer et même s'il m'utilisait sûrement pour son plaisir personnel, j'étais bien.
On n'était peut-être pas ami, et on ne le serait jamais, mais …
J'aimais bien ce notre relation au final … Peu importait ce que c'était …
A/N : Oh bah merde, ça fait long tout ça ! J'arrête pas d'allonger cette histoire ! Cela aurait dû être la scène du cinéma, mais ils ont eu un-rencart-mais-pas-un-rencart entre temps …
Bon bah, Glee recommence, il est temps que je me retransforme en fangirl qui déteste sa série préférée ! Mais comme il y a deux nouveaux personnages surnommés « Incest Twins », ça me fait plaisir pour l'instant !
Allez ! Je peux le faire ! Je peux finir cette histoire ! Même si ça va me prendre le reste de mon année d'échange ! Je peux le faire ! Pour le SpaMano !
Désolée que beaucoup de mes personnages deviennent végétarien (c'est que le deuxième xD) mais comme je traine avec beaucoup de végétariens maintenant, je sais à quel point ils peuvent être casse-couille quand ils essaient de me convaincre de devenir comme eux. Sérieux les gars, je n'essaie pas de vous convertir à une autre manière de vivre ! Alors arrêtez ! Non, c'est non !
REVIEW !
PLEASE !
AIDEZ-MOI À VIVRE !
PS : Oli-chan, merci pour tous tes reviews anonymes auxquels je ne peux répondre mais qui me font toujours vachement rire et t'as raison en disant (et je te cite) : « PRUSSE C'EST UN CACA QUI EST TROP MÉCHANT AVEC MATTHIEU QUI, LUI, EST ADORAAAAAABLE ! »
Merci à vous toutes les créatures anonymes (et non-anonymes mais vous pouvez le voir dans mes réponses à quel point je vous aime), vous êtes mon encre !
