Sans rien ajouter de vous laisse avec le chapitre 9 de "sensation". Merci encore de suivre cette histoire ainsi qu'au personnes de passage seulement. Bonne lecture à tous et à toutes.
Rendez vous en bas de page!
CHAPITRE 9
Pour la première fois depuis mon arrivée à Forks, je me réveillais sous la lumière jaune d'un matin ensoleillé. J'ouvris le carreau de la fenêtre et respirais profondément. L'air n'était pas sec mais mon corps réagit naturellement et se réchauffa de l'intérieur. Pourvu que ma journée soit le reflet du beau temps, j'en avais véritablement besoin. Je pris mon temps pour me préparer et ne sortis de la salle de bain que 20 minutes avant l'heure de partir au lycée. Je voulais arriver au lycée au dernier moment afin d'éviter de rencontrer Thibault ainsi qu'Alice et Edward. Jennifer m'obligea à prendre un petit déjeuner bien que lui ayant assuré ne pas avoir faim, ce qui pour le coup me mis en retard.
A l'heure du déjeuner Angela et moi rejoignîmes, Jessica, Savannah, Kelly et Eric qui étaient déjà installés. Les garçons n'étaient pas encore arrivés mais j'avais déjà un nœud à l'estomac à l'idée de voir arriver ce débile de Thibault. Je n'avalerais rien de mon repas, je crois.
« Salut les filles ! Entendis-je Mike s'exclamer derrière moi.
« Sympa pour moi ! Rétorqua Eric en souriant.
Mike fit le tour de la table et serra Eric dans ses bras.
« Tu sais bien que tu es ma chouchoute ! » Minauda t il en lui claquant une bise.
Eric s'essuya rapidement la joue, l'air écœuré qu'il affichait fit rire tous le monde moi compris. Les garçons s'installèrent et je ne vis pas Thibault. Je ne fus pas la seule à le remarquer car Jessica s'empressa de demander à Mike où il était. Thibault avait appelé Ben pour lui dire qu'il ne viendrait pas au lycée de la semaine sans donner plus d'explications. J'espère que ce n'est pas de ma faute songeai je en jetant un coup d'œil à la table du fond. Mais celle-ci était déserte, il n'y avait personne, ce qui m'inquiéta d'autant plus.
«Ils ne sont pas là » Me murmura discrètement Angela.
Les autres ayant repris leur conversation je rapprochais ma chaise de celle d'Angela.
« Et ca arrive souvent qu'ils soient tous absent en même temps ? » Lui demandai intriguée.
« Dés qu'il fait beau à vrai dire. Eux et leurs parents partent en "randonnée éducative" selon le docteur Cullen. Ce serait soit disant une approche plus ludique des sciences naturelles. »
Notre échange avait du parvenir aux oreilles d'Eric car il bougonna que certain avait de la chance d'échapper à l'interro de math. Angela se mit à lui donner des techniques de mémorisation ce qui conclu le sujet des Cullen. Alice m'avait parlé de leur journée camping, mais de là a ce que leurs cours leurs soient dispensés, c'était bizarre.
Le lendemain le beau temps, enfin ce qu'on pouvait considérer comme du beau temps à Forks, était au rendez vous, les filles avaient sorties leurs plus belles robes ou mis les débardeurs les plus courts de leur garde de robe et les garçons étaient en tee shirts et bermudas à croire qu'il faisait 28 degrés alors qu'on avait à peine 20 degrés. Même les ouvriers avec leurs marteaux piqueurs nous faisaient partager leurs torses velus. Beurk !
Comme le veille aucun Cullen à l'horizon, ni de Thibault. Il semblerait que mon souhait de tranquillité et calme ai était entendu, bien que je devais avouer qu'une petite partie de moi désirai voir l'Adonis aux cheveux cuivré. L'attirance que je ressentais pour lui était irrationnelle étant donné l'accueil dont il m'avait gratifié. Mais à sa décharge je lui étais reconnaissante de m'avoir fourni une porte de sorti lundi face à Thibault, je me demandais encore pourquoi il était intervenu d'ailleurs.
...
Ce n'est que jeudi que l'emplacement de parking des Cullen était occupé par la Volvo sur laquelle était adossé Edward et Jasper. Alice me fit signe de les rejoindre. Mes joues s'enflammèrent à la seule pensée de devoir faire face à Edward, c'était de pire en pire.
«Salut Mélanie, tu vas bien ? »
Une question toute simple pour laquelle je dois réfléchir avant de répondre, voila comment je vais, me lamentai je intérieurement.
« Ca va. Répondis-je le plus naturellement possible.
Alice enchaina en me confirmant qu'ils étaient partis faire du camping dans la vallée d'Olympic, et qu'Emmet, Rosalie et ses parents y étaient restés plus longtemps pour y étudier la faune sauvage des environs. Je me doutais que si Alice avait voulu partir Jasper ne l'aurai pas laissé rentrer seule, à moins qu'elle lui ai ordonné de rentrer avec elle, ce qui ne me surprendrait pas de sa part, Alice doit être une espèce de lutin autoritaire des fois pensai je. Posant mon regard sur Edward, ses lèvres tressaillirent comme si nous avions partagé la même plaisanterie. Je me surpris à rougir sans raison apparente dans la mesure où il était impossible que ce soit le cas, l'avais je dis a voix haute ? Non, impossible me rassurai je. Voyant qu'Edward me regardait toujours je baissai les yeux, j'aurais voulu trouver un trou de souris et m'y engouffrer plutot que de le laisser voir à quel point il me déstabilisait. L'heure de gagner les cours était venu, Alice accrochée au bras de Jasper me héla qu'on se retrouvait au déjeuner en passant les portes du lycée. Sans même se dire que ce serait cool d'attendre son amie ou autre idée emmener son frère avec elle peut être?! Edward tardait à suivre le pas, et me regardait l'air intrigué voir curieux ce qui me mis mal à l'aise. Bien qu'il soit un délice pour les yeux, il avait suffit qu'il revienne pour me démonter le moral. C'est en baissant la tête, que je passais entre lui et une voiture tentant de ne pas me laisser guider par mes yeux qui me suppliaient de le regarder. A la place ce fut une délicieuse et enivrante odeur qui vint taquiner mes sens. Tentant d'identifier cette fragrance il ne s'agissait pas de parfum mais bel et bien de son odeur. Ce garçon est un piège à lui tout seul.
...
La salle de réfectoire fourmillait d'élèves comme d'habitude et les groupes étaient déjà rassemblaient, mais aujourd'hui je me dirigeaiS vers la table du fond, vers le no man's land. La tablée avec qui je partageais habituellement ma pause se décomposa en réalisant où j'allais, sauf Angela auprès de qui je m'étais excusé pour lui faire faux bond. Jasper et Alice était cote à cote se parlant à l'oreille comme 2 amoureux qu'ils étaient. A l'autre bout de la table Edward réduisait un morceau de pain en miette. Je n'étais pas encore assise qu'Alice la pile électrique se mit en route.
«Il faut absolument que tu viennes voir ce que donnent les meubles et la décoration dans ma chambre. On forme une équipe de choc et de charmes toute les deux, s'exclama t elle.
« Wouah ! Ca a était rapide ! » M'étonnai je.
« J'ai eu les arguments pour trouver de l'aide, s'amusa t elle de taquiner Jasper, et tout est une histoire d'organisation et de timing. » Dit elle convaincue.
Jasper sous ses airs torturés sembla sourire à la réponse de sa petite amie et l'éclat dans ses yeux confirmait l'amour qu'il portait à Alice.
Alice devait être une sacré chef de chantier car ça ne faisait pas 7 jours que nous avions était à Port Angeles et elle venait de revenir de 2 jours de camping. Soit elle c'était une magicienne, soit elle ne dormait jamais, songeai je.
Edward devait être plongeai dans ses pensées vu l'air concentré qu'il avait en s'appliquant à détruire le contenu de son plateau. Alice s'excusa en disant qu'elle devait passer au secrétariat pour remplir des papiers et se leva souplement suivit de Jasper. Ce dernier jeta un rapide coup d'œil à son frère qui lui adressa en retour un signe du menton. Je songeais à la possibilité de prendre mon plateau et déguerpir, mais c'était sans compter sur mon éblouissant voisin de table.
« Tu es bien rentré lundi ? » S'enquit il en plongeant ses yeux dans les miens.
Sa question me surpris et me replongea dans l'état émotionnel du lundi en question. La fuite avait était ma seule idée avant que l'Adonis qui se tenait en face de moi ne vienne…Vienne faire quoi d'ailleurs ? Songeai-je.
« Que c'est il passé après que je sois parti ? » Lui demandais un peu vivement.
« Une question en guise de réponse. D'accord ! » Souria t il
« Désolé, oui je suis bien rentré comme tu peux le constater. Répondis-je. Et je suppose que je te dois des remerciements. »Bredouillais je gênée.
« Me remercier de quoi ? Je me suis contenté de venir te chercher. Alice t'attendait » Répondit il son sourire ayant disparu et poussant son plateau au centre de la table.
« Peut être, mais merci quand même. Tu m'as été d'un grand secours. » Avouai je sincèrement.
Notre échange était civilisé, chose à laquelle je ne m'attendais pas, après notre précédente rencontre, j'avais des raisons d'en douter en même temps. Je ne ressentais plus d'animosité de sa part, il paraissait curieux, mais pas de la même manière que l'avaient été les autres élèves.
« Je peux te demander se qui se passe entre toi et Thibault ? »
Sa question me mit mal a l'aise, rien qu'en m'imaginant avec Thibault. La bile me remonta carrément au souvenir de la soirée au TBM, l'odeur d'alcool, la moiteur de sa chemise…
« Strictement rien. Et il n'y aura jamais rien » Dis je en détruisant le monticule de gelé posé dans sa coupelle en plastique ne voulant plus y penser.
Bien que je n'attende pas de réponse à ma dernière phrase je regardais dans la direction d'Edward pour voir s'il m'avait entendu. L'expression que son visage présentait ressemblait à celle qu'il avait eu le lundi à la sortie du gymnase, mais puissance 10. La cuillère pleine de gelée que je tenais à la main tomba sur mon plateau. La panique s'empara de moi ne sachant pas ce qu'il se passait. Pourquoi Edward avait il changé d'humeur soudainement ? Que se passe t il dans ta tête Edward Cullen?. « Euh. Au faite tu lui as fait quoi à Thibault ? Parce qu'il n'a pas remis les pieds au lycée depuis. Essayais-je d'enchaîner un sourire dans la voix pour détendre l'atmosphère.
Il redressa la tête en évitant toujours de me regarder.
« Pas assez ! » Trancha t il.
Sans cérémonie il prit son sac et sorti rapidement par la porte menant vers l'extérieur. Venait-il vraiment de me planter là ? Je rêve !
Une fois hors de vue, l'endroit où j'étais repris vie et je remarquai que la cafétéria c'était vidée de ses élèves. Je me débarrassais négligemment de mon plateau et courrais à mon prochain cour. Le tempérament lunatique d'Edward commençait à me fatiguer.
...
La veille du week end était enfin là, mais l'euphorie général ne m'atteignait pas. Je devais être la seule qui ne s'en réjouissait pas, car ça signifiait 2 jours entiers sans voir un certain bellâtre aux cheveux cuivré. En regardant le tabouret vide à coté de moi, je me rappelais l'effort qu'il avait fourni pour se tenir le plus éloigné possible, comme si être à coté de moi l'aurai brûlé. Je jetais un coup d'œil à la porte dans l'espoir de le voir arriver. Son comportement vis-à-vis de moi me dépassait complètement mais j'y voyais comme un défi de découvrir qui était le vrai Edward Cullen. Mr Banner finissait d'installer les microscopes et une boite de lamelle sur chaque table quand Edward fit son apparition. Chaque fois que je le voyais l'effet était immédiat, son teint d'albâtre, sa démarche gracieuse et nonchalante le spectacle était saisissant. Me concentrant sur mon polycopié, mon partenaire de labo tira le tabouret voisin et s'y installa. Mr Banner ferma la porte et commença à nous expliquer en quoi consisterai le TP d'aujourd'hui. Nous devions identifier les différentes étapes de la mitose à laquelle étaient mises les racines d'oignons qu'elles refermaient et le mettre dans le bon ordre, sans aide de nos livres et en 20 minutes. Il ne faudrait pas plus de 10 minutes pour que j'y parvienne dans la mesure où j'avais eu à faire cet exercice dans mon ancien lycée. M'emparant d'une des lamelles je la disposais sur le microscope, et me tournais vers Edward qui me regardait, un léger sourire étirait son visage parfait, je le regardais comme une idiote.
« Tu veux commencer ? » Parvins-je à demander sur la réserve.
« Les dames d'abord. » Répondit-il poliment.
Sa main effleura la mienne lorsqu'il poussa le microscope vers moi alors que je le tirais, ses doigts étaient glacés. Je retirais ma main d'un geste vif, ce contact m'avait brûlé comme une décharge électrique.
« Vas-y ! » Marmonna t il en retirant sa propre main aussitôt.
J'étudiai rapidement la lamelle et en déduisit le stade de mitose.
« Prophase » Dis-je.
Lorsque je voulu noter ma réponse, c'est Edward qui avait le polycopié sous le bras. Il avait déjà noté ma réponse d'une écriture nette et élégante alors que je ne l'avais pas vu esquiver un mouvement. Il positionna habillement la seconde lamelle, pour laquelle il fit un examen encore plus rapide que le mien.
« Anaphase, annonça t il en écrivant.
« Je peux vérifier ? » Demandai d'une voix neutre
Avec une moue narquoise il fit glisser l'appareil vers moi. Je m'empressai de vérifier. Bon sang, il a raison !
« C'est l'anaphase. » Confirmai-je.
Ce qui ne l'avait pas empêché d'avoir déjà noté la réponse.
« C'est ce que j'ai dis. »
Je mis la dernière lamelle qui grinça lorsque je la coinçais sous les 2 morceaux métalliques de l'appareil. Et essayais d'être aussi brève que possible.
« Interphase, pronostiquai je. Tu veux vérifier ? lui demandai je en lui cédant le microscope.
« Je te fais confiance » Lança t il en ayant encore une fois déjà noté la réponse.
Nous avions terminé bien avant les autres, ce qui nous laissait tout le temps pour… pour rien faire ! Bien que l'Apollon qui me servait de partenaire de labo avait l'air de bonne humeur je ne voulais pas tenter de lui provoquer une autre crise de calcaire. Je risquais un rapide coup d'œil vers lui et constatais qu'il me regardait d'un air sceptique.
« Je crois que c'est à mon tour de te faire mes excuses pour mon comportement d'hier. Je me suis senti mal et j'ai préféré sortir prendre l'air. » Expliqua t il ne me lâchant pas du regard.
Détournant la tête je mis un moment avant de répondre. Il avouait donc que son comportement avait était bizarre ce qui signifiait que d'ordinaire il n'abandonnait pas les pauvres filles seule dans une cafeteria. Mais son histoire de « je me sentais mal » ca ne tenait pas la route.
« Excuse acceptée. » Le rassurai je d'un ton neutre ne voulant pas poursuivre.
S'il voulait que nos rapports restent cordiaux, il ferait bien de se trouver des excuses plus logiques.
« Promis ! » Cru je entendre de la voix velouté de mon voisin de paillasse.
Je tournais la tête vivement vers Edward
« Tu m'as parlé ? » Lui demandai-je intriguée.
Edward passa sa main droite dans ses cheveux désordonnés et affichait un air contrit.
« Non. » Répondit il.
Je me remis à gribouiller sur mon cahier, complètement chamboulée par ce qui venait de se passer. Ou plutôt ce que j'avais cru qu'il s'était passé. J'aurai pu jurer l'avoir entendu répondre à ma pensée.
« Pour quelle raison est tu venue d'installer à Forks ? » Me demanda t il tout à trac.
Seule Alice me l'avait demandé et il fallait que ce soit sexy Cullen qui me pose la question maintenant. En songeant à quelle réponse lui donner, je me sentis gênée d'évoquer cette partie de ma vie avec lui.
Mon malaise vis-à-vis d'Edward refaisait surface. Je ne tournais vraiment pas rond.
« Mésententes familiales entre autre chose. C'est compliqué. » Me contentai je de répondre.
Edward eu un air intrigué. Peut être était ce ma réponse qui ne lui convenait pas. Je n'eu pas le temps de le découvrir car Mr Banner s'approcha pour relever notre copie. Celui-ci eu le culot de sous entendre qu'Edward avait tout fait seul. Je du lui dire que j'avais déjà étudié le sujet le semestre dernier et que ce TP n'avait pas été difficile. Edward ajouta que j'avais identifié 3 des 5 lamelles. Le prof prit le polycopié en admettant que nous étions donc un binôme efficace. Pendant que Mr Banner donnait l'explication sur les différentes étapes de mitose, je tentais d'ignorer mon voisin en passant et repassant sur la date du jour au stylo jusqu'à en faire un trou dans ma feuille. Je me permis un coup d'œil rapide et fut surprise qu'il soit en train de m'observer. Son air intrigué avait une fois encore cédé la place à une autre expression, celle de l'agacement.
Lorsque la cloche retentit enfin, Edward se sauva aussi vif et gracieux que le lundi. Une fois qu'il eu franchit la porte je mis la tête dans mon bras épuisée par l'heure qui venait de s'écouler.
Pendant l'heure du repas, Alice s'appliqua à me décrire le moindre détail de sa chambre. Elle décréta, au bout d'un bon quart d'heure, que je devais venir la voir de mes propres yeux samedi pour admirer son chef d'œuvre. Son enthousiasme me fit accepter, bien qu'il me faudrait affronter ma sœur. Sur ce coup là il était hors de question de lui servir un mensonge.
Après le dîner, Jacob sortit installer les chaines à neige sur la BMW de ma sœur bien que la météo n'en avait pas fait mention, il avait rétorqué qu'il le sentait. C'est donc calé dans le fauteuil vert fané que je me lançais à aborder mon après midi chez Alice. Jennifer venait d'allumer un feu dans la cheminée qui commençait à crépiter.
« Tu n'as pas besoin de moi demain ? » Commençais-je pour prendre la température.
Étendu sur le canapé Jennifer avait le nez dans un magasine people.
« Non. J'ai un remplissage pour Mme Newton à 10h et j'embraille direct après avec un nail art pour Caroline Stanley. Tu sais la grande sœur de Jessica. Donc, tu auras la maison à toi toute seule. » Fini t elle.
« Ça ne pose pas de problème si je sors ? Demandais-je. Mais je serai de retour pour 18h. Ajoutai-je immédiatement.
Relevant le nez des pages de son magasine, elle me jeta un regard interrogateur.
« Et tu compte faire quoi demain ? »
Fallait que je me jette à l'eau et puis ce n'est pas comme si je partais me marier à Las Vegas non plus.
« Alice m'a invité chez elle, pour me montrer la nouvelle décoration de sa chambre. » Dis je tentant d'être sur de moi.
Jennifer se redressa sur le canapé pour poser son magasine, ce qui annonçais une sérieuse discussion.
« Y a que toi pour me faire des trucs pareils. Dit elle désappointée. Je croyais que tu rêvais d'une petite vie tranquille et au lieu de ca tu te mets sous les feux des projecteurs. »
Son ton accusateur me pris de court. J'en restais sans voix. Ma sœur due se rendre compte d'être allé trop loin car elle prit la place du canapé la plus proche et posa sa main sur mon genoux en signe d'excuses.
« Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Mais je croyais que tu avais saisi ce que Jacob et moi t'avions dit. Les Cullen ne sont pas comme les autres c'est l'une des raisons qui fait qu'ils ne s'intègrent pas. Tu comprends ? Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être. Méfies toi des apparences. » S'inquiéta elle.
Son attitude me toucha, elle voulait seulement mon bonheur.
« J'ai bien entendu ce que vous avez dit. Mais ce n'est pas suffisant… »
Jacob, ouvrit la porte d'entrée faisant rentrer un vent froid dans la maison. Jennifer qui me tenait toujours le genou me le tapota gentiment.
«Je ne peut rien t'interdire, tu est presque majeure, je ne suis que ta grande sœur et j'espère ne pas me tromper en faisant confiance à ton instinct. Dit-elle en fouillant dans mes yeux la moindre trace de doute. Par contre, repris t elle, on doit en parler à Jacob. »
C'est sur cet entre fait que Jacob s'installa sur le canapé armée de la télécommande dans une main et d'un sandwich de l'autre.
« Me parler de quoi ? » Nous interrogea t il.
« Mélanie est invité chez les Cullen demain. » La voix de Jennifer restait ferme mais je pouvais relever une appréhension.
« Je te demande pardon ? » S'énerva t il en renversant son sandwich.
Le ton de sa voix me fit frémir.
« Alice m'a invité chez elle, c'est tout. » Répondis-je en regardant ma sœur, trop impressionné pour regarder Jacob.
Voyant que je cherchais de l'aide auprès de ma sœur, Jacob bondit sur ses pieds.
« Et toi, tu ne dis rien ? » Lui demanda t il furibond.
« Tu voudrais que je dise quoi de plus Jack, hein ? Rétorqua t elle sèchement en se levant elle aussi. Je lui ai dit ce que je pouvais lui dire sans froisser qui que ce soit, dit elle en mimant les guillemets. Et je lui fais confiance. »
« Tu quoi ? Tu lui fais confiance, je rêve là. On parle bien de la même chose ? Rassures moi ! »S'écria t il au bord de la crise de nerfs.
Je me levais de mon fauteuil moi aussi, mon sang bouillonnait de colère face à la façon que Jack avait de parler à ma sœur.
«Lui parles pas comme ça, Jacob. Je sais choisir mes fréquentations toute seule ! » Ripostais je me plaçant au coté de Jennifer.
Jacob serrait les dents à s'en faire ressortir les os de la mâchoire ce qui lui donnait un air menaçant qui me mit la chair de poule.
« Restes derrière moi. » M'ordonna Jennifer en tendant son bras pour me barrer le passage.
« Je ne t'aurai pas cru docile au point de céder le moindre caprice à ta sœur. Surtout pour ces…Cullen. » Le ton employé était mesquin et médisant.
« Des caprices ! M'écriai-je
Jennifer me fit reculer en me poussant avec son bras. Elle ne lâchait pas des yeux Jacob qui semblait souffrir de spasme nerveux, son corps était secoué de tremblements.
« Je dis simplement qu'aucun événements récents ne laisse présager quoique ce soit. » Expliqua Jennifer sur un ton calme.
Je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. Jacob semblait devenir fou et ma sœur se contenta de lui parler calmement me tenant en retrait.
« Tu attends qu'un événement se produise pour t'inquiéter ? » Siffla Jacob entre ses dents.
« Mélane, monte te coucher. » M'ordonna t elle une nouvelle fois.
« Je ne suis pas une enfant qu'on envoie dans sa chambre, cette affaire me concerne semble t il ! » M'emportais je lassée qu'on me traite comme ça.
« Ce n'est pas le moment de nous chier un pendule, Mélanie. Monte dans ta chambre. » Trancha t elle violemment en me lançant un regard sans appel.
Choquée par son ton et surtout par l'éclat de colère dans ses yeux, je lançais un dernier regard vers Jacob qui lui fixait ma sœur toujours secouer de spasmes, et grimpais à l'étage et claquai la porte de ma chambre. Je tendis une oreille pour recueillir quelques miettes de leur conversation et essayer de comprendre ce qu'il se passait, mais abandonnais aussitôt. Je tentais de m'étendre mais me relevais de suite après pour m'asseoir à mon bureau pour ensuite me relever et regarder par la fenêtre. Dehors une fine pluie tombait, ce qui promettait du verglas. Comment en ai ton arrivé là ? Je prévenais juste que demain j'avais des projets. Mais dés que l'on aborde les Cullen la guerre est déclarée. C'est quoi le problème avec eux ? J'ai la désagréable impression que quelque chose m'échappe et qu'on cherche à me cacher une information capitale. Capitale, au point de mettre Jacob dans un état effrayant. La réaction de Jennifer avait été de m'écarter, comme si Jacob aurai pu me faire du mal ! Qui a-t-il de si dangereux chez les Cullen qui pousse Jennifer et Jack à s'affronter si violemment pour une petite journée avec Alice ? J'en étais là dans mes réflexions lorsque la lumière extérieure s'alluma. Jacob l'avait déclenché en courant, pieds nus ?! Qu'est ce qui lui prend de sortir comme ca sous la pluie. Je le vis s'engouffrer dans les bois lorsque j'entendis la porte de la chambre de Jennifer se claquer.
Après la colère et la crise d'adolescente que je venais de lui faire, je me sentais minable. Elle avait simplement joué son rôle de grande sœur, jusqu'à se disputer avec Jacob. Je ne suis qu'une égoïste. J'allais frapper à sa porte mais la seule réponse obtenue fut des sanglots étouffés. Je tournais la poignée dans l'espoir d'entrer pour me fondre en excuse mais la porte était verrouillée. Je fis donc mes plus plates excuses à une porte qui resta close et n'entendis aucune réponse.
Je fus incapable de répondre quoi que ce soit, seuls mes yeux était opérationnels, tous mes autres sens avaient désertés le navire. Je m'imprégnais des yeux topazes qui semblaient pouvoir lire en moi. Une alarme intérieure se fit entendre au loin et d'instinct je tentai de me protéger d'une intrusion. Mais laquelle ?
La case review est toujours là pour vos commentaires, pas que je quémande (quoique! Lol!) mais il est vrai que j'ai l'impression de publier cette histoire dans le vide des fois et il m'arrive de me sentir toute seule derrière mon écran, SNIF, SNIF! (mini bouille triste!)
Ennnfiiinnn bref! Il m'en faut peu pour être heureux. Très peu pour être heureux... tulututututututuuuuu...
Bonne soirée et à trés vite pour la suite! ;-)
