SylvaniaSnape : Merci ! A ce propos, avec Dark-Cape, on est en train de vous préparer une fiction écrite à deux aux petits oignoooons

Tralapapa : Hé non, le désir ne fait pas tout ça c'est certain

Silverbutterfly209 : Snape mérite le bonheur, ça je suis bien d'accord et je crois que tous les fans de HP se rejoignent sur ce principe. Le canon est douloureux.


Chapitre 10

Harry s'était précipité en dehors de la salle de classe, à la suite d'Hermione, mais il n'était pas parvenu à la rejoindre assez rapidement. Talonné par Ron, le château entier semblait s'être ligué contre lui. Les escaliers avaient refusé de suivre sa route, des portes s'étaient claqué sous leurs nez, juste suffisamment pour laisser le temps à la jeune femme de filer.

C'était incompréhensible. Poudlard n'avait pas agit ainsi depuis le retour de leur professeur de potions !

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda Ron, dépité.

_ Allons dans les jardins, j'ai une idée. »

Les deux garçons dévalèrent l'entrée principale, inquiets.

« Tu crois que c'est vrai alors ? Hermione désire… Snape ?! Mais c'est impossible. Souffla le rouquin.

_ Ce n'est peut-être pas du désir comme on l'entends. Hermione s'est beaucoup battu pour le libérer et il est possible que son envie la plus profonde soit son intégration. Tu l'as entendu, il lui a dit qu'il savait qu'elle voulait qu'il soit le nouveau professeur de DFCM…

_ Oui… Oui, c'est vrai, admit Ron. »

Harry soupira en prenant en main son balai. Il ne croyait qu'à moitié à ce qu'il disait lui-même. Il fallait absolument qu'il parvienne à parler à son amie, qu'il l'aide, elle devait être bouleversée. Harry et Ron s'envolèrent au sein du château, prenant garder à se cacher des nombreuses fenêtres qui trahiraient leur présence aux yeux de tous. Ils n'avaient pas le droit de traîner dans Poudlard en dehors des cours, et encore moins de se balader dans les airs, mais les interdits ne leur avaient jamais fait peur.

Petit à petit, ils se hissèrent jusqu'à la tour les amenant aux dortoirs des préfets. Ron, placé derrière lui, n'arrivait pas à se hisser jusque en haut, caché par les multiples feuillages.

« Tu vois quelque chose ? Demanda-t-il en chuchotant. »

Ron n'eut pas de réponse, et ne pouvait voir l'expression figé de Harry. Il était planté devant sa fenêtre, et y voyait Snape et elle, assis côte à côte. Elle paraissait énervé, jusqu'à ce qu'il lui montre la poche de sérum qui était relié à son bras.

C'était la première fois qu'il voyait le maître de potions ainsi. Il avait l'air désolé et tellement abattu. Il semblait essayer de la convaincre de quelque chose et soudain, Hermione lui donna un baiser.

Harry fut si surpris qu'il tomba de son balai en un cri de stupéfaction. Ron l'appela, paniqué et le rattrapa in extremis avant qu'il ne s'éclate sur le sol.

« Harry ! Harry, qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il en atterrissant.

_ J'ai perdu l'équilibre.

_ Mais…

_ J'ai perdu l'équilibre je te dis ! »

Le rouquin suivit son ami, un peu abasourdi par sa réaction vive. Cette fois, ils arrivèrent à atteindre la tour des préfets et tombèrent sur Snape sortant de la chambre d'Hermione.

Ron se figea tandis que Harry lui lança un regard des plus singuliers. Il perçut le maître des potions, stoïque, imperturbable, soutenir sa fixation et lui ôter un nombre de points démesurément élevé sans justification.

Alors qu'il s'éloigna d'eux, Harry resta pétrifié quelques secondes. C'était comme s'il ne s'était rien passé. Il n'avait pas l'air énervé, pas plus que gêné ou agité. Non, il semblait si apathique ! Comment pouvait-il l'être après qu'Hermione l'ait embrassé ?

Oh mon Dieu Hermione !

Harry se précipita dans la chambre et vit la jeune femme debout, au milieu de sa chambre, discuter avec Ron. Elle semblait normale, elle aussi. Comment le pouvait-elle ? L'avait-il humilié ? Impossible au vue de l'expression de son visage.

Oubliéter peut-être ? Il espérait que non. Silencieux, il préféra se taire sur ce à quoi il venait d'assister, de peur que son amie ne se braque.


Hermione s'agitait de plus en plus. Lorsqu'elle passait dans les couloirs et tombait sur son professeur, elle ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'oeil discrets vers lui en bloquant sa respiration. Parfois, il la suivait discrètement du regard et ils se frôlaient sans un mot.

La jeune femme trouvait son attitude des plus immatures. Elle n'avait plus 14 ans, les amourettes de gamine n'étaient plus de son âge ! Alors elle faisait comme si cela ne l'atteignait pas et s'efforçait de faire son travail correctement en classe.

Agacée, elle soupira d'aise en se blottissant dans sa cape tout en observant le paysage au dehors depuis sa fenêtre. C'était la seule chose qu'elle s'était autorisé à garder de lui, surtout lorsqu'elle avait manqué de casser sa pensine musical de rage en entendant « Embrasse-moi idiot » après un de ses cours. Elle avait préféré lui rendre le reste de ses affaires, mais sa cape…

Elle était spéciale. Elle espérait qu'il l'ait oublié et qu'il ne la réclame jamais.

Lorsqu'elle y entrait et qu'elle fermait les yeux, elle avait l'impression de se trouver au coeur d'une étreinte chaude et réconfortante. Son odeur imprégnait toujours le tissu et il lui semblait sentir ses bras entourer son corps entier.

Son seul moment de réconfort dans ses journées qu'elle trouvait de plus en plus monotones.


Snape était assis derrière son bureau et posa sa plume sur ses copies en se massant les tempes. Il n'arrivait plus à se concentrer plus d'une demi heure d'affilé depuis quelques temps. Il se leva prestement et tourna en rond comme un lion en cage.

Ce genre de choses ne lui était jamais arrivé. C'était comme s'il lui manquait quelque chose… Snape se posta alors devant ses chaudrons et posa ses deux mains à plat sur la table en fixant les ingrédients devant lui.

Il ferma les yeux et repensa soudainement à Granger, à cet incident de l'autre jour et à ces regards bizarres qu'elle lui adressait.

Que lui arrivait-il ? Et puis, il ne pouvait pas aller la voir pour en discuter, il était encore sous Vérita Serum, c'était beaucoup trop risqué. S'il n'était pas sous l'influence de cette maudite potion, il pourrait au moins essayer de l'éloigner de lui ! Mais il n'avait même pas trouvé la force de la rabrouer lorsqu'elle l'avait embrassé. A cette pensée, il effleura sa bouche en se demandant toujours si tout ça ne s'était pas passé dans sa tête. Il s'était contenu pour ne pas fondre sur elle ce jour-là et il tentait de ne pas trop y penser. Il avait trop honte.

Lui, embrasser une élève ? C'était si inconvenant, et encore plus cette étudiante en particulier. Elle faisait partie du trio d'or par Merlin !

Le maître des potions grogna dans le vide en secouant la tête. Il fallait qu'il se change les idées ou il perdrait vite les pédales.


Hermione sursauta et jeta la cape loin d'elle avec précipitation lorsqu'elle crut sentir les pans frôler son cou avec la sensation d'un baiser volé.

D'accord, il fallait vraiment qu'elle arrête maintenant ! Elle se faisait des films, et elle commençait à devenir bonne à interner !

Sans plus de réflexion, elle se leva, se saisit du vêtement et traversa les couloirs sans même se préoccuper de l'heure tardive. Il fallait qu'elle rende ce truc, il fallait qu'elle oublie. Voilà. C'était une idée parfaite ça, oublier. Oublier que Snape représentait son cupiditatem, oublier ces soirées à discuter, oublier sa voix l'appelant par son prénom, oublier ses sarcasmes, son ton cassant, ses mains, son parfum. Oublier.

Elle se dirigea vers les cachots, résolue. Il était très tard, plus de 23h, elle doutait qu'il soit encore là alors elle déposerait cette chose où elle l'avait trouvé et en repartirait avec plein de bonnes résolutions.

Pourtant, lorsqu'elle y pénétra, elle se figea.