Titre : Errare humanum est, perseverare diabolicum.

Disclaimer : Les personnages et lieux de cette fictions appartiennent à J.K R.

Le titre est une phrase de Sénèque (vous allez le voir fréquemment, je pense) qui a toute son importance dans cette fiction ! Je sais que le titre peut paraître long et un peu pompeux mais cela est nécessaire et puis, je n'ai pas envie d'en changer maintenant que la fiction est lancée !

Rating: ça n'a pas tellement changé depuis le premier chapitre, si ?

NDA : Je remercie les personnes qui m'ont ajoutée dans leur favoris/alertes ainsi qu'à ceux qui m'ont laissés des commentaires sur les chapitres précédents ! Je ne réponds pas souvent aux Rewiews (presque jamais plutôt…) mais cela m'encourage et me permet de continuer cette fiction, alors merci infiniment ! D'ailleurs, je viens de remarquer qu'il était interdit de répondre aux Rewiews sur les chapitres, je répondrai donc sur mon profil pour les non-inscrits, merci.

Je ne prends pas en compte les tomes d'Harry Potter à partir de la fin du tome 5. Mais il y a risque de spoiler sur tous les tomes d'Harry Potter.

P.S : C'est perseverare diabolicum, au lieu de persevare…

NDA2 : Je sais que vous devez m'en vouloir à moi et à mes délais aussi anarchique et aussi long, mais croyez-moi, je ne ressentais plus trop l'envie d'écrire soit par flegme, soit par manque de motivation. Et puis, je ne sais pas pour vous mais moi j'ai été pas mal occupé en cette fin d'année et je n'avais plus tellement l'esprit aux fanfictions. Cependant je vous rassure, je terminerai mes fictions avant de disparaître complètement …

De plus, nous arrivons au terme d'Errare. La preuve, nous en sommes déjà au chapitre 10 alors que je compte m'arrêter à 12 !

Sur ceux, je vous souhaite donc une bonne lecture.

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« Perdant son sang-froid et de longues années d'éducation de Sang-Pur, Quintus Fabius se releva brutalement, laissant la tête de son père heurter le sol dans un bruit sourd avant de prendre son visage entre ses mains et de hurler de toute la forces de ses poumons. »

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Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'incident en retenue. Harry avait recouvré une apparence normale grâce aux bons soins de Madame Pomfresh mais avant cependant du tout avouer au Professeur Dumbledore, la fiole de potion d'Animagus tournoyant entre ses doigts, accompagner d'une lueur de malice enfantine avait suffit à tout lui faire avouer. Il pensait sincèrement se faire renvoyer après cela mais étrangement les yeux bleus du Directeur s'étaient mis à pétiller avec une intensité peu commune, même pour lui, et Harry en avait été grandement étonné. Comme si, Albus Dumbledore avait été au courant de tout depuis le début et qu'il attendait juste le moment adéquat pour le faire savoir. A moins qu'il n'attende juste qu'Harry se confie à lui, le jeune Animagus ne saurait le dire.

Néanmoins, il l'avait tout de même félicité, l'informant que son père également avait réussit à faire une transformation Animagus complète lors de ses années à Poudlard. Harry aurait tellement aimé être un cerf aussi mais il revint sur sa décision lorsque que le Professeur Dumbledore l'informa que Lily Evans avait tout aussi bien réussit lors de sa Septième Année et que son Animagus était… Un chat.

Cela faisait un point en plus pour sa mère et il n'allait pas renier son héritage magique. Après tout un chat, c'est mignon et même plus qu'un cerf.

Harry n'avait pas revu Quintus depuis le scandale dans La Gazette du Sorcier. Il faut dire que cette nouvelle avait fait polémique et qu'il était maintenant détesté de plus de la moitié des membres de sa Maison, bien qu'il ne soit pas impliqué directement dans l'affaire, La Gazette n'avait fait mention que d'Everett et Antonius Fabius, Quintus étant à Poudlard au moment du meurtre. Draco Malfoy particulièrement s'amusait à le torturer et avait délaissé Harry au profit du jeune Fabia. L'Elu ne saurait dire s'il en était heureux ou malheureux. Après tout, il avait finit par apprécier le jeune Fabius au fil des jours et les récents événements les avaient considérablement rapproché. C'est vrai qu'on ne mâchait pas de l'Opium accompagné d'un verre de Whisky Pur Feu avec tout le monde. Bien que le Sauveur du Monde Sorcier ne comptait pas retenter l'expérience, et Quintus aussi apparemment vu la tête qu'il avait eue après leur petite cuite. Ron lui en avait d'ailleurs un peu voulu d'avoir fait cela sans lui, avant de compatir sincèrement pour son meilleur ami face à la fureur d'Hermione, qui n'avait d'ailleurs cessé en aucune façon. Elle semblait réellement remontée contre lui et il l'a comprenait. Quintus était vraiment sympa au fond et le Whisky Pur Feu est systématiquement confisqué par Rusard. Le Fabius était doué tout de même, il ne se posait plus tellement de questions sur son appartenance à la Maison Serpentard bien que celui-ci ai affirmé avoir voulue aller à Pouffsoufle. Il aurait bien fait la fête, le veinard. Parce qu'avec ses autres camarades de Serpentard, ce n'était pas gagné, vu comment ils pouvaient être coincés. Education de Sang-Pur oblige apparemment. Harry espérait juste qu'il n'ait pas à se coincer un balai dans le cul à l'avenir pour ses prochaines apparitions en publiques en tant qu'Héritier de la Noble famille Potter.

Il faudrait qu'il ait une discussion avec ce pauvre Quintus, au moins pour lui assurer son soutien et lui dire de ne pas se fourvoyer dans l'erreur car cette horrible machination ne pouvait être l'œuvre de n'importe qui. Surtout qu'apparemment, Antonius et Everett n'avait pas une mauvaise position dans les Mondes Sorcier et Moldu. Ils n'avaient aucune raisons de commettre ce meurtre, d'autant plus qu'ils n'avaient pas résistés lors de l'arrestation orchestré par le Ministère et s'étaient presque rendu eux-mêmes aux Aurors. Actuellement leur procès était en cours.

Harry soupira tout en triturant la pauvre tranche de bacon du bout de sa fourchette. Lui aussi avait quelque problèmes, avec un certain professeur acariâtre notamment. Pourquoi Diable ne lui accordait-il plus aucun regard depuis sa discussion avec le Professeur Dumbledore ?

Non, question idiote. Harry savait très bien pourquoi son acariâtre professeur le boudait. Même s'il aurait préféré qu'il n'en soit rien.

Après tout, peut-être que le piégeur avait été pris, à son propre piège. A force de désirer voir le sourire de Snape, Harry avait apprit à mieux connaître son professeur, à l'apprécier et presque à…. L'aimer ?

Oui. Cela était sûrement un sentiment d'amour mais il en ignorait l'origine et le sens. Après tout, Snape restait Snape et rien n'y personne -pas même Harry Potter- n'y changerait quoi que ce soit.

Harry était déçut. Déçut par son échec, de ne pas avoir réussit à accomplir ce projet qu'il avait désormais dans son esprit depuis quelques mois. Déçut de ne pouvoir rien faire pour son professeur et d'ignorer les raisons de ce dévouement. Mais au-dessus de la déception et de son incompréhension face à cette situation, Harry était triste. Dans une tristesse pouvant rivaliser avec une dépression notoire Moldu. Qui plus est, il se sentait misérable de s'apitoyer ainsi sur sa personne et d'en délaisser Snape. Snape qui, il s'en rendait compte maintenant, avait toujours été là pour lui. Pour l'aider lui. Encore maintenant, Harry trouvait que l'homme était vraiment extrêmement dévoué pour tenir la promesse qu'il avait faite à son amie d'enfance, celle de protéger e fils de l'homme qu'il détestait le plus. Harry ne comprenait toujours pas, aimait-il donc sa mère à ce point ?

Le Gryffondor avait besoin de réponses. Albus Dumbledore n'ayant pas été disposé à lui en fournir, il devait donc aller voir, à la source comme dise les Moldus.

Cela impliquait une confrontation avec Snape, et Harry ne savait pas comment il allait réagir après son « exploit » de la dernière fois. Son professeur ne lui avait même pas retiré de point lorsque la potion qu'il préparait avec Neville, avait explosée. Il était devenu invisible aux yeux de Snape, presque un fantôme. Non, pire qu'un fantôme car quelque chose se produit lorsque l'on rentre ne contact avec eux, mais là, il n'y avait aucun contact.

Soupirant, Harry prit la direction des cachots, la mort dans l'âme et l'enclume au cœur. Il se demandait bien quelle pourrait être l'issue de sa discussion mais il ne préférait pas y penser pour le moment. Les deux hommes étaient tout deux têtus et buté comme deux imbéciles bornés. Cela n'allait pas être chose aisée de les amener à un point d'entente, surtout si l'un des deux protagonistes s'évertuait à ignorer délibérément le second. Mais ce second-là est un Gryffondor encore plus borné et têtu que ses prédécesseurs, ses propre géniteurs. Le fruit de deux Gryffondor, particulièrement s'ils sont Préfet-en-Chef, ne peut donner que le double de leur caractère. Harry Potter avait donc hérité du meilleur de ses deux parents.

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S'il devait trouver une cause pour son humeur exécrable, Severus Snape n'hésiterait pas un instant : tout était de la faute de Potter. C'était par lui, et uniquement par lui et que tout avait commencé, et que malheureusement tout finirai. Pourquoi devait-il le revoir sans cesse ? Pourquoi lui apparaissait-il partout, quelque soit l'endroit où ses orbes abyssales se posassent ?

Rien que son fils, suffisait à lui rappeler sa Rédemption, ses erreurs qu'il avait commise dans un passé, une vie où il n'avait aucun contrôle.

Severus s'interrogea, avait-il pu ne serait-ce qu'une fois décidé lui-même de son existence ? Oui il avait pu, mais le goût amer du regret ne le quittait plus depuis qu'il avait accepté de se faire ainsi marquer, comme du vulgaire bétail, par cet homme ignoble qui n'avait, plus rien d'humain.

Il soupira amèrement tout en se servant un verre de Scotch. Enfant, que faisait-il ? Avait-il été heureux ? Oui il l'avait été après sa rencontre avec Lily Evans, une sang-de-bourbe. Sa mère avait eu le choc de sa vie en comprenant avec qui son fils passait ses journées. Et les jours qui suivirent, n'étaient pas des plus agréables pour Severus.

Il pensait pouvoir se racheter en arrivant à Poudlard et en intégrant la Maison Serpentard ainsi, Morticia Prince pourrait être fier de lui. Effectivement, cela le plaça du bon côté de la baguette pour quelque temps avant que sa génitrice ne profite de la présence de son fils à Poudlard pour persuader Black et Potter de rejoindre leurs rangs. Ce fut un échec et Severus cessa d'apporter une quelconque attention aux deux Maraudeurs à partir de sa sixième année. Année où il avait connu Lucius Malfoy, son tuteur au sein des membres du Premier Cercle. Ce fut lui qui décela les talents de Severus en potions et le fit intégrer le Premier Cercle à un âge encore très jeune, Severus venant de quitter l'Ecole de Magie.

Qu'aurait-il pu espérer de mieux ? Sa mère mourut comblé et fier de lui, il occupait une bonne place au sein des proches du Lord et n'avait aucun problèmes financiers grâce à la fortune des Prince dont il avait hérité.
Quelque chose manquait mais jusqu'à la mort de tragique de Lily, il ne sut dire quoi.

Severus Snape désirait que Lily ou quelqu'un revienne vers lui, l'aime et le comprenne. Quelqu'un qui ne soit pas rebuté par son physique ou par son caractère. Quelqu'un qui comprendrait son passé et lui apporterait un avenir. Depuis cette triste nuit d'Halloween, les regrets ne cessaient de ronger l'acariâtre Maître des Potions de Poudlard.

Car, contrairement à la rumeur populaire, colportée par les élèves ignares qui peuplait Poudlard, Severus Snape avait bel et bien un cœur. Un cœur assurant sa survie sur Terre, bien qu'il soit desséché.

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Il haïssait James Potter.

Snape me hait.

Il avait aimé Lily.

Il me déteste.

Jamais, il ne pourra l'oublier.

J'aimerai tout effacer.

C'est elle qui par sa douceur lui apporta de l'amour et de l'amitié.

J'aurai juste voulu… Le voir heureux.

Mais il lui avait jeté toutes ces choses horribles à la figure, avant que James n'intervienne et que les liens soient définitivement rompus.

Que suis-je pour lui ?

Il l'a comprenait, jamais un être aussi détestable que lui ne mériterait une aussi jolie fleur que sa Lily.

Me voit-il comme un insecte, un parasite qui le dégoûte et dont il est obligé de supporter la présence, tel un cafard que l'on n'arrive pas à tuer ?

Et James Potter, ce parasite imbue de lui-même, plus prétentieux et orgueilleux que Black ! Lui, il n'avait cessé de le haïr, et sa haine avait doublé après l'accident de leur Cinquième Année, bien que tout cela n'en soit pas un. Une blague, avait rapporté le Gryffondor à Dumbledore. Une stupide blague qui avait failli coûter la vie à Severus et brisé la confiance de Lupin envers les autres Maraudeurs. A ce stade là, ce n'était pas une blague comme aurait pu le faire Peeves ou les autres coups tordues de ces stupides Gryffondor. C'était presque un meurtre, volontaire. Severus ne comprenait toujours pas pourquoi Potter et Black n'avaient pas été renvoyés après cela. Ils ne s'étaient même pas excusés, hormis Lupin qui lui était dévoré par les regrets et la honte. Severus n'accepta aucune excuse et se plongea avec d'autant plus d'ardeur dans l'étude de la Magie Noire.

Je ne sais si la discussion est la meilleur des choses avec cet homme, Snape semble fermer à tout et ce volontairement. Aurait-il peur, comme moi, d'être de nouveau blessé par ses semblables ? Je le comprends, j'aimerais savoir pourquoi. J'accepterais de lui dire pour moi s'il le souhaite également. Je devrai aller lui parler.

Comment sa Lily avait-elle pu se marier avec James Potter ? Et pourquoi avaient-ils engendrés Harry Potter ? Harry Potter…

Severus Snape…

Il devait parler au garçon. Beaucoup de choses s'étaient produite ces dernières semaines et l'attitude de Potter à son égard était plus que suspecte. Merlin, ce gosse l'avait embrassé ! Pour pouvoir mieux le stupéfixier par la suite mais tout de même… Severus espérait juste que ce stupide Gryffondor ne ferait pas la même chose afin de déstabiliser le Seigneur des Ténèbres lors du combat final…

Tout à leurs pensées, les deux adversaires tournèrent à l'angle du couloir de Métamorphose, se heurtant dans un fouillis de capes noirs et de jurons Serpentard.

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L'horloge en chêne massif trônant fièrement dans l'angle du salon, son « tic tac » incessant, bruyant, agaçant, résonnant désagréablement dans cette pièce en pierres où la tension pesait lourdement sur les deux principaux protagonistes. D'un commun accord implicite entre eux, aucun mots n'étaient prononcés et tout deux se fixaient désormais dans le blanc des yeux, dévisageant l'adversaire et cherchant une faille dans ses prunelles insondables. Le vert s'opposait au noir sans scrupules ni regrets. Il n'avait rien à perdre en agissant ainsi, n'est-ce pas ? Tous les moyens étaient bons pour faire réagir son imperturbable professeur. Surtout que le Survivant jouait ses dernières cartes, s'il n'essayait pas maintenant, plus jamais il n'aurait cette chance. Il serait forcément tué lors du combat final ou bien Snape. Mieux valait pour lui de ne pas y pensé, il devait essayer, maintenant.

« - Professeur ? Est-ce que vous me détestez ? »

Snape arqua imperceptiblement un sourcil de surprise face à son interlocuteur, l'imprudent qui venait de rompre leur accord tacite de par son interrogation. Soupirant et prenant le temps de se recaler confortablement dans son fauteuil, Severus Snape consentit à répondre à son élève après quelques temps d'attentes où il se plaisait à contempler, -non, observer- le visage perdu et inquiet de son élève honnis.

« - Potter, dans votre courte existence d'insecte vous avez eu bon nombres d'occasions de vous rendre imbécile de par vos paroles stupides. Mais je dois dire que cette fois-ci, vous vous surpassez dans l'Art de la débilité que vous semblez bien maîtrisé. »

Harry pinça ses lèvres de dépit. Effectivement, il s'attendait à une telle réaction venant de la part de son misanthrope de professeur mais entendre de telles paroles de celui qui avait désormais pris sa place dans son cœur lui faisait mal. Finalement, il ne s'y était pas habitué, la voix cassante et toujours aussi haineuse de Snape le blessait toujours autant.

En fin de compte, il n'avait pas tellement changé. Il était toujours le pauvre gamin à la frange abominable, aux guenilles dépareillées, à la cicatrice défigurante et au manque de confiance en soin flagrant.

Finalement, tout cela, tout ses effort, toute son entreprise, n'avaient été qu'une mascarade grotesque destiné uniquement au fait de ne pas se sentir complètement inutile dans cette existence futile. Peut-être, qu'Harry Potter voudrait être autre chose qu'une arme ou le Survivant aux yeux de quelqu'un, voilà pourquoi il s'était tourné vers la personne qui le méprisait le plus, Severus Snape.

Tout cela était tristement risible. Il échouait dans tout ce qu'il entreprenait, même pétrit de bonnes intentions au point de s'en faire vomir lui-même.

Relevant élégamment la tête ver son interlocuteur, Snape se surprit à être attristé par l'expression de désespoir profond qu'exprimait le faciès gracieux de son élève. Depuis quand ressentait-il pareil sentiment ? Le voir ainsi lui donnait envie de le consoler.

Il lui rappelait Lily, sa Lily. Il se souvient que dans leur enfance, il avait trouvé sa Lily en pleurs car sa sœur l'avait traitée de monstre et coupé les cheveux à coups de ciseaux mal placé. La pauvre petite rouquine avait alors pleurée toutes les larmes de son corps et Severus, attristé, l'avait consolé tout l'après-midi. Les cheveux courts lui allaient bien également, mais le plus étrange était qu'ils avaient repoussés dès le lendemain.

Doucement, le terrible professeur de potion releva le visage de son élève qui semblait sur le point de fondre en larmes.

« - Non, Potter, je ne vous déteste pas. »

Le gamin lui fit alors un sourire qui brisa les dernières barrières entourant son cœur de pierre. Le gosse ressemblait bien plus à sa chère Lily qu'à James.

« - Professeur ?

- Oui Potter ?

- Moi, je vous aime bien. »

Severus le regarda incrédule. Quel était donc cette… Révélation ? Merlin, était-ce vraiment le moment pour se livrer à des frasques d'adolescent ?

Harry rougit : « - Un peu plus que bien…. »

Que pouvait-il répondre à cela… ? Soupirant bruyamment, Severus se leva et sortit une bouteille de whisky pur-feu avant de s'en servir un verre.

« - Potter…

- Harry.

- Plaît-il ?

- Je m'appelle Harry, Professeur. Potter, c'est mon père non ? Moi, je suis Harry. »

Severus se retourna vers lui. Il avait pris un peu plus d'assurance depuis leur dernière entrevue. Quoique, vu comment la retenue s'était terminé, le gamin ne manquait pas de ressources…

Machinalement, Severus passa ses longs doigts de potionniste sur ses lèvres. La sensation qu'il avait ressentit lors de ce baiser, perdurait encore. Il avait les lèvres douces, et le baiser avait été agréable, l'abstinence commençait à lui peser, semble t'il.

« - Il est vrai Po- Harry. »

Le gamin sourit.

« - Professeur…

- Oui ?

- J'aimerais continuer à vous voir ainsi. »

Severus cligna des yeux, surpris, avant qu'un mince sourire n'étire ses lèvres.

« - Rien ne vous en empêche, Harry. »

Harry sourit, heureux du tour que prenait la conversation.

« - Je reviendrai alors, Professeur. »

Severus acquiesça en signe d'approbation.

« - Et moi je vous attendrai Harry. »

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