Bon, nous sommes jeudi, il fait extrêmement beau et j'ai enfin du temps libre.
Vous savez ce que ça veut dire, n'est-ce pas ?
Eh oui, il est temps de lire les mésaventures de Jackie ! XD
Mais avant de vous laisser lire ce ramassis de stupidités, place aux réponses aux reviews :
Kaisuky : Oui, on peut aussi commenter si on est au boulot. Après tout, c'est durant ces heures-là qu'on souhaite le plus une bonne tranche de rigolade ;D Contente de voir que je n'ai pas détruit l'image de Jack Frost ! Je connais Durarara et il est vrai que Jack et Jackie ont une relation comme Izaya et Shizuo. Cependant, Jackie n'est pas plus faible que Jack. Elle ne s'est jamais battue sérieusement jusqu'à présent :D
TheRiday : Hélas, Jackie est complètement ignorante des actions et sentiments de Jack et ça continuera probablement pour un bon bout de temps. Ravie de voir que North était apprécié :D
HikaruMichaels : À quand le viol ? Au chapitre [...] justement ! (Non, je ne spoilerai pas ma propre fic) Et Jack continuera à souffrir. Mais moins que Jackie :p
Momo-chan Ni : Quel commentaire ? (J'en ai laissé plusieurs...) À partir de ce chapitre-ci, les Gardiens vont apparaître et tu pourras admirer les profonds liens qui les lient à Jackie ;D
Pennyyy-Love : Enfin, les 9 chapitres ont tout de même recouvert 300 ans donc leur relation ne s'est pas construite du jour au lendemain ;D
Aussi, j'avais oublié de préciser une chose :
J'emploie les noms anglais parce que j'adore le nom de Fée en anglais : Toothiana est bien plus classe que Fée, vous ne trouvez pas ?
Pareil pour Sandy, je trouve ça moins boiteux que Sab'.
Bon, je pense que j'ai tout expliqué, vous pouvez désormais lire ce chapitre tant attendu :D
J'y étais enfin arrivée.
Eh oui, moi, la renommée Jackie O'Lantern avait enfin réussi à attraper une certaine vermine des glaces.
Le dos collé à un mur, un plafond, des fenêtres recouvertes de grilles et la seule porte fermée, le garçon-glaçon était pris au piège.
Ricanant sombrement comme l'être maléfique que j'étais, je m'avançai, sortant des ombres environnantes de la pièce dans laquelle une certaine vermine avait pensé être une bonne idée de se réfugier.
- Jaaaack~ fredonnai-je avec une intonation qui lui flanqua la chair de poule.
J'étais décidément lancée, j'avais réussi à donner la chair de poule à l'esprit de l'hiver ! Où est mon prix ?
La vermine polaire déglutit lorsqu'elle m'aperçut et me fit un sourire tremblant.
- Jackie, fit-il avec une voix légèrement stridente (probablement les nerfs). Que fais-tu ici ? Je pensais que tu étais avec North !
- Non, non~ chantonnai-je en bougeant mon index dans les airs pendant que je faisais tourner ma lanterne dans mon autre main. Ne parlons pas de North, veux-tu ? Aujourd'hui, je suis toute à toi~
Cervelle de Glaçon déglutit une nouvelle fois et s'humecta nerveusement les lèvres pendant que je m'approchai de lui avec un large sourire perturbé (le même que celui que Rip' avait fait avant son presque-viol/correction).
- J'en suis ravi, finit-il par coasser en se collant encore plus contre le mur alors que je continuai à m'avancer calmement vers lui. Mais aujourd'hui est un peu impossible... il faut que je fasse neiger en Amérique !
- Vraiment ? m'enquis-je en gardant mon sourire aux lèvres. Je pensais pourtant qu'ils étaient en été~
Le gamin-glaçon jura à mi-voix et mon sourire s'élargit alors que les flammes de ma lanterne-navet jaillissaient de cette dernière et m'entouraient.
- Alors, Jaaaack~ fredonnai-je à nouveau en penchant ma tête sur le côté enfantinement. Qu'as-tu à me dire ?
- Heu... hésita l'adolescent-brindille en serrant avec force son bâton de berger. Je m'excuse ?
- Et de quoi t'excuses-tu ? demandai-je alors que mes flammes se propageaient dans la pièce entière.
D'ailleurs, si Frost avait été un humain, il serait tombé dans les vapes depuis quelques minutes suite à la chaleur insoutenable. Mais comme il était un esprit, cette température élevée ne faisait que l'affaiblir. Et j'en profitais amplement.
- Heu, fit le crétin des neiges en essuyant rapidement la sueur qui avait perlé sur son front. Je m'excuse de t'avoir lancée dans l'Océan Pacifique ?
- Continue~ déclarai-je en admirant mes flammes s'élever dans les airs et se propager partout dans la pièce.
La vermine des glaces utilisa alors ses pouvoirs pour faire apparaître du gel autour de lui afin de retarder la progression du feu mais je ne m'en préoccupai pas. Après tout, les flammes étaient dans leur élément naturel vu que le sol était parqueté et que le plafond était orné d'énormes poutres en bois.
Bref, pour la première fois depuis des siècles, j'avais l'avantage sur Jack Fichu Frost. Et croyez-moi, j'allais en profiter jusqu'au bout.
- Quoi d'autre, marmonna le gamin à la cervelle remplie de flocons. Je m'excuse de t'avoir traitée de vieille ivrogne même si c'est vrai ?
Je grinçai des dents et m'avançai d'un pas, mon sourire disparaissant progressivement pendant que les yeux bleu glacier de Frost s'écarquillaient.
- Continue, susurrai-je en cessant de jouer avec ma lanterne.
Les flammes rugirent avec force et la vermine s'humecta à nouveau les lèvres pendant que les poutres qui nous surplombaient grinçaient péniblement sous l'assaut continu du feu.
- Je m'excuse... je m'excuse, chercha presque désespérément le gamin en regardant avec désespoir l'une des fenêtres grillagées. Je m'excuse pour t'avoir rendue malade !
Comme cette excuse-ci avait été une affirmation plus qu'une question, je cessai de grincer des dents et dévisageai avec suspicion le visage luisant de sueur de la vermine des glaces.
Frost ahanait désormais vu que l'oxygène s'était fait rare et le gel qui l'entourait commençait à faiblir. Mes lèvres s'étirèrent à nouveau en un sourire un peu moins perturbé et je me penchai vers l'adolescent à la mentalité d'un canari surgelé.
- Quoi d'autre ? soufflai-je avec une infinie douceur tout en levant ma main libre pour la poser lentement sur la joue du Glaçon sur pattes.
Comme ma température était extrêmement élevée comparée à celle de la vermine qui était toujours glaciale, les joues de cette dernière virèrent au rouge tomate suite au changement de température et ses yeux s'écarquillèrent de surprise.
- Eh bien, finit-il par dire après un long silence uniquement meublé par le bruit des flammes dévorant le bois et s'attaquant aux pierres ainsi qu'à l'acier. Ce n'est pas vraiment une excuse mais bon...
Il inspira alors profondément, appuyant fugacement sa joue gelée qui commençait à tiédir contre ma paume brûlante et vrilla ses yeux qui étincelaient avec une émotion que je ne savais définir dans les miens.
- Je m'excuse pour être irrémédiablement tombé amoureux de Jackie O'Lantern, déclara-t-il sans jamais me lâcher du regard.
Il va de soi que je ne m'attendais absolument pas à cette déclaration et mes pouvoirs m'échappèrent brièvement pendant que j'étais submergée par une vague d'émotions que je pensai pourtant avoir complètement oubliées. Fierté (un homme était à nouveau tombé dans mes filets), malice (pareil) et ravissement (là, je séchai. Pourquoi étais-je ravie ?) m'envahirent de ce fait et alors que j'essayais de trier mes émotions, je cessai momentanément de faire attention à une certaine personne responsable de ma détresse psychique.
Mes flammes se tarirent, puisque je ne maîtrisais plus mes pouvoirs, et un soudain courant d'air glacial se propagea dans la pièce, éteignant les foyers encore présents pendant que les grilles des fenêtres, ne supportant le passage immédiat de la chaleur à la glace, explosaient. Je levai par instinct un bras pour me protéger des morceaux d'acier encore incandescents mais le courant d'air se chargea de diriger les fragments à l'extérieur de la pièce.
Un ricanement désagréablement familier résonna alors et je fronçai mes sourcils en voyant Jack Fichu Frost perché à l'une des fenêtres avec un sourire malicieux.
- Alors, Jackie-chérie, me lança-t-il tout en jouant avec son bâton. Qu'as-tu pensé de ma déclaration ?
Je vis rouge lorsqu'un sourire purement supérieur apparut sur les lèvres du Flocon sans cervelle.
- Ce que j'en ai pensé ? susurrai-je tout en souriant à mon tour alors que je croisai mes bras. Prends des cours de théâtre, Frost, je n'y ai pas cru une seule seconde !
Le sourire de la vermine vacilla et son bâton manqua de lui échapper des mains. En résultat, il faillit glisser de son perchoir et un air étrangement abattu apparut furtivement sur son visage pâle.
- Je vois, murmura-t-il.
Puis, comme si le crétin des neiges s'était rappelé quelque chose, il tourna vivement sa tête vers moi et me dévisagea ouvertement avec ses yeux qui s'étaient à nouveau illuminés d'une étincelle malicieuse.
- Si tu ne m'as pas cru une seule seconde, commenta-t-il avec un sourire à la clé. Comment cela se fait-il que tu as perdu le contrôle de tes pouvoirs ?
- Q-Quoi ? balbutiai-je en cillant.
Le sourire du Glaçon sur pattes s'élargit et il se pencha vers moi, flottant dans les airs alors que son nez n'était qu'à quelques centimètres du mien.
- Voyons, Jackie-chérie, susurra-t-il avec une voix soyeuse (qui ne lui allait pas du tout!), tu sais parfaitement de quoi je parle... Tu as été touchée par ma déclaration, n'est-ce pas ?
Rougissant face au sous-entendu que soulevaient les propos de Frost, je fis la première chose qui me passa par la tête.
À savoir, flanquer un coup de poing enflammé dans le nez de l'agaçant esprit hivernal.
Ce dernier poussa une exclamation de douleur lorsque ma main en feu heurta sa peau glaciale et virevolta dans les airs pour ensuite s'échapper par la fenêtre. Cependant, avant de disparaître dans la nuit, il me lança une dernière réplique pour me clouer le bec.
- Un de ces jours, Jackie O'Lantern, il faudra bien que tu admettes tes sentiments ! Et ce jour-là, tu admettras enfin que tu m'aimes !
Choquée, je ne fis pas un geste pendant que mon pire cauchemar s'échappait sous mes yeux. Pour la millième fois depuis le Halloween de cette année-là.
Puis, les heures passant, je finis par reprendre mes esprits.
- JACK MORON FROST ! TU ES UN HOMME MORT !
Je m'élançai donc dans la nuit parisienne et recherchai avidement des traces de gels, indices que le crétin des glaces était passé par là. Cependant, je fis chou blanc et finis par me résoudre à abandonner pour le moment.
Mes yeux aperçurent alors un éclat familier sur l'un des toits de la capitale française et je m'empressai de me propulser là-bas avec mes pouvoirs, atterrissait au milieu d'une gerbe de flammes face à un rongeur familier.
- Comment vas-tu, Rat d'égout ? demandai-je en dévisageant la Petite Souris.
Cette dernière montra ses incisives avec un couinement menaçant et je l'ignorai avec classe, apercevant son sac rempli de dents.
- Oh, m'exclamai-je avec un large sourire. Je viens d'avoir une idée...
Le Rat d'égout se figea, se souvenant probablement de toutes les fois où je m'étais amusée à le lancer dans les airs pour ensuite le carboniser pendant que je jonglais avec ma lanterne.
- Alors, fis-je avec un clin d'œil malicieux. Comme je suis de très mauvaise humeur (tu peux remercier Jack Crétin Frost pour ça), je vais me défouler sur toi. Pas de chance~
Quelques minutes après, je m'écartai de l'animal inconscient et empochai son sac contenant toutes les dents des morveux français. Puis, je créai un portail avec mes flammes et apparus quelque part sur la côte de Miami.
- Et maintenant, murmurai-je pensivement tout en me frottant le menton. Que faire ?
Un raclement de gorge retentit et je me tournai doucement pour découvrir sans grande surprise la personne qui me regardait avec un air qui se voulait réprobateur.
- Ah, fis-je simplement en amoindrissant les flammes que produisait ma lanterne-navet. La Fée des dents...
- Jackie, salua cette dernière en hochant sa tête brièvement pendant que ses grands yeux violets me regardaient avec reproche. Quenotte m'a rapporté ce que tu as fait en France...
- Je ne regrette rien, marmonnai-je en croisant mes bras et en détournant mon regard pour ne plus voir la femme-oiseau.
- Je n'en doute pas, soupira celle-ci en secouant doucement sa tête.
Elle la redressa cependant rapidement pour me regarder avec des yeux étrécis dangereusement, signe qu'elle était prête à passer à l'attaque si je ne suivais pas ses ordres.
- Donne-moi les dents, Jackie, fit-elle alors que ses ailes frémissaient légèrement.
Ne voulant pas provoquer une nouvelle guerre, je haussai mes épaules et fouillai dans les poches de ma robe noire pour en sortir le sac de la Petite Souris.
- Voilà, déclarai-je calmement en lançant la minuscule sacoche à l'esprit des dents. Pas la peine de te froisser les plumes, Fétichiste dentale !
- Moi aussi, je suis ravie de te revoir, Jackie, répliqua gaiement Toothiana en rangeant précautionneusement le sac.
Grimaçant face à la joie que dégageait désormais la Fée des dents, je jouai distraitement avec ma lanterne-navet et observai le paysage avant de manquer d'avoir une crise cardiaque lorsque le visage souriant de Tooth apparut en plein dans mon champ de vision et que ses mains habiles s'insinuèrent dans ma bouche.
- Hum, murmura-t-elle. Je vois que tes dents sont toujours aussi impeccables ! Te les laves-tu chaque matin et soir ?
Je grognai vaguement une injure et frappai les mains de Tooth pour libérer ma bouche. Une fois capable de parler de façon distincte, je me mis à lui crier dessus qu'en temps normal, une personne ne mettait pas ses doigts dans la bouche d'une autre.
- Mais je n'y peux rien, Jackie, se plaignit Tooth en faisant une moue. Tes dents sont impeccables pour une personne de ton âge !
Je grinçai des dents et essayai d'ignorer le fait que les personnes que je rencontrais ces dernières années paraissaient adorer me rappeler mon âge. Puis, alors que je me creusais la tête pour trouver une solution afin que Tooth cesse de babiller sur l'état de mes dents, j'eus une illumination.
- Tu sais, déclarai-je en posant une main sur l'épaule de l'esprit en question pour la forcer à garder ses distances. Je connais un esprit qui a des dents bien plus belles que les miennes !
Les yeux de Tooth étincelèrent de joie et ses lèvres s'étirèrent en un sourire encore plus ravi pendant qu'elle sautillait par à-coups, ses ailes battant si vivement que je ne pouvais les voir.
- Qui ça ? Qui ça ? me pressa-t-elle pendant qu'un sourire semblable au sien naissait sur mes lèvres.
- Un esprit dont les dents sont aussi blanches que la neige sous la lune, promis-je alors que je riais intérieurement.
- Incroyable ! s'exclama la femme-oiseau en s'envolant brièvement avant d'atterrir à mes côtés. Et qui est cette perle ? Tu dois être sacrément proche d'elle pour connaître aussi bien ses dents !
Mon sourire devint bien plus amer mais je persistai à le garder, certaine que mettre une fétichiste des dents sur le dos d'une certaine vermine des glaces parviendrait à me requinquer un peu.
- Jack Frost, susurrai-je doucereusement. Et... tu peux dire que nous sommes proches...
Aussi proches qu'un assassin et sa future victimes le sont.
Je me mis à rire sombrement et joignis mes mains autour de ma lanterne.
- Bientôt, marmonnai-je dans ma barbe inexistante. Bientôt, je te ferais regretter tes propos...
- Que se passe-t-il, Jackie ? demanda alors Tooth en s'approchant une nouvelle fois de ma bouche. Tu me sembles contrariée... Serait-ce à cause de ce Jack Frost aux dents aussi blanches que la neige ? Ou alors... Aurais-tu un problème avec tes dents ? Si c'est le cas, je peux t'aider... Mais...
Je soupirai bruyamment et levai une main dans les airs pour arrêter le flot de paroles qui paraissait inépuisable.
- Oui, c'est à cause de Frost. Non, je n'ai pas mal aux dents. Et non, je n'ai pas envie que tu fasses un check dental, je n'en ai pas besoin...
Tooth fit une moue et se tut pendant deux secondes (un miracle!) avant de reprendre tout aussi rapidement.
- Que s'est-il passé avec Jack Frost ? Des problèmes troublent ton cœur ? Des problèmes de couple, c'est ça ? Sûrement des problèmes de couple. Te serais-tu déclarée et il t'a rejetée ? À moins qu'il ne t'ait délaissée pour aller faire neiger ailleurs et que tu en aies eu assez ?
Je m'étouffai avec ma salive et posai mes deux mains sur ses épaules.
- Je peux savoir pourquoi tu es convaincue que je suis attirée par ce glaçon sur pattes ? demandai-je avec un tic à l'œil.
- Voyons, Jackie, pépia la femme-oiseau avec un sourire entendu. Tout le monde sait que vous êtes en couple depuis cette fameuse fête à Tara...
Je vis rouge.
- JACK MORON FROST ! TU ES UN HOMME MORT !
Alors, comment avez-vous trouvé le chapitre ?
Comme les gens s'en doutaient, l'acceptation des sentiments de Jackie n'était pas pour ce chapitre. Mais ça viendra ! Je vous le promets ! :D
D'ailleurs, je peux d'ores et déjà vous annoncer (vu que j'ai écrit ce passage) que ce qu'attendait impatiemment HikaruMichaels (pour ceux qui veulent savoir, allez voir son commentaire) arrivera au prochain chapitre ! Réjouissez-vous :D
Si vous voulez lire ce chapitre, commentez (comme si votre vie en dépendait) !
Si vous estimez que l'auteur vous trolle (une fois de plus), commentez !
Si vous voulez que ce soit Rip' à la place de Jackie dans cet événement tant attendu, commentez !
Si vous avez du temps à perdre (qui n'en a pas ?), commentez !
Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée :D
