Voici l'avant-dernier chapitre de cette petite fic. Rumple va devoir demander à Regina de lui pardonner. Ce chapitre reprend plusieurs scènes d'épisodes mythiques des saisons 2 et 3. Robin sera présent et donc, il y aura du OQ ! Et une scène très humoristique inédite dans la série. Je vous souhaite une bonne lecture!


Chapitre 9 : Regina

Rumple était dans son salon, face à son miroir en train de fermer et d'ouvrir ses mains tout en avançant ses coudes comme pour encourager quelqu'un à pousser une autre personne. Soudain, il réalisa ce qu'il était en train de faire. Il secoua son index droit et sa tête en espérant que Regina ne pousse pas sa mère à travers le miroir qu'il lui avait offert pour son mariage.

- Non, non, non ! Ne fais pas ça !

Mais il avait réagi trop tard. La future mariée avait poussé sa mère aux Pays des Merveilles. Il avait échoué. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pour quelle raison la demande de pardon intervenait à ce moment-ci alors que Regina ne le connaissait pas vraiment. Devait-elle lui pardonner ce qu'il allait faire dans le futur comme pour Emma Swan ? Mais alors, à quoi avait servi ses actes lors des épreuves avec Cora et Zelena ? Était-ce pour tester sa perspicacité ? Cora était donc devenue cette mère tyrannique malgré ses avertissements. Où était Zelena ? Quelle était son rôle à présent ? Connaissait-elle sa demi-sœur ? Regina était-elle l'épreuve à ne surtout pas rater ? Il avait l'impression que tout le futur allait se jouer sur le « cas Regina ». Avant d'agir, il voulait tâter le terrain. Dans quel état d'esprit se trouvait la Reine ?

Il était assis au bout de l'immense table en bois de Regina. Cette dernière dégustait un copieux repas qui aurait pu nourrir tout un village. Quel gaspillage. Apparemment, elle ne pouvait le voir. Il était caché par un cygne rôti. Un cygne rôti ! Quelle ironie ! Il ne put retenir un petit rire. Regina sursauta et manqua de renverser du vin sur sa robe blanche qui ressemblait à une chemise de nuit.

- Pars, ordonna-t-elle d'une voix grave.

La pauvre petite semblait avoir eu une rude journée. Pourtant, elle n'avait pas daigné venir à sa leçon de magie.

- Je ne suis plus certaine de vouloir aller à tes leçons, s'interrogea-t-elle. Je ne veux pas d'un futur qui ressemble à…

- A quoi ? demanda-t-il avec douceur en s'approchant.

- A toi, répondit-elle durement.

Il fut choqué par cet aveu. Mais rassuré. Il y avait une possibilité pour qu'il l'éloigne des ténèbres. Mais encore fallait-il qu'il y parvienne. Il avait juste devant lui la possibilité de détruire tout son travail. Tout ce qu'il avait minutieusement préparé pour retrouver Baelfire. Il allait donc jouer avec le feu. S'il éloignait Regina de sa vengeance et qu'il ne réussissait pas les deux dernières épreuves, il ne retrouverait jamais son fils.

- Je suis la reine mais… mais je suis comme prisonnière avec un mari dont le cœur appartient encore à sa défunte épouse et sa fille insipide, se plaignit-elle, pleine de haine. C'est intolérable. Je n'ai rien à faire et nulle part où aller.

Elle se leva et fit quelques pas vers la fenêtre.

- J'ai besoin de liberté. J'ai besoin d'options.

- Tu en as… dit-il en hésitant.

- Lesquelles ?

- Laisse-moi t'expliquer. Tu penses que tu assistes à un banquet, dégustant toutes sortes de plats. Un peu d'amour, un peu de danse. Mais ce que tu ne réalises pas, c'est que… tu es… le festin. Et les Ténèbres t'ont goûtée.

- Tu es ignoble ! s'insurgea-t-elle. Quitte mon château !

- Les Ténèbres aiment le goût que tu as, dearie. Peu importe l'amertume. Et maintenant qu'elles ont commencé le repas, elles veulent le finir. Tu ne peux plus échapper à ton destin… comme ce misérable volatile, dit-il en pointant le cygne du doigt.

Il fit quelques pas en s'éloignant de la table. Il voulait la laisser réfléchir sans la regarder.

- A moins que…

- Que quoi ? demanda-t-elle passablement agacée.

- Que tu décides de retirer les plats du festin, dit-il en se retournant.

- Comment ?

Il s'approcha d'elle avec lenteur, la fixant avec un petit sourire.

- Qu'est-ce qui alimente ta colère ?

- Snow, souffla-t-elle entre ses dents. C'est elle qui m'a rendue si malheureuse.

- Oh non dearie. Tu fais fausse route !

- Bien sûr que c'est à cause d'elle, insista la Reine.

- Demande à ton cœur. Il connait la réponse. A demain !

- Attends !

- Ne soit pas en retard, titilla-t-il avant de disparaître.

Il savait que la fée Clochette allait lui rendre visite. Elle allait utiliser de la poudre de fée pour lui montrer son grand amour. Mais effrayée, Regina allait refuser de le rencontrer. Après cette entrevue, il espérait qu'elle fasse le bon choix.

- Alors, dearie ? Que t'as dit ton cœur ? demanda-t-il le lendemain.

- Que je ne suis rien sans ma colère. Je veux détruire Snow White ! cria-t-elle.

- Oh tellement de rage, observa-t-il. Si seulement tu pouvais l'utiliser pour quelque chose d'utile.

- Tes leçons sont vaines. Tu es un mauvais professeur, lança-t-elle.

- Plaît-il ? Tu n'es pas satisfaite ? s'inquiéta-t-il.

- Mes progrès sont trop lents. Je veux me venger tout de suite.

- Pour atteindre la perfection, il faut s'entraîner. Cela prend du temps. Beaucoup de temps.

- Apprends-moi à arracher les cœurs. Comme ma mère !

- Ma chère Regina…

Il posa délicatement sa main sur son épaule et l'invita à s'asseoir. Il prit place sur la table pour lui faire face.

- L'autre jour, tu as dit que tu ne voulais pas être comme moi. C'est un choix. Mais aujourd'hui, tu fais exactement… le contraire. Ne voulais-tu pas avoir ta fin heureuse ?

- C'est la tête de Snow White sur une pique, ma fin heureuse, dit-elle agacée.

- Qu'as-tu ressenti quand tu as ouvert… la porte de cette taverne ?

Elle sauta de la chaise. Elle était troublée. Comment savait-il que la fée Clochette l'avait emmenée là-bas ?

- Du… du bonheur, bégaya-t-elle.

- Tu vois… ce n'est pas si difficile. Maintenant… dit-il en se levant. Réfléchis bien. Veux-tu devenir l'Evil Queen toute puissante qui terrorise tout son peuple afin de capturer et de tuer Snow White qui elle… est adorée de tous… Enfin si tu réussis… rien n'est moins sûre… Et qu'auras-tu au final ? Tu le devines ?

- Je serai enfin heureuse !

Elle était déroutante. La pauvre petite ne voyait pas ce qui se trouvait sous son nez. Il s'approcha à quelques centimètres de son visage, la dévisageant.

- Tu ne connaîtras jamais le bonheur et auras un grand vide dans ton cœur, dit-il gravement en plongeant son regard dans le sien et en appuyant son index entre ses seins. Les Ténèbres t'auront dévorée. C'est ce que tu veux ?

- Mais quels choix ai-je ? demanda-t-elle en ouvrant les bras.

- L'amour ou les ténèbres.

- Tu parles comme Clochette !

Lui ? Parler comme Clochette ? C'était une bonne blague. Il ne put que ricaner. Il s'imagina avec un collant vert et des ailes. C'était ridicule.

- Rappelle-toi ce que tu ressentais quand tu étais amoureuse de… de…

- Daniel, dit-elle en croisant les bras.

- Oui, c'est cela. Daniel.

- Jamais je ne le ressentirai à nouveau. Il était mon amour véritable et il est mort ! rappela-t-elle douloureusement. Mort à cause de Snow !

- On peut aimer plus qu'une fois, dearie.

- Que connais-tu à l'amour ? s'étonna Regina.

- Plus que ce que tu ne pourrais l'imaginer. Mais là n'est pas la question. Revenons-en à toi.

- Que veux-tu savoir ?

- Je te propose un marché, annonça-t-il avec un petit sourire.

Il fit plusieurs pas dans la pièce pour rassembler ses idées. En voyant l'horloge contre le mur, il se souvint que le temps pressait.

- Je te prouve que l'amour est ce qui te manque en t'aidant à connaître ton prétendant et en échange… tu me pardonnes de t'avoir entraînée, disons… sur un mauvais chemin.

- Tu perds ton temps, répondit-elle sèchement.

- Laisse-moi au moins essayer avant de juger.

Rumple ouvrit avec fracas la porte d'une des pièces qu'il détestait le plus dans son château. Dans un coin, un homme était prêt à en découdre avec lui. Ses poings étaient serrés et ses genoux fléchis.

- N'ait crainte fripouille. Je ne vais rien te faire, dit le Dark One en verrouillant la porte par magie.

- Que veux-tu ? demanda l'homme vêtu d'une cape.

- Que tu me rendes un petit service.

- Je ne traite pas avec les démons.

Rumple ricana et fit quelques pas dans la pièce.

- Tu vas faire ce que je dis ou toi et tes Joyeux Compagnons serez pendus hauts et courts ! Maintenant, Robin de Locksley, tu vas m'écouter, annonça-t-il toujours en se déplaçant lentement dans la pièce. Tu vois ce baquet plein d'eau vers la fenêtre ? Je veux que tu prennes un bain.

- Pourquoi prendrai-je un bain chez toi ? s'étonna le voleur.

- Parce que tu sens affreusement mauvais et que les femmes n'aiment pas cela.

- Les femmes ? demanda Robin interloqué. Tu organises un bal chez toi ?

Rumple ne put retenir un fou-rire. Il tenta d'imaginer la scène avec les dix femmes qu'il avait offensées, dansant dans sa grande salle. Laquelle voudrait l'assassiner en premier ? Il hésitait entre Milah et Zelena.

- Hier soir, une ravissante jeune femme t'a vu à la taverne, expliqua-t-il. Mais elle n'a pas trouvé la force de s'approcher de toi.

- Une jeune femme ? Qui est-elle ?

- Une femme d'une beauté saisissante, intelligente et bien élevée. Elle est de bonne famille et est visiblement tombée sous ton charme.

- Sais-tu qui je suis ? Elle n'acceptera jamais de vivre avec un hors la loi.

- Oh, dearie, tu sous-estimes le pouvoir de l'amour. Fais en sorte qu'elle tombe dans tes bras.

- Et qu'est-ce que tu as à voir dans cette histoire ? Cette fille t'a demandé de m'ensorceler ?

- Je dois dire que c'est très tentant... Je propose que vous vous rencontriez et discutiez tous les deux. Elle est un peu timide alors soit délicat. En es-tu capable ?

- Qu'as-tu à y gagner ?

- Moi ? Pas grand-chose. Mais le royaume… tout. Alors ne me déçois pas.

Rumple s'éloigna et lui jeta un savon jaune qu'il attrapa en vol.

- Je reviendrai te chercher… quand cette bougie se sera éteinte, dit-il en l'allumant d'un geste de la main. Frotte bien sous les bras et derrière les oreilles, ricana-t-il. Il y a des habits propres à ta taille sur la chaise à ta droite.

Une fois le Dark One parti, Robin tenta de se sauver par la fenêtre. Il s'acharna sur la poignée en fer forgé mais elle était coincée. Il prit alors le savon et le jeta contre le vitrail jaune. Mais au lieu de le briser, le savon revint en arrière et heurta le voleur à l'épaule. Il se dirigea alors vers la porte mais cette dernière était tout aussi récalcitrante. Il n'y avait aucune échappatoire… sauf la baignoire ! Il soupira et retira ses guenilles souillées par des mois à traquer les carrosses royaux dans la forêt.

La porte s'ouvrit soudainement avant même que la bougie ne soit éteinte. Robin sursauta et de l'eau sauta par-dessus bord.

- Sors d'ici ! tonna le voleur en brandissant la brosse pour le dos. Le temps n'est pas écoulé.

Rumple ne put retenir un petit rire en voyant la panique dans le regard du bandit. Il l'aurait bien laissé patauger une heure de plus mais le temps était compté.

- Je venais m'assurer que tu tiennes bien parole. Après tout, les voleurs sont des menteurs.

- J'ai un code, rappela-t-il avec fierté.

- Excellent… je vois que l'eau est pleine de saletés. Je vais la changer, annonça le sorcier.

- Pas question ! Je ne sortirai pas de là tant que tu seras là !

- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas intéressé par les hommes.

Il se retourna et changea l'eau par magie. Puis pour ne pas embarrasser son hôte, s'éloigna et s'appuya contre le mur, avançant les jambes qu'il croisa.

- Arrête de me regarder ! gronda le voleur. Je suis nu dans ta baignoire.

- Je ne vois que ta tête et ton torse. Et non, je ne vois pas à travers le bois. Alors arrête de croire n'importe quoi ! Reprenons notre discussion à propos de ta mission… La femme en question est en train de devenir petit à petit… comment te dire. Son cœur se remplit de vengeance et de haine jour après jour. Si tu ne l'arrêtes pas, elle deviendra… une menace pour tout le royaume.

- Ne me dis pas que c'est une sorcière ! Jamais je ne donnerai mon cœur à une telle personne.

- Elle pratique la magie mais elle n'est pas une sorcière. Pas dans le sens où tu l'entends. Sache qu'elle n'est pas mauvaise mais pourrait le devenir. Seul toi peux atteindre son cœur et la faire redevenir la femme douce et passionnée qu'elle était.

- Pourquoi moi ?

- Parce que tu es son amour véritable ! confessa Rumple.

- C'est impossible.

- La poudre de fée ne ment pas, assura-t-il.

- La poudre de fée ? Tu crois à la magie blanche ?

- Ce n'est pas parce que je pratique la magie noire que je ne crois pas à la magie blanche.

- Que se passera-t-il si j'échoue ? demanda Robin.

- Elle deviendra la personne la plus maléfique de tous les royaumes magiques. Elle sera tellement dévorée par les Ténèbres qu'elle lancera une puissante malédiction qui nous fera perdre tout ce que nous aimons. Le temps sera figé et nous ne pourrons rien faire. Nous souffrirons pour l'éternité. Si c'est ce que tu souhaites, retournes dans ta forêt, dit-il en ouvrant la porte. Tu peux t'en aller.

- Non ! Je le ferai. J'irai lui parler. Quel est son nom ?

- Regina.

Le visage de Robin changea de couleur à l'évocation de ce nom. Il devait tomber amoureux de la Reine ! Sa mission semblait presque impossible.

Rumple avait envoyé une de ses colombes délivré un message à Regina. « Rendez-vous près du lac sous l'arbre de l'espoir après le coucher du soleil. »

- Qu'est-ce que tu veux encore, Rumple ? soupira la Reine.

Néanmoins, elle sortit du château alors que le soleil léchait l'horizon, s'assurant préalablement que le roi soit endormi. Elle camoufla son abondante chevelure sous une étole argentée déjouant la surveillance des gardes et se rendit au rendez-vous. Alors qu'elle pensait retrouver son lutin maléfique, elle aperçut l'homme au tatouage de lion, appuyé contre le tronc. Il la fixait de son regard de braise. Son visage lui inspirait confiance. Il semblait être quelqu'un de fort et de courageux. Mais elle ignorait s'il la comprendrait comme Daniel le faisait. Elle resta figée devant cette apparition. Elle voulait fuir mais une petite voix lui disait de le rejoindre. Sans réfléchir, elle fit quelques pas dans sa direction.

Rumple observait la scène de loin, sous les arbres, caché par des arbustes bien garnis. Il espérait de tout cœur que Regina laisse ses sentiments la guider. Si elle trouvait le bonheur, il ne pourrait plus l'utiliser pour lancer le sort noir. Il eut un pincement au cœur, car tout son travail méticuleux allait disparaître sous cet arbre par cette chaude nuit d'été. L'espoir de retrouver Baelfire était presque nul. Il savait qu'il était sur le « cas Regina » depuis bien trop longtemps. La rose avait certainement perdus ces derniers pétales. C'était de sa faute. Il aurait dû rassembler son courage et demander pardon à Regina dès qu'il l'avait vue au lieu de perdre du temps en attendant que Clochette agisse ou en forçant Robin à prendre un bain. Une larme chaude coula lentement sur sa joue. Son fils était perdu pour toujours. Mais il avait au moins rendu sa fin heureuse à Regina.

- Pardonne-moi Bae, murmura-t-il en regardant les étoiles. J'ai échoué.

Il jeta un rapide coup d'œil au couple qui s'étreignait passionnément. Il baissa la tête et s'en alla. Il voulait être seul sans voir de personnes heureuses alors que son cœur se brisait à mesure qu'il s'enfonçait dans l'obscurité de la forêt.

- Rumplestiltskin !

Il se retourna en entendant la douce voix de Regina l'appeler. Elle courait en tenant sa robe encombrante à deux mains dans sa direction avec un sourire radieux sur le visage. Un sourire qu'il n'avait plus vu depuis très longtemps. Elle lui sauta au cou et l'enlaça fortement.

- Merci ! Merci de m'avoir ouvert les yeux. Tu avais raison. La mort de Snow n'est pas ma fin heureuse.

- Je suis heureux de l'entendre, répondit-il avec la voix étranglée.

- Tu… tu pleures ? demanda-t-elle avec douceur alors qu'il détourna le regard.

- J'ai… j'ai perdu un être cher ce soir.

- J'en suis navrée, dit-elle en compatissant.

- C'est là que nos chemins se séparent, dit-il en s'éloignant de quelques pas, la tête basse.

- Attends ! On avait un accord, tu te souviens ?

- Cela n'a plus d'importance.

- Si, au contraire. Tu m'as prouvé que l'amour était ce qui me manquait. A mon tour de te donner ce que tu veux.

Il inspira profondément et s'approcha d'elle en séchant sa joue avec sa manche. Regina lui prit les mains et le regarda droit dans les yeux.

- Rumplestiltskin, je te pardonne de m'avoir entraînée sur un mauvais chemin.

Une fois revenu dans son salon, il fit quelques pas, pensif. S'il avait réussi à empêcher Regina de devenir l'Evil Queen, il en était donc fini de sa vendetta contre Snow White et elle n'accepterait jamais de lancer le sort noir. Elle devait certainement batifoler avec Robin des Bois et avait peut-être aussi commencé à créer une descendance. Néanmoins, il ne savait toujours pas ce que Zelena était devenue. Toutes ses actions, avaient-elles modifié le passé ? S'il avait raison, à quoi bon ouvrir la dernière enveloppe et stresser pour se faire pardonner ? Il se demandait d'ailleurs qui était la dernière femme. Il fixa l'enveloppe et réfléchit. Il ne restait que la Fée Bleue. Le dernier pétale tenait à peine à la rose. Il ne lui restait certainement que quelques heures. Il prit une grande respiration et ouvrit malgré tout l'enveloppe délicatement, agrippant la lettre avec son pouce et son index. Il ferma les yeux et tira lentement le papier. Il rouvrit l'œil droite et se sentit rassuré.

« Belle »


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